Road Trip de 16 jours en janvier/février 2025
Le Cap-Vert, archipel de l’Océan Atlantique, situé aux larges des côtes africaines, est une terre de contrastes mêlant ainsi influences africaines, portugaises et créoles. Lors de notre récente escapade, nous avons exploré 3 des îles Barlovento (dont la signification est « au vent », confirmé la présence continue du vent pendant le séjour) : São Vicente, Santo Antão et Sal. Chacune offre une expérience différente, de la vibrante vie culturelle de Mindelo aux paysages verdoyants et vallonnés de Santo Antão, en passant par les belles plages de Sal, tout cela grâce à l’authenticité des Cap-Verdiens qui perdure avec le temps.
Voici le récit de ce séjour au Cap-Vert pour découvrir les trésors cachés de l’archipel.
Jour 1 : Arrivée sur l’île de São Vicente
Le voyage commence la veille avec une nuit d’hôtel à Orly, histoire de faciliter notre départ très matinal. Nous avons choisi l’Ibis Budget, dont les chambres sont petites mais le prix abordable (111 euros pour 3). Notre réveil se fait autour de 4h45, mais l’avantage d’être sur place est que tout se passe rapidement : trajet jusqu’à l’enregistrement puis embarquement rapide. Le vol se déroule sans encombre, ponctué de siestes, jeux, repas etc… Nous atterrissons à Mindelo (capitale de l’île de São Vicente) à 11h40, heure locale. L’aéroport est minuscule, et en 20 minutes à peine, nous avons passé la douane et récupéré nos bagages. Il y a au Cap-Vert une taxe à payer à l’arrivée (environ 3300 CVE par personne soit 30 €uros) qui peut aussi être payée en avance via un site officiel.
Notre taxi nous attend et nous dépose en 10 minutes à notre logement situé en centre-ville de Mindelo (le trajet coûte 10 euros). Quant à notre appartement Morabeza Deluxe, il est situé dans l’un des plus hauts bâtiments de la ville, assez récent et avec des vues imprenables sur la mer et sur la ville.



Après notre installation et une pause dûment méritée, nous partons à la découverte de la ville, croisant entres autres beaucoup d’écoliers sur notre chemin. Mindelo a connu son expansion au milieu du 19ème siècle, grâce à un dépôt de charbon anglais installé. Le port, quant à lui, devient une escale idéale pour le Brésil et le commerce commença à se développer au même moment.
Nous traversons la Praça Nova, aussi appelé Praca Amilcar Cabral (le héros de l’indépendance) et découvrons son centre contemporain, très coloré. Cette place est le cœur moderne de Mindelo, un lieu de rassemblement prisé des habitants. Entourée de bâtiments colorés de style colonial, c’est aussi un point de rencontre animé en soirée, avec des musiciens et des danseurs improvisant des spectacles.


Après avoir retiré de l’argent (les banques principales sont situées sur la place), nous partons en direction du port pour acheter nos billets de ferry ; en effet, nous planifions de nous rendre sur l’île de Santo Antão dès le lendemain et cette île n’est accessible qu’en bateau. Le trajet est à 1500 CVE par personne (soit environ 13-14 euros). Il y a 2 compagnies qui voguent entre les 2 îles, cela dépendra donc de l’horaire choisie. L’activité portuaire ici y est intense, entre les navettes vers Santo Antão et les bateaux de pêche qui rapportent chaque matin du poisson frais.

Poursuivant notre promenade, nous sommes allés voir la Praia da Laginha, la plage emblématique de Mindelo. Située à quelques minutes du centre-ville, cette plage artificielle est l’une des plus populaires de l’île. Son sable blanc a été importé du Sahara, lui donnant un aspect presque paradisiaque. L’eau, d’un bleu éclatant, est d’une clarté impressionnante, faisant de cet endroit un lieu de baignade idéal. C’est aussi un spot prisé des locaux pour le sport : on y trouve des terrains de beach-volley et des joggeurs longeant la baie.

Avant de rentrer, nous faisons quelques courses pour avoir de quoi dîner et petit-déjeuner le lendemain. Fatigués du voyage, nous nous couchons tôt pour attaquer pleinement la découverte de Mindelo le lendemain.
Jour 2 : Marchés et ambiance locale à Mindelo
Après un lever très matinal (merci le décalage horaire !), nous repartons explorer les rues de Mindelo. Notre premier arrêt sera pour un petit-déjeuner à la Pastelaria Morabeza, où l’on goûte aux délicieuses pasteis accompagnées de cafés, une adresse prisée par les locaux.

Ensuite, direction le marché aux poissons (Mercado do Peixe), où les pêcheurs pèsent et vendent directement leur prise du jour. L’endroit est vivant, bruyant, et sent bon l’iode. Le marché aux poissons se trouve derrière la Torre de Belem qui surplombe le port. Cette tour est une réplique miniature de celle de Lisbonne et abrite le musée maritime. Il y a également un petit marché de légumes sous une halle juste à coté.




Nous choisissons de grimper sur un belvédère qui surplombe la ville et son port et qui n’est qu’à quelques minutes à pied de la Praça Estrela, une vaste place où se vendent tous les souvenirs cap-verdiens. La place cache également quelques azulejos représentant des scènes de vie au Cap Vert.



On explore plus loin le Mercado Municipal, un bâtiment à deux étages débordant de fruits tropicaux, d’épices et de légumes locaux. Nous déjeunons rapidement au Cafe Verde (à l’intérieur du marché), où l’on s’offre des jus bien frais et notre première cachupa, la spécialité du Cap-Vert qui se prend plus facilement au petit-déjeuner. Ce plat est un ragoût composé de mais, haricots rouges et souvent poisson, viande ou œuf en complément…



On s’offre une pause bien méritée à l’appartement avant de repartir en fin d’après-midi pour une balade le long de la marina, où la vue sur la baie est sublime.

C’est l’occasion de prendre une glace chez Cremosito, le glacier réputé de Mindelo. La fin de la journée nous conduit à la Praça Dom Luis, où se trouve une immense fresque de Cesaria Evora, la légendaire chanteuse cap-verdienne.

Nous terminons par la célèbre Rua de Lisboa, une avenue vivante bordée de maisons colorées, avant d’admirer le Palacio de Povo, un superbe édifice colonial qui témoigne du passé historique de l’île (il est parfois ouvert pour des expositions).




Jour 3 : Arrivée sur l’île de Santo Antão
Le réveil est encore matinal, le décalage horaire se fait sentir. Un taxi réservé par notre hôte nous attend à 7h20 pour nous conduire au port, où nous embarquons pour notre traversée vers Santo Antão (coût du taxi < 2 €). L’attente à l’embarcadère est paisible, nous déposons nos valises avant de monter. Mais une fois sur le bateau, l’expérience sera éprouvante : la mer est agitée, le ferry tangue. Nous avons hâte d’arriver.
À notre débarquement, nous prenons le temps de récupérer à la gare maritime. Un café et deux sandwiches plus tard au restaurant Carvoeiros, nous nous mettons doucement en route avec notre chauffeur Kleyris, qui nous a été recommandé par notre nouvel hôte sur l’île.
Nous empruntons la Ruta da Corda, une route pavée spectaculaire qui traverse l’île du sud au nord, pour laquelle il aura fallu 20 ans de construction. Le paysage change progressivement : nous quittons les plaines arides et grimpons en altitude jusqu’au sommet, où la route serpente entre des montagnes escarpées. Au détour d’un virage, le cratère de Cova se dévoile, un immense cirque volcanique où débutent de nombreuses randonnées. En effet, cet immense cratère est situé au pied du volcan Pico da Cruz.



Nous poursuivons notre ascension le long de la crête, offrant des panoramas époustouflants sur les vallées de Ribeira Torre et Ribeira Grande. Le point le plus impressionnant est certainement lorsque seule la route sépare les 2 vallées sur le haut de la crête. Nous atteignons finalement Ribeira Grande, une charmante bourgade et qui sera notre point de chute sur l’île.



Nous récupérons les clés de notre appartement à la Casa Bia avant d’aller déjeuner au Bell’Canto, où nous dégustons un repas simple mais savoureux : poulet grillé, bœuf, riz et frites.
L’après-midi est consacré à une longue sieste réparatrice. En fin de journée, nous sortons pour explorer le village, imprégné d’une atmosphère paisible, entre maisons colorées et ruelles animées avant de trouver un petit supermarché pour nous sustenter les prochains jours. Nous visitons l’église Notre-Dame du Rosaire sur la place centrale.



Jour 4 : Fontainhas et Ponta do Sol
Notre chauffeur nous récupère à 9h00 pour nous emmener en direction de Ponta do Sol, un charmant village côtier considéré comme l’un des plus beaux de Santo Antão. En chemin, notre chauffeur nous fait découvrir les principaux points d’intérêt du village avant de nous diriger vers Fontainhas, un village emblématique accroché à flanc de falaise.
Cependant, nous nous apercevons rapidement que la route est fermée pour rénovation. Pas d’autre choix que d’y aller à pied ! Alors que nous avions plutôt prévu de faire le retour à pied, nous ferons finalement l’aller-retour ! La marche dure environ 45-50 minutes, mais quel spectacle : le sentier pavé longe des falaises plongeant dans l’océan, offrant des vues vertigineuses et inoubliables.


Nous atteignons enfin Fontainhas, un hameau coloré niché dans un décor spectaculaire. Les maisons aux façades vives semblent suspendues, créant un contraste saisissant. Selon le National Geographic, il fait partie des villages les plus pittoresques du monde. Séduits par cet endroit hors du temps, nous décidons de poursuivre un peu plus loin, espérant atteindre le col suivant. Mais rapidement, nous réalisons que c’est trop ambitieux : le sentier devient escarpé, et nous manquons de temps.




Nous faisons une pause bien méritée au Tchu Bar, le seul du village, où nous commandons un café et une omelette. Mais ici, comme partout au Cap-Vert, le service suit le rythme du « No Stress », on doit bien attendre plus de 30 minutes pour ce simple snack !

Nous reprenons le chemin du retour vers Ponta do Sol, toujours en longeant la mer sur cette route pavée (qui s’arrête définitivement à Fontainhas pour les véhicules). Pour les marcheurs les plus motivés, le sentier conduit jusqu’à Cha de Igreja et prend environ la journée.

De retour en ville, nous flânons devant le cimetière juif, l’église et passons devant l’ancien aéroport, aujourd’hui désaffecté. En effet, l’île disposait avant de son propre aéroport mais suite à un accident, la piste a été déclarée trop courte.




Pour le déjeuner, nous nous attablons au restaurant A Caleta, une adresse réputée pour son poisson frais et sa savoureuse cachupa (le déjeuner nous coûte environ 15 € pour 2).

Nous passons, après le déjeuner un peu de temps devant le petit port de la ville avant que notre chauffeur nous récupère et nous ramène à Ribeira Grande pour la fin de cette journée.

Jour 5 : Randonnée dans la vallée luxuriante de Paul
Aujourd’hui, nous partons explorer l’une des plus belles vallées de Santo Antão : la vallée de Paul, un véritable jardin tropical niché au cœur des montagnes.
Notre taxi nous conduit d’abord au village de Paul, également appelé Cidade das Pombas, longeant la côte avant d’entrer dans les terres. Puis, nous atteignons Cidade de Ribeira, le village le plus au fond de la vallée, d’où nous débutons notre randonnée vers 10h00. La route s’arrête définitivement ici : les plus courageux peuvent rejoindre le Pico da Cruz en grimpant à partir d’ici.




Le paysage est radicalement différent de celui des jours précédents : ici, la nature est exubérante. Nous traversons des plantations de canne à sucre, des bananeraies et des champs en terrasses cultivés par les habitants. Le chemin alterne entre petites routes pavées et sentiers escarpés, serpentant à travers un décor verdoyant.



Nous faisons une première halte à El Curral, un petit café rustique où nous achetons des produits locaux, comme du vinaigre de canne. Puis, nous poursuivons notre descente en direction du village de Passagem, où nous quittons la route principale pour emprunter des sentiers plus sauvages.



En chemin, nous faisons une pause à la distillerie Beth d’ Kinha, où nous découvrons le processus de fabrication du grogue, l’alcool local obtenu à partir de la fermentation de la canne à sucre. Nous en profitons pour acheter une bouteille de liqueur artisanale en souvenir.
Après quelques heures de marche, nous atteignons le village de Paul en bord de mer. Nous nous attablons à Casa Maracuja un restaurant local où nous dégustons de délicieux beignets de poisson et du poulet.
L’après-midi, retour à notre logement pour une fin de journée plus calme, après cette immersion dans la nature luxuriante de Santo Antão. Une randonnée qui nous a plongés au cœur d’un Cap-Vert authentique, où la terre fertile nourrit aussi bien les paysages que l’âme de ses habitants.
Jour 6 : De Cruzinhas à Cha de Igreja
Rendez-vous avec notre chauffeur à 9h direction Cruzinhas pour une nouvelle journée d’exploration. La route traverse d’abord la vallée de Coculi, avant de s’enfoncer dans une vallée plus escarpée et sauvage. Le trajet dure environ 45 minutes, ponctué de nombreux arrêts pour admirer les panoramas grandioses de Santo Antão.

Cruzinhas est un minuscule village de pêcheurs posé face à l’océan, au bout d’une route qui semble s’arrêter là, au bout du monde. C’est aussi le point de départ d’un des sentiers côtiers les plus spectaculaires de l’île, menant jusqu’à Ponta do Sol (nous l’avions entamé en sens inverse entre Ponta do Sol et Fontainhas). Nous commençons notre marche et atteignons rapidement une plage de sable noir, où les vagues s’écrasent avec force sur le rivage.


Au retour, nous nous arrêtons à nouveau dans le village, au restaurant Chez Sonia, la seule option du village ouverte un dimanche. Ici, le service est une affaire de patience, mais l’attente en vaut la peine : nous dégustons un délicieux poisson garupa (mérou) ainsi qu’un poulet accompagné de riz, frites et légumes locaux ; à savoir que ce qu’on appelle légumes ici sont plutôt des féculents type manioc, pommes de terre et ignames.




À 13h, nous reprenons la route à pied pour une petite randonnée jusqu’à Cha de Igreja, un charmant village niché dans un cadre montagneux impressionnant. Le sentier serpente entre les collines, dans le lit de la rivière et sur des chemins offrant des vues à couper le souffle sur la côte accidentée et les vallées encaissées. On y croise un cimetière vue mer, ou encore quelques ânes se baladant.





En fin d’après-midi, le village s’anime : au détour d’une rue, nous tombons sur un groupe de musiciens jouant une batucada, une musique rythmée aux percussions entraînantes. Nous allons mettre du temps à comprendre sa signification : pas de tenues festives, mais des tenues noires et où les personnes se sont même mis du charbon sur le visage et le corps. Il s’agit d’une « mendiga », une fête populaire locale qui précède le carnaval et rassemble tout le village dans une ambiance festive et conviviale et où le but est de marcher au village suivant tout en jouant de la musique et en dansant.

Encore une journée riche en paysages et en découvertes culturelles, où Santo Antão dévoile encore un peu plus son âme vibrante et contrastée.
Jour 7 : Randonnée à Xôxô
Aujourd’hui, nous prenons un départ plus tranquille. Nous faisons un tour en ville pour quelques courses, espérant trouver des fruits et légumes frais au marché, mais nous ne sommes pas habitués au mode de fonctionnement circuit court. En effet, en ce mois de janvier, ce n’est pas la saison des bananes ou autres fruits tropicaux, il est donc difficile de trouver quoi que ce soit, étant donné que rien n’est importé !
À 10h00, notre chauffeur nous conduit à Xôxô (prononcé Chocho), un hameau situé à seulement 8 km de Ribeira Grande, au cœur de la luxuriante vallée de Ribeira Torre. Le paysage est spectaculaire : une vallée encaissée, dominée par des montagnes abruptes où s’accrochent les cultures en terrasses.


Nous sommes déposés au pied de Xôxô avant 10h30, et notre objectif est de redescendre à pied jusqu’à Ribeira Grande. Comme nous avons largement le temps, nous nous lançons dans une grande randonnée à travers les plantations de canne à sucre et de bananiers. Le sentier alterne montées et descentes, offrant des points de vue incroyables sur les falaises environnantes.




Après environ 2h15 de marche, nous atteignons le restaurant Melicia, situé en bord de route. L’endroit est atypique et accueillant : ici, on mange au son des poules qui se baladent librement autour des tables et des enfants qui s’amusent sur des balançoires. Nous nous régalons d’un repas généreux : poulet et porc grillés, beignets (pour environ 18€ pour 2).
Après le déjeuner, nous reprenons notre descente vers Ribeira Grande, une marche d’environ 1h. Une fois de retour en ville, nous faisons quelques courses avant de rentrer nous reposer. En fin d’après-midi, une certaine agitation règne dans les rues : une cérémonie funéraire a eu lieu plus tôt dans la journée, et, comme c’est souvent le cas au Cap-Vert, l’enterrement est suivi d’un moment de partage et d’animation dans le village. Une atmosphère très solennelle, qui nous plonge encore un peu plus dans la culture locale.
Jour 8 : Derniers instants à Santo Antão
C’est notre dernier jour sur Santo Antão, et nous choisissons de le vivre en douceur. Le matin, nous nous promenons tranquillement dans Ribeira Grande, profitant une dernière fois de l’atmosphère paisible du village. Nous longeons l’océan, dont les vagues déchaînées viennent frapper violemment les rochers, offrant un spectacle hypnotisant.

De retour à notre logement, nous bouclons nos valises avant de partir déjeuner à Cantinha de Amizade, un restaurant convivial où nous savourons un repas copieux : thon grillé, légumes, omelette, fromage et chorizo. Un vrai festin pour clôturer notre séjour sur l’île !
Après une courte balade digestive, nous prenons la route vers 14h00 pour rejoindre le port. En chemin, nous faisons plusieurs arrêts pour profiter une dernière fois des merveilles de Santo Antão :
• Sinagoga, un ancien village juif, village de pêcheurs aujourd’hui, où nous découvrons des piscines naturelles, formées par les vagues qui viennent s’engouffrer dans les crevasses de la roche volcanique.

• Janela, un petit village coloré au charme authentique. Nous grimpons jusqu’au Farol Fontes Pereira de Melo, le phare surplombant l’océan, accessible par un escalier raide mais offrant une vue imprenable sur la côte escarpée.


• Un dernier arrêt sur une plage sauvage, Praia das Curraletes, pour sentir une dernière fois le vent cap-verdien avant le départ. La plage ici est l’une des seules accessibles à la baignade sur l’île.


Nous arrivons au port, situé dans la ville de Porto Novo, prêts à embarquer pour São Vicente. C’est ici que nous laissons notre chauffeur, pour nous le meilleur moyen de visiter cette île. En effet, cela nous permettait de pas conduire sur des routes escarpées et de pouvoir faire des randonnées sans forcement avoir besoin de revenir à notre point de départ. Les 6 jours de trajet nous auront couté 210 euros ce qui revient au final moins cher qu’une voiture de location.
À notre arrivée à Mindelo, sur l’île de São Vicente, nous patientons un moment avant de retrouver notre taxi, qui nous conduit à notre nouvel appartement pour les quatre prochains jours. Nous avons choisi de ne pas être dans le centre mais au plus près de la mer, ce qui nous permet d’être tranquille et de bénéficier d’un très beau penthouse avec piscine et vue mer. Le taxi vers le centre-ville ne nous coûte que 1.80€.


Changement d’île, changement d’ambiance : Santo Antão nous a offert des paysages grandioses et une nature préservée, mais il est temps de découvrir un autre visage du Cap-Vert.
Jour 9 : Flâneries à Mindelo et soirée carnaval
Nous voici de retour à Mindelo, ville que nous avons déjà explorée les premiers jours mais où nous souhaitions approfondir notre découverte. Loin de l’ambiance sauvage de Santo Antão, la capitale culturelle du Cap-Vert nous accueille avec son énergie vibrante et son mélange unique d’influences européennes et africaines.
La journée commence tranquillement avec un passage à la Pastelaria Morabeza, que nous avions déjà découverte le premier jour et où nous prenons un café et quelques pastéis à emporter.


Nous revisitons d’abord le marché municipal, un lieu incontournable pour observer les étals colorés regorgeant de fruits, légumes et produits capverdiens. Nous poursuivons ensuite vers le Palácio do Povo, autrefois résidence du gouverneur du Portugal.

Notre exploration continue avec une visite du Centre Culturel de Mindelo, où des expositions temporaires (entrée gratuite) mettent en avant l’art et l’histoire capverdienne dans cet ancien bâtiment des douanes.


Puis, nous nous arrêtons devant l’église Nossa Senhora da Luz, l’un des édifices religieux les plus emblématiques de la ville, mais nous sommes toutefois surpris par sa petite taille.


Impossible de passer par Mindelo sans rendre hommage à sa plus grande icône : nous visitons la maison de Cesária Évora, la légendaire “Diva aux pieds nus”. Transformée en musée (300 CVE l’entrée), la maison retrace son parcours à travers des objets personnels, des photos et des souvenirs de sa carrière. Ce n’est pas une maison dans laquelle elle a officiellement vécue, elle est un don de la ville à la chanteuse.


Pour le déjeuner, nous nous installons à La Pergola, un charmant restaurant sur une terrasse couverte. Au menu : poisson frais et assortiment de fromages locaux, une belle façon de goûter aux saveurs de l’île, toutefois en trop petites quantités.
L’après-midi est plus calme : nous rentrons à notre appartement pour nous reposer, car ce soir, un événement spécial nous attend… À 19h00, nous avons rendez-vous pour assister aux répétitions d’un groupe de carnaval. Comme souvent ici, la ponctualité est relative, et tout commence plutôt vers 19h30-19h40. Nous avons été invités par notre hôte aux répétitions de son groupe de Samba, l’Escola de Samba Tropical, qu’elle dirige. Cela se passe sur un terrain de sport en extérieur. Dès les premiers rythmes de percussions, l’énergie est communicative : le groupe de batucada est composé d’une cinquantaine de musiciens, chanteurs et danseurs. Les participants ne portent pas encore leurs costumes, mais des dessins ont été faits pour pouvoir se les représenter. Cela nous donne un avant-goût du carnaval de Mindelo, l’un des plus réputés au monde.

Nous rentrons ensuite, les rythmes de la batucada encore résonnant dans nos têtes, prêts pour une nouvelle journée d’exploration sur São Vicente.
Jour 10 : Road trip sur l’île de São Vicente
Aujourd’hui, nous partons à la découverte de São Vicente en voiture ! Après avoir pris un taxi jusqu’à Transmello, le loueur de voiture, nous récupérons notre véhicule de location, cela nous aura coûté 90 € pour 2 jours (ainsi que le siège enfant et une caution en espèces). Les agences internationales ne sont quasiment pas présentes au Cap-Vert et nous avions pu faire notre réservation chez ce loueur via email. Il est 9h30, et nous sommes prêts à prendre la route.
Nous partons tout d’abord en direction de Baía das Gatas. Notre première idée était de monter au Monte Verde, le point culminant de l’île, mais le sommet est complètement bouché par les nuages.


Aujourd’hui, le village de Baia das Gatas est calme, presque désert, ce qui nous permet de profiter pleinement du panorama sur cette immense baie aux eaux turquoises. Le week-end, les mindelenses ont l’habitude de s’y rendre ; la baignade y est agréable, dans cette piscine naturelle protégée des vents


Nous longeons ensuite la route côtière, offrant des vues splendides sur l’océan et les reliefs arides de l’île.


Notre route nous mène jusqu’au bout de la baie, dans le petit village de Calhau. Ici aussi, tout est paisible, et il y a très peu d’activité. Les rues sont presque vides, les restaurants fermés, et l’endroit dégage une ambiance hors du temps.

Nous reprenons la route en direction de Salamansa, un village de pêcheurs connu pour ses vagues, attirant les amateurs de kitesurf et de windsurf. Pour le déjeuner, nous faisons escale chez Zoé, une crêperie en bord de plage ; le vent est fort, les crêpes sont quand même différentes de ce que l’on connait, mais la pause est conviviale.


Nous repartons ensuite vers São Pedro, un village situé juste à côté de l’aéroport. L’endroit est connu pour sa grande plage sauvage et sa vue imprenable sur les avions qui atterrissent juste au-dessus de l’océan. Ce soir, la chance n’est pas totalement avec nous, nous n’apercevrons qu’un seul avion atterrir, mais l’atmosphère du village et surtout le magnifique coucher de soleil sur l’océan suffisent à rendre le moment superbe.


Jour 11 : Du sommet du Monte Verde aux plages de São Vicente
Pour notre deuxième journée de road trip sur São Vicente, nous décidons enfin de tenter l’ascension du Monte Verde, le point culminant de l’île (774 m).
Nous empruntons la route sinueuse qui grimpe sur 6 km, mais l’ascension est lente et difficile : la route est raide et en mauvais état par endroits. Au sommet, la météo ne joue pas en notre faveur, le sommet est bouché par un épais brouillard, ce qui limite la vue. Malgré cela, la montée vaut le détour, car les paysages tout au long du trajet sont superbes, offrant de belles perspectives sur Mindelo et sur la Baía das Gatas.




Après cette escapade en altitude, nous redescendons vers la côte pour un moment de détente au bord de l’eau. Nous faisons une première halte à la plage de Salamansa à nouveau. Aujourd’hui, l’ambiance est paisible, l’endroit est parfait pour une pause au soleil.

Puis, direction Santo Andre, une plage située juste avant celle de São Pedro, encore plus belle que les précédentes. Ici, le sable est doré et fin, l’eau cristalline, et le décor est d’une pureté saisissante. Une petite chapelle a été construite par les baleiniers en 1875 en amont de la plage, ajoutant une touche pittoresque au lieu. Quelques véliplanchistes profitent du vent.



Pour le déjeuner, nous nous arrêtons au Turtle Bar, à São Pedro, un restaurant à l’ambiance décontractée, où le sol est recouvert de coquillages. Nous commandons deux poissons grillés (du thon et de la sériole) accompagnés de cocktails au grogue local.

Cette fois-ci, nous avons la plage pour nous offrant un point de vue impressionnant sur les avions qui atterrissent et décollent, un spectacle toujours fascinant.
Après cette journée bien remplie, nous ressortons pour un dernier tour nocturne de Mindelo. Flâner dans les rues animées, ressentir l’ambiance festive de la ville, c’est la meilleure façon de terminer notre séjour sur São Vicente en douceur.
Jour 12 : Cap sur Sal et Santa Maria
Aujourd’hui, nous quittons São Vicente pour rejoindre l’île de Sal, connue pour ses plages paradisiaques et son ambiance balnéaire.
Nous quittons notre beau penthouse en direction de l’aéroport, mais la matinée commence avec un peu de stress : le loueur de voiture n’est pas au rendez-vous pour récupérer notre véhicule de location. Après quelques minutes d’attente et d’incertitude, tout finit par se régler (et on récupère surtout notre caution en espèce), nous pouvons enfin enregistrer nos bagages. Notre avion a un léger retard, mais cela nous permet d’observer l’appareil qui nous attend : un petit avion à hélices, ce qui est plutôt rare. Le vol dure seulement 45 minutes, et passe très vite avec une vue imprenable sur l’océan et les îles.
À l’aéroport, notre chauffeur nous attend pour nous conduire à Santa Maria, la station balnéaire principale de l’île, située sur la pointe sud (la course est à 2000 CVE et dure environ 30 minutes). En arrivant, nous découvrons une ambiance très différente de São Vicente : ici, les rues sont animées, les plages immenses et l’atmosphère résolument tournée vers le tourisme.





Notre appartement n’étant pas encore prêt, nous décidons de profiter de l’attente pour aller déjeuner. Nous nous arrêtons au restaurant D’Fogo, une adresse locale où nous savourons deux plats pour un prix imbattable (9 €uros à 2 ; sans doute le repas le moins cher du voyage) ! La cuisine est simple mais délicieuse, parfaite pour une première immersion culinaire à Sal.

L’après-midi est placée sous le signe de la détente : après un temps de repos bien mérité, nous partons explorer Santa Maria. Nous arpentons sa rue principale, la Rua 1 de Junho, où se trouvent la plupart des commerces, restaurants et petites boutiques. L’ambiance est vivante, avec une mixité entre locaux et touristes profitant du climat ensoleillé de l’île.


Nous faisons ensuite un détour par le bord de mer et le Porto Antigo, un ancien port transformé en espace de loisirs et de baignade avec une vue superbe sur la mer turquoise et nous arrêtons pour une petite pause gourmande avec une glace chez Giramondo, parfaite pour profiter de la fin de journée en douceur.


Cette première journée sur Sal donne déjà un bel aperçu de ce qui nous attend : plages, soleil et découvertes au bord de l’Atlantique.
Jour 13 : Journée à Santa Maria
Aujourd’hui, notre objectif est de trouver un moyen de transport pour explorer l’île de Sal le lendemain. Mais avant cela, nous profitons de la matinée pour nous balader dans Santa Maria et découvrir un peu plus ses quartiers.
Nous commençons tout d’abord par céder à l’appel de pasteis et café à la boulangerie portugaise Pão Quente. Nous commençons notre exploration en nous éloignant du centre, direction l’est de la ville. Ici, l’ambiance est plus calme, avec de jolies maisons colorées et une atmosphère paisible. Nous arrivons au cimetière de coquillages, où l’ensemble des restaurateurs du coin jettent leurs coquillages lavés, un lieu insolite en bord de plage. Le vent souffle fort, la mer est agitée, et l’endroit a un certain charme avec son côté sauvage et isolé.

Nous entamons ensuite notre quête pour une voiture : après 3 agences différentes, nous trouvons finalement notre bonheur pour un véhicule disponible le lendemain chez Caetano. Cela nous coûtera environ 60 euros pour 24h, c’est assez cher, mais les loueurs de voiture sont rares sur l’île, les touristes préférant partir en tour organisé.
Après cette matinée bien remplie, nous nous accordons une pause bien méritée au restaurant Flor d’ Sal. Ce dimanche, le barbecue est allumé, et l’odeur alléchante nous met en appétit. Nous commandons du poisson et du poulet grillé, un vrai régal. Encore une fois le prix est imbattable !

Nous retournons à Santa Maria dans l’après-midi, où l’animation bat son plein. Le soleil brille, la plage est superbe, longue de 8km, et l’eau turquoise invite à la baignade. Nous profitons pour nous y installer jusqu’à ce que le soleil commence à se coucher.

Jour 14 : Road trip sur l’île
Comme nous ne récupérons notre voiture louée qu’à 11H, nous profitons de la matinée pour découvrir quelques curiosités locales.
Nous commençons par un tour au marché municipal, espérant y trouver quelques produits frais. Mais l’endroit est finalement assez petit et surtout très cher, bien loin de celui de Mindelo.


Nous poursuivons notre balade derrière la ville, où se trouvent les salines de Santa Maria. Moins connues que celles de Pedra de Lume, elles ne sont pourtant pas dénuées d’intérêt. Le paysage est surprenant, avec ces étendues de sel qui contrastent avec le bleu du ciel. Une petite mise en bouche avant notre véritable exploration de l’île. C’est d’ailleurs grâce au commerce du sel que la ville de Santa Maria a été créée en 1830.


Nous partons finalement en voiture et notre premier arrêt est consacré à Terra Boa, un lieu désertique où l’on peut observer un phénomène de mirage. Sur la route, nous traversons de grandes dunes, et la conduite n’est pas toujours facile, mais le décor est saisissant.

Nous continuons ensuite vers Buracona, célèbre pour ses piscines naturelles creusées dans la roche (l’entrée est à 3 € par personne). L’endroit est superbe, avec ses formations volcaniques sculptées par l’océan. L’attraction phare ici, c’est le “Blue Eye” (Olho Azul), une cavité où l’eau prend une teinte bleu intense sous la lumière du soleil. Malheureusement, la file d’attente est interminable, et cette attraction phare de l’île attire vraiment beaucoup de monde.


Nous reprenons la route pour Palmeira, un petit village portuaire, composé de maisons basses style portugais. L’heure tourne et il est difficile de trouver un bon endroit pour manger : tous les restaurants proposent les mêmes plats. Nous finissons par déjeuner à Esplanade Rotterdam, où nous commandons – sans surprise – un énième plat de poulet et de poisson.



Après un rapide tour du port, nous reprenons la route vers Fontona, une petite oasis perdue au milieu des terres arides de Sal. Même si l’endroit est moins verdoyant que prévu, il offre un joli contraste avec les paysages désertiques alentours.
Notre prochaine étape est l’un des sites les plus célèbres de Sal : les salines de Pedra de Lume, situées dans un ancien cratère volcanique. L’entrée est payante (6 € par personne), et en observant bien, nous remarquons que certains visiteurs contournent la billetterie en grimpant sur la colline… Dommage de ne pas y avoir pensé plus tôt, car le tarif nous semble élevé pour une expérience qui nous laisse un peu mitigés. L’entrée se fait donc par un tunnel creusé dans le volcan. Le site a longtemps été français, exploité par les Salins du Midi. Les salines sont très belles, mais l’intérêt est plus grand pour ceux qui choisissent de se baigner dans ces eaux riches en sel, à la manière de la mer Morte.



Il se fait tard et nous décidons d’écourter notre tour, nous décidons toutefois de faire les arrêts suivants sur la côte ouest :
Espargos : la capitale de l’île, dont le nom vient bien « d’asperge » qui poussait dans les parages, mérite d’y faire une petite balade. Plus authentique que Santa Maria, elle possède une vraie âme cap-verdienne. Nous montons au point culminant, le Monte Curral, là où se situe l’antenne radiophonique, base militaire de l’Otan. L’endroit est aussi un mirador sur les alentours et l’aéroport. La ville et l’île de manière générale ont connu un développement rapide grâce à celui-ci qui assurait le trafic entre l’Europe et l’Amérique du Sud en 1939.

Murdeira : un spot offrant une superbe vue sur le Monte Leão, une montagne emblématique de l’île (et on voit la forme du lion n’est ce pas ?)

Ponta Preta : une belle plage à l’ouest de Santa Maria, où nous avons la chance de voir des surfeurs et des kitesurfeurs en pleine action.

Après cette journée bien remplie, nous rentrons à Santa Maria, fatigués mais ravis d’avoir découvert une autre facette de Sal. Demain sera notre dernier jour sur l’île avant de boucler cette incroyable aventure capverdienne !
Jour 15 : Dernier tour de l’île et rencontre avec les requins
Dernière matinée avec la voiture, et il faut optimiser le temps ! Nous essayons de partir tôt, car nous n’avons que trois heures avant de la rendre.
Nous partons en direction de Shark Bay, un spot incontournable pour observer les « requins citron » dans leur habitat naturel. La route n’est pas très bien indiquée, et après quelques détours, nous retrouvons enfin notre chemin.

Nous sommes les premiers sur place, il n’y a qu’un seul rabatteur, ce qui nous permet de profiter du lieu sans la foule. Pieds dans l’eau, nous avançons doucement dans la Baia da Parda, et très vite, les requins apparaissent. Ils sont impressionnants et nous frôlent de près, mais restent inoffensifs. Le rabatteur leur donne du poisson, attirant encore plus de spécimens. L’expérience est unique et drôle, parfaite pour clôturer notre découverte de l’île.


Sur le chemin du retour, nous faisons un arrêt à Baia da Fragata, la plage des kitesurfeurs. Il y a beaucoup de vent, et il fait même un peu frais, mais le spectacle est incroyable : des dizaines de kites colorés virevoltent au-dessus des vagues. Le club de kite est tenu par le champion du monde 2008 de la discipline. On reste obnubilé un moment sur la plage.


En redéposant notre véhicule, nous nous offrons une pause gourmande avec deux jus de fruits frais chez CapeFruit, délicieux et frais.
De retour à l’appartement, nous déjeunons tranquillement avant une bonne sieste. L’après-midi, nous profitons une dernière fois de la plage de Santa Maria et du fameux ponton de la ville.


Pour notre dernière soirée sur l’île, nous décidons de sortir au Sal Beach Club. L’ambiance est détendue, les cocktails sont bons, et la soirée passe beaucoup trop vite. Un dernier verre pour célébrer ces 15 jours incroyables passés au Cap-Vert, avant de rentrer boucler les valises… Demain, c’est le grand départ !
Jour 16 : Retour à la maison
C’est déjà le jour du départ, et même si nous avons prévu de quitter l’appartement vers 10h30, nous avons encore un peu de temps devant nous, alors nous profitons d’une dernière balade sur le port et la plage de Santa Maria et d’un petit-déjeuner acheté à Pão Quente.
Le taxi réservé ne viendra finalement jamais… Mais heureusement, nous trouvons rapidement un taxi dans la rue, et tout se passe sans encombre.
Une fois à l’aéroport, les contrôles se passent rapidement, et nous dépensons nos derniers escudos dans quelques bricoles à boire et à grignoter. Notre vol est à l’heure, et le trajet se déroule sans souci particulier. Pourtant, il semble bien plus long qu’à l’aller, sûrement la fatigue qui se fait sentir après ces 16 jours d’aventure. Nous atterrissons à Paris vers 20h30, mais notre périple n’est pas encore terminé, le temps d’arriver à la maison…
Nous rentrons avec des souvenirs plein la tête, des paysages incroyables en mémoire, et une seule envie : repartir explorer d’autres horizons très bientôt !
Les plus du voyage
- Coup de cœur pour Santa Antão, l’île verte
- Les prix des restaurants à bons prix
Les moins
- Des difficultés pour trouver nos transports (location voiture, taxi etc…)
- Des services au restaurant trop long et une répétition dans les menus
- La taille de chaque île fait qu’on en fait rapidement le tour





