Road-trip de 9 jours en Mai 2023
Nouveau voyage, nouvelle destination ! Nous avons déjà visité l’Espagne un certain nombre de fois et il s’agissait pour nous de trouver une destination proche mais inconnue. Les régions de la Castilla La Mancha et Castilla y Léon sont accessibles depuis Madrid et il est donc très facile de rayonner autour.
Les 2 régions sont bien différentes, coupées au milieu par quelques montagnes et par la capitale, Madrid : au nord, la région de Castilla y Léon, qui s’étend jusqu’au Portugal ; au sud et à l’est de Madrid, Castilla La Mancha, où les empreintes de Don Quichotte sont fortes.
Les villes du royaume de Castille ont des attraits particuliers : alcazars, cathédrales, universités, palais des rois d’Espagne, de quoi s’occuper pendant les 9 jours de séjour.
Jour 1 : Départ vers l’Espagne
Cette première journée n’est qu’une journée de voyage, assez longue dans les faits. Avec un départ vers 10h en direction de l’aéroport, et un retard de plus de 2h pour problème technique, nous arrivons vers Madrid autour de 18h.
Nous avons loué une voiture chez Firefly. A l’aéroport de Madrid, tous les loueurs sont situés au même endroit et tout est très bien indiqué.
Nous avons choisi de loger les 3 premières nuits à Manzaneque un petit village au sud de Tolède pour pouvoir visiter la région facilement. Il nous faudra tout de même 1h15 depuis Madrid pour l’atteindre.
Jour 2 : le Cœur de La Mancha
Premier réveil dans ce petit Airbnb très typique de la région. Dans cette maison blanche où il fait bon vivre (quand il fait 30° dehors), nous trouvons tout ce qu’il faut pour le petit-déjeuner.
Nous allons aux Moulins de Consuegra. Cet ensemble de 12 moulins à vent, situé sur une colline et que l’on peut parcourir à pied sont parmi les moulins les mieux conservés d’Espagne. Datant du 16ème siècle, on les apparente à Don Quichotte et d’ailleurs chacun d’entre eux porte un nom de personnage de Cervantes. Il est possible de rentrer gratuitement dans certains d’entre eux.


A l’avant des moulins, il y a également un château, le château de Muela, d’origine musulmane, qui se visite également.



Nous nous arrêtons ensuite à Tembleque, village typique de la Mancha. Il est surtout connu pour sa Plaza Mayor, qui correspond en termes d’architecture, aux anciennes cours de comédies. En carrée, elle possède 2 étages superposant des arcades. On peut aussi y voir la bibliothèque ou la paroisse.


Puis, nous allons jusqu’à Aranjuez, résidence printanière de la famille royale. Nous déjeunerons à la Nueva Italiana, pour une vingtaine d’euros et quelques tapas.
Le palais est fermé le lundi mais les jardins, eux, sont ouverts. Ville située dans la Communauté de Madrid, la famille royale y passait tous ses printemps grâce à un climat tempéré et fertile, à la confluence de 2 fleuves. Aranjuez était sur le chemin de la résidence d’été située proche de Ségovie.

Le palais Royal se situe sur la Plaza de las Armas. Construit sous Philippe II, il a souvent été remodelé mais il garde une façade plutôt unie. Seuls les appartements royaux se visitent.

Les jardins sont tout aussi intéressants. On peut aisément traverser les 3 jardins : le Jardin du Parterre, de la Isla et du Prince. Ils sont tous bordés par le Tage, un parcours très agréable, tantôt à travers quelques fontaines, tantôt croisant des statues grecques.


Jour 3 : Tolède, capitale de la Mancha
Cette journée est consacrée à la visite de Tolède. Tolède est une escapade souvent appréciée des madrilènes et des touristes car elle n’est située à qu’1h de la capitale espagnole.
Nous décidons dans un premier temps de la découvrir par la route des miradors qui la contourne. Il y a plusieurs stops et il est très facile de s’arrêter (il y a même des tireuses à bières installées dans l’attente des touristes…).

Par contre, dans le centre ville, il n’est pas facile de trouver où se garer, les rues sont escarpées et étroites. Il est fortement recommandé de se garer en dehors des murailles. D’autant plus que la ville a installé des escalators et des passerelles pour traverser ou monter aisément car la vieille ville est en hauteur.


Nous rentrons dans la ville par la Puerta del Cambron, une des plus anciennes de la ville. Jusqu’au 15ème siècle, elle était appelée Puerta de los Judios (porte des juifs) car juste derrière se trouve le quartier Juif, la Juderia. Tolède est souvent appelée la ville des 3 religions, une ville où le judaïsme, le catholicisme et l’islam ont longtemps cohabité. Dans ce quartier juif, on peut tout d’abord visiter le Monastère de los Reyes, un cadeau des Rois Catholiques en l’honneur de la bataille de Toro (1476) et juste derrière une très belle vue sur le Puente San Martin, célèbre pont datant du Moyen-Age, depuis le Mirador Santa Ana.




Les 2 synagogues les plus connues sont la Synagogue del Transito (cachant en son intérieur le musée séfarade) et celle de Santa Maria La Blanca, séparées seulement de quelques mètres l’une de l’autre.
On se promène ensuite dans les petites ruelles de Tolède. Sur notre chemin, nous découvrons énormément de monuments historiques : Iglesia de San Bartolomé, le couvent Santa Isabel de los Reyes (couvent dans lequel les nonnes fabriquent leurs pâtisseries et les vendent) ou encore l’Iglesia de San Lorenzo et de San Miguel.



Nous arrivons proche de l’Alcazar. Depuis le Mirador Parque, la vue sur le Tage et sur l’académie d’infanterie sur l’autre rive sont très dégagées. Nous sommes ici dans la partie la plus haute de la ville. Pour ceux qui le souhaiteraient, il est possible d’admirer la vue depuis la cafétéria de la bibliothèque située dans le bâtiment !


Forteresse visible de loin, l’Alcazar accueille aujourd’hui le musée de l’Armée. A l’origine simple palais wisigothique, puis siège du protectorat romain de la cité et enfin forteresse arabe, l’Alcázar a des origines diverses. Elle fut par la suite transformée sous le règne de Charles Quint puis du roi Alfonse VI.
Nous mangeons tout proche de l’Alcazar, au Santa Fe. A l’heure où nous déjeunons, les tables se vident du petit-déjeuner pour se remplir bien plus tard pour le déjeuner. Nous prenons quelques planches et des sandwichs.


On traverse la place Zocodover, place triangulaire et centre névralgique de la ville, lieu de rdv des habitants. De là, partent de nombreuses rues piétonnes et commerçantes telles que la Calle Comercio. Celle-ci nous amène tout droit d’ailleurs à la Cathédrale de Tolède. Comme beaucoup de cathédrales en Espagne, celle-ci trouve ses origines sur l’emplacement d’une ancienne mosquée. La première pierre est posée en 1226 mais sa construction a duré pendant 2 siècles. Véritable chef d’œuvre de l’art gothique, la cathédrale est située sur la Plaza del Ayuntamiento où l’hôtel de ville fait face à la cathédrale.


Nous clôturons cette journée avec la visite de l’église jésuite de San Ildefonso (il est possible de monter dans la tour de cette église et permet une vue exceptionnelle sur la ville) et du couvent Santa Clara.



En fin d’après-midi nous décidons de visiter la petite ville d’Orgaz, située à quelques minutes de notre logement. Celle-ci possède une cathédrale et un château à visiter mais la visite de la ville ne prend pas plus d’1h.
Jour 4 : Traversée vers Avila
Nous quittons notre petit village de Manzaneque vers 9h00 et faisons un premier stop à Guadamur pour son château, mais quel dommage qu’il soit complètement impossible de se garer ou d’en faire le tour à pied. Guadamur est une forteresse du 15ème siècle bâti sur une plus ancienne, arabe d’origine.
Nous allons ensuite vers las Barrancas de Burujon. Encore assez méconnues du grand public, las Barrancas sont un lieu naturel où les falaises sont apparentées au Colorado espagnol ou encore à la planète Mars. Même si la légende d’un géant ouvrant les falaises avec son trident fait partie des mœurs, il y a plus de chances que ce soit l’érosion qui ait créé ce lieu exceptionnel.

Un petit chemin avec de nombreux miradors est en cours de création, nul doute que d’ici quelques mois, ce lieu fera parti des passages touristiques.

Nous continuons notre route vers Avila. Nous prenons possession de notre appartement en ville hyper bien placé et très spacieux et nous prenons le temps d’aller déjeuner au Buen Yantar pour goûter à la spécialité de la ville : le chuleton, côte de bœuf d’environ 700g mais dont la viande est élevée ici.
Après un peu de repos, nous partons à la découverte des murailles d’Avila. Les murailles en quelques chiffres, ce sont 88 grosses tours pour un périmètre d’environ 2516 mètres, 2500 créneaux et 9 portes.


Celles-ci sont impressionnantes, que l’on soit en bas, dessus ou en les observant de loin. Nous choisissons de commencer à les parcourir en marchant dessus. Il y a un chemin de ronde d’environ 1700m (environ la moitié des murailles) et le parcours se fait en deux fois (tarif : 5e). La balade au coucher du soleil est particulièrement agréable.



Jour 5 : Ségovie
Nous partons ce matin pour Ségovie, située à environ 45 minutes d’Avila. Ségovie est une ville de la Castille qui mérite vraiment le détour.
Nous commençons la journée par faire le tour de la ville en voiture et la voir depuis ses miradors : l’église de Vera Cruz, très belle église romane gérée par l’Ordre de Malte, la Casa de la Moneda, magnifique palais du 16ème siècle, le monastère del Parral et le mirador de la Pradera de San Marcos avec une vue imprenable sur l’Alcazar.



Là aussi, il est très difficile de se garer, il y a peu de parkings aux abords de la ville et sommes obligés de nous garer proche de l’hôpital à environ 15 minutes à pied.
La ville historique se situe tout en hauteur et il faut donc monter un certain nombre de marches avant de l’atteindre ! Une fois arrivés, nous prenons un petit-déjeuner rapide au Café La Colonial avec churros, cafés et jus de fruits !
Nous commençons la visite par la Juderia, le quartier juif (ou Aljama) ; la communauté juive était ici parmi la plus peuplée de Castille. Mais ils furent contraints de vivre dans une zone limitée, ce qui explique que le quartier juif n’est que sur 3, 4 rues tout au plus.


Quelques centaines de mètres plus loin, par la rue Calle del Marques de Arco ou encore la Plaza Mayor, nous arrivons à la Cathédrale, malheureusement fermée à ce moment. Construite à partir de 1525, la cathédrale de Segovie est la dernière cathédrale gothique réalisée en Espagne. On la surnomme Dame des Cathédrales pour sa hauteur et la profondeur de sa nef.


Nous rejoignons ensuite l’Alcazar à pied. Sa visite se divise en trois : les extérieurs, avec les douves, le pont-levis et le donjon, les intérieurs du château avec entre autres la chapelle et enfin la tour. Il est fortement recommandé de se rendre en haut de celle-ci pour admirer la splendide vue. Ce château fut érigé au 12ème siècle, une fois la ville conquise. Il fut aussi une prison d’état, collège royal d’Artillerie et aujourd’hui Archives Nationales Militaires.


Au retour, nous passons par la Plaza Mayor, l’église San Esteban et arrivons en haut du fameux Aqueduc romain, vestige de ce temps lointain. Véritable chef d’œuvre architecturale extrêmement bien conservé., le point culminant de cette construction est atteint sur la Plaza del Azoguejo avec 28,10 m de haut et un total de 167 arcs. Si l’on observe bien l’aqueduc, on remarquera que les blocs, dont certains pèsent 2 tonnes, tiennent ensemble sans ciment ou autre matériau.



Nous terminons notre journée à Segovie par un déjeuner tardif et nous choisissons la Oja Blanca, une taperia sur la Plaza Mayor et face à la cathédrale.
Jour 6 : San Lorenzo de Escorial et Avila
Nous allons ce jour visiter San Lorenzo de El Escorial qui se trouve dans la vallée de la Sierra de Guadarrama. D’ailleurs, nous préférons prendre la route de la Sierra plutôt que l’autoroute, bien plus dépaysante. San Lorenzo fait partie également des visites à la journée depuis Madrid car la ville n’est qu’à une cinquantaine de kilomètres de la capitale.

Le monastère de San Lorenzo est désormais classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco. C’est le roi Felipe II qui a décidé de sa construction en 1558 en l’honneur de son père décédé, afin de faire perdurer les mémoires de sa famille. Il a érigé ici ce qui est devenu le panthéon des rois d’Espagne depuis Charles Quint.


C’est une construction de grande valeur historique et architecturale composée de différents éléments comme la basilique, impressionnante par sa grandeur, ou encore la bibliothèque royale recensant de nombreuses œuvres magistrales. Mais il faut savoir que l’édifice accueille aussi une école privée. La visite dure environ 1h30 et elle coûte 12€.
Dans les sous-sols, on découvre également les panthéons des rois (tous ont leur sépulture ici depuis Charles Quint), mais aussi des princes et princesses . La visite se termine par le Palais des Autrichiens, celui des Bourbons et enfin la salle des batailles avec de très belles fresques des plus grandes batailles espagnoles.



Malheureusement les jardins ne se visitent pas mais la vue sur eux, avec le monastère dans le fond est très belle depuis le parc Adolfo Suarez.


Après la visite, nous faisons une pause au bar FloridaBlanca, ce qui permet un détour par le centre historique de San Lorenzo.
Pour ceux qui sont véhiculés et qui veulent pousser la visite, il est possible de se rendre dans la Vallée de Cuelgamuros (ou aussi surnommé Valle de los Caidos ou vallée des morts) où se trouve la plus grande croix chrétienne d’Europe, symbole des morts durant la guerre civile espagnole. Cet endroit reste toutefois très controversé puisque jusqu’à il y a quelques années, c’était l’endroit où le dictateur espagnol Franco était enterré.
A notre retour sur Avila, nous faisons un tour de la ville. Nous commençons par la très belle cathédrale que nous avions vu depuis les hauteurs des murailles (puisqu’elle est intégrée directement aux remparts) ; elle est l’une des premières de Castille, sa construction ayant commencé en 1091.


La Plaza Mayor ou aussi appelé Mercado Chico est la place principale de la ville, c’est une place fermée avec 4 entrées au chaque coin, et où les bars et restaurants installent leurs terrasses.

On peut aussi visiter beaucoup d’édifices liés à Sainte-Thérèse, puisqu’elle est le symbole de la ville. On trouvera le Couvent Santa Teresa qui est sa maison natale et dont les jardins sont élégants ou tout simplement les yemas de Santa Teresa (qui sont des pâtisseries, spécialités de la ville).


Avila est plutôt une ville tranquille dans laquelle on vadrouille simplement. Pour ceux qui veulent sortir des remparts, il y a un petit chemin qui mène au belvédère des Cuatro Postes, qui permet une magnifique vue sur la ville.


Nous terminons notre journée avec quelques tapas à la Bodeguita del Segundo au pied des murailles, avec bière, tinto de verano et quelques tostas.


Jour 7 : Salamanca
Après un petit tour matinal dans Avila, nous prenons la route en direction de Salamanca et prenons possession de notre appartement, qui se situe en dehors de la ville historique.
Arrivés vers midi, nous nous rendons dans le centre de Salamanque pour une première découverte. Les seuls parkings gratuits et disponibles sont situés de l’autre côté de la rivière.
Nous commençons notre tour par la Plaza Mayor, somptueuse place qui accueille l’hôtel de ville et sur lequel figure les médaillons de certains rois ou encore de Sainte-Thérèse et Cervantes, puis le Mercado de Abastos, marché couvert de la ville.




Nous faisons une belle pause au bar appelé Tapas 3.0, probablement notre meilleur repas de tout le séjour avec le meilleur de toutes les tapas réunies (bières, croquetas, ensaladilla rusa, salmorejo albondigas).

Aujourd’hui, c’est jour de remises de diplômes de la faculté de médecine et les étudiants se promènent dans toute la ville avec leurs familles, les filles dans leurs plus belles robes et les garçons en costume-cravate. Il faut savoir que Salamanca est la ville qui accueille l’une des plus anciennes universités d’Europe (avec Bologne, Oxford, Cambridge et La Sorbonne).

Nous en profitons donc pour la visiter. On s’attarde d’abord sur sa façade, datant du 16ème siècle, et remplie de détails. La tradition veut que l’on cherche la petite grenouille posée sur un crâne humain et cachée dans le décor, ce qui garantirait succès aux examens !
Fondée en 1218, c’est un bâtiment en plan carré avec une cour intérieure et dans chaque galerie des salles de classe. Un superbe escalier en pierre mène à l’étage supérieure, toujours en forme de cloître. C’est d’ailleurs ici que l’on découvre la somptueuse bibliothèque de l’université avec plus de 160 000 recueils.





Autre point majeur de Salamanca, ce sont ces 2 cathédrales ! Et oui, chaque ville christianisée ne peut normalement n’en avoir qu’une. Mais la première étant devenue trop petite pour la taille de la ville, la construction d’une nouvelle était obligatoire. Nous avons mis du temps à comprendre, mais les 2 cathédrales sont en fait collées, très ressemblantes de l’extérieur et seul un passage à l’intérieur permet de comprendre que ce sont 2 édifices distincts : la cathédrale du 12ème siècle et celle du 16ème siècle.


L’ancienne cathédrale est de style roman et se distingue par sa tour. Mention spéciale à son retable qui est très imposant. On peut aussi trouver dans celle-ci la chapelle San Martin, de superbes tombeaux et une fresque au plafond voûtée de Nicolas Florentino.




Quant à la nouvelle cathédrale, de style gothique tardif et baroque, elle est lieu de la vierge de l’Assomption. Elle dispose également d’un très bel arrière-chœur.


Nous terminons notre journée par la traversée du Pont Romain, nous permettant de retrouver notre véhicule. Ce pont, construit au 1er siècle sous l’empereur Trajan, fait partie de la voie romaine de la Plata (de l’argent) qui allait de Mérida à Astorga.

Jour 8 : Villages de montagne
Nous décidons de sortir de Salamanque pour aller visiter les quelques villages de montagne. Direction donc La Alberca, à 1000m d’altitude, dans la région de la Sierra de Francia, le premier village rural à être classé monument historique national.


Après 45 minutes de route depuis Salamanca, nous nous baladons dans le village dont le nom signifie « piscine » (un dépôt d’eau était utilisé par les Arabes pour stocker l’eau du village). Tout le centre-ville se révèle être traditionnel avec des rues pavées et des combinaisons de pierres et bois.
La Plaza Mayor, en forme de carré, est entourée d’arcades et colonnes et est bien sûr situé au centre. On peut également rentrer dans l’Ermita de Saint Antoine, qui est l’église du village. La balade est très sympathique, nous achetons la spécialité du coin, le hornazo, une sorte de pain fourré au chorizo ou jambon.



Nous faisons une pause déjeuner au bar La Nogal qui a une belle terrasse à l’entrée de la ville pour une bière et quelques bocadillos.
Nous faisons également une balade dans le village de Mogarraz. Le style de ce village médiéval de montagne est totalement le même qu’à La Alberca, en bois et en pierres. Mais Mogarraz a une particularité supplémentaire, celle de revivre au temps des habitants à travers une exposition permanente.

En effet, sur les maisons de chaque habitant, sont affichées leurs propres photos d’identité datant des années 60. A l’époque où les pièces d’identité sont devenues obligatoires en Espagne, un habitant décida de photographier tous ses voisins pour leur éviter d’aller jusqu’à Salamanque pour cette démarche. Florencio Maillo, artiste originaire de la ville, pris l’initiative de les afficher sur leurs maisons respectives.



Notre dernier arrêt se fait au Mirador del Portillo qui permet de voir la vallée et la Sierra de Francia.

Nous consacrons notre après-midi à un quartier moins connu de Salamanque, le Barrio del Oeste. Ce quartier est connu pour son street-art et pour son concours permettant aux jeunes de pouvoir peindre les nombreuses portes de garages. Ce concours a permis au quartier en plein déclin de reprendre vie. Les œuvres de street-art se sont au fur et à mesure étendues aux façades d’immeubles.



Jour 9 : Salamanca
Nous reprenons notre visite de Salamanque pour voir tout ce que nous n’avons pas pu voir les premiers jours. Salamanque n’est pas une petite ville et au final, il y a beaucoup à faire.
Nous commençons par la Casa de las Conchas. Cette maison d’art gothique, construite à partir du 15ème siècle, est particulière grâce à ces 300 coquillages qui recouvrent la façade. C’est aujourd’hui la bibliothèque publique de Salamanque (il est possible de rentrer dans le cloitre intérieur).

En face, se trouve l’Eglise de la Clerencia. Avec un immense cloître à 3 niveaux, elle est aujourd’hui le siège de l’Université Pontificale de Salamanque. Une partie de cette église est encore privée, accueillant les religieux qui y vivent.


Tout proche, on découvre cette magnifique fresque qu’est le Cielo de Salamanca. Il faut rentrer dans une salle accessible depuis le Patio des las Escuelas pour découvrir, après s’être habitué à la pénombre à cette peinture au plafond représentant les signes du zodiaque, œuvre de Gallego.


On ne loupe pas le Couvent de los Duenos, ce monastère dominicain de style mauresque, à ne pas louper pour son très beau cloître avec vue sur la cathédrale. Juste en face, on peut découvrir le couvent de San Esteban, lui aussi dominicain.


Notre pause déjeuner se fera à Tapas 2.0, grande sœur de celui-ci testé il y a 2 jours.
Nous passons notre après midi dans le jardin Calixte et Mélibée. Ce magnifique jardin dispose d’une vue exceptionnelle sur les cathédrales d’un coté et sur le couvent San Esteban de l’autre. Il tire son nom d’une tragi-comédie La Celestine, œuvre de l’espagnol Fernando de Rojas, dont les 2 héros sont Calixte et Mélibée. Il se situe dans un recoin, derrière les cathédrales, au dessus des anciennes murailles de la ville.


Enfin, le palacio de la Salina, situé proche de la Plaza Mayor, accueille aujourd’hui le siège de la députation provinciale de Salamanque.


Jour 10 : En route pour l’aéroport
Et voila notre dernier jour dans ces belles régions de Castille. Notre avion étant l’après midi, nous nous rendons au centre d’exposition de Madrid pour découvrir l’exposition Formula 1 . Il s’agit de la première exposition internationale avec expérience immersive sur ce sport. La quasi-totalité des écuries présentes aujourd’hui en F1 ont participé en prêtant ou donnant de nombreux objets ou matériaux liés aux voitures : cela va du simple casque de pilote, au baquet, à l’unité de puissance ou encore la voiture elle-même. Les pièces sont assez exceptionnelles, et les vidéos retraçant également l’histoire sont plutôt bien faites.





Régions peu visitées dans le cadre d’un voyage qui leur est consacré, les grandes villes comme Tolède et Salamanque font souvent l’objet d’escapades à la journée. Mais elles méritent vraiment un détour car en dehors de ces villes, existent de beaux villages et une campagne environnante très agréable, en dehors du flux de voyageurs.
Les plus du voyage
- La variété des tapas
- l’architecture et le mélange de cultures
- voyage facile dans un pays proche de la France
Les moins
- les horaires décalés de repas, pas adaptés pour un enfant en bas-âge
- moins dépaysant





