Afrique du Sud

Road Trip de 16 jours en août 2024

En août dernier, nous avons embarqué pour une aventure inoubliable en Afrique du Sud, pays qui mêle une nature sauvage très variée, une culture vibrante et des paysages à couper le souffle. De la rencontre avec les « Big Five » dans les parcs nationaux, à la découverte de villes comme le Cap, notre voyage nous a plongé au cœur d’une incroyable diversité. Cela aura été l’occasion de découvrir un nouveau pays (deux même !) entre safaris, randonnées et plongée dans l’histoire fascinante que possède l’Afrique du Sud. 

Son histoire, d’ailleurs, est aussi riche que complexe. Elle a été marquée par des siècles de luttes, depuis sa colonisation au 17ème siècle, jusqu’à nos jours avec l’apartheid qui a marqué à jamais les Sud-Africains mais qui ont su trouvé leur figure en la personne de Nelson Mandela. Aujourd’hui, le pays se relève avec fierté et se distingue par sa résilience. C’est ce qui lui vaut le surnom de « Rainbow Nation ». 

Prépare-toi à vivre dans cet article notre itinéraire de 15 jours en Afrique du Sud et au Eswatini et découvrir ainsi tous nos coups de cœur. 

Jour 1 :  Journée de voyage 

Comme d’habitude, la première journée est celle consacrée au voyage. Notre destination finale : Le Cap ou Cape Town en Afrique du Sud. Nous avons choisi de voler via Lufthansa, car la compagnie vole vers cette ville (contrairement à Air France qui ne fait que des Paris-Johannesburg). Le vol est de nuit via Francfort, notre voyage débute donc en milieu d’après-midi, avec quelques difficultés (très long enregistrement, retard de nos 2 vols…). La deuxième partie du voyage durera toute la nuit (vol Francfort – Cape Town d’environ 11h) avec une arrivée vers 10h du matin au Cap.  

Notre choix s’est porté sur l’Afrique du Sud car l’avantage est qu’il n’y a aucun décalage horaire avec le France. Alors oui, le vol fut long, surtout avec une enfant de 2 ans, mais nous tenons le rythme à l’arrivée ! 

Jour 2 : Première découverte de nos quartiers à Hout Bay 

A notre arrivée, le passage aux douanes est extrêmement long (au moins 45 minutes) mais les bagages ont le mérite d’être déjà là ! Nous avons loué une voiture pour ces 4 jours au Cap, chez First Car pour 85 euros. Grâce à elle, nous nous rendons à notre camp de base pour ce séjour, Hout Bay. Nous avons choisi Hout Bay, car c’est une banlieue chic, calme et résidentielle du Cap, au bord de l’océan et située à mi-chemin entre le centre-ville et la péninsule du Cap de Bonne-Espérance. Petit rappel sympathique, la conduite se fait à gauche en Afrique du Sud, c’est une habitude à prendre ! 

Notre maison à 2 étages est idéalement située dans un quartier sécurisé, à une traversée de route de la plage. Elle a 4 chambres, une belle terrasse et un très grand salon, le seul hic c’est le froid au Cap à cette période. Même si les journées sont belles, les nuits sont fraiches, et le feu de cheminée ainsi que les chauffages électriques sont obligatoires. Avec cette « surconsommation », nous serons sans électricité le dernier soir. Et oui, en Afrique du Sud, l’électricité se recharge comme un téléphone, en achetant du crédit ! Heureusement le propriétaire rechargera pour nous gratuitement de quoi finir notre séjour ! 

Après 30 minutes de trajet depuis l’aéroport, nous allons déjeuner chez Dunes, un restaurant de Hout Bay, parfait pour une première introduction au bord de l’eau, avec comme spécialité le fish and chips (repas : 10€/personne). Comme beaucoup de restaurants ici, il y a une belle aire de jeux pour les enfants. 

Pour cette première journée, nous nous contenterons de balades sur la plage, dans les rues commerçantes de Hout Bay, qui est également un port de pêche actif, et faire nos courses à Pick and Pay pour notre séjour au Cap. D’ailleurs c’est l’occasion pour rappeler qu’en Afrique du Sud, l’alcool s’achète dans une partie séparée du magasin principal et donc réservé aux plus de 18 ans. 

Jour 3 : Cap de Bonne-Espérance

La nuit complète au sein de cette maison nous a permis de récupérer du peu de sommeil de l’avion. Notre journée sera consacrée à la péninsule du Cap de Bonne Esperance.  

Nous commençons par la plage de Muizenberg, connue pour ses cabanes victoriennes colorées. Après quelques déambulations dans ses rues pour les démarches classiques de l’arrivée (comme retirer de l’argent), nous nous arrêtons boire un café au Hang Ten Café. Puis nous allons nous promener sur la plage (l’Océan Indien ici), appréciée des familles et des surfeurs, et prenons le temps de photographier les cabanes. D’ailleurs comme un panneau l’indique au centre de surveillance, le dernier requin a été vu le 26 mai sur cette plage. 

Nous prenons la route en direction de Kalk Bay. Nous nous arrêtons sur le port assez pittoresque et faisons un petit tour dans ce village tout en longueur, que les rails et l’océan longent. Les boutiques en ville sont assez vintages et valent le détour. 

Notre arrêt suivant est à Boulders Beach, bien connu pour ses manchots d’Afrique. Nous faisons une halte déjeuner au Cafe Penguino qui propose des sandwichs, quiches et cafés à toute heure (7€/personne). Les singes rôdent autour du restaurant en quête d’un peu de nourriture. 

Boulders Beach, lieu incontournable de la région, fait partie du parc national de Table Mountain. L’entrée est donc payante (190 Rand l’entrée, les enfants moitié prix, les enfants de moins de 3 ans ne payent pas). Un chemin en planches sécurisé et en hauteur mène jusqu’à une plage où la colonie de 3000 manchots (ou pingouins africains) sont rassemblés. C’est super mignon à regarder, d’autant que le décor autour – plage de sable fin et eau translucide – est magnifique. 

Notre étape suivante est le Cap de Bonne Espérance, la pointe sud du continent Africain. Il fait également partie du Parc National (Cape Point Table Mountain National Park) et repayons donc de nouveaux droits d’entrée. Nous débutons tout d’abord par Cape Point où se trouve le phare, situé sur un promontoire et datant de 1859. Une fois garés à son pied, 2 possibilités : un funiculaire (ou navette quand le funiculaire ne fonctionne pas) ou à pied. Nous montons donc à pied jusqu’au phare d’où la vue est splendide sur les 2 côtes. Mais nous ne sommes pas à la pointe !

Le Cap de Bonne Espérance se situe en contrebas. D’ailleurs les 2 points peuvent se relier via un sentier d’1h30 environ. Nous nous rendons donc en voiture au cap, et croisons des autruches, des koudous et des singes qui se baladent en liberté.  C’est ici que l’on peut prendre la fameuse photo « point le plus au Sud du continent Africain », là où se rencontrent l’Océan Indien et l’Océan Atlantique.

On peut passer beaucoup de temps dans le parc, car il y a de nombreuses balades pour aller à la rencontre de la faune et de la flore, mais l’on peut aussi découvrir les immenses falaises ou encore les plages de Diaz Beach ou Buffels Bay (attention la baignade est interdite). L’extrémité du parc peut etre loin de l’entrée, alors prudence quant à l’heure de départ, car le parc ferme assez tôt (en l’occurrence 17h lorsque nous y étions).  

Nous reprenons la route avec un bel arrêt photographique à Scarborough et à Kommetje, plages somptueuses de l’Océan Atlantique. 

Nous terminons la journée avec la magnifique route scénique de Chapman’s Peak Drive qui arrive tout droit sur Hout Bay. En 114 virages sur 9 kilomètres, cette route est payante (64R le péage) mais elle longe la péninsule à même la falaise. En fin de journée, avec le coucher du soleil, c’est d’autant plus magnifique. 

D’ailleurs, pour cette journée de visite autour du Cap de Bonne-Esperance, il est important de réaliser la visite dans le sens des aiguilles d’une montre pour avoir toujours le soleil derrière soi. 

Jour 4 : Centre-ville de Cape Town

La pluie nous accompagne ce matin. Nous faisons donc une petite halte au Bay Harbour Market qui ouvre à 9h30 le week-end. C’est un marché couvert sous une halle, où se vend plein de petits créateurs et avec un certain nombre de stands de nourriture et boissons. Il y a même en son centre un feu pour faire cuire la viande au barbecue.

Une fois le ciel éclairci, nous nous rendons dans le centre de Cape Town. Nous choisissons de nous garer proche de l’ancien château. Nous tombons sur un parking avec un prix fixe par heure (pour autant, nous n’avons vu personne noter notre heure d’arrivée, mystère !) mais il faut savoir qu’en Afrique du Sud, les parkings sont habituellement gardés par des personnes qui réclament une pièce à la fin. C’est dans les mœurs, il faut donc toujours avoir des pièces de 5 et 10 rands sur soi.

Cape Town semble très calme en ce samedi. Si j’ai un conseil pour visiter le centre-ville, je recommanderai plutôt un jour de semaine où l’activité doit battre son plein, le centre-ville est plutôt axé business. Nous commençons par le Château de Bonne-Espérance, érigé par les Hollandais au 17ème siècle, qui est un fort Vauban en forme de pentagone. Le château se visite et permet de belles vues sur Grand Parade.

Grand Parade est la place principale de la ville. Son histoire est chargée puisque c’est ici que les Hollandais sont arrivés et qu’ils vendaient les esclaves. Sur la place, se trouve également le City Hall, la mairie de la ville, là où Nelson Mandela a prononcé son premier discours après ses 27 ans de détention en février 1990.

Nous passons ensuite par la St George’s Cathedral, principale représentante de l’église Anglicane Sud-Africaine. C’est dans cette église qu’ont été déposés les cendres de Desmond Tutu, célèbre archevêque qui lutta durant l’Apartheid. 

Puis nous prenons l’allée Government Avenue, un chemin piéton qui permet de longer d’un côté le Company’s Garden, que nous traverserons, actuel jardin botanique datant du 19ème siècle et le Parlement Sud-Africain de l’autre.

Puis nous partons en expédition sur l’une des collines du Cap. Sur le chemin, on se fait surprendre par le Noon Gun. Installé sur Signal Hill, le canon de midi est tiré tous les jours sauf le dimanche, son tir permettait à une certaine époque aux soldats de régler leurs montres.

Nous continuons donc en direction du quartier de Bo-Kaap dont le nom signifie non pas « beau » mais « hauts du Cap » en afrikaans. C’est le quartier malais, car c’est ici que se sont installés les esclaves d’origine malaise/indienne ou indonésienne lorsqu’ils ont été libérés dans les années 1830. Le quartier est pittoresque avec des maisons colorées dans des rues pavées (la plupart se regroupent sur Wale Street).

Nous décidons d’aller déjeuner à Bo-Kaap Kombuis, ce restaurant typique du quartier, se situant sur les hauteurs. D’ailleurs, la vue est magnifique de leur terrasse. Nous mangeons des plats tel que des butter chicken, des currys ou des boboti (viande hachée).

Puis nous redescendons sur les rues plus commerçantes du Cap, tels que Long Market, Bree Street et Long Street. Même si ces rues sont considérées comme des artères principales avec de nombreux bâtiments victoriens, nous n’y retrouvons pas l’animation escomptée ; au contraire l’ambiance est plutôt glauque et le coin est fréquenté par des sans-abris ou des junkies. Bien que pas méchants, cela ne rend pas la ville attrayante.

Nous reprenons notre voiture pour cette fois-ci aller au Victoria et Albert Waterfront. Le bord de mer et le port historique ont été aménagés sur l’ensemble des quais, et là, l’atmosphère est top, surtout le week-end quand les gens sont de sortie. Il y a plusieurs musées : le musée d’Art contemporain Zeita MOCAA (dans un ancien silo à grains), le Two Oceans Aquarium, plusieurs centres commerciaux intérieurs, la tour de l’horloge ou le Watershed qui est le marché de créateurs.

Nous rentrons à Hout Bay par la route qui longe l’Océan, c’est l’occasion de découvrir les quartiers de See Point et Green Point, où est situé le fameux stade de rugby.

Jour 5 : Aux alentours du Cap 

Le soleil met un peu de temps à sortir durant ces jours d’hiver alors nous commençons par le jardin botanique Kirstenbosch, jardin botanique de 36ha, que nous visiterons en moins de 2h. C’est ici que l’on peut admirer la flore unique du Cap (plus de 7000 espèces végétales d’Afrique Australe sont cultivés ici dont les oiseaux de paradis) à travers des sentiers de randonnée. Il y a également une très belle canopée qui permet de s’élever au milieu des arbres. La vue sur Table Mountain est imprenable depuis les jardins (il y a même 2 sentiers de randonnées qui mènent au sommet). Le jardin est sympathique mais ne constitue pas une visite essentielle à mes yeux (tarif de 230R/personne). 

La région du Cap est connue pour sa viticulture. Bien que les domaines les plus connus se situent plutôt à Stellenbosch (à 1h du Cap), il y a toutefois quelques domaines dans la vallée de Constancia. Nous choisissons le domaine de Beau Constancia. Beau Constancia est situé à la croisée des routes du centre-ville du Cap et du jardin de Kirstenbosch. Le domaine a une très belle terrasse extérieure ou l’on peut faire une dégustation de 4 vins chacun pour la modique somme de 130 rands (soit environ 7€/ personne). Nous découvrons alors les 4 vins standards de la Maison dont le nom n’est « Pas de Nom » (original !). Il y a également une dégustation avec les vins plus qualitatifs. 

Après ce petit apéritif, nous passons au Bay Harbour Market de Hout Bay. Nous y étions passés la veille et l’envie de s’y arrêter pour déjeuner nous a plu. En terrasse, nous nous installons avec un fish and chips et un combo de shawarmas (pour 235R le tout). 

Puis nous tentons de nous rendre à Table Mountain. Table Mountain (en français la montagne de la table), c’est LE sommet de Cape Town. Agée de 600 millions d’année, et culminant à 1088m, elle est le symbole du Cap. Habituellement, un téléphérique y mène, mais des travaux sont généralement effectués chaque année en août. Nous voulons nous rendre au départ de ce téléphérique, mais le sommet reste bouché (il faut savoir qu’il faut un peu de chance pour voir Table Mountain, sa tête est souvent dans les nuages) et en plus la route est fermée. Pour les plus courageux, il y a un certain nombre de chemins de randonnées qui mèneront au sommet mais ce ne sont pas des randonnées faciles.  

Nous allons donc sur Signal Hill, qui est la montagne, face à Table Mountain, et la vue sur Table Mountain et sur toute la ville du Cap est superbe : on distingue facilement le quartier de Bo-Kaap, de Waterfront ou encore le stade national de rugby ! Depuis l’autre côté de Signal Hill, on découvre bien évidemment l’océan. 

Nous finissons notre après-midi par Clifton Beach n°4 qui est une superbe plage (Clifton a plusieurs plages toutes aussi magnifiques les unes que les autres). Abritée des vents et coincée au pied d’une colline, le coucher de soleil est parfait ! 

Nous faisons également un stop à Camps Bay, autre banlieue du Cap, assez chic, ressemblant fortement à Hout Bay. On pourrait presque la comparer à Miami Drive ou Beverly Hills avec sa longue avenue le long de la plage. 

Jour 6 : Vers le Kwazulu-Natal 

C’est une journée de transit un peu compliquée avec beaucoup de transports. Notre vol à direction de Durban part à 10h, et nous devons nous lever tôt. Nous tombons en plein dans les embouteillages du Cap qui nous mettront un coup de stress supplémentaire. Nous voyageons avec Fly Safair, une compagnie low-cost national qui fait Le Cap-Durban en 2h. 

Nous récupérons notre voiture chez Firefly à l’aéroport de Durban, et nous la rendrons dans 10 jours à l’aéroport de Johannesburg. Cette réservation nous coûte environ 260€. C’est en tout cas parti pour 2h de route car Durban n’est pas notre destination finale. Nous nous rendons à Hluhluwe, qui sera notre point de chute pour les 3 prochaines nuits.

Une fois arrivés, nous nous rendons au Ngweni Railroad Café & Brewery qui est l’endroit où nous devons payer la réservation de notre maison C’est d’ailleurs un lieu très sympa avec boutiques, jeux pour enfants, brasserie. Puis après quelques courses, nous nous rendons dans notre maison. Au milieu de la jungle, et avec une vue splendide sur le lac St-Lucia, notre maison est bien équipée, avec un très grand jardin.

Jour 7 : Sainte-Lucie et ses environs 

Notre choix pour la journée se porte sur Sainte-Lucie, située sur la côte, au bord de l’Océan Indien et à 1h de Hluhluwe. Sainte-Lucie est une petite ville, toute en longueur et où tout se regroupe sur l’artère principale MacKenzie Street, mais son intérêt repose en sa situation sur un estuaire. La rue étant une ancienne piste d’hippopotames, ils leur arrivent de déambuler en pleine nuit, il faut etre prudent ! 

La première chose à faire est une croisière sur l’estuaire. Au tarif de 280R (environ 14€), les croisières partent d’un parking au bout du village pour une durée de d’environ 2h. On ne fait pas beaucoup de kilomètres sur la rivière mais pas la peine, le but est de voir des hippopotames ! Et on voit à la pelle ! Nous ne sommes parfois qu’à 1mètre, c’est impressionnant ! La croisière est censée nous permettre de voir des crocodiles mais eux ont décidé de se cacher ! La croisière est hyper sympa et le capitaine-guide sait bien nous indiquer les animaux (hippos et oiseaux).  

Nous déjeunons à Braza, restaurant aux influences du Portugal, de l’Angola et Mozambique ; en effet le Mozambique est à quelque kilomètres à vol d’oiseau, et les influences de cette ancienne colonie sont assez fortes et reconnues dans la cuisine. C’est l’occasion de manger de bonnes viandes grillées mais aussi du poulet braisé pour environ 10€/personne.  

L’autre intérêt de Sainte-Lucie est qu’elle est située à l’entrée des Eastern Shores du parc ISimangaliso Wetland Park, une vaste réserve toujours au bord de l’Océan Indien. La réserve, classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco, s’explore en solo, au bord de son propre véhicule. Les pistes sont toutes en très bon état, c’est l’occasion de voir des rhinocéros, des éléphants (nos premiers ! mais ils sont bien au loin), hippopotames, phacochères etc… La réserve est un cul de sac, et la route nous permet plusieurs petits arrêts comme Mission Rocks, Catalina Bay ou le point de vue du Mount Tabor.

Le dernier arrêt est Cape Vidal. La plage de Cape Vidal, de sable fin, est extraordinaire et paradisiaque avec des dunes hautes et boisées. On croise pas mal de personnes venues gouter aux joies de la plage sécurisée, mais aussi nos amis les babouins. Nous quittons les lieux vers 15h30 pour ne pas arriver de nuit à notre logement. 

Jour 8 : Parc Hluhluwe – Imfolozi Park 

La journée sera consacrée au IMfolozi Park pour entamer ici notre tout premier safari ! Le parc est l’une des plus anciennes réserves d’Afrique du Sud (1895), connu pour ses efforts pour la conservation des rhinocéros blancs. Le parc n’est pas très connu et pourtant il a les faveurs des touristes qui passent dans le coin. En plus d’avoir moins de fréquentation que le fameux Parc Kruger, il a la chance de cacher les animaux du Big Five. L’idéal est toutefois vraiment de visiter ce parc en premier, et de garder le Kruger pour la fin, sans quoi cela resterait une déception. Effectivement, l’IMfolozi Park couvre environ 960km2, soit à peine 1/20ème du Kruger. 

Avec ses paysages montagneux, des lignes de crêtes pour voir au loin et l’absence de végétation à certains endroits, cela rend le lieu très propice à l’observation de la faune. Facile de voir donc le Big Five ? Avec un peu de chance oui, mais ici nous n’aurons vu ni lions ni léopard (pour rappel le Big Five réunit l’éléphant, rhinocéros, le buffle, le lion et le léopard). 

Mais nous allons pouvoir voir tout le reste, et dans une tranquillité absolue : rhinocéros, buffles, zèbres, dyalas, duikers (différentes sortes d’antilopes), oiseaux en tout genre. Des phacochères nous attendent même à l’accueil. L’entrée est de 140R/personne pour la journée complète. C’est un safari qui s’effectue avec sa propre voiture. Le parc est aussi connu pour ses randonnées organisées sur plusieurs jours grâce à un très grand réseau de sentiers. Le parc est immense, il mériterait surement que l’on y reste plusieurs jours. Pour ceux qui ont le temps ou qui séjournent dans le parc, alors il est possible de réaliser des game drives avec des guides.  

Nous rentrons par Memorial Gate (l’entrée la plus proche d’Hluhluwe), mais il y a d’autres entrées plus au sud. Il n’y a pas beaucoup d’aires de repos ou de parkings sécurisés pour faire des pauses, nous déjeunerons donc au HillTop, qui est l’un des hôtels/camps du parc. Celui-ci possède un restaurant et une petite échoppe (notre repas nous coûtera environ 11 €/personne). 

C’est une journée très chaude, nous aurons vu beaucoup d’animaux jusqu’à la pause déjeuner puis ils seront de retour après 15h, lorsque les températures commencent à descendre. Nous rentrons à nouveau à la tombée de la nuit. 

Jour 9 : Traversée du Eswatini

Après 3 jours autour d’Hluhluwe (qui se prononce Chluchluwe), nous nous dirigeons vers le nord pour traverser le Eswatini, et plus particulièrement la vallée d’Ezulwini (la « vallée du ciel »).

De son ancien nom le Swaziland, rebaptisé en 2008 par le roi Mswati III, l’Ewatini est un pays avec plein de ressources. Tout en restant à taille humaine, l’un des seuls royaumes d’Afrique dispose de paysages variés, de plusieurs types d’activités (safaris, randonnées) et une culture intéressante.

Notre choix s’est porté vers Lobamba, située dans la Ezulwini Valley, qui avait pas mal de sites culturels à visiter autour. Nous avons un peu de route (presque 4h au total et sans pause), plutôt monotone. La seule attraction sera notre passage à la frontière terrestre, et où nous devons physiquement quitter l’Afrique Sud, puis rentrer au Eswatini, en faisant tamponner nos passeports.

Nous arrivons vers 13h pour déjeuner au Mantenga Lifestyle & Craft Center. C’est à 5 minutes de notre logement et en plus de cela, ce lieu ouvert est une combinaison de restaurants et boutiques de petits producteurs de l’artisanat local (sculpture, bijoux etc…). Nous mangeons donc à Pizza Vesuvio, au milieu des boutiques, dans ce restaurant proposant pâtes et pizzas au feu de bois.

Nous allons ensuite au Mantenga Cultural Village, une réserve naturelle accueillant un village vivant typique Swazi. Il y a des animations 2 fois par jour à 11h et 15h et arrivons à temps pour la 2ème séance de la journée. Après avoir payé nos entrées (120E/personne : ici c’est une autre monnaie mais 1E= 1 rand sud-africain donc pas de problème de conversion), nous descendons un chemin sur 1 km et découvrons alors le village. Le chef qui nous accueille nous propose d’abord de commencer par le « spectacle » où les swazis nous partagent leurs danses et leurs chants sous un chapiteau pendant environ 30/40 minutes.

Puis après cela, le chef nous propose de faire le tour du village et nous explique la culture swazie, entre autres sur la hiérarchie, les mariages, la succession, entre autres sujets. Nous visitons plusieurs de leurs huttes traditionnelles en forme de ruche tout en écoutant les explications.

La nuit tombante, nous n’avons pas eu le temps de nous rendre aux Mantenga Falls, chutes d’eau se trouvant à quelques minutes à pied du village.

Ce village est très visité (nous avons rencontré des groupes de touristes, mais aussi des écoliers du pays), et a le mérite de nous faire découvrir la culture swazie sous plusieurs aspects.

Pour terminer cette journée, nous nous rendons à notre maison pour les 2 prochains jours, située à deux rues à peine du Mantenga Cultural Center. En un mot, elle est splendide ! Au fond d’une petite rue, cachée, cette maison sur 2 étages, avec piscines et jardin, fait rêver ! C’est l’un des coups de cœurs du séjour.

Jour 10 : Au cœur de l’Eswatini et de ses vallées

Ce matin, nous nous rendons au Mlilwane Wildlife Sanctuary. C’est une réserve naturelle où l’on peut se balader à pied ou en voiture. Dominé par le mont Nyonyane (ou Exécution Rock que l’on voyait également depuis le village Swazi hier), le parc est très paisible, il y a peu de visiteurs, ce qui permet une visite en tout détente. C’est un parc qui se visite en voiture, à pied, à vélo ou à cheval car il n’y a pas d’animaux dangereux (sauf quelques crocodiles et des hippopotames).

Il n’y a pas de cartes disponibles mais à l’accueil se trouve un plan à prendre en photo pour connaitre les chemins à suivre (à pied ou en voiture dans notre cas). L’entrée est à peine 70E (3,50 euros).

Mais on se prend aussi au jeu du hasard. Nous commençons donc par un safari en voiture sur des pistes très correctes où l’on voit des oiseaux, des termites, des koudous et de nombreuses antilopes. Puis nous descendons à pied au bord d’une étendue d’eau à la rencontre des crocodiles. Même si c’est autorisé, nous ne sommes pas tout à fait rassurés de marcher à quelques mètres d’eux ! Nous prenons la direction du Rest Camp principal du parc, alors nous partons sur un des sentiers de randonnée à la rencontre des animaux.

Sur la plaine, nous voyons beaucoup de buffles, impalas ou zèbres. Bien que nous soyons sur l’hippo trail, nous ne croiserons aucun hippopotame aujourd’hui. Nous continuons à travers ce décor splendide sur une plaine mais vallonnée dans les alentours, et avec des couleurs jaunes et orangés magnifiques.

Sortis du camp, nous partons pour la Malkerns Valley et le Swazi Candle Craft Center. La Malkerns Valley est magnifique, nous traversons des champs de sucre de canne ou d’ananas, toujours avec la montagne au loin. Le Swazi Candle Craft Center entre composé de plusieurs boutiques artisanales, marchés ou cafés, nous commençons donc par déjeuner au Sambane Café dont l’aire de jeux pour enfants fait son petit effet. Les plats sont simples mais apportés rapidement et avec un service de qualité.

Puis nous profitons du marché artisanal qui nous permet de faire des emplettes. Nous sommes surtout là pour le Swazi Candles Center. Très connu dans le pays, le magasin fabrique ses bougies depuis des décennies et nous admirons comment celles-ci sont moulées à la main.

Nous terminons la journée, en traversant Lobamba, qui est le centre « politique » du pays (la capitale est Mbabane, mais ce qui concerne la politique a été installée ici). Bien qu’importante à ce niveau-là, la ville est d’un calme olympien. Nous passerons donc devant le parlement, le mémorial du Roi Sobhuza II et le musée national.

Jour 11 : De l’Eswatini au Kruger

Nous sommes attendus ce soir aux portes du Parc Kruger, et avons donc devant nous la journée pour profiter du Eswatini et de ce que nous trouverons sur notre route.

Notre première étape est donc la Ngwenya Factory Glass. Située à 5km de l’un des postes frontières avec l’Afrique du Sud, le Glass complex regroupe plusieurs boutiques dont la verrerie. C’est un modèle au Eswatini de retrouver les boutiques artisanales regroupées dans des centres extérieurs. Curiosité touristique du coin, c’est avant tout une boutique à voir. Mais se cache en haut des escaliers, l’accès à l’usine. Malheureusement pour nous, nous y sommes un samedi et les ouvriers sont en week-end. Pour autant, sur une plate-forme en carré, nous pouvons en faire le tour et voir les outils, le four, tout ce qui est utile aux souffleurs de verre.

Un peu plus loin, nous nous dirigeons vers l’ancien site de la mine de fer. Cette mine est fermée depuis une cinquantaine d’années mais on peut se déplacer librement une fois l’accès au parc payé. En effet, la mine fait partie de la réserve naturelle de Malolotja (c’est en revanche un cul de sac, la poursuite de la visite de la réserve de Malolotja ne peut pas se faire par cette entrée).

La vue est très sympathique sur la vallée en contrebas. Nous pouvons visiter le barrage mais aussi la caverne du lion et quelques randonnées sont disponibles.

Nous partons à la recherche d’une autre entrée de la réserve de Malolotja (comme nous avons payé un ticket à la Mine de fer, notre entrée nous permet de rentrer à nouveau plus loin). Malheureusement dans cette réserve, bien que notre temps soit de courte durée, nous ne croisons quasiment aucun animal, si ce n’est des impalas. Nous déjeunons au restaurant de la réserve.

C’est l’occasion de parler rapidement des restaurants en Afrique du Sud et au Eswatini. Bien que nous n’ayons jamais été déçus de la nourriture mangée, le service est extrêmement long, partout où l’on passe. Le temps passé dans les restaurants nous aura fait perdre beaucoup de temps sur nos étapes et notre trajet. Les tarifs sont environ 3 fois moins chers qu’en France, il faut par contre toujours penser à rajouter environ 10% sur la note finale destiné au service ou pourboire.

Nous reprenons notre route en direction du poste frontière, et après cela nous avons encore au moins 2h de route pas toujours linéaire et asphaltée.

Nous avons choisi Marloth Park comme base de notre première partie de séjour sur le parc Kruger. Marloth Park est une réserve naturelle située à côté du Kruger qu’elle longe et qu’une rivière sépare. Tout ce parc est habité, avec nombre de maisons et auberges traditionnelles. Elle n’a aucune entrée directe sur le parc. L’entrée la plus proche est ensuite Crocodile Brigde à quelques kilomètres de la frontière avec le Mozambique. Il n’y a aucune barrière qui la sépare du reste, de ce fait on peut croiser beaucoup d’animaux type impalas, antilopes etc… La seule barrière est celle qui longe la rivière (et qui sépare du Kruger) car des animaux plus dangereux pourraient traverser. Cela ne les empêche pas toujours et la circulation à pied est interdite la nuit.

Notre maison est fantastique et certainement l’une avec le plus beau cadre. Dans un style complémentent traditionnelle, elle est sur 2 étages avec un jardin luxuriant, un bassin pour se baigner et à seulement 2 minutes de la fameuse rivière.

Jour 12 : Découverte du Parc Kruger

Voilà arrivé notre premier jour au sein du Parc Kruger. Comme expliqué plus haut, depuis Marloth Park, nous devons atteindre la Crocodile Bridge Gate, ce que nous faisons en 30 minutes sur une route très propre. Il y a la queue pour rentrer ; à cette période, le parc ouvre ses portes au lever du soleil soit 6h30. Nous ne descendons pas de la voiture, les tickets s’achètent à une guérite. Sans réservation de nuitée pour ce soir (nous redormons à Marloth Park), nous payons nos entrées à la journée (le prix est d’environ 24 €/personne).

Une fois ce contrôle passé, nous nous arrêtons au Crocodile Bridge Camp : boutiques, station essence, café, supermarché, chaque camp est bien équipé. Ainsi nous achetons notre carte détaillée, quelques cafés pour la route et repérons la carte à l’entrée où les gens notent les animaux qu’ils ont vu la veille.

Aujourd’hui nous allons privilégier nos visites sur la route qui mène à Skukuza (autre camp du Kruger). La première partie qui mène au Lower Sabie est calme. Nous avons pris une route secondaire en pensant voire plus d’animaux, la S82, mais c’est calme. C’est finalement sur la route principale, la H4-2 que nous verrons le plus d’animaux. Nous faisons un stop au fameux Lower Sabie Camp. Celui-ci est posté au bord de la rivière, et c’est donc là que nous découvrirons nos premiers éléphants qui boivent en face du camp. 

Sur cette route, nous croiserons des phacochères, girafes, buffles, zèbres et une multitude d’impalas, toujours très proches du bord de route.

Nous continuons notre route un peu plus loin pour s’arrêter à l’aire de pique-nique de Nkuhlu ; il y a de quoi acheter à manger et c’est suffisant (notre repas nous coûte environ 4 euros). Les singes et les oiseaux guettent les repas que nous laisserions derrière nous. 

Nous faisons le choix de continuer la route vers Skukuza puis de sortir du Kruger par Malelane Gate, mais cette possibilité n’était pas le meilleur choix, la route était plus longue que nous le croyions. Avec le recul, il aurait mieux valu opérer un demi-tour. Pour autant, nous allons croiser beaucoup d’animaux. La plupart des animaux sont visibles assez facilement du bord de la route. Mais les félins eux sont redoutables. Il faut guetter l’amas de voitures pour se dire qu’il y a peut-être quelque chose à voir ! Mais c’est ainsi qu’on ne les loupe pas !

Nous ressortons du Kruger par Malelane Gate, et une voie rapide nous ramène à Marloth Park.

Jour 13 Chasse photographique aux animaux

Nous quittons cette fois Marloth Park car aujourd’hui et demain nous dormirons dans le Kruger, au Skukuza Rest Camp.

Il faut savoir qu’il n’y a qu’un site officiel qui permet de réserver à l’intérieur du Kruger et sur tous les camps (que ce soient des huttes, un camping etc…). Il faut vraiment s’y prendre à l’avance car les places sont vite prises (et bien chères payées). C’est d’autant plus difficile lorsqu’on ne connait pas du tout le parc et qu’on ne se rend pas compte des distances.

Si j’ai un conseil précieux à donner, c’est qu’il n’est pas utile de courir les kilomètres. Déjà parce que les distances sont longues, et la vitesse autorisée ne doit pas dépasser les 50kms/heure ; mais également parce que des animaux, on peut en voir partout, il n’y a pas un coin où on verra plus d’éléphants ou plus de guépards.

Nous repartons en direction de Crocodile Bridge Gate mais cette fois, nous ne payons pas nos entrées. En effet avec une réservation de nuitées à l’intérieur d’un camp, nous les paierons à la réception (du coup, le prix est plus faible, environ 17 euros).

Notre début de route est très ressemblant à la veille, mais cette fois-ci, nous préférons prendre la route principale. Nous verrons notre première famille de lions (des lionnes et leurs petits) qui se balade dans les sous-bois, assez cachée. Nous admirons également pas mal d’éléphants qui traversent souvent la route devant nous.

Nous arrivons à Skukuza, notre camp pour la nuit, aux alentours de 13h et allons donc prendre déjeuner. Le Skukuza Rest Camp est le plus grand du Kruger, il y a donc du choix pour le déjeuner. Celui-ci est très simple mais plutôt bon. Le restaurant se situe près de la rivière Sabie où l’on peut voir au loin des crocodiles et des éléphants. 

Après notre déjeuner, nous prenons possession de nos clés de huttes à la réception. Nous avons pris 3 huttes de 3 personnes chacune. C’est plutôt basique, dans chaque hutte, il y a 3 lits, un frigo et une bouilloire, ainsi qu’une salle de douche. Les cuisines sont sur la terrasse à l’extérieur. D’un avis commun, on se dit que nous ne cuisinerons pas ici. Nous avons vu les singes à l’œuvre. Certains d’entre eux pèsent bien plus que nous et ils rodent partout dans le camp, à la recherche du moindre morceau de nourriture ; on se convainc donc d’aller au restaurant midi et soir !

Nous en profitons pour nous reposer car les après-midis en ce moment sont extrêmement chaudes, il fait plus de 35 degrés. Le camp dispose d’une piscine, le rafraichissement est bienvenu.

Nous refaisons un tour en fin de journée pour 1h environ, le soleil se couchant de toute manière assez tôt (environ 17H30). Depuis le Skukuza Rest Camp, autour de camp, il y a une route qui fait une boucle (les routes H4-1 et H1-2. Ça sera l’occasion de voir des lycaons, des chiens sauvages qui sortent souvent le soir, et qu’on a beaucoup de mal à repérer tellement ils se fondent dans le décor. Nous croiserons également un rhinocéros bien caché dans les feuillages (on se rapproche du big five !).

Nous dinerons au restaurant principal du camp, le Cattle Baron. Bien que le service soit long, nous y avons très bien mangé. C’est l’occasion de manger de très bonnes viandes grillées (diner environ 13€/personne, alcool compris).

Jour 14 : Encore et toujours le Kruger

Comme nous avons dormi au Skukuza et que nous y dormons encore ce soir, nous décidons de faire une boucle plus au nord, une partie du parc que nous n’avons pas encore exploré.

Pour la partie histoire du Parc Kruger, il faut savoir que celui-ci est devenu une véritable référence dans les safaris autour du monde. Tous les animaux d’Afrique sont visibles ici, ainsi que 500 espèces d’oiseaux et plus de 130 types de mammifères. En 1898, Paul Kruger fonde une réserve de chasse contrôlée autour de Sabie. Puis en 1902, le directeur de cette réserve, James Stevenson-Hamilton se rend compte du potentiel touristique et décide d’en développer l’aspect commercial.

La boucle du jour ne sera pas très étendue, encore une fois ce n’est pas la peine de faire beaucoup de kilomètres pour voir des animaux. Notre boucle ira donc jusqu’à l’aire de pique-nique de Tshokwane (route H1-2 puis H10), qui par ailleurs est très sympa (boutique, décor vintage et éléphants en bord de rivière). Nous allons avoir de la chance et voir beaucoup d’éléphants, des lions, mais aussi un guépard très difficile à détecter dans les feuillages (attention aux embouteillages, les mêmes que sur un périph parisien dès que l’on croise les fameux félins !)

Nous déjeunerons à notre base, le camp de Skukuza, mais cette fois-ci dans le côté opposé du camp. Skukuza cache une ancienne gare de train, et les locomotives sont utilisées en hôtel (pour les plus grandes bourses) et un restaurant sous la gare. 

Notre journée sera très ressemblante à la veille. Les grosses chaleurs nous arrêtent pour l’après-midi (les animaux aussi en profitent pour se cacher et se mettre à l’ombre) et nous paressons à la piscine du camp. Nous referrons un tour en fin de journée, dans l’espoir de revoir des lycaons, mais cela est peine perdue, les seuls animaux que nous croiserons seront des impalas.

Nous dinons à nouveau au Cattle Baron, pour gouter cette fois entre autres à de l’impala.  

Jour 15 : Clap de fin au Kruger et Blyde River Canyon

Nous avons réservé, avant de quitter le Kruger un morning drive. Je le recommande à tout le monde au vu tout d’abord du tarif (105R les 3h soit un peu plus de 20€/personne). Cependant, il faut être prêt à se lever tôt (5h30 le départ) mais il est vrai que le guide saura nous montrer pas mal d’animaux. 

Un conseil et pas des moindres : même quand les journées sont chaudes (35° au maximum de la journée), couvre-toi. Le camion dans lequel nous embarquons est ouvert, en plein vent et les nuits très fraiches, j’ai eu particulièrement froid jusqu’au lever du soleil. 

Grâce à ce Game Drive, nous aurons vu de nuit les hyènes que nous aurions loupé sans ça. Les hyènes ont bien mauvaise réputation, et je confirme, de près, ce ne sont pas de beaux animaux. Leurs cris font froid dans le dos ! Nous verrons également quelques éléphants de nuit. Quand le jour se lève, tous les animaux se réveillent, et nous aurons la chance de croiser à nouveau un lion, puis quelques kilomètres plus loin, une lionne.

A notre retour du camp, nous chargeons les voitures et partons pour le Blyde River Canyon. Cela semble un peu chargée comme journée, mais nous nous en doutions. En même temps, notre départ d’Afrique du Sud est déjà pour demain et nous avons beaucoup de kilomètres à faire.

Il y a environ 1h20 de route jusqu’à Graskop, ville camp de base pour la visite du Blyde River Canyon, mais aussi notre propre camp de base pour la nuit à venir. Ayant prévu de nombreux arrêts dans notre journée, nous déposons donc nos valises à notre logement de ce soir.

Le Blyde River Canyon est un lieu unique, il est le 3ème plus grand canyon du monde (après le Grand Canyon aux Etats-Unis et le Fish River Canyon en Namibie). Long de 26km, sa réputation est de taille et attire toujours de plus en plus de touristes. Evidemment, il est nécessaire que le beau temps soit avec soi pour le visiter, mais c’est le cas de notre journée. Pour ceux qui ont du temps, randonner dans le canyon est un véritable bonheur et il existe de nombreux chemins de randonnées.

Le Blyde River Canyon est accessible par une route unique, ponctuée des plusieurs curiosités géologiques.

Nous commençons donc par le Pinnacle Rock, une formation rocheuse solitaire qui s’élève au-dessus de la forêt environnante et offrant des vues panoramiques. A noter que chaque petit site à visiter est payant de quelques rands. Notre arrêt suivant est le Gods Window : après quelques marches en escaliers, le point de vue sur la vallée et les montagnes environnantes est fantastique. Par temps clair, on peut voir jusqu’à la frontière avec le Mozambique.

Il est également possible par un léger détour de la route principale de rejoindre les Lisbon Falls (les plus hautes des deux) ou les Berlin Falls, des cascades jaillissantes.

Nous atteignons les Bourke’s Luck Potholes, des formations rocheuses circulaires créées par l’érosion avec de l’eau stagnante et des passerelles permettant de les traverser au-dessus. L’endroit est apaisant et pas aussi touristique que nous le pensions. C’est ici que nous déjeunerons ; bien que l’endroit soit un snack, le service est bien trop long et nous fait perdre beaucoup de temps sur notre journée.

Puis notre dernière étape le point de vue sur le Blyde River Canyon. Depuis le point de vue, nous voyons tout d’abord les Three Rondavels. Ce sont 3 formations rocheuses en forme de huttes traditionnelles. C’est la curiosité de la région !

Nous terminons par bien entendu par la vue sur le Canyon qui est magnifique. Le panorama est le dernier point de vue de la route avant de faire ½ tour et de retourner à Graskop pour la nuit.

J’encourage ceux qui ont un peu de temps à rester sur Graskop, une journée de plus pour visiter la ville (il y a un super ascenseur panoramique avec vue sur le canyon) mais aussi à visiter Pilgrim’s Rest, un village figé au temps du 19ème siècle et qui rappelle la ruée vers l’or.

Jour 16 : Dernière journée en Afrique du Sud

Le retour vers l’aéroport de Johannesburg est très long et il n’y a aucune étape intéressante sur le trajet qui permette de faire un arrêt ou de la faire en 2 fois. Avec un peu plus de temps, bien évidemment, nous aurions aimé connaitre la capitale Johannesburg, visiter les townships entre autres, mais cela sera pour une autre fois.

Alors nous nous lançons dans un trajet de 4h. La première partie est plutôt sinueuse, car nous sommes en altitude. Une fois dans la vallée, la route est plutôt rectiligne et directe pour nous conduire à l’aéroport. Nous arrivons assez tôt, mais nous n’avons pas non plus assez de temps pour visiter quoi que ce soit dans les environs. Notre vol est à 19h, nous embarquerons pour un vol qui arrivera vers 5h à Frankfort puis redécolle en direction de Paris pour une arrivée autour de 8h.

Ainsi fini notre voyage en Afrique du Sud. Après plus de 15 jours d’exploration intense, notre aventure s’achève. Ce voyage nous a offert des paysages inoubliables dans un pays aux mille facettes et à l’histoire fascinante.

De la splendeur sauvage des parcs, à la vibrante ville du Cap, chaque étape a été un émerveillement. L’Afrique du Sud est un appel au voyage, une invitation à découvrir encore plus, une magnifique découverte !

Les plus du voyage

  • Des paysages à couper le souffle et très variés
  • Une faune accessible et très visible
  • Une ville du Cap vibrante

Les moins

  • De trop longues distances à effectuer entre 2 étapes
  • Des services au restaurant trop long et une répétition dans les menus

Publié par Gaelle T

Voyageuse dans l'âme, aventurière maintenant chevronnée, je continue ma route sur les chemins de traverse du monde...

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