Sultanat d’Oman

Récit d’un séjour de 8 jours en janvier 2017

J’ai souvent entendu cette question, comme peut-être tu te la poses : « Mais où est ce pays ? ».

Le Sultanat d’Oman est un petit pays coincé entre les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite et le Yémen, ouvert sur la mer… Si tu as déjà visité les Emirats Arabes Unis, tu comprendras vite qu’Oman est l’antithèse des Emirats. Calme, traditionnel, paysages naturels nombreux, sans buildings. Ce pays apprend à connaitre depuis peu ses propres ressources naturelles et s’ouvre au tourisme. Il est désormais sur la carte des voyageurs de niche et parfois en combiné avec les Emirats pour ceux qui chercheraient un peu plus de culture. Le pays est divisé en deux : pour visiter le nord du pays, la Péninsule de Musandam, il est obligatoire de traverser les Emirats.

En bref, Oman te permettra de voir l’Arabie d’autrefois, avec ses forts, ses villages et ses souks et j’espère via ce blog te donner envie de découvrir cette population fondée sur la culture bédouine.

S’y rendre

Le billet, à l’époque, était vraiment donné, environ 320 € en janvier. Certes, ce n’est pas la haute saison, mais comme toute cette région, impossible d’y aller en plein été où la température frôle les 45°. Nous avons voyagé sur Turkish Airlines, l’une des meilleures compagnies au monde, via Istanbul. Le pays détient sa propre compagnie Oman Air, que beaucoup utilisent pour se rendre en Asie, Mascate devenant un hub de plus en plus important.

Jour 1 et 2 : Mascate la capitale

Le vol part vers 11H20, avec une escale de 3h, cela porte une arrivée à Mascate, vers 1h20. Nous avons fait le choix de ne pas prendre d’hôtel sur cette nuitée-là. Tout d’abord parce que le contrôle aux douanes a été extrêmement long. Beaucoup de vols arrivent en pleine nuit à Mascate et nous avons été surpris par les milliers d’immigrés indiens et pakistanais attendant leur tour.

A l’arrivée, il faut acheter un visa qui coute 30€ (il faut donc faire la queue pour le visa puis le contrôle immigration). Nous sommes aussi frappés dès ici que tous les Omanais portent l’habit traditionnel sans exception, une longue tunique blanche, qu’on appelle ici « dishdasha » et un kumma, la coiffe.

Nous récupérons ensuite notre voiture au comptoir Thrifty (nous avions réservé via BSP Auto) une Yaris que nous avons payé 191€ la semaine. Une précision s’impose ici, Oman ne se visite qu’en voiture. Il n’y a pas ou peu de transports en commun. Autre possibilité, louer un 4×4. Il existe un très beau guide appelé « Oman Off-Road » qui relaie toutes les routes possibles en tout-terrain uniquement, c’est une autre façon de voyager que nous espérons un jour pouvoir faire.

Nous prenons nos marques en pleine nuit dans cette capitale extrêmement étendue. Ici, pas de buildings, chaque bâtiment doit être couvert d’une coupole et de fenêtres à moucharabiehs. Nous nous rendons à la Grande Mosquée, offert par le Sultan Qabus au pays pour son 30ème anniversaire de règne. Nous allons également dans le quartier, plus moderne, des hôtels.

Au petit matin, nous prenons notre petit-déjeuner pour boire 2 thés et des omelettes. Notre plan était de visiter la Mosquée dès son ouverture à 8h et prendre l’hôtel ensuite pour nous reposer. Timing idéal car il n’y a personne à cette heure-ci.

La mosquée, appelé également Mosquée Sultan Qabus, est immense et magnifique. Nous commençons la visite par la salle de prières des femmes (à moitié fermée par respect pour les femmes qui prient) puis celle des hommes pouvant accueillir jusqu’à 20000 fidèles et dont le tapis persan au sol est un tapis fait main qui a pris plus de 4 ans et 600 ouvriers pour le créer (ce qui en fait le 2nd plus grand tapis au monde). Le voile est de rigueur et les personnes à l’entrée se chargent de m’habiller convenablement.

Nous nous rendons au Week-End Hotel que nous avions réservé pour environ 60€ avec petit déjeuner inclus. Il est très tôt pour avoir une chambre disponible mais l’hôtel nous propose pour 10€ de plus de bénéficier d’un appartement plus grand au dernier étage et disponible de suite. Le repos est bien mérité donc et la vue sur les montagnes est agréable.

Nous sortons vers 14h pour nous rendre dans Old Mascate, la vieille ville. Nous nous arrêtons dans un petit restaurant pour manger une assiette de kebab, du riz, du houmous, du taboulé, des plats typiques que nous allons retrouver quasiment tout au long du séjour.

Le Vieux Mascate est niché dans un port naturel et entourée de collines. Nous nous rendons au palais du Sultan et au musée national ainsi qu’aux forts Al-Jalali et Al-Mirani, tous situés dans un rayon de 500m.

Palais du Sultan

Palais du Sultan et Fort

Nous reprenons la voiture pour longer la corniche. Nous nous arrêtons vers une tour de guet puis nous continuons jusqu’au quartier Al Bustan, siège du parlement.

Retour en arrière, nous allons à Muttrah, autre quartier de Mascate. D’ici, nous avons vue sur le port, la mosquée bleue et le souk. Ici, à Mascate, les souks sont très typiques, de véritables dédales d’allées couvertes.

Pour le dîner, nous nous rendons dans le quartier Al Khuwair où il y a beaucoup de restaurants et d’animation. Nous choisirons un restaurant libanais pour goûter une soupe de lentilles, du houmous et de la viande en brochette.

Jour 3 : Route vers le sud

Après un solide petit déjeuner très fourni à l’hôtel, nous prenons la direction du Sud. Nous faisons un 1er arrêt à Qurayat, un petit village traditionnel en bord de mer dans lequel on se perd.

Nous reprenons la route pour voir le Bimmah Hole, ou gouffre de Bimmah, un trou géant dans la roche qui abrite tout en bas une piscine naturelle d’un bleu-vert éblouissant. Comme nous longeons la route le long de la mer, nous cherchons un endroit pour nous poser sur une plage. Mais nous ne trouvons pas, le pays n’est pas réputé pour le tourisme balnéaire.

Bimmah Hole

Nous nous rendons à Tiwi, un village qui se situe à l’entrée des 2 wadis que nous souhaitons voir. Un wadi (ou oueb au Magreb) est une vallée où coule une rivière uniquement en saison des pluies. Dans ce village, nous nous arrêtons prendre de quoi nous restaurer (dhal, légumes, sandwiches). Il est nécessaire de préciser qu’en terme de nourriture, le pays reçoit énormément d’influence de l’immigration indienne et pakistanaise.

Nous prenons la route du Wadi Tiwi. Nous nous enfonçons au milieu de ce canyon, en voiture tout d’abord, puis à pied une fois la route rétrécie à travers les dattiers. C’est sympathique, le chemin monte et descend au fur et à mesure qu’on avance, au milieu des canaux d’irrigation, les falaj et des 9 villages successifs.

Wadi Tiwi

Ne compte pas t’arrêter pour la nuit ici, il n’y a aucun hôtel. Comme il se fait tard, nous nous rendons à Sur, nous reviendrons faire le Wadi Sham demain. N’ayant pas réservé, nous nous arrêtons dans le 1er hôtel que nous trouvons, le Al Faisal Suites, qui nous coûtera 40 OMR les 2 nuits soit 93€.

Nous nous baladons dans le centre de Sur pour découvrir le souk. Ici le souk est en fait très différent de ce qu’on imagine habituellement à Marrakech. Ce sont de véritables magasins au rez-de-chaussée de petits immeubles, parfois sous des arcades. Nous dînons dans un restaurant appelé BulBul et nous profitons de la douce soirée pour marcher le long de la Corniche. D’ici, nous avons une très belle vue sur Ayjah et les 3 tours de guets.

Sur

Jour 4 : Wadi Sham et pointe sud

Nous petit-déjeunons juste à coté de l’hôtel. En général, peu de restaurants proposent des petits-déjeuners mais il y a toujours des plats à la carte qui s’apparentent pour nous à un petit déjeuner, ici des crêpes.

Nous nous redirigeons vers le Wadi Sham. Pour ce wadi, pas le choix, il nous faut laisser la voiture, et traverser vers l’autre rive sur une barque (qui nous coûte 2 OMR). Le chemin est assez balisé au début, puis nous suivons des personnes devant nous jusqu’à comprendre qu’il n’y a plus de chemin du tout. Nous essayons de traverser alors pour marcher de l’autre coté du canyon mais le chemin lui remonte sur les hauteurs.

Wadi Sham

Au bout d’un moment, nous entendons une voix qui nous dit « A l’eau ! ». C’est alors que l’on comprend que c’est par la rivière qu’il faudra avancer plus à travers le Wadi. Clairement, il faut savoir nager ici, et nager en maintenant son sac sur la tête…Quand ça devient trop difficile et trop profond, nous devons laisser les sacs sur l’une des rives (aucun problème, il n’y a strictement aucune délinquance ici). Nous nageons plus librement surtout qu’il faut passer par des passages couverts qui nous permettent de rentrer dans des grottes ; l’endroit est très beau, l’eau très bleue. Il y’ a même une corde installée, permettant de monter sur les parois.

Le chemin retour est plus simple car connu. Une fois à Tiwi, nous nous arrêtons déjeuner mais cette fois dans le restaurant en face, et encore plus indien, chicken massala et byriani. Une personne nous interpelle et nous pose des questions sur ce que nous faisons à Oman…enfin pose des questions à Lucas car il ne m’adresse pas la parole, ni ne me regarde…Nous comme culturellement très différents…

Cette fois-ci nous reprenons la route vers le sud de Sur. Nous traversons de belles montagnes et croisons peu de monde pour arriver jusqu’à Ras Al Hadd, petit village dans lequel nous visitons le fort, puis la plage, assez caillouteuse. La route s’arrête à Ras Al Jinz, un centre de recherches sur les tortues marines que l’on peut visiter. La meilleure période pour voir la ponte de tortues sur la plage est en juillet.

Ras Al Hadd

Jour 5 : Vers les Sharkiya Sands

Cette fois-ci, nous nous dirigeons vers le désert. La route est longue et assez en travaux. Nous nous arrêtons au Wadi Bani Khalid, après avoir traversé en partie les Monts Hajar. Nous marchons à travers les canaux d’irrigation, nous tombons sur un magnifique bassin avec des petits ponts et des aires de pique-nique. Nous décidons de marcher plus loin, le canyon se resserre et nous avons bien fait : des centaines de petits bassins continuent au milieu des falaises. Les lieux sont magnifiques, l’eau est chaude et d’un vert-turquoise. Cette couleur est due à la présence d’oxyde de cuivre et minerai de fer. Attention quant à la baignade : la décence est largement de rigueur, il faut être couvert en haut comme en bas, soit tee-shirt et short.

Wadi Bani Khalid

Nous partons vers Bidiyah, point de départ pour le désert. Après avoir acheté des sandwichs à la station essence, nous garons notre voiture pour les 24 prochaines heures et partons en 4×4 pour le 1001 Nights Camp. Il faut 45 minutes de conduite dans le désert, les Sharquiya Sands pour trouver ce camp perdu au milieu de nulle part, mis à part quelques chameaux le long des routes de sable, il n’y a personne.

En arrivant, quelle splendeur. A l’époque encore méconnu, depuis ce camp a reçu les faveurs du monde entier. Il a d’ailleurs fait l’objet d’un reportage sur « Sept à Huit » il y a 2 ans et a été récemment élu Best Luxury Camp en 2019. Nous avions choisi une Sheikh Tent, une tente en dure de 30m2 avec une salle de bains à ciel ouvert. Tout est fait dans un style bédouin. Il y a même une piscine au milieu du camp et quelques planches pour faire du sand-boarding.

Nous réservons l’activité Dune Bashing, nous partons tous les 2 avec un chauffeur en 4×4 a travers les dunes et nous avons même l’occasion de conduire chacun. Nous restons jusqu’au coucher du soleil.

Nous attendons patiemment le dîner, qui est un vrai dîner de chef : service aux petits soins, plein de plats en buffet (soupe, salades, tabouleh, houmous) ainsi que du pain et des brochettes cuits minute et une multitude de desserts. En rentrant à notre tente, nous profitons du million d’étoiles dans le ciel.

Jour 6 : Ibra et Nizwa

Au réveil, petit-déjeuner de roi en abondance : crêpes, pancakes, fruits, plats chauds, œufs en tout genre…Nous décidons de monter à nouveau sur la dune et de profiter du soleil là-haut, nous redescendons en luge. Nous repartons vers 11h30 pour récupérer notre voiture, dans la petite ville de Bidiyah.

Nous nous rendons tout d’abord à Ibra. Le mercredi, c’est le souk des femmes, le seul marché d’Oman réservé aux femmes. Nous en profitons également pour faire le tour de la ville. Nous tombons sur un restaurant très typique, plein d’Omanais, où on mange avec la main et où les plats de poissons et viandes se succèdent. Il existe une Family Room, comme dans la plupart des restaurants traditionnels, dans laquelle femmes et enfants peuvent dîner mais où les hommes ne sont pas autorisés.

Souk d’Ibra

L’étape suivante, et où nous dormirons est Nizwa. Nous tentons plusieurs hôtels avant de trouver le Majan Guest House, à l’entrée de la ville, surement l’un des moins bons du séjour et l’un des plus chers (65€ la nuit), mais qui fait bien l’affaire.

Nous consacrons la fin de journée à Nizwa, gardée par 2 grandes portes, son vieux souk, son fort et sa mosquée (d’ailleurs à l’appel de la prière, la vie s’est totalement arrêtée, les magasins sont délaissées par ceux qui se rendent à la mosquée).

Face à l’entrée du souk, nous tombons sur un petit restaurant de broches Al Zuhly qui devient notre cantine de Nizwa.

Jour 6 : Jebel Shams

Debout tôt, nous avons chargé notre journée. Nous avons décidé d’aller au sommet du Jebel Shams, la plus haute montagne d’Oman situé à 3009m d’altitude, appelé aussi la Montagne du Soleil.

Mais à vrai dire, nous ne savons pas si nous pouvons y arriver, il y avait trop peu d’informations sur la qualité de la route.

Il nous faut environ 50km pour arriver à son pied, puis peu après la route se transforme de plus en plus en piste.

A quelques kilomètres de la fin, nous hésitons longuement à continuer ou finir à pied.

A ce moment, un journaliste allemand s’arrête et nous propose de nous monter jusqu’en haut.

Au sommet, nous admirons le Grand Canyon d’Arabie, dont les falaises abruptes font plus de 1000m de hauteur. La vue est très dégagée, même s’il fait froid.

Sur la route de retour, nous nous arrêtons tout d’abord au Wadi Ghul pour une photo. Puis nous décidons d’aller à Al Houta, l’unique grotte visitable d’Oman mais le prix d’entrée est assez elevé donc nous laissons tomber.

Nous arrivons dans la ville de Bahla, nous sommes un peu perdus en ville car il n’y a aucune indication, nous cherchons le fort que nous apercevons enfin au loin. Le fort est absolument exceptionnel et immense, le coût était uniquement de 500 OMR. C’est l’une des forteresses les plus complètes au monde, datant du 13ème siècle, dont les murs s’étendent sur plusieurs kilomètres. Le seul côté négatif est le manque d’explications à l’intérieur sur les pièces que nous visitons. Autour du fort, la vieille ville abandonnée depuis longtemps se visite aussi.

Il nous reste un peu de temps avant le coucher du soleil pour aller au château de Jabrin (et qu’il ferme), ici en termes d’explications on a plus de chance, des audio guides sont disponibles. Le château a été construit en 1675 par l’Imam Bil-Arab et a été le lieu d’une école coranique, d’astrologie et de médecine.

Comme nous n’avons pas déjeuner nous retournons à Nizwa, à notre spot devenu favori Al Zuhly pour un shawarma et un jus de mangue.

Nous nous reposons un peu à l’hôtel avant d’aller diner au restaurant Al Mandi, un restaurant mi-omanais, mi-zanzibar (il y a ici une communauté d’immigrés d’Afrique de l’Est importante) mais ce n’est plus aussi délicieux qu’on ne le pensait.

Jour 7 : Marché aux bestiaux, retour à Mascate

Nous nous levons très tôt ce matin. S’il y a bien une chose à ne pas manquer à Nizwa, c’est le marché au bétail. Sur la place du souk, c’est l’endroit où les gens viennent acheter ou échanger leurs animaux. Au programme, chèvres, veaux, vaches et même bœufs, et quelques frayeurs avec les plus gros qui passent à quelques centimètres. Nous en profitons pour faire un dernier tour du souk, beaucoup plus traditionnel le matin, avec le souk du poisson, des légumes, mais aussi le souk des armes.

Nous allons ensuite à Misfat Al Abriyeen, un petit village de montagne, d’où partent des centaines de chemins à travers un oasis. Nous sommes quasiment seuls et traversons les canaux d’irrigation.

Direction Mascate pour passer notre dernier jour. Nous avons décidé de le passer au Crowne Plaza Mascate, un superbe hôtel avec piscine, courts de tennis, chambre avec vue sur la mer. Nous avions même choisi une chambre Exécutive qui permet d’accéder au Salon dans lequel à quasi chaque heure de la journée sont inclus boissons et nourriture. Les 2 nuits avec accès au salon exécutif nous ont coûté 210 €. Rentrer dans cet hôtel nous ramène presque à la vie occidentale : touristes (alors que nous n’avions croisé que peu d’entre eux sur les routes), nourriture et alcool (pour rappel l’alcool est prohibé dans tout le pays sauf dans les hôtels internationaux).

Pour la soirée, nous partons visiter le parc Al Qrum. Les Omanais sont dehors, nous sommes vendredi, jour de week-end et dans ce parc il y a une mini fête foraine. Et pour dîner, nous irons cette fois ci dans un restaurant turc, toujours dans le quartier Al Khuwair (quartier des restaurants), le Turkish Al Diwan. Le restaurant est excellent et les serveurs sont très agréables.

Nous nous baladons ensuite sur la Corniche proche de l’hôtel, nous sommes curieux de voir pourquoi il y autant de monde et même des embouteillages. C’est en fait la promenade du week-end ou du soir.

Jour 8 : Dernières heures à Mascate

Nous profitons de cette belle journée à l’hôtel entre piscine, salon exécutive et squash également. L’après-midi, nous décidons de faire les marchés et supermarchés pour s’imprégner un peu plus de la façon dont ils se nourrissent etc.. Les supermarchés Lulumarket sont spécialisés nourriture indienne et pakistanaise.

Nous allons à nouveau dans le Old Mascate pour voir le palais du sultan. On se la joue Omanais pour commander à manger : nous nous garons près d’un restaurant et nous klaxonnons, l’employé nous ramène la carte et nous commandons. Pas de panique tous les Omanais font ça, personne ne descend de sa voiture.

Nous profitons de ce repas improvisé sur la corniche de Muttrah pour un dernier coucher de soleil et revisitons son souk, certainement l’un de plus complets de la péninsule : or, vêtements traditionnels, armurerie, encens, bijoux, étoffe. A nouveau le soir, nous sortons dans Al Khuwair et nous nous installons en terrasse (très rare d’en trouver ici) en attendant l’heure de notre avion.

Le sultanat d’Oman est un véritable bijou de l’Arabie. Si tu souhaites visiter un pays qui vit à travers ses traditions, alors sans doute Oman est la destination à visiter. Je ne peux d’ailleurs que le recommander tant que ce pays reste encore en dehors du tourisme de masse.

Les plus du voyage

  • Peu de touristes
  • Une nuit dans le désert, immanquable
  • Un voyage hors des sentiers battus

Les moins

  • Le pays étant encore peu visité, il semble manquer un peu d’explications
  • Le regret de ne pas avoir voyagé en 4×4 et donc en off road

Publié par Gaelle T

Voyageuse dans l'âme, aventurière maintenant chevronnée, je continue ma route sur les chemins de traverse du monde...

7 commentaires sur « Sultanat d’Oman »

  1. Et on pense à Oman pour décembre 😅 nous y sommes allés dans le musandam en novembre dernier, et on a adoré ce pays. On s’y sent très bien et les paysages sont beaux ! Du coup, on pense à aller découvrir le gros du pays.

    J’aime

  2. ma prochaine destination est ce pays, je pars en janvier 2021, pour l’instant j’ai réservé un hôtel à Mascate et compte faire des sorties journalières en revenant le soir sur Mascate, qu’en penses tu, dois je louer un 4×4, quels endroits, quelles distances, je pars 9 jours pleins , je suis seul et les longues journées ne me dérangent pas, amateur de photos et de rencontres, merci
    philippe

    J’aime

    1. Bonjour Philippe, le 4×4 est bien si tu souhaites faire du Off-Road (pour cela je te recommande le guide OFf-ROad Oman que tu trouveras que sur le net). Ce n’était pas notre cas, nous avons fait un voyage sans 4×4 et c’était très bien aussi. Si tu souhaites faire qu’à partir de Mascate, alors le 4×4 est inutile. Je te conseille de te faire une base plus au sud vers Sur et une base dans la peninsule également car les distances pour un jour seraient trop longues.
      Bien à toi

      J’aime

  3. Bonjour
    Ayant l’habitude de voyager en Inde un de mes plaisirs est de passer du temps avec les habitants surtout dans les petits villages discuter, visiter leur lieux, manger local or dans la plupart des récits sur Oman pas de traces de cela, meme certains amis me disent que les contacts sont peu nombreux voir difficile . Peu de femmes dans les campagnes et Villages.
    Avez vous des commentaires à ce sujet
    Merci

    J’aime

    1. bonjour, je ne pourrais vous répondre qu’en tant que femme, et à Oman, oui les contacts ont été difficiles avec les locaux qui en général ne s’adressaient jamais à moi directement. Mais de manière plus générale, oui il faut forcer un peu la discussion avec le peu que vous rencontrerez (hommes uniquement) !

      J’aime

Laisser un commentaire