Sud du Brésil

Séjour de 3 semaines en septembre 2013

Voici la suite du road trip en Amérique du Sud. Après le Pérou, la Bolivie et le nord de l’Argentine, ce trajet continue aux chutes d’Iguaçu, en passant par Rio de Janeiro, São Paulo et quelques paradis brésiliens, pour se terminer à Porto Alegre. Le trajet précédent s’était arrêté aux chutes d’Iguaçu coté Argentin (par ici). Et il reprend donc au même endroit coté Brésilien pour 3 semaines dans ce pays…

Chutes d’Iguaçu

Les chutes d’Iguaçu se trouvent à la frontière de l’Argentine, du Brésil et du Paraguay, mais ce dernier n’a pas d’accès direct sur les fameuses chutes d’eau, réputées pour être les plus longues du monde (275m de long). Au Brésil, la ville la plus proche est Foz do Iguaçu (qui fait face à Puerto Iguazu en Argentine).  

La région des chutes est extrêmement humide et pluvieuse, quasiment de manière constante toute l’année (à titre de comparaison, il pleut environ 5 fois moins à Paris). 

Il n’est pas obligatoire de séjourner à Foz, le passage de frontière entre l’Argentine et le Brésil est assez facile et les chutes brésiliennes peuvent se visiter facilement en une journée. Elles ne sont pas en centre-ville, il faut compter environ 20 minutes par bus (1€). 

Le Parc National d’Iguaçu englobe les chutes et toute la forêt tropicale environnante. Le prix d’entrée est d’environ 16 €uros. Après l’entrée, des bus panoramiques font les allers retours sur le chemin de 12km, permettant de très belles vues. De ce coté de la frontière, il n’y a qu’un seul circuit piéton qui se fait généralement en 2/3h et qui permet de voir depuis des passerelles les chutes d’eau au plus près. 

Sur ces promenades, c’est aussi l’occasion de voir et d’observer la faune : toucans (le symbole du parc), coatis (dont il faut fermement se méfier, ces animaux sont très voleurs), oiseaux tropicaux… 

Attention au coati

Le spectacle de l’eau plongeante est toujours aussi exceptionnelle tout comme la vue depuis la Garganta del Diablo de laquelle on peut s’approcher. 

Non loin des chutes, il est possible de visiter le barrage d’Itaipu. Appartenant tant au Paraguay qu’au Brésil, c’est la centrale hydroélectrique produisant la plus grande quantité d’énergie au monde. La visite, un jour de pluie, permet d’apprendre beaucoup sur son fonctionnement.

La ville de Foz do Iguaçu est plutôt animée ; l’hôtel choisi est assez central et entièrement rénové (Supernova Hostel, mais il ne semble plus exister aujourd’hui). Quant aux repas, il est assez facile de trouver de quoi se restaurer (comme la picanha de bœuf avec riz, salade et manioc). 

Rio de Janeiro

Les chutes d’Iguaçu possèdent un aéroport, mais mon voyage à travers l’Amérique du Sud s’est fait exclusivement en bus. Pour rejoindre Rio de Janeiro depuis Iguaçu, il faudra plus de 24h… 

L’article sur Rio de Janeiro est ici.

Ilha Grande

Pour quitter Rio de Janeiro, je prends une navette privée, réservée par l’hostel, qui prendra 2h pour se rendre au port de Conceiçao, puis 30 minutes supplémentaires par bateau pour arriver sur l’île d’Ilha Grande. L’île est parfaite pour se couper de la frénésie de Rio de Janeiro, un vrai paradis sur terre. 

Cette île, sans véhicule motorisée, sans route, est l’une des 365 îles de la baie d’Angra dos Reis. Sur 200 km2, elle abrite plus de 100 plages. L’île permet également d’effectuer de très belles randonnées. Elle mérite de s’y arrêter quelques jours. 

Le petit hostel choisi (Ilha Grande Misti Hostel) se situe à Vila do Abraao, ville dans laquelle arrivent les bateaux de Conceiçao. Les possibilités de déjeuner / dîner ici sont assez nombreuses, il faut compter environ 5€ pour un repas. 

Pour s’acclimater à l’île, il est possible de réaliser la randonnée T1. D’une durée d’1h à 1h30, elle permet de tourner autour de Vila do Abraao, de voir un ancien pénitencier, d’admirer un vieil aqueduc et de se baigner dans une piscine naturelle. 

La plage de Lopes Mendes est aussi l’une des attractions de l’île. Elle est d’ailleurs considérée comme l’une des 20 plus belles plages au monde. Cette plage idyllique de sable blanc est idéale : ombre sous les amandiers ou sur le sable fin, de l’espace sur ses 3kms, eau cristalline… 

Comme il n’y a aucune route pour s’y rendre, il faut choisir : bateau ou rando ! Le bateau taxi coutera 15RS (soit environ 2,2 €), quant à la randonnée du retour, elle prend environ 3h et est d’un niveau difficile mais les paysages sont époustouflants. 

Ne manque pas non plus Lagoa Azul, à travers une excursion en goélette. Lagoa Azul est un lagon entouré de plusieurs petits îlots où l’eau est si claire que nager avec les poissons est un bonheur. Le bateau ne pouvant pas accoster, il faut descendre par l’échelle pour ainsi nager avec la faune marine.  

Le bateau en profite pour faire des arrêts également à la plage de Japariz, en bord de jungle, Saco do Seu, une anse entourée de mangroves ou encore la plage de Freguesia de Santana

Cet aperçu d’Ilha Grande, ancienne prison pendant la période de dictature, aura été très agréable, mais il serait intéressant d’y rester plus longtemps, les possibilités de randonner étant infinies. 

Paraty

De retour sur la terre ferme par ferry à Angra dos Reis, il faut trouver un bus local qui se rendra à Parati !  Parati (ou Paraty) est une petite ville ADORABLE, située dans la Baia Carioca, sur la Costa Verde. Les rues sont pavées et animées, le centre-ville est très agréable. C’est le moment de profiter de l’une des spécialités du coin : la Batida (une caïpirinha d’un autre genre, voir l’article sur Rio). 

Le centre historique a été fondé au 16ème siècle par les Portugais et a su garder un coté colonial extrêmement bien conservé ; les maisons sont blanchies à la chaux et les portes et fenêtres sont toutes colorées. C’est là que se concentrent la plupart des hostels, restaurants mais aussi ateliers d’artistes et petites boutiques. 

A Parati, n’hésite pas à te rendre à Jabaquara, sa plage, située sur l’autre rive (elle se mérite après 40 minutes de marche). 

Les plus belles plages de Paraty seront plutôt du coté de Trinidad, « la » station balnéaire de Parati. Pour se rendre à Trinidad, le trajet prend environ 1h. Arrivé sur place, on découvre des supers belles plages, Praia de los RanchosPraia de Mero mais aussi de nombreuses piscines naturelles. En effet, après avoir traversé la forêt, on tombe sur de magnifiques bassins d’eau de mer. 

Pour le logement, s’il n’y en avait qu’un à choisir, alors ce sera le Che Lagarto. Situé en plein centre-ville, l’ambiance de cet hostel est vraiment très sympathique.  

São Paulo

Pour se rendre à São Paulo, ville suivante de mon voyage, un bus de nuit fait l’affaire ; en effet, rien de plus simple que de faire de la distance la nuit pour ne pas perdre de temps. C’est à l’Hostel Alice, situé dans le quartier Villa Madalena, l’un des quartiers résidentiels de la ville, que je séjourne (35 reals la nuit soit 5,3 euros). 

Villa Madalena est un quartier très vivant, avec beaucoup de restaurants et bars, idéal pour sortir, danser la samba (à tester d’ailleurs : Bar Samba). C’est le quartier bohème de São Paulo que l’on visite aussi pour son street art, ses galeries d’art et ses boutiques artisanales.  

São Paulo est la plus grande ville du Brésil et de toute l’Amérique du Sud. Pour la visiter, le mieux est de tester l’une des visites gratuites proposées en walking tour, tant la ville est étendue. 

La première visite de São Paulo va se faire sur Paulista Avenue ; c’est l’une des avenues les plus larges au monde et représente le quartier des affaires. C’est également une avenue faite pour le shopping. Paulista est le nom que l’on donne aux habitants de São Paulo Le dimanche, quand les affaires se calment, ce sont les grands marchés qui se tiennent ici (artisanal, antiquités etc..). Si tu as plus de temps alors tu peux également visiter le MASP, le musée de Arte de São Paulo, l’un des plus grands musées d’art d’Amérique latine. 

Malheureusement sur Sao Paulo je constate qu’il y a une pauvreté assez importante avec beaucoup de gens sans-abri. 

Pour déjeuner ou goûter aux spécialités, il faut se rendre au Mercado Municipal. Dans un bâtiment néo-classique avec vitraux, on goûte à tous les fruits exotiques possibles et inimaginables, les vendeurs essayant tous de vendre leurs marchandises ; tout comme la Mortadelle, autre spécialité ! 

Ne manque pas la Cathédrale Metropolitana de Sao Paulo (ou Catedral de Sé). En plein centre-ville, elle fait partie des plus grandes du monde, avec 8000 personnes pouvant être accueillies en son seing. Vue du ciel, elle représente une croix latine.  Inaugurée en 1954 à l’occasion de la commémoration des 400 ans de la ville, elle mesure 111 mètres de long, 46 de large et sa coupole magistrale est soutenue par 12 colonnes.

Un peu plus loin, le monastère Saint Benoit est une abbaye créée au 16ème siècle, dont les vitraux en font sa renommée. Les moines sont très actifs et proposent une boulangerie où l’on peut acheter quelques douceurs. 

En se promenant en ville, on découvre également les plus grands buildings de São Paulo : l’Edificio Banespa, plus haut immeuble de la ville, la copie de l’Empire State Building ou l’Edificio Italia (le second plus haut !). Il est possible de monter dans la plupart des bâtiments, il ne faut pas hésiter à rentrer et à demander si c’est possible, personnellement c’est dans l’Edificio Martinelli que j’ai réussi à le faire. 

Quant à l’Edificio Copan, il est connu pour sa forme ondulée et parce qu’il a été conçu par Oscar Niemeyer, le fameux architecte brésilien. Résidentiel, avec 1200 appartements, on lui a même attribué un code postal à part entière. 

Je termine la visite par le Parc Ibirapuera, parc aux airs de Central Park. Le plus grand parc urbain de toute l’Amérique Latine a également été conçu par Oscar Niemeyer. Il est évidemment le point de rdv des paulistas le week end. 

On ne quitte pas São Paulo sans parler des 2 quartiers communautaires les plus importants.  

São Paulo accueille la plus grande communauté d’italiens, hors Italie. Beaucoup étaient venus travailler dans les plantations de café aux alentours. Ils se sont donc installés dans le quartier de Bixiga. On dit souvent que la 2nde meilleure pizza du monde se trouve à  São Paulo, après Naples bien sûr. A tester évidemment !  

Quant au quartier Libertade, c’est désormais le quartier japonais de São Paulo , avec la plus grande communauté hors Japon (quasiment 2 millions). 

Florianopolis

Je continue de descendre la côte jusqu’à la ville de Florianopolis, qui se situe sur l’île Santa Catarina, reliée à la terre ferme par 2 ponts. Le pont Hercilio Luz, pont principal, est d’ailleurs l’un des symboles de la ville puisque c’est le plus grand pont suspendu du Brésil. 

L’île Santa Catarina permet donc de ne pas se loger forcément en centre-ville de Florianopolis, mais plutôt autour du Lac de Conceiçao ou Barra de Lagoa, village de pêcheurs, que j’ai choisi. 

Depuis Barra de Lagoa, il est possible d’aller aux magnifiques plages de Praia das Galhetas et de Praia do Mole mais également de monter sur les collines avoisinantes pour permettre de voir la géographie du lagon. Il y a de nombreux chemins de randonnées. 

Malheureusement Florianópolis aura été assez pluvieuse à cette période. C’est toutefois l’occasion de faire un petit peu de shopping, de manger des choses sympas et de boire quelques caïpirinhas ! 

Si tu souhaites d’aventurer dans Floripa, le surnom de la ville, alors tu pourras découvrir la Catedral Metropolitana, l’emblème de la ville, une très belle église à la façade coloniale, ou encore le Palais Cruz e Sousa, qui est l’ancien palais du gouvernement. 

Porto Alegre

La dernière étape au Brésil sera à Porto Alegre. La capitale de l’état de Rio Grande do Sul, est, comme beaucoup de ses consœurs, une ville qui allie architecture moderne et ancienne. Peu de personnes s’arrêtent à Porte Alegre, mais elle est incontournable pour ceux qui se rendent en Uruguay ou Buenos Aires. Elle n’est pas en bord d’océan mais au fond de la baie du Rio Guaiba, dans le lagon dos Patos. 

L’hostel choisi est super et très accueillant, l’hostel Porto do Sol, dont la propriétaire Caroline est une réelle connaisseuse de la ville.  

Le hasard fait que c’est aussi la fête nationale de la région Rio Grande do Sul (jour férié bien évidemment !) ou disons la « fête régionale » et dans cette région réputée « gaucha », tout le monde a sorti ses plus beaux habits traditionnels et préparent des churrasquerias géantes. Pour rappel, les gauchos étaient ceux qui élevaient les bétails dans les pampas, principalement en Argentine, mais aussi au Brésil.  

Pour commencer la visite de la ville, il faut passer par la Praça da Alfandega, quartier le plus animé de la ville, puis par le Parc de la Rédemption (Redençao), représentatif de la ville car elle est la plus arborée du Brésil ! 

Dans le centre historique, le Paço Municipal (ancien hôtel de ville également appelé Paço dos Açorianos), ainsi que la Cathédrale témoignent de l’histoire du Brésil. Pour les sorties, il faudra plutôt se rendre dans le quartier de Cidade Baixa, animé et très sécurisé. 

Le Brésil est un pays étonnant, qui rassemble des paysages fantastiques, particulièrement en bord d’océan où les plages sont de sable fin et les eaux cristallines. 

Il faut bien choisir sa saison : septembre fut un peu pluvieux, même si tu n’échappera pas à la pluie à certains endroits comme les chutes d’Iguaçu. 

Les plus du voyage

  • les plus belles plages du monde
  • l’une des 7 merveilles du monde nouveau, les chutes d’Iguaçu
  • les jus de fruits et cocktails, un délice !

Les moins

  • le pays le moins sécurisé d’Amérique du Sud , attention à ses poches 😦
  • la nourriture pas très variée

Publié par Gaelle T

Voyageuse dans l'âme, aventurière maintenant chevronnée, je continue ma route sur les chemins de traverse du monde...

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