Récit de voyage de 5 jours, Octobre 2017
Nous ne vivons que pour découvrir la beauté, tout le reste n’est qu’attente
— Khalil Gibran
Le Liban a toujours été pour moi un pays … énigmatique, attirant et effrayant à la fois.
Il est certain que ce pays a une mauvaise réputation, niveau stabilité politique. Quand on annonce « on part au Liban », on te répond « ah bon mais ce n’est pas dangereux ? » (J’avoue celle-ci on me l’a faite dans d’autres pays).
Mais je ne peux que chaudement te le recommander. En 2017, après pas mal de recherches sur la sécurité, nous décidons d’y aller, mais aussi de traverser les zones « rouges », celles que le ministère des Affaires Etrangères ne recommande pas (plus d’infos par ici). Malgré une petite frayeur à Saida, que je raconte plus bas, nous n’avons jamais ressenti ni insécurité, ni violence. Les Libanais sont des gens respectueux et chaleureux qui ne souhaitent qu’une chose, faire avancer leur pays et redorer leur blason.
A l’heure où j’écris, des nouvelles tensions sont apparues (oct. 2019) particulièrement à Beyrouth, et je ne saurais te dire si tu peux te déplacer facilement ou non, j’aurais simplement tendance à te dire « sois prudent et profite», le Liban est un très beau pays qui mérite qu’on le visite.





Nous avons voyagé sur 2 compagnies différentes pour nous rendre au Liban : un vol direct à l’aller un vendredi soir avec feu Aigle Azur, et un retour avec escale à Istanbul le mercredi avec Pegasus…Sache que la plupart des horaires de vols au Liban sont de nuits (arrivée 1h, départ 2h du matin).
Comme très habituellement, nous avions réservé une voiture de location sur BSP Autos et nous continuons à réserver sur cette plateforme car nous n’avons jamais eu de problème…Cette fois encore, c’est une Yaris qui nous attend (le loueur final était City Car et la location pour 4 jours nous a coûté 87 €)
J’en profite de parler voiture pour ouvrir une parenthèse sur la conduite au Liban. Sache que pour conduire ici, il faut être un conducteur aguerri et vaillant. La conduite est dirons-nous…chaotique. Pour faire court, il n’y aucun code de la route ici, et c’est la loi du plus fort qui l’emporte…D’ailleurs, je n’ai pas pris le volant une seule fois, et même en tant que passagère, mon cœur a du faire à peu près 1000 bonds. J’ai vu des gens griller les feux, doubler dans des virages en pleine montagne et provoquer des accidents 100m plus haut, j’en ai aussi vu prendre le rond-point en sens inverse car la 1ère sortie à gauche est la plus proche de leur destination. Attention également aux distances : le Liban est un petit pays mais tu feras de la route : bouchons sur toute la Côte, accidents et routes plutôt moyennes dans l’intérieur du pays. C’est l’un des pires pays en terme de conduite.
Question climat, fin octobre, nous avons tout eu : du très beau temps sur la côte, mais aussi froid en passant les montagnes, et de la pluie battante sur Beyrouth. Octobre reste un mois très agréable pour visiter.
Voici ci-dessous une idée du trajet que nous avons effectué.
Jour 1 : Côte Libanaise, Jounieh, Byblos et Batroun
Après les formalités de douanes (très longues) et de location, il est déjà 2h du matin, et nous avions décidé de ne pas nous arrêter à Beyrouth et d’aller directement à Jounieh, banlieue balnéaire de Beyrouth. La ville n’est qu’à 27km de la capitale, mais il nous a fallu 1h pour comprendre la conduite du Liban, trouver la bonne sortie et chercher l’hôtel parmi le peu d’indications données.
Nous avions réservé le Monte Mare Hotel, un petit hôtel 4**** en bord de mer. A cette période de l’année, il n’y a quasi personne (constat fait dans tout le Liban) mais nous sommes accueillis comme des rois malgré l’heure, et c’est de là que nous comprenons la générosité des Libanais. Le prix était d’environ 50 €, la chambre agréable, petit déjeuner servi à table avec des boissons chaudes et froides, galettes, légumes, fromages libanais.


A Jounieh, petite cité côtière située en bas d’un promontoire, l’endroit incontournable c’est Notre Dame De Harissa ou Notre Dame du Liban (Harissa étant ici le nom de la montagne) avec sa statue de la Vierge qui surplombe toute la baie ainsi que son église moderne en contrebas.
La vue sur la baie est superbe et très dégagée. On aperçoit Beyrouth au loin. Nous sommes montés en voiture, mais il existe un téléphérique que tu peux emprunter.

Pour les Libanais, c’est un lieu de pèlerinage, car cette vierge est la protectrice du pays, elle est d’ailleurs tournée en direction de Beyrouth.
Au Liban, il y a plusieurs confessions qui cohabitent : l’église Maronite pour les Catholiques, des Chiites et des Sunnites pour les Musulmans, mais aussi une part de Druzes et d’Orthodoxes, d’où un mélange de cultures et sites religieux tout aussi différents à visiter lors de ton séjour ici.

La 2ème étape de la journée est Byblos ou Jbeil en arabe – tu trouveras souvent différents noms pour chaque ville qu’ils soient en arable, français, grec ou même biblique -.
Byblos est réputée pour son site archéologique en bord de mer ce qui lui confère une atmosphère particulière. Fondée en 7000 avant JC, ce qui fait d’elle l’une des plus anciennes cités du monde, elle a surtout été un centre névralgique sous l’Egypte Antique, grâce à sa position sur la mer.

Il se dit aussi que c’est à Byblos que l’alphabet moderne que l’on utilise aujourd’hui serait né. La ville a été successivement occupée par les Phéniciens, les Grecs, les Romains et les Ottomans.
L’entrée du site archéologique n’est pas très chère. Le site est assez large et on se balade entre chaque partie : le château du temps des croisades, les vestiges de temples, les sarcophages et le théâtre romain. On essuiera une bonne pluie pendant la visite, pour autant il fait toujours très bon.
Après la visite, nous nous baladons dans le souk entièrement restauré de Byblos et nous arrêtons manger chez « Rock » pour notre premier repas libanais : chawarmas (sorte de kebab en galette fine) et soujouks (saucisses de bœuf).
Notre 3ème étape de la journée est la ville de Batroun. Située 16km plus au nord de Byblos et toujours sur la côte, Batroun est surtout connue pour ses remparts phéniciens. C’est une petite ville aux ruelles étroites (et non pavées) ce qui rend la conduite difficile. Le plus simple est de garer la voiture et de visiter à pied : Mur Phénicien, Eglise de la Mer, Eglise Saint Georges (orthodoxe), Cathédrale Saint Etienne (maronite) et souk ancien nous occupent une bonne partie de l’après-midi.
La spécialité de Batroun, c’est la limonade maison. Plein de petits commerces la proposent, n’hésite pas à rentrer dans celui qui te plaira le plus. Au Liban, beaucoup de commerces sont fermés entre 12/13h et 16h. Prends-y garde.


Nous décidons de nous rendre pour la nuit à Bcharré, et passer par la Vallée de Qadisha, mais le GPS va nous compliquer la tâche. Comme je l’ai dit plus haut, les routes sont difficiles au Liban, celle indiquée par Google Maps n’est apparemment pas correcte, et à une station essence, les gérants nous disent qu’il faut faire demi-tour pour prendre une autre route un peu plus au nord.
On attaque donc la route de la vallée de Qadisha vers l’intérieur du pays tardivement pour atteindre Bcharré, le village le plus important de la région et le plus au fond de la vallée.
La vallée de Qadisha, c’est la vallée sainte, lieu de nombreux monastère et églises. Région entièrement chrétienne, les paysages y sont majestueux. La plupart des monastères sont des grottes construites à flanc de montagne pour les ermites et les moines qui venaient s’y réfugier.
Quant à Bcharré, la ville a des airs de village des Alpes, entourés de montagnes et chalets en bois. C’est ici qu’est né le poète Khalil Gibran, dont le musée se visite.
Dans la ville, nous trouvons un petit B&B appelé Bauhaus Hotel tenu par le coiffeur Tony juste en dessous. A l’époque, ce B&B est un peu en construction et avec quelques difficultés, nous négocions une chambre à 80 dollars. Un peu cher j’avoue mais la ville est dépourvue d’hôtels ouverts à cette période (il fait froid en altitude).
Sur conseil de Tony, nous nous rendons au River Roc, restaurant de l’autre côté de la ville. Nous serons quasiment les seuls clients. Ambiance étrange mais toujours sympathique, les gérants sont scotchés à leur télé qui diffuse une messe apparemment importante…
En tout cas, nous dinerons d’un excellent taboulé, d’un fatouk (salade de saison) et de brochettes de chiche taouk et kefta pour 20€ à 2.
Jour 2 : Vallée de Qadisha et Plaine de la Beqaa
Nous nous rendons tout d’abord dans Bcharré, pour le petit-déjeuner. Il est 9h et les gens sont à la Messe. Nous trouvons un petit restaurant où nous aurons des omelettes et du pain, le tout cuit dans un four traditionnel, un délice. Les étrangers se font rares par ici, les Libanais sont au petit soin.

Nous partons visiter quelques sites de la Vallée, tout d’abord le couvent Mar Elisha, puis l’ermitage Mar Elisha (Deir Mar Elisha), construit dans la roche, à flanc de montagne.
C’est un ermitage construit par des moines syriens, le tout est très impressionnant. Il faut descendre au fond de la vallée, puis remonter pour y accéder.

Beaucoup d’autres monastères ne sont accessibles que par chemin, si tu aimes randonner et qu’il fait beau, c’est un bon moyen de découvrir la vallée.
Nous remontons la route à travers la montagne pour arriver aux “Cedars”, station de ski avec 6 remontées. Evidemment, pas de neige encore, mais seulement des quads qui remontent la montagne.
C’est ici que se trouve l’une des réserves naturelles de forêts de cèdres, le fameux symbole du Liban.
Je ne te cache pas ma déception quand je découvre la si petite taille de la réserve. Quelle tristesse de constater qu’il reste une centaine de cèdres tout au plus. D’ailleurs, le constat est encore plus flagrant quand on prend de la hauteur. La foret des cèdres est une tache dans la vallée de Qadisha.

Il est temps de traverser le col et de se retrouver dans la Plaine de la Beqaa.
Parenthèse historique, la plaine de la Beqaa est un peu l’arrière-cour du Hezbollah. Au cours de la révolution Iranienne de 1979, des chiites libanais partisans de la révolution y forment leur propre groupe de combattants pour lutter contre Israël, c’est de là qu’est né le groupe armé toujours très présent aujourd’hui.
A Baalbek, ville principale de la Plaine, et sur l’ensemble de la route qui descend du col jusqu’à cette ville, l’ambiance est … électrique : divers contrôles de passeports avant d’arriver, drapeau du Hezbollah omniprésent, et à la sortie du temple, on nous vend même des mugs à leur effigie.
Pour autant, Baalbek est à mes yeux LE site incontournable du Liban.
Appelé également en grec Héliopolis (cité du soleil), la cité a été fondée par les Phéniciens mais a connu son âge d’or à l’époque romaine. Ce sont les vestiges romains les mieux conservés de toute la région : temple de Bacchus, temple de Jupiter, temple de Venus, cour hexagonale. De quoi flâner des heures, nous y resterons d’ailleurs jusqu’au coucher du soleil ce qui en fait des souvenirs magnifiques.
Malgré un site archéologique somptueux, l’atmosphère de la ville ne nous donne pas envie de rester, l’étape pour dormir sera donc Zahlé, déjà en dehors de la plaine de la Beqaa, ce qui n’empêchera pas les nombreux check-points sur le trajet (frontière libano-syrienne à seulement quelques kms).


A Zahlé, tout se passe dans 2 rues perpendiculaires, après avoir essayé un ou deux hôtels, nous tentons l’hôtel Chtaura qu’on négociera pour 90 dollars avec petit déjeuner.
Le temps de se reposer, nous repartons chercher à dîner. On s’arrête tout d’abord à Berdwani qui est une zone en bord de canal, mais il est dimanche et tard, la plupart des restaurants sont fermés. Finalement sur la route principale nous nous arrêtons dans un restaurant assez voyant de loin, « la Tour ». On y mangera de l’houmous, des galettes de viande au yaourt, des keftas. Il est difficile de se faire comprendre ici mais la propriétaire parle très bien français et prend le temps de nous expliquer tous les plats (les Libanais sont moitié anglophones, moitié francophones). Tout est commandable en ½ portion. Elle nous offre en dessert avec la générosité qu’on leur connait, thés, gâteaux au chocolat, fruits et laits caillés.
Jour 3 : Anjar et retour sur la côte sud

Moins connue que Baalbek, Zalhé est une ville également située à la frontière Syrienne, et juste à côté d’un site archéologique nommé Anjar.
A l’inverse de Baalbek, Anjar est l’ancien site d’une ancienne dynastie islamique, les Omeyyades, fondée au 7ème siècle. Le site est très bien entretenu. On n’y croisera pas âme qui vive.

L’étape suivante est Saida, située sur la côte Sud du pays. Saida ou Sidon est une ville plaisante en bord de mer. Mais tout commence par une mauvaise impression : alors que nous sommes garés et déjà un peu éloignés le long de la corniche, 2 personnes postés devant notre voiture nous font des grands signes. On se retourne plusieurs fois, et ayant un pressentiment nous y retournons. Les 2 personnes nous parlent en arabe, nous ne comprenons pas. Par précaution, nous reprenons la voiture, car il y a toutes nos affaires à l’intérieur…Après ça, on mettra plus de 45 minutes à trouver une place en ville.
A Sidon, tu peux commencer ta visite par le souk, traditionnel et très impressionnant car c’est un vrai labyrinthe.
Sidon a été la capitale de la Phénicie pendant l’antiquité, mais comme beaucoup de villes du Liban, elle a été successivement occupée par les grecs, les romains etc.
Le Château de la Mer est comme son nom l’indique une forteresse du 13ème siècle construite par les Croisés et posée sur la mer, seul un ponton de pierres permet d’y accéder. Le château se visite mais il n’est pas très grand, il est plus sympathique de l’observer de l’extérieur. C’est l’un des seuls sites payants de la ville.

Quant au Khan Al Franj, la traduction est « le caravansérail des Français ». Le caravansérail en orient est une sorte d’hôtel de passage pour les marchands venant de tout horizon, généralement sur 2 étages (les chevaux en rez de chaussée et les hommes en étages) avec une cour intérieure.

Notre 3ème arrêt de la journée sera à Tyr (ou Sur en arabe), l’une des villes les plus au sud du Liban. La ville est sous haute tension car elle est à la frontière avec Israël, et les tirs de roquette entre les 2 pays sont fréquents. Comme à Beyrouth, les marques de la guerre civile sont fortes. C’est aussi le siège de l’UMIFIL, les Forces Intérimaires des Nations Unis, d’où la représentation militaire de différents pays très présente (nous croisons des militaires de République Dominicaine).
Malgré cette réputation, les vestiges de la cité ancienne n’attendent que toi. Le site archéologique en bord de mer est en excellent état, et là encore le coucher de soleil est magnifique. C’est un incontournable de la ville.
La Hara, le quartier chrétien, également en bord de mer, te permettra de découvrir le charme de cette ville. Maisons coquettes et colorées, ruelles fleuries et intactes, on a presque l’impression d’être dans un autre monde.


Pour la nuit, nous décidons de reprendre la route et d’aller à nouveau vers l’intérieur des terres à Deir Al Qamar car quelques sites seront à visiter le lendemain, et surtout nous sommes près de Beyrouth pour la dernière journée.
Le choix de l’hôtel est excellent, le Deir Al Oumara, un hôtel avec une cour archée et vue sur les montagnes du Chouf avec 10/10 sur le petit-déjeuner gargantuesque.
Nous irons dîner dans un restaurant sur les hauteurs appelé le Country Gate, je crois que nous serons les seuls clients de la soirée (encore !)
Jour 4 : Bettedine, Chouf et Beyrouth
Dernière journée avant de reprendre l’avion à 2h du matin. Mais nous avons encore plein de choses à faire avant d’aller à Beyrouth.
Nous commençons par visiter le palais de Bettedine. Bettedine signifie la Maison de Dieu. Résidence d’été du président libanais, le palais a été construit en 1788 pour l’Emir Bachir Chehab 2 et sa construction a duré 20 ans. Cour décorée de sculptures et de boiseries, appartements privés, salle de réception, tout fait de ce palais un incontournable au Liban. C’est l’élégance à l’orientale, un palais raffiné somptueux dont on ne peut pas passer à côté sans rentrer.


Nous repassons par le petit village de Deir Al Qamar (Monastère de la Lune en arabe), charmant village de la région, avant de nous rendre à la 2ème réserve de cèdres du Liban, Al Chouf.
La réserve peut se visiter à pied ou en voiture, c’est une boucle toute tracée à l’intérieur. Un garde est posté à l’entrée pour faire payer le droit de passage. Le temps est tellement brumeux que cela donne une ambiance magique. C’est un endroit encore une fois inévitable si tu souhaites voir les derniers cèdres du Liban.

Cette fois ci, direction Beyrouth.
Nous avions prévu une grande après-midi à Beyrouth et cela nous a suffi. Si toi aussi tu souhaites visiter le Liban, je te conseille pas plus d’une journée à Beyrouth car il y a tant de choses à visiter autour.
Sais-tu d’abord que Beyrouth est surnommée la Petite Parisienne ou encore le Paris du Moyen-Orient ? Beyrouth, de tout le Proche et Moyen Orient est surement la ville la plus occidentale de tous. Elle a entre autre, comme Paris, la culture du café en plein air.
Beyrouth est une ville cosmopolite, qui aujourd’hui se reconstruit encore. Je suis marquée par les centaines de traces de balles sur les murs des maisons et des appartements…Jusqu’en 2006, le Liban vivait sa guerre civile.


Nous commençons par nous rendre au cœur de Beyrouth où se trouve 3 lieux de cultes sur une même place : la mosquée Al Amin, la cathédrale grecque orthodoxe Saint George et la Cathédrale maronite Saint Georges. Quelle belle image que ces 3 lieux saints sur la même place.
La cathédrale est l’un des bâtiments les plus anciens de Beyrouth, datant de 1767, elle est en fait un musée qui abrite les ruines d’une église byzantine découverte après le bombardement de la cathédrale en 1975.
La mosquée Al Amin est une mosquée récente (2006) qui rayonne par son dôme bleu. C’est ici que Rafiq Hariri, ancien premier ministre assassiné est enterré, elle est d’ailleurs communément appelé Mosquée Hariri (en tant que non musulman tu peux la visiter, on te prête de quoi te changer convenablement pour entrer).
Quant à la cathédrale Maronite, elle est inspirée de la Cathédrale Santa Maria Maggiore de Rome.

Nous passons la première partie de l’après-midi dans les quartiers de Gemmazyeh et Mar Michael. Ces 2 quartiers plutôt tendances, centralisés sur la Rue Gouraud sont les lieux de nombreux restaurants, bars et cafés, galeries d’arts et boutiques. Cela ressemble à un quartier typiquement occidental, bohème et hispter à la sauce orientale.
Nous nous promenons ensuite dans le quartier d’Hamra, qui est le quartier étudiant, tu y trouveras de nombreux fast-foods libanais, cafés et hostels, le tout face à l’Université Américaine de Beyrouth (UAB) dans laquelle tu peux entrer. Cette université est l’une des plus réputées d’Orient et a été fondée en 1866.
Nous terminons notre tour de Beyrouth par la fameuse Corniche de nuit. C’est un endroit réputé pour les promenades et la détente. Elle s’étend de la Marina Saint Georges, le Saint Tropez de Beyrouth où se succèdent bateaux de luxe et yachts club, jusqu’au fameux Rocher au pigeons, cette arche naturelle au milieu de la mer.


Ici s’achève le récit de 4 jours de découverte dans ce pays. J’espère que cet article t’aura donné envie d’aller au Liban. A mes yeux, c’est un pays magnifique qui a tellement à donner, et qui tient tête à sa mauvaise réputation faisant fuir les touristes par le charme de ses habitants et la beauté de ses sites anciens.
Les plus du voyage
- Un voyage solitaire : nous ne croiserons quasiment aucun touriste sur les routes
- Baalbek : un des plus beaux vestiges romains de cette planète
- Incontestablement la cuisine !!
Les moins
- Beaucoup d’endroits fermés et peu de choix pour les hôtels / restaurants dès que l’on quitte la côte et dès lors que nous sommes en basse saison
- La conduite …



































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































