Récit d’un séjour d’un mois en juin et juillet 2013
Le Pérou fut l’une de mes premières étapes lors d’un long tour de 5 mois en Amérique du Sud en 2013 qui regroupait 5 pays, le Pérou donc, la Bolivie, l’Argentine, le Brésil et le Chili. Ce voyage avait d’ailleurs commencé de manière chaotique, une grève des contrôleurs était annoncée le jour J.
Le Pérou, pays si mystique, se visite maintenant par tous ceux fascinés par les civilisations anciennes et particulièrement les Incas, comme au Machu Picchu. Mais fort heureusement le Pérou ne se résume pas qu’à ça. Tout d’abord, d’autres civilisations, plus anciennes que les Incas, ont laissé de fortes empreintes dans tout le pays (les Chimu ou les Moche par exemple). Mais ce pays, c’est aussi la rencontre de la Cordillère des Andes et les côtes désertiques du Pacifique. Un bien bel endroit sur Terre à la portée de tous en termes de budget.
J’ai passé au total 31 jours au Pérou, ce parcours t’emmènera donc à travers sa capitale Lima, la côte Pacifique, la région de Huascaran (le plus haut sommet du pays), les belles villes d’Arequipa et Cusco ou encore sur les rives du lac Titicaca.
Lima, première ville du pays
Arrivée à l’aéroport de Lima, c’est l’hostel Kokopelli choisi pour mon séjour qui m’envoie un taxi et nous longeons l’Océan Pacifique avant d’arriver dans le quartier de Miraflores (Miraflores est un quartier d’hébergement animé : comme beaucoup de grandes villes sud-américaines, les quartiers pour se loger en tant que touristes ne sont pas les quartiers de centre-ville, souvent beaucoup plus pauvres et dangereux).
Après une première journée relax pour se remettre du décalage et du voyage, je m’atèle à visiter Lima en prenant la Métropolitana, sorte de métro extérieur. Lima ne sera qu’une courte étape ; contrairement à ses voisines d’Amérique du Sud, elle ne retient que peu les touristes. Je commence donc par la Plaza Mayor, ou Plaza de Armas, place principale de la ville, fondée par Francisco Pizzaro, le conquistador, en 1535, et classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Sur la place, se trouve également le Palacio del Govierno, résidence officielle du président qui se visite gratuitement sur réservation. Ne manque pas la relève de la garde à midi tous les jours. La Cathédrale est aussi l’un des bâtiments les plus connus, érigée sur un ancien site inca. Plus au nord, le Monasterio San Francisco, de jaune vêtu, est l’un des plus anciens lieux de cultes, avec une crypte et des catacombes intactes. Pendant ces jours, le quartier est calme, fermé aux voitures pour cause de grèves nationales dans tout le pays.

Je découvre aussi les balcons de Lima dans le centre historique, dont peu ont malheureusement survécu aux années. On se rend également compte que chaque corps de métier a sa propre rue : opticiens, imprimeurs, bijoutiers.

Quant à la nourriture, je teste doucement quelques spécialités tels que les tamelitos y papas fritas (plat cuit dans une feuille de maïs).
Durant tout le voyage, je privilégierai les bus de nuits, permettant d’économiser une nuit d’hôtel et du temps sur la route, le tout dans un confort bien meilleur que dans un bus européen. Beaucoup de compagnies de bus sont équivalentes à des compagnies aériennes et certaines vont même jusqu’à inclure les repas. Par exemple, celui de Lima à Trujillo inclut snack et boisson, ainsi qu’un siège semi-lit, et ce pour 16euros. Tous les bus péruviens sont réservables sur internet, ayant même jusqu’au choix du siège.
Côte Pacifique Nord : Trujillo, Huanchaco, Chan Chan, Hueca del Sol y de la Luna
Arrivée sur Trujillo, c’est à la Casa Suiza que je pose mon sac, le lit en dortoir est à 5euros. La Casa est située plus particulièrement à Huanchaco, station balnéaire de Trujillo mais aussi village traditionnel de pécheurs, utilisant les « Caballitos de Totora », ces embarcations tressées de roseaux et utilisées depuis plus de 2000 ans.

La Casa étant devant la mer, j’en profite pour une balade devant l’Océan Pacifique (très froid par ailleurs) avant de dîner de soupe et poisson frais, ainsi que la spécialité du Pérou, le Pisco Sour, cocktail à base de Pisco (eau de vie de vin), citron et blanc d’œuf.
C’est ensuite en colectivo (mini bus typiquement sud-américain qui part en général quand il est plein) avec d’autres personnes rencontrées à l’hostel que nous nous rendons à Chan Chan. Chan Chan, qui signifie Soleil Soleil, est un site archéologique de la civilisation des Chimus, dont l’apogée est située au 15ème siècle. C’est l’une des plus grandes villes d’architecture de terre. Les ruines laissent totalement comprendre l’organisation tant politique que sociale qui était déjà mise en place à l’époque grâce aux 9 citadelles délimitées par de grandes murailles de 12m de haut. L’ancienne cité souffre beaucoup de sa proximité avec la mer et de tempêtes type El Nino qui l’émiettent petit à petit.

Au retour, je m’arrête dans le centre-ville de Trujillo. Fait notoire, Trujillo est la 1ère ville du Pérou à se déclarer indépendante vis-à-vis de l’Espagne en 1534. Sur la Plaza de Armas peuvent se visiter la cathédrale et le Palais Municipal. C’est aussi à travers son centre historique et la Calle Independencia que tu peux découvrir les maisons colorées de la ville. Enfin le Mercado Central, marché de la ville, permettra de faire des emplettes à très bas prix. J’en profite pour prendre un café à la Jugueria San Augustin. A l’inverse, ici on vous apporte une tasse de lait chaud avec du café froid à verser dedans.
L’autre site archéologique à ne pas manquer dans la région, c’est Huaca del Sol y de la Luna (Huaca signifie centre cérémonial). Celui-ci, plus au sud, fait lui référence à la civilisation Moche, vivant au 8ème siècle. Le musée permet de mieux comprendre leur civilisation. Huaca de la Luna, pyramide inversée de 6 étages, est la partie religieuse du site, quant à Huaca del Sol, c’est la partie politique, et au milieu se situait le village d’habitations.



La suite du voyage m’emmène vers Huaraz, plus à l’Ouest, dans la Cordillère des Andes.
Région de Huaraz
Après un nouveau trajet de 8h de nuit, c’est au Carolina Lodging que je m’héberge. Le quartier parait moyen mais l’auberge est top, le lit en dortoir est fixé à 40 euros pour 3 nuits.
Huaraz est une ville agréable, entourée par des pics enneigés et perchée à 3080m d’altitude. Il y fait bon s’y promener et ainsi voir sa Plaza de Armas, ou son marché.


Après quelques conseils auprès du propriétaire qui, comme les locaux, considère cette première journée comme une étape d’acclimatation à l’altitude, je décide d’aller voir les Ruines de Willcahuain. Malheureusement fermées, ces ruines sont en fait des anciennes tombes. Il existe toutefois un mirador duquel elles sont observables et en cadeau une vue sur la vallée. Fait étonnant pendant la balade, on est dimanche et des péruviens piquent-niquent sur les tombes du cimetière…



De retour à Huaraz, il est l’heure du dîner et le menu du soir sont des anticuchos, des brochettes de cœur de bœuf et des mojelitas, du gésier (un dîner à 4euros).
Le lendemain, c’est le glacier Pastoruri qui m’attend, situé à plus de 5200m d’altitude, à 70km de Huaraz. Après un bon maté de coca, un premier arrêt en contrebas à Caraz nous arrête devant une source d’eau gazeuse, un second arrêt se fait pour voir des peintures préhistoriques, et un supplémentaire pour découvrir les Puyas Raimondi, des plantes typiques de la région vivant jusqu’à 100 ans, pouvant mesurer jusqu’à 9m de haut.
Les paysages sont magnifiques et le temps splendide. A l’approche du glacier le temps se rafraîchit et le vent se lève. La dernière marche, courte mais pentue (2h aller-retour avec pauses), vers le glacier est difficile d’autant que nous sommes à plus de 5000m, une première pour moi. Le glacier est d’une blancheur exceptionnelle et le soleil brille dessus. Le soroche me rattrape en descendant pour la 1ère et la dernière fois du voyage. Le soroche, c’est ainsi qu’on appelle le mal des montagnes ici. Quelques feuilles de coca à mâcher feront l’affaire pour faire passer ce mal de tête

Je consacre une journée au trekking Laguna 69. La marche, de 14km environ, commence par 1h de marche plutôt à plat depuis Cebolla-pampa, au milieu des vaches dans une immense vallée. Mais les difficultés s’annoncent après, le dénivelé à effectuer dans la journée est de +900m. Il faut être préparé et déjà acclimaté pour l’effectuer. Mais au bout, à 4600m d’altitude, la magie est bien là, le lac 69, un lac bleu comme le ciel et c’est magnifique. Le lac n’est pas sans rappeler les paysages de Patagonie. La randonnée se fait en à peu près 5h et les pauses courtes car il fait assez froid.




Le lendemain, c’est à Chavin de Huancar que je me rends. Cette fois-ci, je pars en excursion réservée avec un guide, nous sommes environ 15 personnes. Chavin est un site archéologique encore en pleine fouille, datant de 1200 après JC. Les Chavin sont la première civilisation existante au Pérou. Le musée à côté permet de mieux comprendre cette civilisation. Les ruines permettent d’observer la place principale du village, les murs d’habitation et les galeries souterraines. A ce jour, c’est l’un des lieux de pèlerinage les plus importants, de nombreux pèlerins d’Amazonie viennent toutes les années. Par ailleurs sur la route, nous faisons un arrêt au magnifique lac Querococha.



C’est le dernier jour dans cette région magnifique, une région bien trop souvent désertée par les touristes qui s’empressent d’aller à Cusco et au Machu Picchu. Quel dommage parce que les treks dans cette région de la cordillère des Andes sont à couper le souffle.
Côte Pacifique sud
La journée suivante est une journée de transfert, partie de Huaraz à 22h la veille, arrivée à Lima à 5h du matin pour repartir à 14h en direction cette fois-ci de la Panaméricaine et de la côte Pacifique. Le trajet en direct n’existant pas, l’escale à Lima est obligatoire.
L’hostel Backpackers trouvé à Paracas, point d’attache pour les prochains jours, n’est pas le plus agréable. Petites cabanes de bois les unes collées aux autres, il y fait froid et l’insonorisation est moyenne. Ici sur la côte Pacifique, c’est enfin l’occasion de manger du poisson à moindre coût : Ceviche, chicharron de Pescado…
En face se situent les Islas Ballestas. Le premier jour, l’excursion en bateau, au prix de 2€ est annulée, la météo n’est pas très bonne. Elle est reprogrammée au lendemain. L’intérêt premier de cette excursion est de voir la Candelaria. La Candelaria ou chandelier en français est un « géoglyphe », un signe gravé ici à flanc de désert. Il mesure plus de 180m de haut pour 70m de large. Son époque de construction et son origine sont inconnues.

Le deuxième intérêt de faire cette excursion réside en voir les animaux marins tels que des pingouins, lions de mer, dauphins, sternes, pélicans etc etc…. Prudence aux oiseaux qui défèquent partout mais le guano est considéré comme un fertilisant puissant par les Péruviens, et l’une des principales richesses du pays.
Après avoir organisé le transfert avec l’hostel directement, c’est à Huacachina que j’arrive.
Huacachina est une oasis dans le désert (la 2ème du continent) et j’avoue que je n’aurais jamais cru voir un désert au Pérou. Le village étant petit il est assez facile de se repérer : une grande rue avec quasiment toutes les auberges, mon choix s’arrête sur la Casa de Arena pour un prix de 7 euros.
Huacachina, c’est surtout une expérience un peu à part, une de ces villes où on y va pour le fun car ici le soleil brille tout le temps. Voilà pourquoi ici je vais commencer par faire du buggy dans les dunes mais aussi du sandboard et dans les 2 cas, il faut avoir un estomac bien accroché et accepter d’avaler des kilos de sables ! Les chaussures en fin de journée pèsent 1 tonne et la douche d’après est obligatoire mais le gommage est gratuit ! Coût des activités : 10 €.

Il est bien sur possible de monter sur les dunes alentour à pied pour assister au lever ou coucher du soleil. Le dîner est à Huacafuckingchina pour una papa a la ocopa. Dans ce pays, la papa, ou pomme de terre, est reine ! Quant à Ocopa, c’est une sauce propre à la région d’Arequipa.
Après quelques jours de repos ici c’est un bus en fin d’après-midi qui m’emmène à Nazca à seulement 3h. L’hostel trouvé en arrivant, la Posada Guadalupe, fera l’affaire pour une nuit.
Nazca est une ville sympathique avec sa Plaza de Armas (on s’habitue à force de trouver cette place dans chaque ville), son marché, mais ce sont ses signes, ces fameux géoglyphes que tout le monde vient voir ici. Ce sont d’immenses figures tracées dans le sol qui font partie de ces mystères non résolus sur la planète. Découverts en 1927, ce sont 300 dessins sur une surface de 450km2 que l’on peut voir. Ces « lignes » auraient été réalisées par les Nazcas, civilisation ayant vécue entre le 2ème et 5ème siècle après JC. L’idéal est de les observer par avion, mais n’ayant pas le budget pour les survoler, c’est donc au sommet des miradors le long de la Panaméricaine que je me rends. On peut ainsi observer les mains, l’arbre, le lézard ou encore l’astronaute. Il existe un tout petit musée à visiter, celui de Marie Reich, une exploratrice qui a su mettre en valeur les travaux réalisés sur ces fameuses lignes.


Fin de l’aventure Panaméricaine, direction Arequipa maintenant.
Arequipa et Canyon de Colca
Arequipa, 2ème ville du pays, est surnommée » la ville blanche » parce que toutes ses façades coloniales ont été construites avec une pierre blanche volcanique appelé sillar. C’est l’hôtel Caminante Class qui sera mon hébergement ces prochains jours, une vieille maison coloniale avec une terrasse sur le toit et une magnifique vue sur la ville.
A Arequipa, tu peux voir évidemment la Plaza de Armas (toi aussi tu t’habitues ?) joliment arborée de palmiers et la Cathédrale de style Renaissance.
Toujours sur la même place se trouve l’Eglise de la Compañía de Jesus, cette fois-ci plutôt baroque. Mais toutes les églises seraient à visiter dans cette ville : La Merced, Santo Domingo ou San Agustin. N’hésite pas non plus à te balader dans les rues notamment Calle de los Mercadores et Calle Jerusalem.


Une mention spéciale au Couvent Santa Catalina fondé en 1580. Ce monastère de 20000m2 est une vraie ville dans la ville, avec ses propres rues, ses cours intérieures, ses cloîtres, le tout très coloré, qui fait penser à l’Andalousie. C’est aujourd’hui le plus grand monastère au monde, avec toujours 40 religieuses vivant au sein de ces murs. L’entrée est chère (9 euros) mais vaut largement la peine.




Pour la fin de cette première journée dans cette ville je vais au mirador de Yanahuara qui permet d’avoir une vue entière sur la ville mais aussi sur El Misti, le volcan qui la protège. Le quartier autour est rempli de petites boutiques et marchés. On sent déjà que nous sommes dans une ville plus moderne.

Il est aussi possible de faire un tour de ville guidée, qui nous emmène dans les quartiers nord (ressemblant à nouveau beaucoup à l’Andalousie) mais aussi dans des fabriques d’alpaga, ainsi on apprend à faire la différence entre alpaga, lima et vicuña. C’est aussi l’occasion de goûter à certaines spécialités : Alpaga al vino ou le fameux cuy chactao (le cochon d’inde, oui oui !).

Puis l’incontournable dans la région c’est le trek du Canyon de Colca. Le canyon de Colca n’a rien à démériter face au Grand Canyon, il était 2 fois plus profond, soit 3400 m de profondeur. L’intérêt de ce trek est donc de descendre au plus profond, puis de remonter ! Il a longtemps été considéré comme le plus grand canyon du monde, avant de se faire détrôner par la découverte de son voisin Cotahuasi, profond de … 3535m…
Partis à 2h30 du matin, après un stop dans la ville de Chivay, nous arrivons à Cruz del Condor, endroit parfait pour voir les condors volés dans le ciel. Ainsi on apprend à faire la différence entre les jeunes, bruns, et les adultes noirs et blancs ainsi que la différence entre les femelles (yeux rouges) et les mâles (yeux marrons).


Puis nous commençons notre trek, nous sommes un groupe de 9 filles. Démarrant le trek par le sommet, nous amorçons une bonne descente durant 3h30, le chemin est très escarpé, à flanc de colline et très poussiéreux. Pour ce premier jour, nous vivons également une belle frayeur, un éboulement en direct. Un bruit d’explosion et une seconde plus tard, le guide nous crie de nous allonger à terre, certaines pierres, aussi grosses que nous, sont passées à moins d’1 m. On apprendra plus tard que la construction de la route en haut du canyon se faisait à coup de dynamite…La fin de la journée s’est donc déroulé au pas de course.
C’est à San Juan de Chocco, un village de 5 familles où nous allons rester pour la nuit, à la Posada San Juan. Nous déjeunons tous ensemble à 14h30 de soupe, sauté d’Alpaga et d’un maté de coca. L’après-midi est plutôt détente.
La 2ème journée est une traversée des profondeurs du canyon et le guide donne beaucoup d’explications sur les fleurs, les plantes, les pigments. Arrêt dans le village de Malata, puis à l’oasis de Sangalle, notre lieu de séjour.

Le 3ème et dernier jour, nous sommes levés à 4h30 pour entamer la remontée (de nuit) du canyon en 3h. Bien difficile ! Nous nous baladons ensuite dans les terrasses de culture puis allons à Aguas Calientes. L’après-midi, elle, est consacrée à quelques visites, Chuvay, le mirador de los volcanos et la réserve des vicunas et alpagas.

Fin de séjour à Arequipa, et maintenant direction Cuzco !
Cuzco, la vallée des Incas et le Machu Picchu
Au hasard des belles rues de Cuzco, c’est à La Bohème que j’atterris, une crêperie française qui tient aussi des chambres, et qui vient juste d’ouvrir. La chambre coûte 7 euros par personne et c’est surtout l’occasion de manger de bonnes crêpes ! L’auberge est située dans le quartier San Blas, le quartier des artistes, très bohème justement !
Cuzco, qui signifie « nombril du monde » en quechua, est une super ville. Ici nous sommes à 3400 m d’altitude, donc toujours prudence si tu commences ton voyage par ici, vis-à-vis de l’acclimatation. C’est aussi l’occasion d’acheter des vêtements en alpaga au Mercado San Pedro car il fait froid.
L’architecture est si belle que les monuments à voir son nombreux. Evidemment la Plaza de Armas et la Cathédrale sont deux incontournables. Le couvent Santo Domingo mérite aussi un arrêt…


Une idée pour déjeuner, se rendre au Marché San Blas. En général les marchés sud-américains, ont des étals où l’on vous prépare à manger à un prix dérisoire.
Autour de Cuzco, les sites sont nombreux à visiter.
Tout d’abord, il y a Sacsayhuaman. A 45 minutes à pied, c’est un site immense sur les hauteurs de San Blas. Difficile de se retrouver tant le site est grand mais la vue sur la cité de Cuzco est exceptionnelle. Il semblerait que ce site soit plus un temple inca qu’une forteresse. On dit que les pierres ont été si parfaitement posées qu’aucune aiguille ne peut y être rentrée
Si l’on marche un tout petit plus, tu tomberas sur le Cristo Blanco, immense Christ surveillant la ville ou encore Qenqo, un lieu de culte inca où se déroulaient les sacrifices.
A 30km de Cuzco, il y a également Pisac, une cité Inca, l’une des plus belles de la vallée. Pisac est surtout composée de terrasses, et il faut s’accrocher pour monter jusqu’en haut de cette forteresse. Pour s’y rendre, rien de plus facile que de trouver un colectivo. Pisac est en réalité l’ancienne résidence royale de l’inca Pachacutec, l’un des plus grands empereurss inca.


Les Salineras de Maras sont aussi à visiter autour de Cuzco. Accrochées à flanc de montagne, elles alimentaient tout le pays au temps des Incas. Ce sont plus de 3600 bassins qui fonctionnent toujours de nos jours.
Enfin, dernier site incontournable de la vallée, Ollantaytambo, à 60km de Cuzco, est le point d’entrée du Machu Picchu. D’ailleurs, cette forteresse permettrait la surveillance du chemin qui y mène. Ollantaytambo fut surtout un site militaire et religieux. On y retrouve les fameuses terrasses.

Pour accéder à tous ces sites, il faut se procurer le « Boleto Turistisco ». Il est obligatoire pour certains sites, car les tickets ne se vendent pas individuellement. Valable 10 jours, tu peux ainsi visiter plusieurs musées de Cuzco, ainsi que les ruines de Pisac, Ollantaytambo etc etc…Le billet vaut 35 euros.
Puis l’incontournable à mes yeux dans cette région, c’est de faire le trek de l’Inka Trail. Tout d’abord parce qu’historiquement parlant, c’est le chemin qu’empruntaient les Incas pour se rendre au Machu Picchu, que c’est un trek admirable avec plusieurs cols à passer et enfin parce qu’il permet d’accéder au Machu Picchu par la Puerta del Sol, inaccessible aux touristes journaliers du Machu.
C’est un trek qui se réserve très longtemps à l’avance car 500 personnes par jour sont tolérées sur le chemin afin de le préserver. Le prix était de 350euros, élevé pour le Pérou, mais tout est inclus, du transport à l’hébergement, les porteurs, l’entrée au Machu Picchu et je l’ai réalisé avec X-trem Turbulencia. Il n’est pas à prendre à la légère étant donné l’altitude moyenne de 3600m.
Le départ se fait au KM82, point auquel plus aucune voiture ou bus n’est accepté (ceux qui vont au Macchu doivent prendre le train ici). Le trajet fait approximativement 42 – 45 km et il se réalise en 3 jours, le 4ème jour étant consacré à la visite du Machu et d’Aguas Calientes.

Après avoir traversé les rails et la rivière Urubamba, le premier check-point arrive. La première partie monte et descend mais jusque-là tout va bien, le guide en profite pour nous montrer les fleurs et plantes. Après le déjeuner, la montée est raide jusqu’à notre camp, Yucachimpa à 3300m d’altitude.

La deuxième journée est la plus dure. Après un départ à 6h du matin, le chemin ne fait que monter et monter, la transpiration et le froid ne rendent pas les choses faciles mais le mieux, c’est de ne pas s’arrêter même quand le soleil se lève pour nous réchauffer.
J’arrive au Col de la femme morte, Warmihuañusca Pass, le premier, à 4200m, point le plus haut du trek. Ce ne sont pas moins de 3 cols à passer aujourd’hui et jusqu’à maintenant le climat a été généreux. Mais c’est la grêle qui va nous stopper, et bien heureusement, le chemin regorge de petites grottes et cavités où s’abriter. Nous atteignons Sayaqmarka pour la fin de journée.
Les porteurs partent toujours devant nous afin que le camp soit installé quand on arrive, à l’heure du thé pour se réchauffer. Le dîner est souvent tôt vers 18H30, car il fait assez froid. Le soir, personne ne traine pour se coucher sous sa tente. Quant au réveil, les porteurs nous apportent un thé chaud à la tente puis préparent le reste du petit-déjeuner.



La 3ème journée est beaucoup plus tranquille en terme de difficulté et les vues sur le Salcantay et la Cordillère Sud sont de plus en plus belles. Nous passons encore un col difficile avant de visiter le site Phuyupatamarka (la ville au dessus des nuages). Puis après s’être installés à notre camp après le déjeuner, nous repartons visiter les sites de Winayil et Winaywayna.



Pour la dernière journée, c’est le Machu Picchu qui nous attend. Nous nous levons à 3h du matin, il fait un froid de dingue à l’extérieur. Le réveil est matinal car le chemin menant à la Puerta del Sol ouvre à 5h15, et le but est d’avoir les meilleures places pour le lever du soleil sur le site. Il faut quasiment courir puisque il ne faut pas rater le lever mais la montée est harassante et on ne compte plus les marches
Nous avons dépassé depuis quelques jours le solstice d’hiver, le meilleur moment de l’année au Machu, lorsque le soleil traverse la Puerta del Sol pour illuminer le temple du soleil.

L’immense avantage du trek est de pouvoir visiter le Machu Picchu avant l’ouverture officielle du site aux touristes venant le visiter à la journée. Nous sommes donc que 100 personnes sur le site
Puis à 9h, nous avons le droit à une visite guidée du site. La « Vieille Montagne » en quechua, aurait été construite au 15ème siècle, par l’Empereur Pachacutec. Le Machu fut certainement le dernier refuge des Incas avant l’arrivée des conquistadors.
Sur une surface totale de 13 km2, le site fut découvert en 1911 par Hiram Bingham, explorateur américain, qui inspirera le personnage d’Indiana Jones. Pour les amateurs d’histoire, je recommande fortement la lecture de « Machu Picchu, première à droite », le récit de Mark Adams, qui lui-même réalisa l’Inca Trail.
L’après-midi est consacrée à Aguas Calientes à 25 minutes du Machu Picchu. C’est un village très sympathique surtout connu pour ses sources d’eau chaude. Rien de plus agréable après trois jours de marche intense.
Lac Titicaca et frontière Bolivienne
Le lac Titicaca est la toute dernière étape de ce périple au Pérou. D’ici quelques jours, je traverserai la frontière pour la Bolivie, pays dont je parlerai très prochainement dans un autre article, et qui sera la continuité de celui-ci.
Le lac Titicaca est le lac le plus haut du monde, à 3800 m d’altitude. D’après les Incas, le lac est la matrice d’où serait sorti le monde.
C’est dans la petite ville de Copacabana que je pose mon sac, à l’hôtel Maison d’lago. L’intérêt principal c’est bien entendu de se balader sur le lac, en bateau. Une excursion à la journée coûte environ 6 euros. Plusieurs îles tant du coté du Pérou que de la Bolivie sont à visiter. De nombreuses communautés vivent de la plus simple des manières ici.
L’Isla Taquile est l’une des plus grandes, environ 5km2 de surperficie et la plus haute (4000 m). Environ 2000 personnes vivent dessus.

Isla Taquile 
Lac Titicaca
Quant aux autres îles que je visite, elles sont fantastiques. Les îles Uros sont des îles flottantes. Les Uros vivent sur ces îles qu’ils ont eux même construits avec des roseaux tressés, trouvés dans le lac puis séchés. Mais ici, les photos parlent d’elles-mêmes.
Ainsi, s’achève la première partie de ce voyage à travers l’Amérique du Sud. Le Pérou a été fantastique à visiter. Les sites archéologiques sont si nombreux qu’on ne les compte plus. Même si j’ai beaucoup voyagé en bus et dormi en dortoir, le Pérou est un pays très abordable. Sans compter le trek du Machu Picchu, le voyage de 31 jours m’aura coûté moins de 600 euros, une moyenne donc de 20 euros par jour pour se loger, se nourrir et accéder à des activités, ainsi à la portée de beaucoup.
La suite sera à découvrir dans l’article sur la Bolivie.
Les plus du voyage
- Abordable en terme de budget
- Pour tout connaitre sur la civilisation Inca
- Le Machu Picchu bien sûr
Les moins
- Les Péruviens sont systématiquement en retard
- Les petits-déjeuners, à base de pain rassis et confiture…




















































Un avis sur « Pérou »