Danemark

Après un début d’été caniculaire, il nous fallait une destination estivale au climat tempéré. Le Danemark était un choix parfait : une température entre 16 et 24°C et très peu de pluie durant l’été.

Pays des vikings, mais pas le plus visité des pays nordiques, le Danemark se coupe entre partie continentale à la pointe nord de l’Allemagne et une multitude d’îles. Le pays semble tout petit, mais il est en fait le 13ème plus grand pays au monde ! Et oui, car le Danemark comprend aussi les Iles Féroé et le Groenland. Beaucoup d’ailleurs ne le résume qu’à Copenhague alors qu’il y a tant de choses à visiter.

Ce qu’on peut retenir, c’est que c’est certainement l’un des pays les plus heureux au monde. Entre paysages à couper le souffle, facilité des déplacements, accueil chaleureux des habitants et leur goût pour le divertissement (le Danemark est le pays de Christian Hans Andersen et du Lego), nous sommes bien servis !

Jour 1 : Voyage et installation

Après une arrivée rapide l’aéroport, nous enregistrons sur Vueling qui, comparé à Air France, disposait de très bons horaires de vol (c’était sans compter sur un retard d’avion bien sûr). Le temps de vol vers Copenhague est assez court (moins de 2h) et c’est tant mieux. Bien entendu, dans ce petit pays pourtant étendu, nous décidons de louer une voiture, chez Hertz. Les loueurs sont tous disposés à quelques arrêts de navette des terminaux.

La première partie de notre séjour se passera à Copenhague. Nous choisissons de ne pas séjourner dans le centre-ville mais à 4 arrêts de métro seulement, dans la partie pavillonnaire de la ville. Notre arrêt de métro (Bella Center) n’est qu’à 7 /8 minutes à pied, et notre logement, trouvé sur AirBnb, est une jolie petite maison danoise, avec 3 chambres, jardin et de quoi jouer partout ! Après quelques courses, et une première amende (et oui, même sur le parking du supermarché, le disque est obligatoire !), nous profitons largement de cette maison et du repos qu’elle impose.

Jour 2 : Copenhague de long en large

Après une longue nuit de repos, nous quittons notre logement à l’assaut de la capitale. Il suffit de 20 minutes environ pour atteindre la station Kongens Nytorv, point central de la ville. Rien de plus simple que le métro de Copenhague : 4 lignes, dont 1 circulaire (ne pas se tromper de sens) et les 3 autres qui desservent les axes est-ouest et nord-sud. Pour avoir testé les 2 tarifs, le prix d’un ticket est de 3,20 € le trajet (oui oui !) et la journée illimitée de 11,50 €. Avis aux noctambules, le métro tourne toute la nuit.

Nous sortons donc à Kongens Nytorv qui est en danois la place des Rois, la plus grande place de la ville. Ayant pour modèle la place Vendôme à sa conception (on en est assez loin tout de même), elle fut construite par le Roi Christian V en 1670. On retrouve autour de la place le théâtre Royal, l’hôtel d’Angleterre ou encore les « Magasins du Nord ».

Tout à côté, se trouve le fameux canal Nyhavn. Le canal est LA carte postale de Copenhague, celles des maisons colorées au bord de l’eau. L’endroit, même le matin, est très charmant. C’est le même roi Christian V qui demanda sa construction pour rapprocher la ville de la mer. C’est bien entendu ici le soir qu’il faut venir pour chercher l’animation, même si à l’époque l’animation était plutôt pour servir les marins venus chercher plaisir.

Nous allons jusqu’au bout et profitons des quais pour se balader et découvrir sur la rive en face l’Opéra ou le quartier de Christianshavn.

Nous rentrons ensuite dans la rue commerçante Stroget. L’une des plus longues rues d’Europe est parfaite pour une séance shopping avec toutes les marques internationales et nationales, et de toute catégorie. Malgré tous les magasins, le quartier a gardé son charme et architecture d’antan.

Tout proche, nous passons devant la Nicholas Kirke, église devenue centre d’art contemporain et située à la croisée des canaux. Nous traversons sur l’île de Slotsholmen («l’îlot du château ») où se trouve le parlement ChristianBorg Slot (d’ailleurs le président Zelensky est présent ce jour). Ce château représente le centre du pouvoir depuis le 12ème siècle. Il y a d’autres bâtiments sur cette île comme le bureau du 1er ministre, la Cour Suprême, la bibliothèque royale (le fameux Black Diamond, l’un des symboles du renouveau de l’architecture danoise) et ses jardins, le musée des armées et les écuries royales toujours en fonctionnement.

Dans le quartier latin que nous traversons rapidement, nous goûtons à l’une des « spécialités » de Copenhague, le hot-dog. Et oui, les Danois sont friands de street-food et particulièrement le hot dog qu’ils agrémentent d’oignons frits (un peu comme chez Ikea, au final) et de sauce de leur choix. Il faut compter environ 6,5/7 euros pour le hot-dog chez DOP.

Puis nous allons à Rosenborg Slot, superbe château où l’on profite tout d’abord du parc. Résidence d’été du roi Christian IV qui le fit construire en 1606, aujourd’hui le château accueille les collections de la famille royale, entre autres les joyaux de la Couronne.

Comme il est l’heure du déjeuner et de la sieste, on en profite pour se balader dans les parcs environnants : celui du jardin botanique (et ses magnifiques serres), celui du KunstMuseum puis celui qui mène tout droit à Osterport.

D’Osterport, situé au nord-est de la ville, nous visitons le Kastellet. Cette citadelle de 1661 dans un état de conversation irréprochable est aujourd’hui une caserne militaire (on trouve ici la garde nationale et les services de renseignements de l’armée), même si on peut s’y balader librement.

Un petit chemin mène tout droit à la mer, et on tombe directement sur la fameuse petite sirène…Ne soyez pas surpris en la voyant, elle est en effet petite. Symbole de la ville depuis 1913, elle est bien sur inspirée du conte d’Andersen du même nom. Elle fut créée par Carl Jacobsen, fils du fondateur de la brasserie Carlsberg. En tout cas, elle reste bien sur incontournable et on le constate au nombre de touristes qui se pressent devant.

Nous terminons notre journée par la visite de l’église Saint Alban (unique église anglicane du Danemark) et la fontaine de la déesse Gefion devant celle-ci (Gefion représentant la fécondité dans la mythologie nordique).

Jour 3 : Norrebro, Osterbro et Christianhavn

Ce matin, nous décidons de visiter les banlieues de Copenhague, avant de prendre une pause pandriale à la maison. Nous nous rendons dans le quartier de Norrebro, considéré comme l’un des quartiers les plus cools au monde (classement du magazine Time-out). Ancien quartier ouvrier, puis quartier d’immigrés, il est aujourd’hui très multiculturel, apprécié également par les artistes et la jeunesse branchée.

Arrivés par la station Norrebros Runddel, nous commençons par le cimetière Assistens Kirkegade où sont enterrés des célébrités danoises comme Andersen. Le cimetière est plutôt de style anglophone (pierre tombale à même le sol), mais le parc est immense et on alterne entre recoins et grands espaces.

Puis on se balade dans ce quartier bobo où pullulent les cafés et restaurants et on traverse le parc Superkinen, assez original. Ce grand parc comprend 3 zones : la place rouge pour les activités culturelles, le Black square où l‘on joue au Backgammon et aux échecs et le Green Park, l‘aire de jeu.

Puis nous reprenons le métro pour le quartier d’Osterbro qui est à l’inverse le quartier chic de Copenhague. Le quartier est assez grand, car il contient une partie du port (où se situe la petite sirène). Entre magasins huppés, de bouche, ou grands espaces verts, il y a de quoi faire. C’est ici qu’on trouvera également le stade national de football.

Après quelques rues traversées, on déambule dans Brumleby. Ce quartier complétement enclavé, dont l’accès se fait par un portail singulier, est un ensemble de maisons mitoyennes de couleur blanche et jaune, construits pour des immigrés et ouvriers en 1854, lorsque l’épidémie de choléra avait atteint la capitale. Ces maisons avaient été construites pour accueillir des personnes vivant dans des environnements mauvais pour leurs santés. On assiste ici aux premiers logements sociaux du Danemark. Lorsqu’on passe ce portail, le bruit s’arrête et on a l’impression d’être à la campagne. En tout cas, c’est très appréciable de se promener ici.

Après une longue pause faite à notre maison, nous reprenons vers 15h30 cette fois ci en allant à Christiania, sur l’île de Christianshavn. Ce quartier communautaire est devenu libre et autogéré après que quelques résidents décidèrent d’occuper illégalement une base militaire en 1971. Pas d’impôts ici, alors la vie y est moins chère, et pas de règles, donc la drogue entre autres s’y vend (drogue douce, car le reste a tout de même été interdit après des dérives). La ville ferme les yeux pour le moment sur la gestion de ce quartier, même si depuis cet été (peu de temps après notre passage), une fusillade a eu lieu, et la mairie serre de plus en plus la vis (fermeture des vendeurs de hash etc…). Il n’existe pas réellement de risques à se balader ici mais les photos sont totalement interdites. Les maisons sont toutes colorées et il y règne une ambiance pro écolo!

Sur la même île, et tout à côté du quartier Christiania, nous y trouvons l’église en spirale, un des autres symboles de Copenhague (Vor Frelsers Kirke), autrement dit l’église Saint-Sauveur, facilement repérable. Elle se visite mais la réservation est impérative. C’est également l’une des meilleures vues de Copenhague du haut de ses 400 marches.

Sur cette île, on traverse beaucoup de canaux et les quais sont une agréable balade, d’ailleurs récemment aménagés (universités, espaces de coworking), ce qui contraste fortement avec Christiana. Ils nous permettent de voir Christianborg et le Black Diamond (la bibliothèque Royale). Nous terminons notre promenade en traversant le pont, déambulant vers la bibliothèque royale, le DAC (musée d’architecture) et toujours les canaux.

Notre dernier arrêt de la journée est le Radhus. Parmi les plus hauts bâtiments de la ville, l’hôtel de ville existe depuis 1905. L’architecture fait de nombreux rappels à l’histoire de la ville sur sa façade. Quant à l’intérieur, il est tout à fait possible d’entrer dans la grande salle intérieure, la salle des pas perdues magnifiquement éclairée grâce à sa verrière.

Jour 4 : Frederiskberg et Vesterbro

Pour cette dernière journée à Copenhague, nous débutons notre parcours à Frederiksberg, le quartier vert. Officiellement, Frederiksberg est une autre ville, mais elle est souvent considérée comme un quartier de Copenhague. Coin assez chic et huppé, on y trouve par exemple le Zoo de Copenhague, l’un des plus vieux d’Europe (connu d’ailleurs pour accueillir quelques espèces particulières comme les fameux pandas), le château de Frederiksberg (un ancien palais royal abandonné au détriment de l’armée et son école militaire) et un somptueux parc royal que nous visitons.

Nous descendons ensuite la Frederiks Allee, anciennement allée privée du roi pour se rendre de sa cour au parc. Nous découvrons de très belles petites rues adjacentes avec des boutiques et restaurants tout aussi charmants : un passage par la rue Værnedamsveje est obligatoire.

Une petite pluie nous arrête quelques instants et nous reprenons dans le quartier de Vesterbro à l’époque plus communautaire voire carrément mal famé (ancien « quartier rouge » de la capitale). La donne a totalement changé aujourd’hui et le quartier est devenu plutôt bobo branché. On découvre les anciens abattoirs qui ont bien été réhabilités depuis (en restaurants ou bars pour la plupart), cela rappelle le Meatpacking District à New York. Malheureusement fermée à notre époque, il est aussi possible de visiter l’usine de bières Carlsberg, dont l’origine est bien ici.

Nous allons ensuite aux Jardins de Tivoli, situés tout près du Radhus. C’est un célèbre parc d’attractions très ancien de Copenhague, datant de 1843. L’entrée est assez chère, mais il y a plusieurs niveaux pour ceux qui veulent faire des attractions ou non. Les jardins sont somptueux et les attractions nous ramènent dans un ancien temps. En y entrant, on découvre un monde féérique, de contes, tel que le raconte Andersen. Depuis son ouverture, plus de 300 millions de visiteurs ont testé le grand 8 toujours mécanique ou admiré les 400 000 fleurs en parterre.

Nous repassons par la place de l’hôtel de ville puis profitons du haut du quartier latin, en passant par Stroget, la rue commerçante traversée le premier jour, la place du vieux marché avec le Domhuset (cour de justice), l’église St Peter et la tour ronde (un vieil observatoire avec un télescope datant de 1929).

Après avoir gouté un sharwarma dans le quartier de Vesterbro, notre vrai stop déjeuner se fera à Gasoline, une ancienne station essence transformé en corner à burger en plein centre-ville (prix environ 6,5 € le burger).

Marmokirken est ensuite sur notre chemin. L’église de marbre est en forme de dôme de plus de 31 m de diamètre et 50m de haut. L’intérieur de celui-ci est peint des 12 apôtres.

Nous terminons notre visite de Copenhague, par une place circulaire à coté de Marmokirken, qui accueille Amalienborg, le palais de la famille royale pour la saison hivernale. Les gardes royaux sont ici et font des tours de la place, la relève ayant lieu à midi ; il y a en tout 4 palais autour de la place : un pour la reine, un pour le prince héritier et sa famille, un musée, et le dernier inhabité.

Jour 5 : Ferry vers le continent

Nous avons du mal à nous préparer pour quitter cette superbe ville de Copenhague mais nous nous dirigeons finalement vers Odden à la pointe de l’ile du Seeland pour prendre le ferry. La traversée est rapide (1H30) et le bateau est top, bien aménagé avec beaucoup de confort et même une aire de jeu pour enfants. Les compagnies ne sont pas du tout les mêmes selon le trajet que l’on souhaite réserver. Celui-ci était opéré par Molslinjen et nous a couté 73 € avec la voiture.

A l’arrivée à Aarhus, nous préférons nous rendre dans le sud de la ville pour une pause à Marselisborg. Nous gardons la visite de la ville pour le lendemain. Marselisborg Dyrehave est un parc de daims appartenant à la famille royale qui dispose d’une résidence d’été à côté. Les daims et cerfs se baladent librement au sein du parc et on peut même les nourrir, c’est assez impressionnant. N’ayant rien prévu, une Danoise nous donne gentiment des carottes pour les nourrir.

La plage étant juste à côté, nous en profitons. C’est là que se trouve l’Infinity Bridge, un ponton tout en rond et souvent pris en photo.

Notre maison pour les prochains jours se situent à Gjern à environ 40 minutes d’Aarhus ; la maison est fantastique, très tranquille et super confortable, dans un style complétement hygge. Pour ceux qui ne connaissent pas le Hygge, c’est un style de vie qui se définirait par le fait d’être heureux, d’avoir un sentiment de bien-être dans une atmosphère confortable.

Nous ressortons le soir dans Silkeborg, située à 15 minutes de notre logement. Silkeborg est connue pour être au centre de plusieurs lacs, ce qui rend la ville sereine attractive par ses activités nautiques, mais aussi ses quelques musées et son centre historique.

Jour 6 : Aarhus

Le programme du jour est la visite d’Aarhus, après quelques désagréments avec notre voiture (un pare-brise fissuré et un changement de voiture à la station la plus proche).

Nous nous garons proche de la gare mais le parking est assez cher dans les environs. Nous prenons notre déjeuner au Aarhus Street Food Market, ancien hangar de bus bondé aux heures de pointe. L’endroit est hyper sympa, très à la mode et nous prenons un fish &chips et un chicken korma, à des stands différents.

Nous profitons du beau temps pour déjà longer la mer. Nous passons par Dokk1 (la bibliothèque), les quais, sur lesquels il y a beaucoup d’animations lors de la pause déjeuner (beaucoup d’écoliers pratiquent leur sport à ce moment) et les nouveaux quartiers plus au nord, qui, après un bon 1/4 h de marche, nous amène dans un quartier très moderne en termes d’architecture. Certains bâtiments sont assez connus, comme l’Iceberg.

Après cela, et de retour dans le centre-ville, nous traversons quelques rues typiques du quartier latin, dont Graven et Klostergade, mais aussi l’église Klosterkirken et la très belle Mollestien. Mollestien est une rue pavée bordée de petites maisons colorées du 18ème siècle. La rue est très photographiée. Aarhus a le charme d’une ville d’antan puisqu’elle a été bâtie au 8ème siècle par les Vikings et a acquis de l’importance avec la révolution industrielle et son port.

Tout est très animé actuellement puisque c’est le Aarhus Festuge (la fête de la ville célébrée chaque année en août) et le Molle Parken accueille un concert. On trouvera pas mal de concerts en ville mais aussi plusieurs marchés ou food markets. Nous profitons d’une pause pour faire un tour au Kunsthal Park et à son musée d’art moderne.

Tout à côté se trouve le très connu ARoS KunstMuseum. Bon à 25€ l’entrée et peu de temps devant nous, nous y avons renoncé. Ce musée est toutefois l’un des plus grands musées d’art moderne d’Europe ; le bâtiment représente un cylindre dans un cube. L’une des œuvres les plus célèbres est celle de Ron Mueck et son Sculpture Boy de 4,5m de haut. Le musée date de 1859 mais ce n’est qu’en 2004 qu’il a été inauguré avec 10 étages supplémentaires. La fameuse œuvre de Olafur Eliasson, The Rainbow Panaroma sur le toit, en 2011, n’a fait que déployer la célébrité du musée. Cette passerelle colorée des 7 couleurs de l’arc en ciel permet un point de vue circulaire sur la ville. A noter que le musée est encore en pleine extension et qu’une nouvelle aile devrait voir le jour en 2025.

A quelques pas de ce musée, se trouve le Radhus, l’hôtel de ville. D’une architecture plutôt stricte, il faut savoir qu’il a été conçu par Arne Jacobsen, architecte et designer danois qui prônait plus le coté fonctionnel des choses. Parmi ses œuvres connues, on peut voir le SAS Hotel de Copenhague, le Parlement du Pakistan ou coté design le fauteuil Egg.

Nous retraversons le quartier latin sur le chemin du retour et faisons halte au grand magasin SAILING. Type Galeries Lafayettes Danoises, nous y allons surtout pour découvrir le superbe rooftop, ses différents escaliers, coins pour s’installer boire et un verre et ses panoramas !

Nous faisons également un passage par la Cathédrale, de 96m de haut et dont le saint patron Clément est celui des marins et le Kon Museum, l’un des seuls musées au monde sur le genre et l’égalité des sexes.

Jour 7 : Region des Lacs et Aalborg

Aujourd’hui est l’un des seuls jours de pluie, mais nous en profitons pour nous balader autour des lacs de Silkeborg. Nous faisons un tour du lac Almind So et celui de Vestre Sobad. Il y a peu de places pour se garer autour des lacs, mais il y a une centaine de chemins de randonnées à prendre. Nous en prenons un mais la pluie nous arrêtera rapidement. Les Danois eux ne sont pas arrêtés par cela pour pratiquer leur sport sur le lac (canoé ou kayak).

Nous filons à Aalborg, l’une des villes les plus importantes du nord du Danemark, qui sera notre base pour les prochains jours. Après nous être garés proche de la gare, nous déjeunons au Penny Lane Café. Ce petit café fait une formule brunch à l’assiette, et l’endroit hyper sympathique fait aussi boulangerie et boutique.

Aalborg a une situation particulière : elle se situe sur un fjord, le Limfjord, et relie la Baltique et la Mer du Nord, entre nombreuses collines et rivières. Sa création remonte à l’an 1000 avec l’installation d’une communauté viking. L’économie devint florissante avec la pêche au Moyen-âge puis avec la distillerie et les cimenteries plus récemment.

On peut tout d’abord y voir le Utzon Center. Nous ne l’avons pas trouvé si remarquable que cela, mais il est connu car son architecte (Jorn Utzon) est l’architecte de l’Opéra de Sydney. Aujourd’hui ce centre est un lieu culturel. Juste à côté on peut voir la Musikkens Hus, très ressemblante à l’Utzon.

Le centre historique est très intéressant car aussi très ancien. Le plus vieux bâtiment date de 1624 (la maison de Jens Bang) et beaucoup de ruelles sont pavées ; un petit détour par Hjelmerstald vaut vraiment le coup. Il y a également le château, qui est plutôt une vieille bâtisse mais date également de ce siècle.

Impossible aussi de la Cathédrale de la ville, luthérienne, bâtie en 1132. Et bien sûr, Aalborg étant une ville d’eau, une belle balade le long des quais s’impose.

Une fois notre visite de la ville effectuée, nous nous rendons dans notre petit chalet hygge a quelques minutes d’ici. On l’adore ! Il est décoré avec style, c’est très calme et le jardin est adorable !

Jour 8 : Parc National du Thy

Nous consacrons cette journée au Nord-Ouest du pays, sur la côte de la Mer du Nord. Ici, c’est le National Thy Park. Le Parc national est tout de même à 1h30 de route d’Aalborg.

Le Parc National du Thy est l’un des 4 parcs nationaux du Danemark et le premier en 2007 (hors Groenland) à avoir été choisi ; il est principalement constitué de landes, de dunes et de forêts. Après y avoir passé la journée, on constate que l’endroit est plutôt sauvage et assez calme également, en dehors de tout circuit touristique.

Nous ferons donc 3 arrêts dans la journée. Le premier est Stenbjerg, un village de pêcheurs sur la côte, où tout est situé sur une rue menant tout droit à la mer. Les environs sont magnifiques et pour ceux qui le souhaitent, il est possible de partir en mer avec les pêcheurs. Nous passons rapidement par Norre Vorupor, également situé sur la côte ; et enfin nous déjeunons et nous baladons à Klitmoller, que l’on appelle Cold Hawai, car c’est un lieu de surf très réputé… exception faite du jour où nous y sommes allés quand la mer était d’huile. Il y a toute une communauté qui vit, va et vient dans ce village afin de rencontrer les plus grosses vagues du Nord. Nous déjeunons chez Juliette, un petit restaurant français délicieux et très bien décoré !

Une fois rentrés dans notre superbe cabanon, nous allons nous balader en fin de journée à Nibe, situé à quelques minutes de notre logement. C’est là qu’on découvre un petit village totalement typique en bord de fjord avec des maisons rouges, comme on peut les voir dans le Nord de l’Europe !

Jour 9 : Nord Est du pays 

Cette journée est consacrée au nord du Danemark mais cette fois ci à l’est, à la découverte de la pointe septentrionale du Danemark continental. 

Avant cela nous nous arrêtons dans la banlieue d’Aalborg pour découvrir Lindholm Hoje. Cet endroit est un cimetière viking très important qui surplombe Aalborg. 700 tombes datant de l’âge de fer ont été découvertes au siècle dernier. Le site est assez impressionnant, au milieu d’une forêt ; il y a un petit musée à coté pour ceux qui veulent en savoir plus. 

Nous prenons la route vers Skagen, elle est un peu longue mais pas désagréable. Nous nous rendons tout d’abord à Grenen qui se situe la pointe. C’est ici que les deux mers (mer Baltique et mer du Nord) se rejoignent. Il y a beaucoup de monde qui souhaitent observer ce phénomène (et surtout se faire prendre en photo). Pour ceux qui ont le courage, la marche à pied le long de la plage est possible (il y a environ 1km à faire). Pour les autres, comme nous qui ont un enfant à porter, il y a un gros camion monté sur des chaines qui nous emmène directement au bout. C’est un petit coût supplémentaire qui évite bien des soucis ! 

La plage est plutôt sympa en soi, et c’est assez drôle d’observer ces 2 mers, qui se rencontrent sans jamais se « mélanger » ! Le même phénomène est visible à Gibraltar par exemple.  

Ensuite nous nous rendons dans la petite ville de Skagen, plutôt très mignonne et assez colorée (beaucoup de bâtiments sont en jaune ou blanc). La ville est assez typique, très attirante pour les artistes, il y a même des anciens rails qui la traversent, un port, et le centre est animé, on en profite pour pique-niquer.  

Reprenant la route, nous allons cette fois à l’Eglise ensablée. Après quelques minutes de marche, nous découvrons un clocher dans le sol ! En effet, toute cette zone au nord repose sur des sables très mouvants. Autrement appelé Eglise Saint Laurent, elle a été bâtie au 14ème siècle afin d’être la plus grande église de la région. Le bâtiment a fermé en 1795 quand le sable devenait trop présent. Il est tout à fait possible de rentrer dans le clocher.

La dernière étape de la journée sera Rabjerg Mile qui est une dune mobile. Cette dune étant tellement mouvante que celle-ci ne se trouve même pas en bord de mer.  La dune représente environ 4millions de mètres cube et se déplace d’environ 15m par an. On a l’impression de marcher dans le désert  du Sahara ! 

Jour 10 : Retour à Aarhus

Notre séjour dans le nord étant terminé, nous repartons en direction de la Fionie ; mais comme nous avons beaucoup de route à faire, nous décidons de faire un stop à Aarhus qui se trouve à mi chemin. Une journée à Aarhus était bien trop courte à l’aller. Nous profitons donc de cette pause en chemin pour visiter Den Gamle By que nous n’avions pas pu voir lors de notre premier passage. C’est une vieille ville reconstituée, à ciel ouvert. 75 maisons issues de tout le pays ont été déplacées de leur site d’origine pour être remontées ici. C’est un vrai voyage dans le temps, plusieurs périodes sont représentées : 1864 avec sa boulangerie (où l’on peut acheter des spécialités de l’époque), la mairie ou quelques résidences luxueuses – 1927 et sa librairie ou son magasin de savons et parfums – 1974 avec quelques habitations typiques de l’époque et sa rue piétonne – et enfin 2014 pour l’époque la plus contemporaine.

Nous y passons plus de 2h et c’est le minimum. Chaque rue, chaque magasin, ou encore chaque maison/appartement peut etre visitée et c’est très réel. Il y a même de faux habitants / comédiens qui jouent leur rôle.

Après avoir pris un déjeuner rapide, nous reprenons notre route en direction d’Asperup, sur l’île de Fionie, où se trouve notre logement. Nous profitons de l’après-midi tranquillement, la plage n’est qu’à quelques minutes à pied.

Jour 12 : A l’est du continent

Malgré notre présence sur l’île de Fionie, nous consacrons cette journée à la partie continentale, en retraversant le pont qui nous mène en Jutland pour visiter les villes de Vejle, Kolding et Christiansfeld.

Velje est principalement connue pour son architecture moderne. Nous commençons sa visite en se mettant à distance afin d’avoir une vue générale sur la ville, de l’autre côté du fjord, dans le parc Skyttehushaven. C’est ainsi que nous découvrons les vagues, ou Bolgen en danois, un complexe résidentiel s’inspirant de l’opéra de Sydney de Utzon. Son architecte Henning Larsen (dont les principales œuvres sont l’Opéra de Copenhague ou le lycée Français de Hong-Kong) a aussi trouvé l’inspiration dans la géographie des lieux dont le fjord et les collines.

Décédé avant la fin de la construction, il a toutefois contribué au développement de ce quartier avec entre autres le Kayak Club ou le Fjordenhus, première œuvre réalisée entièrement par Olafur Eliasson, 4 cylindres flottant sur l’eau. Seul le rez-de-chaussée est ouvert au public.

Quant à Kolding, c’est l’une des plus anciennes villes du Danemark. Le centre est entièrement pavé, et on peut tomber sur quelques maisons médiévales et/ou à colombages datant du 16ème,, principalement sur la rue Helligkorsgade.

L’attraction principale, Koldinghus, est le château du 13ème siècle surplombant le lac Slotso, dont on peut faire le tour pour avoir les plus belles vues. Le château date de 1238 et a été plusieurs fois détruit par des incendies, mais sa restauration est impeccable.

Enfin, parmi les principaux points, on peut aussi noter de voir le Radhus ou la Nicholas Kirke. Nous prenons également le temps du déjeuner pour goûter aux fameuses « smorrebrod », spécialités danoises sous formes de tartines et c’est plutôt réussi au restaurant Valdemar.

Notre dernier arrêt sera à Christianfeld. Inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco, cette ville construite en 1773 sur un plan très rectiligne abrite une communauté Morave (une branche du courant luthérien allemand). Rien ne transparait réellement au cœur de la ville et les bâtiments officiels habités par les religieux ne se visitent pas. Ils prônent un urbanisme protestant, avec des maisons d’un étage maximum, jaunes, tous homogènes. L’unicité de la ville la rend remarquable.

Nous ne pouvons rentrer que dans l’église, qui n’en parait d’ailleurs pas une de l’extérieur mais peut contenir jusqu’à 1000 personnes. Quant au cimetière, où les hommes sont séparés des femmes, aucun signe distinctif, la sobriété règne devant Dieu.

Jour 12 : La Fionie

La Fionie est l’ile centrale au Danemark, entre la péninsule et le Seeland. Elle permet également de rejoindre de nombreux archipels au sud de l’île.

Nous commençons notre visite de l’île par Odense (Odense vient d’Odin, dieu viking), 3ème ville du pays et surtout LA ville de Christian Hans Andersen, l’auteur des contes qui ont bercé nos enfances. La ville a organisé un parcours à travers les pas du célèbre écrivain (le vilain petit canard, la petite sirène ou encore la reine des neiges, parmi les histoires les plus connues), en suivant les souliers imbriqués dans le sol. Les vieilles rues que nous traversons sont pleines de caractère et confère à Odense beaucoup de charme, on comprend l’inspiration d’Andersen. D’ailleurs, nombreuses de ces rues sont entièrement piétonnes.

Parmi les lieux qui lui sont consacrés, on peut visiter la maison où il est né (Paaskestræde), sa maison d’enfance, petite maison jaune faisant face au tout nouveau musée. Le musée Andersen, inauguré en 2021, retrace à la fois sa vie, son œuvre mais aussi le contexte historique de son époque avec des reconstitutions d’habitations, le tout de manière sensorielle et immersive.

Au delà d’Andersen, il y de nombreuses belles choses à voir comme le Radhus et sa place immense ou encore l’église Saint-Alban (ou Saint Knud en danois qui fut un roi canonisé dans cette même église) et Moentergarden, le musée de la ville, à ciel ouvert.

Pour notre 2ème arrêt sur l’île, nous avons choisi le château d’Egeskov. Nous pensions visiter un simple château et nous trouvons un parc immense avec de multitudes de choses à voir, un beau développement de la part des propriétaires qui ont su attirer plus de 200 000 visiteurs par an.

Quoi de plus beau que d’arriver et de tomber nez à nez avec un château sortant tout droit d’un conte, posé sur un lac et entouré de jardins magnifiques. Le château a été construit en 1554 sur des pilotis en chênes, au milieu du lac (Egeskov voulant dire forêt de chênes). Au total ce sont 66 pièces, 200 fenêtres et une grande partie du château encore habitée par les propriétaires actuels.

Quant au parc de 20ha, on peut tout simplement y découvrir un labyrinthe de haies, une grande aire de jeu, des musées (musée de la moto, de la voiture, musée de l’outdoor etc etc …). Nous profitons de ce magnifique endroit pour déjeuner sur l’une des aires. Attention, tout cela a un prix : 35 €uros par personne l’entrée.

Nous terminons notre journée par traverser le pont du Grand Belt, un pont suspendu de 7km (et cher ! 36 € la traversée !), qui nous amènera de nouveau sur l’ile de Seeland (île de Copenhague) où se trouve notre logement pour la dernière partie du séjour.

Jour 13 : Ile de Mon

Il n’est pas facile de faire des choix quand nous arrivons aux derniers jours. Sur l’île de Seeland, à part Copenhague, il y a une multitude de choses à faire. Nous décidons alors d’aller sur l’île de Mon, tout au sud de Seeland et accessible par un pont. Et quelle belle découverte nous faisons. L’île de Mon est pleine de charme avec ses falaises de craies, ses maisons authentiques, l’animation des villages…

Nous commençons par les falaises blanches de Mons Klint. Très faciles à trouver, elles sont accessibles à tous. En effet, il y a un très grand parking (prix à la journée donc autant en profiter) puis une multitude de chemins à prendre : certains contournent les falaises, d’autres descendent à leurs pieds et certains vont en forêt. Nous choisissons celui qui longe les falaises. Le point culminant est de 128m et il permet un panorama intéressant sur celles-ci et l’eau très claire en dessous (on appelle ces eaux les Caraïbes froides !).

Nous faisons un stop à Stege, la « capitale » de l’île et prenons notre déjeuner en terrasse sous un ciel bleu au Café Frederik VII. Véritable havre de paix, la petite ville est hyper sympathique, il y a même une fête médiévale au moment où nous y passons.  Le tour est rapide mais très agréable, il faut tout de même s’attarder sur son église avec son architecture singulière.

Dans un même style architectural, nous nous rendons à l’église d’Elmelund, une des plus anciennes du Danemark (11ème siècle). La décoration est fascinante, avec tant de détails (ce sont des scènes où l’on peut voir par exemple le jardin d’eden). Cela rappelle des fresques naïves Son décor extérieur est tout aussi incroyable. Les églises de Fanefjord et de Keldby peuvent être visitées à la place ou en complément de la première.

Le temps étant au beau fixe, nous terminons la journée, en profitant du jardin de la ferme où nous logeons.

Jour 14 : en route vers l’aéroport

Nous arrivons au dernier jour de notre voyage ! Nous devons reprendre notre vol à Copenhague en milieu d’après-midi. Nous décidons alors de faire 2 stops avant d’atteindre l’aéroport. Tout d’abord Koge sur la côte : cette petite ville entièrement pavée accueille une fête (encore oui) sur cette journée.  En effet, la ville date du Moyen-Age et conserve une atmosphère particulière avec de belles maisons du 16 et 17ème siècle. Parmi les immanquables, l’église de Koge, bâtie au 12ème siècle, est incroyablement préservée.

Notre arrêt suivant est Amager, qui est la quartier « plage et port » de Copenhague. Nous prenons notre pique-nique et profitons d’un magnifique temps pour ce dernier jour. Longtemps quartier détesté, il a fallu attendre les années 2000 pour obtenir une station de métro dans les parages. Nous traversons le port, puis le strandpark où nous nous baladons, où tout type de sport peut etre pratiqué : kite surf, kayak, planches. Beaucoup viennent aussi avec leur barbecue. Encore plus étonnant, nous tombons nez à nez avec un sauna remorque ambulant.

Ainsi s’achèvent nos 2 semaines au Danemark, une belle découverte pour ce petit pays d’Europe, mais avec tant de choses à voir. Pour ceux qui aiment les road-trips, rien de mieux qu’un itinéraire dans ce pays scandinave où les étapes se font très facilement.

Les plus du voyage

  • Peu de touristes même en pleine saison
  • Le pays est très « kids-friendly »
  • L’anglais est parlé par tous

Les moins

  • La vie très chère (musées, restaurants, hébergements…)
  • un climat tempéré l’été
  • Pas de culture gastronomique

Publié par Gaelle T

Voyageuse dans l'âme, aventurière maintenant chevronnée, je continue ma route sur les chemins de traverse du monde...

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