Bolivie

Séjour d’un mois en août 2013

La Bolivie, c’est un pays de couleurs. La blancheur du Salar d’Uyuni, le vert de l’Amazonie, le bleu du lac Titicaca, le noir des mines de Potosi, et tant d’autres couleurs à découvrir. C’est aussi le pays avec l’une des altitudes les plus élevées au monde dont La Paz, la capitale, à 3600m. Souvent visitée avec le Pérou, la Bolivie complète d’une certaine manière ce premier pays. Mais elle demeure l’une des contrées les plus authentiques d’Amérique du Sud. J’ai visité la Bolivie pendant 1 mois, à la suite du Pérou, en août 2013.

Région du Lac Titicaca

Si tu as bien suivi l’article sur le Pérou, alors tu sais que le voyage s’est arrêté quelque part sur les rives du lac Titicaca, l’un des lacs les plus hauts du monde. C’est de Puno, au Pérou (l’article sur le Pérou est ici), que je pars en bus pour traverser la frontière. Après 30 jours au Pérou, voici la Bolivie, nous sommes le 14 juillet 2013. Après vérification et tampon dans le passeport, j’ai un pied en Bolivie. Le visa coûte 2 euros, il n’est valable que 30 jours et par mesure de sécurité il faudra passer par le bureau d’immigration de la Paz pour le faire prolonger.

Dès l’arrivée, on sent la différence avec le Pérou, surtout en terme de richesse. Les logements sont plus rudes, moins confortables, il est difficile de trouver internet aussi.

Je suis dans la petite ville de Copacabana, qui signifie « Vue sur le Lac » en Aymara (peuple bolivien), dont l’église Notre Dame de Copacabana est l’une des plus belles de la région.

Rien de mieux que de voir cette vue depuis le Cerro El Calvario. Un calvaire ? Pas tant que ça mais la montée dure quand même 40 minutes. Sur le chemin, 14 statuettes du christ sont alignées. Depuis le sommet, la vue sur le lac Titicaca est exceptionnelle. A ma grande surprise le temps se gâte vite, et 1h plus tard il neige. Nous sommes en juillet mais c’est plutôt l’hiver ici.

Il fait peut-être froid mais l’ambiance est toujours à la joie. Dimanche, les gens sont à la plage, ou ils décorent leur voiture, en vue de leur baptême (et c’est très sérieux).

Profitant du lac coté bolivien, je décide d’aller à l’Isla del Sol passer 2 jours sur cette île paradisiaque. Les plages sont belles mais le temps est plutôt moyen, le chocolat chaud est donc de mise. Isla del Sol est la plus grande île du lac Titicaca. C’est un vrai havre de paix car bien sûr, seul le bateau peut t’y emmener (la traversée est de 2,5 €uros).

Il y a pas mal de randonnées à faire sur l’île, entre autres pour admirer le temple du Soleil ou le labyrinthe Chincana. L’auberge de jeunesse choisie pour 6 euros a forcément vue sur le lac et le coucher du soleil est splendide…

La Paz, capitale la plus haute du monde

La seconde étape est de se rendre à La Paz, la capitale du pays. Le trajet n est pas sans tranquillité : obligés de traverser une partie du lac sans pont sur un bac, ou témoin d’un accident de bus dont les freins ont lâchés, c’est ça la vie en Bolivie !

Arrivée a La Paz, je suis perdue : il faut dire que cette capitale est immense. Un policier arrête gentillement un taxi qui lui-même ne sait pas vraiment où aller. C’est pour dire, même les gens de la Paz ne connaissent pas toute leur ville. Dans le quartier des hostels, il faudra 4 essais avant de trouver le bon. C’est donc la Residencia Colonia, le point de chute de ces prochains jours. Le tarif est de 5 euros par personne la nuit.

La Paz, vue d’en haut


Le premier jour est consacré au quartier colonial et à la Calle Jaen, la rue piétonne. Tu découvriras aussi l’église Notre Dame de la Paix sur la Plaza Murillo et plusieurs musées intéressants comme el Museo Nacional de Arte..  

Mais l’attraction numéro 1 de la Paz, c’est el Mercado de las Brujas, le marché des sorcières. Ici pas de fruits ou légumes, on te vend des aphrodisiaques, des objets superstitieux, des plantes spéciales et tu admireras les fœtus de lamas momifiés au-dessus des étals, vendus par des cholitas, ces dames au chapeau rond. La légende dit que si un fœtus de lama est enterré devant sa maison alors celle-ci sera bénie…Que l’on aime ou non c’est vraiment à voir.

A la Paz, le froid est plus rude, normal nous sommes dans les terres et en altitude (pour rappel La Paz est la capitale la plus haute du monde, à 3600m pour son point le plus bas). Du coup, le passage au Mercado El Alto (normal cette fois) pour se rhabiller est obligatoire. Articles en laine et alpaga, de quoi tenir chaud, les articles tiendront jusqu’au bout du voyage (exemple : un pull pour 10 euros, un ensemble gants et bonnets pour 4 euros). Certains sont même faits sur mesure, il suffit de choisir son coloris et 24/48h plus tard, le vêtement est prêt.

Une des journées est consacrée au site de Tiwanaku, un site ayant accueilli l’une des plus importantes civilisations pré-incas du pays. Pour s’y rendre, il faut déjà prendre un micro (minibus) pour aller au Cementerio (quartier du cimetière de La Paz). Mais arrivée là-haut, on nous dit qu’il n’y aura pas de bus aujourd’hui, il y a comme une feria entre le Pérou et la Bolivie. J’en profite donc pour visiter la ville de haut en bas, dont le quartier de Sopocachi, avec de magnifiques vues sur la ville depuis le Parc Monticulo.

Le lendemain, je retente Tiwanaku. La route pour s’y rendre est “dure”, dans le nord de la Paz les routes ne sont pas asphaltées. Le site de Tiwanaku se divise en 4 parties : Tiwanaku, le musée de la céramique, le musée Litico et Pumalanku. Par rapport aux sites archéologiques vus au Pérou (et comme je m’en doutais après être passé au Machu Picchu), il est plus difficile d’apprécier des sites d’une moindre importance.

L’Amazonie ou la Pampa Bolivienne

Je quitte la Paz pour un petit détour en Amazonie. Durant ce long tour en Amérique du Sud, il n’est pas prévu de la visiter ailleurs, comme au Brésil par exemple, c’est donc le moment idéal pour s’y rendre. Le point de chute sera la ville de Rurrenabaque, appelé communément Rurre. D’ailleurs Rurre n’est que l’orée de cette immense forêt. Sur la carte, elle ne semble pas si « lointaine »..et pourtant, il faudra 24H pour atteindre la ville depuis la Paz (pour à peine 10€). Imagine 24h assis dans un bus, sur l’une des routes les plus dangereuses du monde mais aussi à travers des paysages magnifiques…et les 6 dernières heures de voyage sur piste…Pour les moins téméraires, il existe un petit aérodrome dans la ville.

J’irais à l’hostel Residencial Garfield pour ces quelques jours et je trouve dans cette petite ville une agence pour m’amener en forêt pour voir de plus près à quoi cela ressemble… Beaucoup d’agences proposent les mêmes tours de 3 jours et 2 nuits dans ce qu’on appelle la pampa bolivienne.

Le temps est plutôt mauvais ici, il fait froid et humide, et il pleut régulièrement…Mais il y a une adresse réconfortante, que je te conseille fortement si tu es en manque de France, c’est The French Bakery, qui fait des pains au chocolat à tomber par terre. Autre adresse à retenir : le restaurant Luna Lounge, très sympa pour s’abriter du temps parfois capricieux.

Rurre n’est pas l’une des villes les plus attrayantes du pays. Faite de pistes et de beaucoup de boue, il n’y a pas de points majeurs à visiter. Toutefois, l’une des choses à faire est de monter au Mirador pour contempler la ville et le long fleuve qui la traverse.

Rurrenabaque

Le tour de 3 jours dans la Pampa commence en jeep à travers les pistes boliviennes, puis rapidement en bateau. Aucune route ne mène où nous allons. La balade en bateau est agréable et nous voyons un paquet d’animaux sauvages : singes, alligators, oiseaux, dauphins roses. A l’arrivée au camp, sur les rives de la rivière, c’est rudimentaire mais hyper sympa. On prépare un grand feu pour dîner (manioc et viande). L’endroit pour dormir est un endroit ouvert (pas de fenêtre) mais au final, nous n’avons pas froid.

Le lendemain matin, nous allons à la chasse aux boas et anacondas. Dans des marais boueux, avec des herbes hautes de 2m et équipée de bonnes bottes, on flippe carrément de tomber dessus. Et c’est bien sûr le guide, qui réussira à en attraper un (d’environ 2m).

L’après-midi est consacrée à la chasse aux piranhas, c’est super drôle et prudence en les attrapant, les dents sont très pointues. Quand on dit qu’ils mangent des humains, ce n’est pas une légende…Ils sont d’ailleurs le dîner du soir au camp. Après dîner, nous repartons en bateau dans la nuit noire pour scruter les yeux jaunes des caïmans qui eux aussi nous surveillent

Troisième et dernier jour, on nous propose de nager avec les dauphins roses. Pour avoir vu la veille des anacondas et des caïmans dans la rivière, je passe mon tour…. Cette excursion fut une très belle expérience, bien que courte, dans la forêt amazonienne mais évidemment j’aurais un jour l’occasion d’y retourner.

Santa Cruz et les missions jésuites

Quitter Rurre n’est pas une mince affaire, on est à 24h de beaucoup de choses. Pour continuer la route, il faut donc transiter par Trinidad une journée, avant de pouvoir récupérer un autre bus pour Santa Cruz, après encore quelques passages de bacs.

A Santa Cruz, c’est à l’Alojamiento Santa Barbara que je trouverais refuge, des petites cabanes blanches en long toutes collées les unes aux autres, très simples et très rustiques.

Si Santa Cruz de la Sierra te semble inconnue, alors sache qu’elle abrite autant d’habitants que Paris. Proche du Brésil, elle bénéficie d’une température généralement élevée toute l’année.

Arrivée un dimanche matin, la ville est extrêmement calme, la plupart des magasins fermés. Je visite le Parque Arenal et le Parque Avion Pirata (selon la légende, un baron de la drogue aurait posé son avion en plein milieu du parc et l’aurait laissé ici…). Et pourtant après une sieste, la ville a un autre visage. Des marchés artisanaux se sont installés dans les rues, les gens sont dehors. J’en profite pour visiter sur la place principale, la Plaza 24 de Septiembre, la Catedral Metropolitana, la tour de l’horloge et la Casa de la Cultura.

Je trouve un bus pour la ville de Concepción qui est le point central pour découvrir les missions jésuites. Ces missions, à but évangélisateur auprès des populations indigènes, sont des restes de fondations crées par les Jésuites au 17ème et 18ème siècle, quand la Bolivie était encore sous contrôle espagnol.

Il est difficile de trouver un « alojamiento » ici et c est grâce à l’aide de l’office de tourisme que je trouve Alojamiento Tarija pour 4 euros. Picolo est l’une des bonnes adresses de la ville pour manger d’excellentes quesadillas.

Je profite de la ville pour visiter le musée misional et les églises de la mission. Le musée est très intéressant, il explique le fonctionnement des missions de toute la région. Les autres missions à visiter sont celles de San Javier (que tu peux rejoindre en « micro »), Santa Ana ou San Ignacio. Les missions ont toutes la même configuration : une place centrale avec une église sur le coté pour héberger les missionnaires et les ateliers où travaillaient les indigènes.

Dans les villes accueillants les missions jésuites, avec un peu de chance, tu croiseras des mennonites. Cette population d’origine allemande et néerlandaise suit un mouvement religieux particulier et sont retirés du monde public, au même titre que les amiches. Pratiquant une religion traditionaliste, ils vivent sans électricité. Reconnaissables de par leur origine européenne et vêtus comme des fermiers, tu ne croiseras que des hommes en ville venus faire des courses en charrette.

Dans la région, il est aussi possible de se rendre à Samaipata, au sud de Santa Cruz. Ce coin, beaucoup plus avancé dans les terres, est connu pour avoir vu la mort du Che, qui luttait à l’époque avec la guérilla bolivienne depuis la pampa. Samaipata signifie en quechua « lieu de repos entre les montagnes ». C’est un fort de la période pré-inca construit au 3ème siècle, qui a aussi été occupé par les Incas par la suite. Il est divisé en 2 : la partie colline avec ses gravures dans la pierre, et la partie archéologique en contre bas. Pour se rendre à Samaipata, il n’y a pas de bus, il faut prendre un taxi compartido. L’entrée du site, classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, est fixé à 7 euros.

Dernière étape en Bolivie centrale, Cochabamba se situant plus au nord. Les prix sont plus chers ici, après plusieurs essais, je trouve Residencial Mexico pour 3€ avec douche chaude et wifi.

A Cochabamba, il ne faut pas rater le Christ de la Concordia. En haut de la colline, dont l’accès se fait par un téléphérique, le Christ Rédempteur Bolivien veille sur la ville. Pour la petite histoire, le Christ de Cochabamba est plus grand que celui de Rio ! Le temps est beaucoup plus chaud ici ; alors que la ville est à 2500m d’altitude, la température descend rarement en dessous de 20°C.

L’un des quartiers les plus sympas de Cocha est El Pueblito. Au nord-ouest de la ville, ce quartier bohème rassemble plein de petits restaurants et bars. Enfin, l’incontournable de la région, c’est son marché. Le marché de la Cancha est le marché le plus pittoresque de toute la Bolivie et l’un des plus grands d’Amérique du Sud.

Enfin dans le centre-ville, il est agréable de s’arrêter sur la Plaza 14 de Septiembre pour boire un café… au Café de Paris !

Sucre et Potosi

Il faut savoir que les trajets étant longs, j’ai toujours voyagé de nuit : pour économiser de l’argent, comme du temps. Le problème est que selon la durée, le bus arrive vers 4 /5h du matin, et il faut patienter et sortir de la station de jour. Rares sont les hostels qui n’ont pas fourni une chambre à 7h du matin, sans jamais faire payer plus….

Après quelques heures de bus donc, j’arrive à Sucre. Sur recommandation du chauffeur de bus, je vais à Forestero, à 5 blocks de la place principale, les hôtes y sont super sympas. L’avantage de cet hostel est qu’il dispose d’une cuisine équipée, idéal pour ne pas toujours aller au restaurant ou pour préparer des piques niques.

Sucre est une super ville, toute de blanc vêtue, comme Arequipa au Pérou. La ville classée au Patrimoine mondiale de l’Unesco est très souvent ensoleillée. Je commence par visiter l’Esplanade de la Recoleta, sur les hauteurs de la ville, et le cimetière attenant, tellement impressionnant et si différent de ce que nous connaissons.

Je visite plusieurs églises telles que la Cathédrale ou les églises San Francisco, Santo Domingo. Il est intéressant d’aller à la Casa de la Libertad où a été signé le traité d’indépendance et qui retrace l’histoire de la Bolivie. Je te conseille également de faire un tour par le Parque Bolivar pour se reposer.

Parmi les bonnes adresses de Sucre, tu peux te rendre à La Vieja Bodega, un bar à vin de qualité, ou encore Pueblo Chico.

Evidemment, tu peux aussi te rendre à Tarabuco, le quartier accueille le dimanche l’un des marchés les plus réputés de la région. A Sucre, je visiterais aussi le Parque Cretacico. Le parc, sur les hauteurs de la ville, est dédié aux dinosaures et sur la découverte de leurs traces dans la région.

Ville suivante à 150km de Sucre : Potosi. Potosi est souvent considérée comme la ville la plus haute du monde, à 4090m d’altitude. La Compania de Jesus est mon hostel pour les 2 prochains jours.

Dans Potosi, je teste tout d’abord le marché Mercado Central pour y déjeuner. J’avais pas mal hésité jusqu’à maintenant pour ne pas tomber malade, mais en fait c’est un délice et pas cher.

Evidemment, il y a de nombreuses églises à visiter : églises de San Francisco et Santa Barbara, mais aussi l’église de La Merced sur laquelle on peut monter et profiter ainsi d’un très beau coucher de soleil. La Casa de la Moneda (si on extrait de l’argent de la colline, alors on fabrique aussi de la monnaie!) et la Cathédrale font aussi partie des très beaux bâtiments de la ville.

Potosi est très connue pour ses mines. Au 16ème siècle, les conquistadors ont compris que la colline enfermait des réserves d’argent, d’ailleurs celle-ci est appelée Cerro Rico, la montagne riche. Aujourd’hui, l’argent quasi épuisé, les mineurs travaillent encore sur l’étain. Sur notre chemin, nous devons acheter quelques cadeaux pour les mineurs (des feuilles de coca, des gâteaux, de la dynamite). On se change, tenue complète avec bottes et casques. Puis nous entrons, le chemin est petit et il faut régulièrement se mettre à genoux dans les tunnels. Il fait aussi sombre et humide. A mi-chemin, nous rencontrons El Tio. El Tio est un dieu à qui les mineurs (et nous aussi) viennent offrir des offrandes (la plupart du temps des cigarettes). Je n’ose pas parler de l’espérance de vie des mineurs d’environ 35 ans.

En ce jour, il n’y avait pas grand monde dans la mine. Mais c’est normal, aujourd’hui, c’est la fête nationale de Bolivie. D’ailleurs le Président est en ville et il y a une immense parade militaire….Il y a beaucoup de foule, c’est la fête dans la rue.

Salar d’Uyuni

L’ultime étape bolivienne est Uyuni et son salar. Il faut 4h de bus pour atteindre le Sud Lipez (le nom de la région) et Uyuni, la ville ;  la route est très scénique. La ville d’Uyuni n’a rien d’intéressant en elle-même mais elle est le point de départ pour le Salar. Le salar est le plus grand désert de sel du monde, à 3650m d’altitude et d’une superficie de 10 000 km2. Les ressources en sel sont quasi inépuisables, et sa blancheur rend les sites exceptionnels.

Le salar se visite uniquement à travers une agence, pour moi Expediciones Empexsa. et pour faire baisser les prix il faut remplir la voiture soit 6 personnes! Le tarif pour 4 jours et 3 nuits avec un transfert pour le Chili est de 120 euros.

Le séjour commence par le cimetière des trains, dans lequel je prends beaucoup de photos. Ces trains du début du 20è siècle ont été abandonnés ici sans savoir comment les recycler.

Puis c’est au tour du Salar, cette blanche étendue de sel, totalement plate. C’est en hiver qu’il est plus beau à voir.

Puis le 4X4 m’amène au pied du volcan Tunupa à 50km plus loin, haut de 4700m, c’est celui qu’on escaladera le lendemain. Le volcan est en bordure du désert et l’hébergement est fait de sel (la nuit, la température peut descendre jusqu’à -25°C). Et quel volcan à escalader ! Le chemin est difficile, pas tracé et glissant.

Après cette ascension, il est temps de découvrir l’Isla Incahuasi. Cette île au milieu du salar est comme un mirage. Remplie de cactus hauts de plusieurs mètres, la vue 360°C est exceptionnelle. L’île étant protégée, son accès est payant. L’étape du soir se fera à Chuquesa. Après un tea time et un dîner de « Pique a lo Macho », la spécialité bolivienne, on profite de la nuit d’étoiles filantes.

Au matin du 3e jour, nous nous arrêtons au Mirador du Volcan Ollague, à la frontière avec le Chili, qui est toujours fumant. La première lagune que nous voyons est la lagune Canapa si belle, d un bleu étincelant et où les flamands roses viennent s’abreuver.

La 2nde lagune est la laguna Hedienda, d’une superficie de 3km2, ici nous sommes à 4120 m d’altitude…

Notre route s’arrête devant el Arbol de Piedra, comme un arbre en pierre dans le désert.

La dernière étape est la Laguna Colorada, ici l’entrée est payante. Nous dormirons au pied du lac. Cette lagune, elle, est rose. Parfois, rouge ou orange, la couleur est due aux algues et aux sédiments dans les fonds.

Lors de la toute journée en Bolivie, je découvre pour la première fois des geysers : les geysers de Sol de Manana. Certains sont très chauds et naturels, avec de l’eau jaillissant, d’autres sont des vapeurs de nuages. Le sol étant chaud, il existe donc aussi des aguas calientes, des piscines naturelles géothermiques pour profiter d’un bain à 35°C quand il ne fait pas plus de 0° dehors….

L’un des tout derniers points du salar est la Laguna Verde., qui est normalement vert, mais selon la météo n’a pas toujours cette couleur. (qui est vert selon la météo ce qui n’est pas le cas aujourd’hui).

C’est ici que je dois dire au revoir à la Bolivie. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres du Chili et de la ville de San Pedro de Atacama, situé pourtant à 2000m plus bas.

Quelle aventure qui continue après ça au Chili, puis en Argentine et au Brésil. La Bolivie est vraiment un pays étonnant, plein de couleurs et plein de vie. Les gens sont accueillants et il y a tellement de choses à découvrir qu’on n’imagine pas tout ce qu’il y a à faire, la preuve j’y serais resté 30 jours…

Les plus du voyage

  • Un pays plus qu’abordable (moins de 600 euros le mois)
  • des paysages à couper le souffle
  • la gentillesse des Boliviens

Les moins

  • il faut s’attendre à avoir froid, c’est l’un des pays les plus hauts au monde

Anvers

Séjour de 24h dans la cité du Diamant en 2019 et 2024

Anvers, ville de Flandres, est située au nord de la Belgique, proche de la frontière néerlandaise. Ville à taille humaine, elle donne envie de se perdre et de tomber sur ses jolies façades. Après Bruges, Gand et Bruxelles, il était tout naturel de venir visiter la 2nde ville du pays aux allures de village.

Lieu de naissance du peintre Rubens, Anvers est surtout connue pour son port excentré, sur la mer du Nord et pour ses diamantaires. Lors du premier séjour, Anvers s’est résumé à 24h d’étape depuis Bruxelles, puis la 2ème fois, une étape sur notre road-trip vers les Pays-Bas, mais cette petite ville agréable mériterait un plus long détour.

Comment y aller ?

Depuis Paris Gare du Nord, l’Eurostar se rendant à Amsterdam fait escale à Anvers et sa fameuse gare centrale. Depuis Bruxelles et la gare Bruxelles-Nord, il existe de nombreux trains régionaux pour voyager à moins de 10 euros.

Il est aussi possible de voyager en voiture, Anvers n’étant qu’à 3h de Paris et à 1h de Bruxelles. Pour se garer, je conseille de trouver une place en dehors de la ville, l’hyper centre étant très piéton.

Où dormir ?

Lors du premier séjour, le joli hôtel Indigo – Antwerp était un très bon choix. Situé sur la place de la gare centrale et donc super bien situé, cet hôtel est l’une des meilleurs choix de la ville. Entièrement rénové, le style est très accueillant. Le restaurant est également très sympathique et l’atmosphère relax.

Lors du 2ème séjour, nous préférions être situé à mi-chemin entre Bruges et Anvers, dans la petite ville de Zele, au B&B Vinedo. Ce gite s’est aussi révélé un bon choix, avec un grand studion au calme et des parties communes très attrayantes (jardin magnifique, quelques animaux de la ferme, une salle de restaurant et un petit-déjeuner somptueux).

Que visiter ?

La première chose que l’on voit en arrivant à Anvers, c’est sa gare et le hall majestueux. Surnommée la cathédrale du rail, elle est surmontée d’un dôme de fer haut de 75m. Ses façades néobaroques et l’ensemble datent de 1905. Pas moins de 3 niveaux de rails se trouvent ici, ainsi qu’une galerie de diamantaires et 30 boutiques ; également, une salle des pas perdus et l’horloge au-dessus des voies permettent de remonter le temps au début du siècle. Elle est d’ailleurs classée 4ème plus belle gare du monde.

Dans le Centre Historique, c’est Grote Markt ou Grand Place en français, la place immanquable dans toutes les villes du nord. C’est certainement l’une des plus belles places d’Europe avec de jolies façades. Sa forme irrégulière en fait son charme. Elle est dominée par la flèche de la cathédrale et par des maisons de corporations (charpentiers, drapiers tanneurs etc etc …) toutes vitrées. Parmi les plus belles, on note la Maison de l’Ange Blanc ou la Maisons des Tonneliers.

Existante depuis le 14ème siècle, c’est ici que les marchands anglais faisaient des affaires avec les italiens, espagnols ou flamands. Au milieu, trône la statue de Brabo, qui raconte une des légendes de la ville. La scène montre Brabo, légendaire soldat romain, jetant la main d’Antigone dans le fleuve, Antigone exigeant un droit de passage sur le fleuve et coupant la main de ceux qui ne voulaient pas payer. Du coup, « la main » est devenue un peu le symbole de la ville (tu la retrouveras sous toutes ces formes : biscuits, chocolats, sculptures) et certains disent que le nom de la ville Antwerpen (Anvers en néerlandais) viendrait de cette légende (Ant : main Werpen : jeter).

Sur la place, se trouve également la Cathédrale Notre Dame d’Anvers (Onze-Lieve Vrouweekathedraal). Terminée au bout de 169 de travaux, elle domine littéralement la ville. Plus grande construction gothique de la région, elle conserve en son sein de nombreuses œuvres de Rubens.

Entre les rues Oude Koornmarkt et Pelgrimstraat, se cache un passage secret, un petit bijou, le Passage secret du Vlaeykensgang. Une fois la porte passée, le charme opère, on entend juste les cloches de la cathédrale sonnées.

Pour ce qui est du shopping, c’est dans la grande rue de Meir que tu devras te rendre. Toutes les grandes boutiques y sont, et les façades Rococo font de ce boulevard piétonnier une balade agréable.

Il est également impensable de venir à Anvers sans visiter la Maison de Rubens, le peintre de la ville. C’est dans cette maison que l’artiste a réalisé la plupart de ses œuvres. Une belle occasion de découvrir sa vie, son œuvre…

Le béguinage est certainement l’un de mes endroits préférés, tout comme dans la ville de Bruges. Derrière des façades, se cache un écrin du 16ème siècle regroupant des rues pavées, un jardin en son centre et des petites maisons qui, à une certaine époque étaient donc habitées par des femmes dévouées à la vie religieuse. La dernière béguine a vécu jusqu’en 1936. Aujourd’hui les maisons ont été transformées en logement.

Au nord du quartier historique, tu peux te balader dans Eilandje. Au nord de la ville, ce quartier inclut le port de plaisance mais aussi beaucoup d’anciens entrepôts. Véritable ambiance de docks, ce quartier est plaisant pour s’y balader au-dessus des nombreux canaux, Eilandje signifiant « îlot ». Ce quartier est depuis peu réhabilité, tu trouveras donc le MAS, « musée sur le fleuve », véritable emblème architecturale, le Red Star Line Museum, retraçant l’histoire de ceux qui ont traversé pour l’Amérique et la Maison du Port. Ces 3 musées retracent l’histoire portuaire de la ville.

En retournant vers le Centre Historique, tu passeras dans le quartier des marins. Au niveau de la rue Versversrui, c’est ainsi qu’on nomme ici le «quartier rouge » d’Anvers. Libre à toi d’y faire un tour.

Si une envie te dit d’aller traverser l’Escaut, le fleuve de la ville, alors prends le tunnel Sainte-Anne. A 30m de profondeur, et long de 500m, ce tunnel est réservé aux piétons et aux cyclistes. Ressemblant au métro parisien, il est souvent le lieu de tournages de films et publicités.

Le Zuid, quartier plus au Sud cette fois, et sur les bords de l’Escaut, permet d’admirer des maisons de maîtres. La maison van Roosmalen est un bâtiment zébré noir et blanc réalisé par Van Reeth. Dans ce quartier populaire, nombreux sont les galeries d’arts et cafés.

Le quartier Saint-André, au sud également est top le dimanche car très animé. La Klooterstraat regorge de brocantes et antiquaires. Le quartier accueille aussi le Musée de la Mode. Ici se mêle vintage et haute couture.

 

Quelques petites idées pour les spécialités d’Anvers :

Fritkot Max : Situé au début de Jan Blomstraat, la sculpture du cornet de frites à l’entrée est reconnaissable. On y va évidemment pour les frites…

Brasserie de Koninck : la brasserie t’attend à la sortie Koning Albertpark. Elle brasse des bières comme la Triple d’Anvers et la de Koninck depuis 1833.

Chez Fred : brasserie typique et connue de la ville.

Colonel Coffee Roastery : proche du port d’Anvers, ce café propose aussi des brunchs toute la journée.

Anvers réunit tout ce qu’il faut pour passer un bon week-end en Belgique. Si le temps te le permet, un combiné avec Bruxelles ou Bruges sera encore meilleur.

Les plus du voyage

  • une ville à taille humaine
  • l’architecture de Flandres
  • les frites belges !

Les moins

  • Les diamants trop chers

Berlin

Week-ends de 2 jours en 2015 et 2018

Il y a très longtemps, quand on me parlait week-end en Allemagne, j’étais assez réticente. J’avais toujours vu ce pays comme austère et triste. Quelle erreur de ma part d’avoir attendu si longtemps. Berlin, c’est LA ville trendy d’Europe, une de mes capitales préférées, dans laquelle je pourrais retourner chaque année !

Berlin mêle à la fois un passé historique fort et un art de vivre entre bohème, street art et grunge. Berlin, c’est tout autant passer sous la Porte de Brandebourg, symbole incontestable de la chute du mur, que d’aller boire un verre au Raw, friche industrielle ou encore se balader librement dans un ancien aéroport.

Berlin est donc l’un de mes choix n°1 en Europe. Dans cet article, il n’y aura même pas 1/10ème de ce qui peut se visiter, tellement il y a de choses à voir ! Parce que c’est aussi le genre de ville où il fait bon vivre et où il fait meilleur flâner que visiter à proprement parler.

Pour s’y rendre, rien de plus simple que d’y aller par avion avec Air France, il y a 5 à 6 vols par jour, à des prix dépassant rarement les 200 Euros. Depuis l’aéroport, un taxi vaut environ 18-25 euros. Mais certains bus permettent de se rendre à des points stratégiques de la ville (AlexanderPlatz, Zoo, Unter den Linten).

Où se loger ?

Voici les 2 adresses dans lesquelles je me suis logée :

-L’hôtel Indigo AlexanderPlatz : un boutique hôtel situé en bas de la tour de la télévision. L’hôtel est quasi neuf, dans un design très urbain. Petit déjeuner hyper complet et parties communes très agréables, dans un style industriel. Location de vélo dans l’hôtel d’à côté

-L’hôtel Intercontinental Berlin : hôtel de luxe situé proche du Tiergarten et du Zoo de Berlin. Hôtel vieillissant mais chambres de bonnes tailles. Piscine. Location de vélo à la réception. Petit déjeuner…gargantuesque…accompagné de champagne !

Les deux hôtels sont très sympathiques, chacun dans un style et environnement très différent. Berlin Est vs Berlin Ouest, le quartier trépidant de la tour de la télévision versus le quartier calme du parc Tiergarten et du zoo.

Berlin, le long de la Spree

Se déplacer ?

Si je dois en citer qu’un, c’est le vélo. Lors de tous mes séjours à Berlin, j’ai loué un vélo, et c’est LE moyen de locomotion idéal. Les pistes cyclables sont agréables et les parcs dans Berlin sont assez nombreux pour pouvoir se poser même quelques minutes. De nombreux hôtels proposent de la location en direct pour environ 15euros les 24h. Berlin dispose également d’un réseau de location de vélo, comme les Velib.

Si tu ne souhaites pas prendre le vélo, Berlin est doté d’un très bon réseau de train et métro bien sûr, respectivement appelés S-Bahn et U-Bahn.

Où manger ? Où boire un verre ?

Pour moi, Berlin est indissociable de la street food. Je ne peux d’ailleurs citer quasiment aucun nom de restaurants puisque je n’en ai que peu essayé. Mais la nourriture allemande mérite-t-elle vraiment un détour ? Il y a toutefois quelques spécialités que l’on peut mentionner.

La spécialité allemande à tester c’est le Curry Wurst. Le Curry Wurst est généralement vendu depuis des petites baraques. Le contenu : saucisses et frites recouvertes d’une sauce tomate au curry ! Voilà de quoi se rassasier avant un dîner. S’il y a donc une adresse à retenir pour le currywurst, c’est Curry 36.

On ne peut pas manger un curry wurst sans boire une bière, c’est évident. La bière est bien la 2ème, si ce n’est la 1ère spécialité à tester.

Dans le quartier de Kreuzberg, c’est au doner kebab qu’il faut faire honneur, c’est ici que se mangent les meilleurs d’Europe. A emporter ou dans une assiette, à toi de choisir ! Certains iront au kiosque de Mustafa’s Gemuse Kebap (à coté de Curry 36, pratique !)

Voici quelques autres adresses testées :

Café Einstein : un endroit fabuleux qui m’a été recommandé. Pour bruncher le samedi ou le dimanche matin. Compte environ 15 euros le petit-déjeuner complet.

Brunch du Café Einstein

Charlie’s beach : à côté du check-point Charlie, un bar installé sur un terrain vague, du sable recouvrant le tout et on se croirait à la plage !

Charlie’s beach

Hackescher Markt : Hackescher Markt est une petite place triangulaire le long du métro avec vue sur la tour de la télévision. Plusieurs bars et food trucks à disposition !

Yaam : Yaam s’intitule lui-même ainsi :  Club / Beach Bar / Gallery. Le tout le long de la Spree, là où beaucoup de bars se sont installés.

Pasternak : Envie de tester une gastronomie plus raffinée ? Pousse les portes de Pasternak : savant mélange de cuisine allemande, russe et juive. Et si comme moi tu ne parles pas allemand, alors choisis au hasard sur le menu.

RAW : l’un de mes endroits préférés ! Le Raw est une friche industrielle grande comme 15 terrains de football. Au menu, des bars intérieurs ou extérieurs, des marchés vintages ou des blocs d’escalade, de quoi s’occuper en prenant une bière

RAW

Que voir ? que faire ?

Charlottenburg

Quartier le plus à l’ouest de Berlin, et encore assez méconnu, certains le critiquent car il serait « ennuyeux ». C’est pourtant ici que tu peux découvrir l’une des avenues les plus célèbres de Berlin, Kufurstendamm, communément  appelé Ku’damm. Boutiques pour la plupart européennes, c’est le moment shopping du week-end. Tu pourras faire un tour à Kadewe et à son étage dédié à l’épicerie et aux stands nourritures, un peu à l’image des Galeries Lafayettes.

Petit détour par l’Eglise du souvenir dont la forme pas ordinaire lui vaut le surnom de « dent creuse ». Construite par l’empereur Guillaume II, elle fut détruite lors de bombardements en 1943. Ce qu’il en reste a donc été conservé en l’état.

Pour ceux qui ont des enfants, c’est le Zoo qu’il faudra visiter. Il accueille de nombreux animaux qui en ont fait sa célébrité, l’ours Knut ou le couple de pandas. C’est donc naturellement l’un des sites les plus visités de Berlin.

Non visité mais méritant un détour, le château de Charlottenburg est à réserver pour ceux qui ont déjà visité Berlin ou qui ont un peu plus de temps que les autres. Il fut la Résidence d’été royale de Sophie Charlotte de Hanovre, la première reine consort de Prusse. 

Quartier du Tiergarten

Tiergarten, c’est le poumon vert de Berlin.  Nombreux sont les Berlinois venant profiter d’un pique-nique, d’une balade à vélo parmi les milliers de chemins du parc ou d’un arrêt dans un biergarten (une terrasse pour prendre une bière). Du château de Bellevue à la Porte de Brandebourg, le parc s’étend sur 210ha. Ancienne réserve de chasse, le parc est transformé dès le 16ème siècle pour le plaisir du peuple. Détruit pendant la seconde guerre mondiale, il sera reboisé en réimplantant des arbres venant de toute l’Allemagne.

Ne manque pas la Colonne de la Victoire / Siegessaule, rond-point central sur lequel est brandit cette tour dans laquelle il est possible de monter après 285m de marches.

Colonne de la Victoire

Autre coin sympa du Tiergarten : les rives de Spreebogen Park, au nord du parc, sont très agréables pour se poser l’après-midi et profiter du soleil

Quartier du Mitte

A l’est du Tiergarten, se trouvent 2 monuments incontournables de Berlin : Le Reichstag et la Porte de Brandebourg.

Le Reichstag, reconnaissable de loin avec sa coupole, fut construit en 1894 pour accueillir le Parlement Allemand, par ailleurs financé par la France en tant qu’indemnités de guerre après 1871. Mais il fut totalement détruit par un incendie géant en 1933. Les nazis profitèrent de cet événement pour accuser les communistes et lancer ainsi les hostilités. Il ne fut réhabilité que des années plus tard (étant donné que la capitale de la RFA fut déplacée à Bonn) pour accueillir le Bundestag. C’est à ce moment que la coupole de verre sera ajoutée. Le Reichstag se visite, à condition de réserver un créneau (en général 3 semaines avant) sur www.bundestag.de/fr . La visite est intéressante et la vue panoramique depuis le toit-terrasse exceptionnelle.

A quelques mètres à peine, se dresse la Porte de Brandebourg, symbole de toute une Allemagne réunifiée. C’est à la porte que se dressait auparavant la limite entre Berlin Ouest et Est. Immense construction de 26m de haut, elle fut inspirée par la porte de l’Acropole d’Athènes. Aujourd’hui elle est le point de rassemblement de beaucoup événements (gay pride, courses de motos). Elle marque également le début de l’Avenue Unter den Linden, que l’on peut traduire par « sous les tilleuls » et que l’on compare régulièrement aux Champs-Elysées. Beaucoup de bâtiments notables se trouvent dessus : l’Ambassade de France, l’hôtel Adlon, l’université Humboldt

Au sud de la porte de Brandebourg, c’est le Mémorial aux Juifs assassinés d’Europe qui dresse des centaines de stèles grises pour dénoncer l’atrocité du génocide de la Shoah. Extrêmement instructif grâce à son centre d’information, il invite à une profonde réflexion sur cette triste période de l’histoire.

Non loin de là, la Postdamer Platz est elle aussi chargée de symboles. Première gare de Berlin, puis plus grande place animée de la ville avant la 2nde guerre mondiale, elle est aujourd’hui le quartier des affaires. Malheureusement elle fut délaissée pendant un temps quand le mur la coupait en deux. Tu peux entrer dans le Sony Center, complexe de loisirs assez audacieux, ainsi qu’au Legoland Center, parc d’attractions indoor.

Postdamer Platz
Sony Center

Gendarmenmarkt est une grande place au sud de l’avenue Unter den Linden. Elle est l’une des plus belles de la ville. C’est ici qu’en hiver on installe le marché de Noël et qu’en été on donne des concerts. Le nom de la place vient de « gens d’armes », le régiment qui s’était installé ici. Deux bâtiments siègent sur la place : le Franzosicher Dom (église française fondée par les Huguenots au 18ème siècle) et le Deutscher Dom (que les luthériens ont fondé en copiant sur la première).

L’Ile aux musées

Tout comme l’île de la Cité, à Paris, Berlin dispose d’une île entre 2 branches de son fleuve, la Spree. Pas moins de 5 musées ici ont été construits et/ou reconstruits après la 2nde guerre mondiale. Cet ensemble est par ailleurs classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Ainsi, le Musée de Pergame, l’Ancien musée (le plus ancien des musées datant de 1830 et représentant la culture Antique), le nouveau Musée, l’ancienne galerie nationale (art du 19ème siècle) et le Musée de Bode (Art Byzantin) sont tous réunis sur quelques mètres carrés.

L’autre incontournable de cette île est le Berliner Dom. La Cathédrale de Berlin est l’un des monuments les plus photographiés et l’on comprend pourquoi ci-dessous.Eglise catholique à sa construction en 1465, c’est Guillaume II qui fera d’elle une église protestante imposante.

Nikolaiviertel – Quartier Saint-Nicolas

A l’est de l’Ile aux musées, se trouve le quartier de St Nicolas. Plus ancien quartier de Berlin, l’ambiance est très différente du reste de la ville. Ce quartier entièrement rasé pendant la 2nde guerre mondiale a été reconstruit à l’identique comme il l’était au Moyen-Age. L’église Saint-Nicolas date de 1230. Ici les rues sont pavées, et des maisons s’entrelacent. Le quartier est touristique et il y a plein de petits bars et restaurants typiques.

Quartier d’Alexanderplatz

S’il y a bien une chose que l’on voit sur les photos de Berlin, c’est Alexander Platz et sa tour de la télévision. C’est en l’honneur du Tsar Alexandre 1er qu’elle fut nommée ainsi, lors de sa visite en 1805. C’est ici aussi que 1 million de personnes s’est réuni le 4 novembre 1989 pour manifester contre le régime quelques jours avant la chute du mur. Aujourd’hui, carrefour moderne et dynamique, il reste toutefois très austère, les façades étant très staliniennes (ce qu’on appelle d’ailleurs « esthétisme socialiste »).

Immanquable la tour de la télévision se visite et son sommet est atteignable pour jouir d’une vue panoramique sur la ville.

Profite du quartier pour faire un détour par Marienkirche, l’église Sainte-Marie et le Rathaus, hôtel de ville.

Scheunenviertel, le quartier juif

Autrefois, l’un des quartiers les plus pauvres de Berlin est devenu en peu de temps un quartier trendy. Bars en extérieur, boutiques vintages et restaurants modernes se bousculent ici. D’ailleurs le complexe Hackesche Hofe, un ensemble d’immeubles en enfilade avec 9 cours intérieures représente bien le quartier. Dans la même rue Rosenthal, la Haus Schwarzenberg est une galerie à ciel ouvert pour le street art, inratable.

Scheunenviertel, quartier calme quasi sans voiture, est l’ancien quartier juif. De ce fait, il est obligatoire de passer par la Neue Synagogue dont le dôme scintille à la lumière du soleil. Au sol des rues pavées de ce quartier, sont apposées des plaques en laiton sur lesquelles sont inscrits des noms de personnes victimes du nazisme, les « Stolperlsteine ».

Neue Synagogue
Stolpersteine

Kreuzberg et Neukolln

Kreuzberg et Neukolln sont deux quartiers au sud de Berlin, anciennement dans Berlin Ouest. Ce sont les quartiers multiculturels de Berlin : ainsi se côtoient les populations immigrantes turques, yougoslaves ou grecques, des étudiants et des gauchistes depuis 1961, date à laquelle il a été enclavé.  Petite particularité, les Berlinois de l’ouest avaient le droit de ne pas effectuer leur service militaire, ainsi le quartier a favorisé la venue de nombreux marginaux et anticonformistes. Auparavant faubourg ouvrier, on pourrait qualifier aujourd’hui ce quartier d’hipster, les façades d’immeubles 19ème, ses espaces de verdure et le canal Landwehrkanal ayant provoqué une spéculation immobilière. C’est l’un des quartiers les plus intéressants pour sortir : street art, bars alternatifs, clubs etc… Peu de musées ou autres sites à visiter dans ce quartier, c’est un quartier à balades : grafittis sur les murs, échoppes à kebabs, friperies, tout est propice à une belle découverte.

Landwehrkanal

Dans ce quartier, tu tomberas forcement sur Check Point Charlie. L’un des anciens postes frontières entre Berlin Ouest et Berlin Est marque la séparation entre les 2 Allemagnes. Toutefois, le tout est tourné un peu en comédie puisque des gardes américains comédiens sont postés devant pour toute photo souvenir.

Check-point Charlie

Si tu as toutefois envie de visiter un musée dans ce quartier, pousse les portes du musée juif ou alors du musée du CurryWurst si tu as tant aimé cette spécialité.

Autre lieu alternatif : Tempelhof l’ancien aéroport. Fermé en 2008 pour construction d’un nouvel aéroport bien plus grand sur un autre emplacement, Tempelhof est devenu le terrain de jeux des Berlinois. En lisière de ville, voila un espace vert plus grand que Central Park. Ainsi on alterne entre se poser sur les coins d’herbe, faire du vélo ou du skate sur les anciennes pistes goudronnées, ou se balader dans les tunnels de l’ex-aéroport.

Tempelhof

Prenzlauer Berg

Situé dans l’ex-RDA, ce quartier marginal est vite devenu le quartier en vue. Prenzlauer Berg a des airs de Greenwich Village, avec ses allées arborées et ses immeubles bourgeois. Comme Kreuzberg, le quartier accueilli son lot d’étudiants, militants et autres artistes, dans le passé, mais la gentrification est passée par là et les familles sont venues s’installer et des centaines de cafés, friperies et restaurants vegans ont suivi.

Passe par la Kastanienallee, endroit rêvé pour faire son shopping de friperies durant les week-ends. L’un des endroits le plus attrayant du quartier sera Kollwitzplatz, une placette avec quelques cafés agréables.

Plus au nord, dans ce quartier passait également le mur du Berlin. Sur toute sa longueur, se tient le Mémorial du Mur. Une belle balade historique et enrichissante sur la Bernauer Strasse pour en apprendre toujours plus sur cette période de l’histoire.

Pour une dose de fun et de détente, c’est au Mauerpark qu’il faut être tous les dimanches après-midi. En plus d’un immense marché vintage, de nombreux étals de nourritures ou de food trucks, le tout au milieu de sportifs en tout genre, c’est à l’auditorium qu’il faut se rendre. A partir de 14h, ont fait place à un karaoké géant. Les berlinois se préinscrivent pour chanter leurs chansons préférées. Pris très au sérieux mais sans objectif ou gain particulier, il n’est toutefois pas rare d’assister à quelques énergumènes venus faire le show. Viens tôt les places se font rare dans les tribunes.

Karaoké au Mauer Park

Friedrichshain

Friedrichshain est le quartier qui ressemble le plus à l’ex-RDA :  architecture socialiste et vestiges du mur, voilà ce qu’on peut y voir. Auparavant, quartier industriel de Berlin, il est en ruine à la sortie de la guerre. La reconstruction se fait donc au goût de Staline. La Karl-Marx Allee est l’un des symboles socialistes de cette période : grande avenue, bâtiments bruts, symétrie parfaite comme les tours de Frankfurter Tor, statues de soldats.

De nombreuses friches sont encore très apparentes (sur l’ancien emplacement du mur, non réhabilité pour le moment). C’est sur l’une de ses friches que tu peux te rendre au Raw : bars en tout genres, galeries d’art, clubs, biergartens, boutiques vintages, on flâne au milieu du Raw ; un endroit que j’affectionne particulièrement.

Le long de la Spree, c’est l’East side Gallery qu’il te faut découvrir. Cette galerie à ciel ouvert est le plus touristique du mur, puisque des artistes ont pris possession des 1,3 km de pans qu’il reste pour en faire certaines toiles ou tags célèbres, dont tu peux découvrir quelques photos ci-dessous.

Enfin, le Oberbaumbrucke, pont à deux étages, fait lui aussi partie de l’histoire car il fut un poste frontière important de Berlin entre l’est et l’ouest.

Difficile de résumer Berlin en quelques pages. Ville qui ne dort jamais en perpétuel changement, il est évident qu’en plus des endroits cités, tu pourras en découvrir un millier d’autres en t’y rendant. Berlin n’est pas aussi austère que l’on pourrait penser et mérite vraiment d’être découverte.

Les Plus du voyage

  • Faire du vélo, un vrai plaisir
  • Une ville street-art
  • Une histoire enrichissante si récente

Les Moins

  • Attention au climat, les hivers sont rudes

Pérou

Récit d’un séjour d’un mois en juin et juillet 2013

Le Pérou fut l’une de mes premières étapes lors d’un long tour de 5 mois en Amérique du Sud en 2013 qui regroupait 5 pays, le Pérou donc, la Bolivie, l’Argentine, le Brésil et le Chili. Ce voyage avait d’ailleurs commencé de manière chaotique, une grève des contrôleurs était annoncée le jour J.

Le Pérou, pays si mystique, se visite maintenant par tous ceux fascinés par les civilisations anciennes et particulièrement les Incas, comme au Machu Picchu. Mais fort heureusement le Pérou ne se résume pas qu’à ça. Tout d’abord, d’autres civilisations, plus anciennes que les Incas, ont laissé de fortes empreintes dans tout le pays (les Chimu ou les Moche par exemple). Mais ce pays, c’est aussi la rencontre de la Cordillère des Andes et les côtes désertiques du Pacifique. Un bien bel endroit sur Terre à la portée de tous en termes de budget.

J’ai passé au total 31 jours au Pérou, ce parcours t’emmènera donc à travers sa capitale Lima, la côte Pacifique, la région de Huascaran (le plus haut sommet du pays), les belles villes d’Arequipa et Cusco ou encore sur les rives du lac Titicaca.

Lima, première ville du pays

Arrivée à l’aéroport de Lima, c’est l’hostel Kokopelli choisi pour mon séjour qui m’envoie un taxi et nous longeons l’Océan Pacifique avant d’arriver dans le quartier de Miraflores (Miraflores est un quartier d’hébergement animé : comme beaucoup de grandes villes sud-américaines, les quartiers pour se loger en tant que touristes ne sont pas les quartiers de centre-ville, souvent beaucoup plus pauvres et dangereux).

Après une première journée relax pour se remettre du décalage et du voyage, je m’atèle à visiter Lima en prenant la Métropolitana, sorte de métro extérieur. Lima ne sera qu’une courte étape ; contrairement à ses voisines d’Amérique du Sud, elle ne retient que peu les touristes.  Je commence donc par la Plaza Mayor, ou Plaza de Armas, place principale de la ville, fondée par Francisco Pizzaro, le conquistador, en 1535, et classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Sur la place, se trouve également le Palacio del Govierno, résidence officielle du président qui se visite gratuitement sur réservation. Ne manque pas la relève de la garde à midi tous les jours. La Cathédrale est aussi l’un des bâtiments les plus connus, érigée sur un ancien site inca. Plus au nord, le Monasterio San Francisco, de jaune vêtu, est l’un des plus anciens lieux de cultes, avec une crypte et des catacombes intactes. Pendant ces jours, le quartier est calme, fermé aux voitures pour cause de grèves nationales dans tout le pays.

Catedral de Lima

Je découvre aussi les balcons de Lima dans le centre historique, dont peu ont malheureusement survécu aux années. On se rend également compte que chaque corps de métier a sa propre rue : opticiens, imprimeurs, bijoutiers.

Pasaje Santa Rosa

Quant à la nourriture, je teste doucement quelques spécialités tels que les tamelitos y papas fritas (plat cuit dans une feuille de maïs).

Durant tout le voyage, je privilégierai les bus de nuits, permettant d’économiser une nuit d’hôtel et du temps sur la route, le tout dans un confort bien meilleur que dans un bus européen. Beaucoup de compagnies de bus sont équivalentes à des compagnies aériennes et certaines vont même jusqu’à inclure les repas. Par exemple, celui de Lima à Trujillo inclut snack et boisson, ainsi qu’un siège semi-lit, et ce pour 16euros. Tous les bus péruviens sont réservables sur internet, ayant même jusqu’au choix du siège.

Côte Pacifique Nord : Trujillo, Huanchaco, Chan Chan, Hueca del Sol y de la Luna

Arrivée sur Trujillo, c’est à la Casa Suiza que je pose mon sac, le lit en dortoir est à 5euros. La Casa est située plus particulièrement à Huanchaco, station balnéaire de Trujillo mais aussi village traditionnel de pécheurs, utilisant les « Caballitos de Totora », ces embarcations tressées de roseaux et utilisées depuis plus de 2000 ans.

Caballitos de Totora

La Casa étant devant la mer, j’en profite pour une balade devant l’Océan Pacifique (très froid par ailleurs) avant de dîner de soupe et poisson frais, ainsi que la spécialité du Pérou, le Pisco Sour, cocktail à base de Pisco (eau de vie de vin), citron et blanc d’œuf.

C’est ensuite en colectivo (mini bus typiquement sud-américain qui part en général quand il est plein) avec d’autres personnes rencontrées à l’hostel que nous nous rendons à Chan Chan. Chan Chan, qui signifie Soleil Soleil, est un site archéologique de la civilisation des Chimus, dont l’apogée est située au 15ème siècle. C’est l’une des plus grandes villes d’architecture de terre. Les ruines laissent totalement comprendre l’organisation tant politique que sociale qui était déjà mise en place à l’époque grâce aux 9 citadelles délimitées par de grandes murailles de 12m de haut. L’ancienne cité souffre beaucoup de sa proximité avec la mer et de tempêtes type El Nino qui l’émiettent petit à petit.

Au retour, je m’arrête dans le centre-ville de Trujillo. Fait notoire, Trujillo est la 1ère ville du Pérou à se déclarer indépendante vis-à-vis de l’Espagne en 1534. Sur la Plaza de Armas peuvent se visiter la cathédrale et le Palais Municipal. C’est aussi à travers son centre historique et la Calle Independencia que tu peux découvrir les maisons colorées de la ville. Enfin le Mercado Central, marché de la ville, permettra de faire des emplettes à très bas prix. J’en profite pour prendre un café à la Jugueria San Augustin. A l’inverse, ici on vous apporte une tasse de lait chaud avec du café froid à verser dedans.

L’autre site archéologique à ne pas manquer dans la région, c’est Huaca del Sol y de la Luna (Huaca signifie centre cérémonial). Celui-ci, plus au sud, fait lui référence à la civilisation Moche, vivant au 8ème siècle. Le musée permet de mieux comprendre leur civilisation. Huaca de la Luna, pyramide inversée de 6 étages, est la partie religieuse du site, quant à Huaca del Sol, c’est la partie politique, et au milieu se situait le village d’habitations.

La suite du voyage m’emmène vers Huaraz, plus à l’Ouest, dans la Cordillère des Andes.

Région de Huaraz

Après un nouveau trajet de 8h de nuit, c’est au Carolina Lodging que je m’héberge. Le quartier parait moyen mais l’auberge est top, le lit en dortoir est fixé à 40 euros pour 3 nuits.

Huaraz est une ville agréable, entourée par des pics enneigés et perchée à 3080m d’altitude. Il y fait bon s’y promener et ainsi voir sa Plaza de Armas, ou son marché.

Après quelques conseils auprès du propriétaire qui, comme les locaux, considère cette première journée comme une étape d’acclimatation à l’altitude, je décide d’aller voir les Ruines de Willcahuain. Malheureusement fermées, ces ruines sont en fait des anciennes tombes. Il existe toutefois un mirador duquel elles sont observables et en cadeau une vue sur la vallée. Fait étonnant pendant la balade, on est dimanche et des péruviens piquent-niquent sur les tombes du cimetière…

De retour à Huaraz, il est l’heure du dîner et le menu du soir sont des anticuchos, des brochettes de cœur de bœuf et des mojelitas, du gésier (un dîner à 4euros).

Le lendemain, c’est le glacier Pastoruri qui m’attend, situé à plus de 5200m d’altitude, à 70km de Huaraz. Après un bon maté de coca, un premier arrêt en contrebas à Caraz nous arrête devant une source d’eau gazeuse, un second arrêt se fait pour voir des peintures préhistoriques, et un supplémentaire pour découvrir les Puyas Raimondi, des plantes typiques de la région vivant jusqu’à 100 ans, pouvant mesurer jusqu’à 9m de haut.

Les paysages sont magnifiques et le temps splendide. A l’approche du glacier le temps se rafraîchit et le vent se lève. La dernière marche, courte mais pentue (2h aller-retour avec pauses), vers le glacier est difficile d’autant que nous sommes à plus de 5000m, une première pour moi. Le glacier est d’une blancheur exceptionnelle et le soleil brille dessus. Le soroche me rattrape en descendant pour la 1ère et la dernière fois du voyage. Le soroche, c’est ainsi qu’on appelle le mal des montagnes ici. Quelques feuilles de coca à mâcher feront l’affaire pour faire passer ce mal de tête

Je consacre une journée au trekking Laguna 69. La marche, de 14km environ, commence par 1h de marche plutôt à plat depuis Cebolla-pampa, au milieu des vaches dans une immense vallée. Mais les difficultés s’annoncent après, le dénivelé à effectuer dans la journée est de +900m. Il faut être préparé et déjà acclimaté pour l’effectuer. Mais au bout, à 4600m d’altitude, la magie est bien là, le lac 69, un lac bleu comme le ciel et c’est magnifique. Le lac n’est pas sans rappeler les paysages de Patagonie. La randonnée se fait en à peu près 5h et les pauses courtes car il fait assez froid.

Le lendemain, c’est à Chavin de Huancar que je me rends. Cette fois-ci, je pars en excursion réservée avec un guide, nous sommes environ 15 personnes. Chavin est un site archéologique encore en pleine fouille, datant de 1200 après JC. Les Chavin sont la première civilisation existante au Pérou. Le musée à côté permet de mieux comprendre cette civilisation. Les ruines permettent d’observer la place principale du village, les murs d’habitation et les galeries souterraines. A ce jour, c’est l’un des lieux de pèlerinage les plus importants, de nombreux pèlerins d’Amazonie viennent toutes les années. Par ailleurs sur la route, nous faisons un arrêt au magnifique lac Querococha.

Lac Querococha


C’est le dernier jour dans cette région magnifique, une région bien trop souvent désertée par les touristes qui s’empressent d’aller à Cusco et au Machu Picchu. Quel dommage parce que les treks dans cette région de la cordillère des Andes sont à couper le souffle.

Côte Pacifique sud

La journée suivante est une journée de transfert, partie de Huaraz à 22h la veille, arrivée à Lima à 5h du matin pour repartir à 14h en direction cette fois-ci de la Panaméricaine et de la côte Pacifique. Le trajet en direct n’existant pas, l’escale à Lima est obligatoire.

L’hostel Backpackers trouvé à Paracas, point d’attache pour les prochains jours, n’est pas le plus agréable. Petites cabanes de bois les unes collées aux autres, il y fait froid et l’insonorisation est moyenne. Ici sur la côte Pacifique, c’est enfin l’occasion de manger du poisson à moindre coût : Ceviche, chicharron de Pescado…

En face se situent les Islas Ballestas. Le premier jour, l’excursion en bateau, au prix de 2€ est annulée, la météo n’est pas très bonne. Elle est reprogrammée au lendemain. L’intérêt premier de cette excursion est de voir la Candelaria. La Candelaria ou chandelier en français est un « géoglyphe », un signe gravé ici à flanc de désert. Il mesure plus de 180m de haut pour 70m de large. Son époque de construction et son origine sont inconnues.

La Candelaria

Le deuxième intérêt de faire cette excursion réside en voir les animaux marins tels que des pingouins, lions de mer, dauphins, sternes, pélicans etc etc…. Prudence aux oiseaux qui défèquent partout mais le guano est considéré comme un fertilisant puissant par les Péruviens, et l’une des principales richesses du pays.


Après avoir organisé le transfert avec l’hostel directement, c’est à Huacachina que j’arrive.
Huacachina est une oasis dans le désert (la 2ème du continent) et j’avoue que je n’aurais jamais cru voir un désert au Pérou. Le village étant petit il est assez facile de se repérer : une grande rue avec quasiment toutes les auberges, mon choix s’arrête sur la Casa de Arena pour un prix de 7 euros.

Huacachina, c’est surtout une expérience un peu à part, une de ces villes où on y va pour le fun car ici le soleil brille tout le temps. Voilà pourquoi ici je vais commencer par faire du buggy dans les dunes mais aussi du sandboard et dans les 2 cas, il faut avoir un estomac bien accroché et accepter d’avaler des kilos de sables !  Les chaussures en fin de journée pèsent 1 tonne et la douche d’après est obligatoire mais le gommage est gratuit ! Coût des activités : 10 €.

Il est bien sur possible de monter sur les dunes alentour à pied pour assister au lever ou coucher du soleil. Le dîner est à Huacafuckingchina pour una papa a la ocopa. Dans ce pays, la papa, ou pomme de terre, est reine ! Quant à Ocopa, c’est une sauce propre à la région d’Arequipa.

Après quelques jours de repos ici c’est un bus en fin d’après-midi qui m’emmène à Nazca à seulement 3h. L’hostel trouvé en arrivant, la Posada Guadalupe, fera l’affaire pour une nuit.
Nazca est une ville sympathique avec sa Plaza de Armas (on s’habitue à force de trouver cette place dans chaque ville), son marché, mais ce sont ses signes, ces fameux géoglyphes que tout le monde vient voir ici.  Ce sont d’immenses figures tracées dans le sol qui font partie de ces mystères non résolus sur la planète. Découverts en 1927, ce sont 300 dessins sur une surface de 450km2 que l’on peut voir.  Ces « lignes » auraient été réalisées par les Nazcas, civilisation ayant vécue entre le 2ème et 5ème siècle après JC. L’idéal est de les observer par avion, mais n’ayant pas le budget pour les survoler, c’est donc au sommet des miradors le long de la Panaméricaine que je me rends.  On peut ainsi observer les mains, l’arbre, le lézard ou encore l’astronaute.  Il existe un tout petit musée à visiter, celui de Marie Reich, une exploratrice qui a su mettre en valeur les travaux réalisés sur ces fameuses lignes.


Fin de l’aventure Panaméricaine, direction Arequipa maintenant.

Arequipa et Canyon de Colca

Arequipa, 2ème ville du pays, est surnommée » la ville blanche » parce que toutes ses façades coloniales ont été construites avec une pierre blanche volcanique appelé sillar. C’est l’hôtel Caminante Class qui sera mon hébergement ces prochains jours, une vieille maison coloniale avec une terrasse sur le toit et une magnifique vue sur la ville.


A Arequipa, tu peux voir évidemment la Plaza de Armas (toi aussi tu t’habitues ?) joliment arborée de palmiers et la Cathédrale de style Renaissance.

Toujours sur la même place se trouve l’Eglise de la Compañía de Jesus, cette fois-ci plutôt baroque. Mais toutes les églises seraient à visiter dans cette ville : La Merced, Santo Domingo ou San Agustin. N’hésite pas non plus à te balader dans les rues notamment Calle de los Mercadores et Calle Jerusalem.


Une mention spéciale au Couvent Santa Catalina fondé en 1580. Ce monastère de 20000m2 est une vraie ville dans la ville, avec ses propres rues, ses cours intérieures, ses cloîtres, le tout très coloré, qui fait penser à l’Andalousie. C’est aujourd’hui le plus grand monastère au monde, avec toujours 40 religieuses vivant au sein de ces murs. L’entrée est chère (9 euros) mais vaut largement la peine.


Pour la fin de cette première journée dans cette ville je vais au mirador de Yanahuara qui permet d’avoir une vue entière sur la ville mais aussi sur El Misti, le volcan qui la protège. Le quartier autour est rempli de petites boutiques et marchés. On sent déjà que nous sommes dans une ville plus moderne.

El Misti

Il est aussi possible de faire un tour de ville guidée, qui nous emmène dans les quartiers nord (ressemblant à nouveau beaucoup à l’Andalousie) mais aussi dans des fabriques d’alpaga, ainsi on apprend à faire la différence entre alpaga, lima et vicuña. C’est aussi l’occasion de goûter à certaines spécialités : Alpaga al vino ou le fameux cuy chactao (le cochon d’inde, oui oui !).

tu as faim ?

Puis l’incontournable dans la région c’est le trek du Canyon de Colca. Le canyon de Colca n’a rien à démériter face au Grand Canyon, il était 2 fois plus profond, soit 3400 m de profondeur. L’intérêt de ce trek est donc de descendre au plus profond, puis de remonter ! Il a longtemps été considéré comme le plus grand canyon du monde, avant de se faire détrôner par la découverte de son voisin Cotahuasi, profond de … 3535m…

Partis à 2h30 du matin, après un stop dans la ville de Chivay, nous arrivons à Cruz del Condor, endroit parfait pour voir les condors volés dans le ciel. Ainsi on apprend à faire la différence entre les jeunes, bruns, et les adultes noirs et blancs ainsi que la différence entre les femelles (yeux rouges) et les mâles (yeux marrons).

El condor pasa…
nous descendons tout en bas !

Puis nous commençons notre trek, nous sommes un groupe de 9 filles. Démarrant le trek par le sommet, nous amorçons une bonne descente durant 3h30, le chemin est très escarpé, à flanc de colline et très poussiéreux. Pour ce premier jour, nous vivons également une belle frayeur, un éboulement en direct. Un bruit d’explosion et une seconde plus tard, le guide nous crie de nous allonger à terre, certaines pierres, aussi grosses que nous, sont passées à moins d’1 m. On apprendra plus tard que la construction de la route en haut du canyon se faisait à coup de dynamite…La fin de la journée s’est donc déroulé au pas de course.

C’est à San Juan de Chocco, un village de 5 familles où nous allons rester pour la nuit, à la Posada San Juan. Nous déjeunons tous ensemble à 14h30 de soupe, sauté d’Alpaga et d’un maté de coca. L’après-midi est plutôt détente.

La 2ème journée est une traversée des profondeurs du canyon et le guide donne beaucoup d’explications sur les fleurs, les plantes, les pigments. Arrêt dans le village de Malata, puis à l’oasis de Sangalle, notre lieu de séjour.

Oasis de Sangalle

Le 3ème et dernier jour, nous sommes levés à 4h30 pour entamer la remontée (de nuit) du canyon en 3h. Bien difficile ! Nous nous baladons ensuite dans les terrasses de culture puis allons à Aguas Calientes. L’après-midi, elle, est consacrée à quelques visites, Chuvay, le mirador de los volcanos et la réserve des vicunas et alpagas.

Mirador de Hantahuilque

Fin de séjour à Arequipa, et maintenant direction Cuzco !

Cuzco, la vallée des Incas et le Machu Picchu

Au hasard des belles rues de Cuzco, c’est à La Bohème que j’atterris, une crêperie française qui tient aussi des chambres, et qui vient juste d’ouvrir. La chambre coûte 7 euros par personne et c’est surtout l’occasion de manger de bonnes crêpes ! L’auberge est située dans le quartier San Blas, le quartier des artistes, très bohème justement !

Cuzco, qui signifie « nombril du monde » en quechua, est une super ville. Ici nous sommes à 3400 m d’altitude, donc toujours prudence si tu commences ton voyage par ici, vis-à-vis de l’acclimatation.  C’est aussi l’occasion d’acheter des vêtements en alpaga au Mercado San Pedro car il fait froid.

L’architecture est si belle que les monuments à voir son nombreux. Evidemment la Plaza de Armas et la Cathédrale sont deux incontournables. Le couvent Santo Domingo mérite aussi un arrêt…

Une idée pour déjeuner, se rendre au Marché San Blas. En général les marchés sud-américains, ont des étals où l’on vous prépare à manger à un prix dérisoire.

Autour de Cuzco, les sites sont nombreux à visiter.

Tout d’abord, il y a Sacsayhuaman. A 45 minutes à pied, c’est un site immense sur les hauteurs de San Blas. Difficile de se retrouver tant le site est grand mais la vue sur la cité de Cuzco est exceptionnelle. Il semblerait que ce site soit plus un temple inca qu’une forteresse. On dit que les pierres ont été si parfaitement posées qu’aucune aiguille ne peut y être rentrée


Si l’on marche un tout petit plus, tu tomberas sur le Cristo Blanco, immense Christ surveillant la ville ou encore Qenqo, un lieu de culte inca où se déroulaient les sacrifices.

A 30km de Cuzco, il y a également Pisac, une cité Inca, l’une des plus belles de la vallée. Pisac est surtout composée de terrasses, et il faut s’accrocher pour monter jusqu’en haut de cette forteresse. Pour s’y rendre, rien de plus facile que de trouver un colectivo. Pisac est en réalité l’ancienne résidence royale de l’inca Pachacutec, l’un des plus grands empereurss inca.

Les Salineras de Maras sont aussi à visiter autour de Cuzco. Accrochées à flanc de montagne, elles alimentaient tout le pays au temps des Incas. Ce sont plus de 3600 bassins qui fonctionnent toujours de nos jours.

Enfin, dernier site incontournable de la vallée, Ollantaytambo, à 60km de Cuzco, est le point d’entrée du Machu Picchu. D’ailleurs, cette forteresse permettrait la surveillance du chemin qui y mène. Ollantaytambo fut surtout un site militaire et religieux. On y retrouve les fameuses terrasses.

Ollantaytambo

Pour accéder à tous ces sites, il faut se procurer le « Boleto Turistisco ». Il est obligatoire pour certains sites, car les tickets ne se vendent pas individuellement. Valable 10 jours, tu peux ainsi visiter plusieurs musées de Cuzco, ainsi que les ruines de Pisac, Ollantaytambo etc etc…Le billet vaut 35 euros.

Puis l’incontournable à mes yeux dans cette région, c’est de faire le trek de l’Inka Trail. Tout d’abord parce qu’historiquement parlant, c’est le chemin qu’empruntaient les Incas pour se rendre au Machu Picchu, que c’est un trek admirable avec plusieurs cols à passer et enfin parce qu’il permet d’accéder au Machu Picchu par la Puerta del Sol, inaccessible aux touristes journaliers du Machu.

C’est un trek qui se réserve très longtemps à l’avance car 500 personnes par jour sont tolérées sur le chemin afin de le préserver. Le prix était de 350euros, élevé pour le Pérou, mais tout est inclus, du transport à l’hébergement, les porteurs, l’entrée au Machu Picchu et je l’ai réalisé avec X-trem Turbulencia. Il n’est pas à prendre à la légère étant donné l’altitude moyenne de 3600m.

Le départ se fait au KM82, point auquel plus aucune voiture ou bus n’est accepté (ceux qui vont au Macchu doivent prendre le train ici). Le trajet fait approximativement 42 – 45 km et il se réalise en 3 jours, le 4ème jour étant consacré à la visite du Machu et d’Aguas Calientes.

Après avoir traversé les rails et la rivière Urubamba, le premier check-point arrive. La première partie monte et descend mais jusque-là tout va bien, le guide en profite pour nous montrer les fleurs et plantes. Après le déjeuner, la montée est raide jusqu’à notre camp, Yucachimpa à 3300m d’altitude.


La deuxième journée est la plus dure. Après un départ à 6h du matin, le chemin ne fait que monter et monter, la transpiration et le froid ne rendent pas les choses faciles mais le mieux, c’est de ne pas s’arrêter même quand le soleil se lève pour nous réchauffer.
J’arrive au Col de la femme morte, Warmihuañusca Pass, le premier, à 4200m, point le plus haut du trek. Ce ne sont pas moins de 3 cols à passer aujourd’hui et jusqu’à maintenant le climat a été généreux. Mais c’est la grêle qui va nous stopper, et bien heureusement, le chemin regorge de petites grottes et cavités où s’abriter.  Nous atteignons Sayaqmarka pour la fin de journée.

Les porteurs partent toujours devant nous afin que le camp soit installé quand on arrive, à l’heure du thé pour se réchauffer. Le dîner est souvent tôt vers 18H30, car il fait assez froid. Le soir, personne ne traine pour se coucher sous sa tente. Quant au réveil, les porteurs nous apportent un thé chaud à la tente puis préparent le reste du petit-déjeuner.

La 3ème journée est beaucoup plus tranquille en terme de difficulté et les vues sur le Salcantay et la Cordillère Sud sont de plus en plus belles. Nous passons encore un col difficile avant de visiter le site Phuyupatamarka (la ville au dessus des nuages). Puis après s’être installés à notre camp après le déjeuner, nous repartons visiter les sites de Winayil et Winaywayna.

Pour la dernière journée, c’est le Machu Picchu qui nous attend. Nous nous levons à 3h du matin, il fait un froid de dingue à l’extérieur. Le réveil est matinal car le chemin menant à la Puerta del Sol ouvre à 5h15, et le but est d’avoir les meilleures places pour le lever du soleil sur le site. Il faut quasiment courir puisque il ne faut pas rater le lever mais la montée est harassante et on ne compte plus les marches
Nous avons dépassé depuis quelques jours le solstice d’hiver, le meilleur moment de l’année au Machu, lorsque le soleil traverse la Puerta del Sol pour illuminer le temple du soleil.

Le Machu Picchu avant le lever


L’immense avantage du trek est de pouvoir visiter le Machu Picchu avant l’ouverture officielle du site aux touristes venant le visiter à la journée. Nous sommes donc que 100 personnes sur le site
Puis à 9h, nous avons le droit à une visite guidée du site. La « Vieille Montagne » en quechua, aurait été construite au 15ème siècle, par l’Empereur Pachacutec. Le Machu fut certainement le dernier refuge des Incas avant l’arrivée des conquistadors.

Sur une surface totale de 13 km2, le site fut découvert en 1911 par Hiram Bingham, explorateur américain, qui inspirera le personnage d’Indiana Jones. Pour les amateurs d’histoire, je recommande fortement la lecture de « Machu Picchu, première à droite », le récit de Mark Adams, qui lui-même réalisa l’Inca Trail.

L’après-midi est consacrée à Aguas Calientes à 25 minutes du Machu Picchu. C’est un village très sympathique surtout connu pour ses sources d’eau chaude. Rien de plus agréable après trois jours de marche intense.

Lac Titicaca et frontière Bolivienne

Le lac Titicaca est la toute dernière étape de ce périple au Pérou. D’ici quelques jours, je traverserai la frontière pour la Bolivie, pays dont je parlerai très prochainement dans un autre article, et qui sera la continuité de celui-ci.

Le lac Titicaca est le lac le plus haut du monde, à 3800 m d’altitude. D’après les Incas, le lac est la matrice d’où serait sorti le monde.

C’est dans la petite ville de Copacabana que je pose mon sac, à l’hôtel Maison d’lago. L’intérêt principal c’est bien entendu de se balader sur le lac, en bateau. Une excursion à la journée coûte environ 6 euros.  Plusieurs îles tant du coté du Pérou que de la Bolivie sont à visiter. De nombreuses communautés vivent de la plus simple des manières ici.

L’Isla Taquile est l’une des plus grandes, environ 5km2 de surperficie et la plus haute (4000 m). Environ 2000 personnes vivent dessus.

Quant aux autres îles que je visite, elles sont fantastiques. Les îles Uros sont des îles flottantes. Les Uros vivent sur ces îles qu’ils ont eux même construits avec des roseaux tressés, trouvés dans le lac puis séchés. Mais ici, les photos parlent d’elles-mêmes.

Ainsi, s’achève la première partie de ce voyage à travers l’Amérique du Sud. Le Pérou a été fantastique à visiter. Les sites archéologiques sont si nombreux qu’on ne les compte plus. Même si j’ai beaucoup voyagé en bus et dormi en dortoir, le Pérou est un pays très abordable. Sans compter le trek du Machu Picchu, le voyage de 31 jours m’aura coûté moins de 600 euros, une moyenne donc de 20 euros par jour pour se loger, se nourrir et accéder à des activités, ainsi à la portée de beaucoup.

La suite sera à découvrir dans l’article sur la Bolivie.

Les plus du voyage

  • Abordable en terme de budget
  • Pour tout connaitre sur la civilisation Inca
  • Le Machu Picchu bien sûr

Les moins

  • Les Péruviens sont systématiquement en retard
  • Les petits-déjeuners, à base de pain rassis et confiture…

Sicile

Séjour de 8 jours en Mai 2019

La Sicile, plus grande île de la Méditerranée, fut un choix par défaut lors de ce voyage. Passeport arrivant à expiration, l’Europe nous tendait donc les bras involontairement. Le choix d’une destination au soleil en mai était important. Mais que nenni ! Malgré un soleil épars, il a fait froid, nous avons eu de la pluie et surtout de la neige qui nous a totalement empêché de voir l’Etna.

Malgré cela, la Sicile reste et restera un choix judicieux, à 2-3 heures d’avion, avec une gastronomie à t’éveiller les papilles et une architecture incroyable, résultat de la succession de nombreuses civilisations sur cette petite terre.

Jour 1 : De Palerme à Sciaccia

Notre vol Transavia nous fait partir tôt de Paris pour une arrivée à Palerme vers 8h30 du matin. A cette période, le billet ne nous a pas coûté plus de 100 euros par personne.

Nous avions réservé une voiture chez Hertz. Et c’est là que j’appelle à ta prudence. Les loueurs de voiture italiens sont réputés pour ne pas accepter les cartes de débit, cartes dont nous sommes tous en possession en France. Or, pour louer une voiture, les loueurs te demanderont une carte de « crédit » (il faut qu’il soit noté « crédit » sur ta carte bancaire). Alors sur internet tu peux trouver des supers tarifs de loueurs pour 30 euros la semaine. Et puis en arrivant, on te forcera à prendre une assurance complémentaire à cause de ta carte de débit. C’est arrivé à des amis, on a lu ça sur des blogs et à nouveau à l’aéroport derrière nous, des français venaient de subir le même sort. Alors il faudra lire toutes les petites lignes et être sûr que le loueur prend une carte de débit. Du coup, la semaine chez Hertz nous a coûté 85euros.

A bord de notre 208, nous roulons en direction de Palerme, le chef-lieu de la Sicile, située à quelques kilomètres de l’aéroport. Il est assez difficile de se garer dans Palerme, il faut prendre son mal en patience. Nous nous garons près du Palais des Normands. Dans le quartier d’Albergheria, le Palais des Normands est aujourd’hui le parlement sicilien, mais doit sa forme et rénovation actuelles aux Normands (le palais date du 9ème siècle). La belle Cappella Palatina à l’intérieur fait partie des incontournables de la ville.

Palais des Normands

Par la via Vittorio Emmanuele, nous descendons vers la Cathédrale. A sa vue, tu seras surpris. Elle est très imposante dans un style propre arabo-normand ! Construite à partir de 1184, elle est née de la folie de l’archevêque Guillaume qui souhaitait juste avoir une plus grande cathédrale que Monreale 10km plus loin.

Cathédrale de Palerme

Nous faisons un détour par le marché de Ballaro, marché très typique où les fruits et les poissons affluent. Tout à côté, la Chiesa del Gesu est considérée comme l’une des plus belles de la ville. La façade bien que sobre cache derrière ses portes des trésors baroques.

Nous revenons vers le centre et le quartier Quatro Canti. Ce qu’on appelle la place Quattro Canti est l’angle de la Via Vittoria Emmanuele et la Via Maqueda dont les 4 façades sont concaves pour venir former un cercle.

L’église la Martorana, à deux pas de la place, renferme de somptueuses mosaïques byzantines. Quant à la Fontana Pretoria, elle fait partie de la place portant le même nom, entourée de bassins et statues grecques.

Cette ville est pleine de contrastes, les bâtiments semblent tous très délabrés mais en même temps l’architecture est divine, à la croisée de plusieurs civilisations : phénicienne, byzantine, arabe, grecque, normande…

Nous trouvons ensuite notre spot de Palerme. Ke Palle est une mini chaine de restauration proposant…des arancinis…surement la meilleure chose qu’ont inventé les Siciliens. Cette petite boule de risotto panée est souvent fourrée. Nous choisissons l’un à la Porcetta et l’autre au Speck et noix. Mais nous y reviendrons un certain nombre de fois…

Nous quittons Palerme car nous y passerons plus de temps au retour, pour nous rendre à Monreale, sur les hauteurs de Palerme. Monreale est célèbre pour sa cathédrale, certainement l’une des plus imposantes de toute l’Italie médiévale. Il faudra passer du temps à l’intérieur pour admirer chaque mosaïque. La Cathédrale étant fermée entre 12h et 14h, nous profitons de cette pause pour déjeuner à la Taverna del Pavone pour tester des gnocchis et une parmigiana.

Nous nous dirigeons vers notre premier lieu d’hébergement. Nous avons choisi Sciaccia sur la côte sud, qui nous semblait à mi-distance entre Palerme et Agrigente et sur la côte. Le B&B Fazio est assez agréable, très calme, dans une petite rue déserte.

Ancienne station thermale, cette ville au centre médiéval est agréable et au détour d’une rue nous trouverons notre endroit pour diner la Pizzeria Conte Luna, qui marche du tonnerre. Les pizzas et l’arancini que nous choisissons (et oui nous sommes devenus fans en peu de temps) sont excellents.

Jour 2 : D’Agrigente à Ragusa

Notre première étape de la journée est la Scala dei Turchi. En forme d’escaliers, la roche blanche vient plonger dans une eau cristalline et offre un beau panorama sur la Méditerranée.

Scala dei Turchi

Puis nous nous rendons à Agrigente, la Vallée des Temples. Nous mettons un peu de temps avant de comprendre où est l’entrée, à vrai dire, il y en a plusieurs. D’ailleurs, le temps qu’on se gare (parking payant) et qu’on trouve, la queue pour rentrer s’est largement agrandie.

La Vallée des Temples est l’un des sites antiques les mieux conservés du pourtour méditerranéen. Nous avons été vraiment impressionnés par la conservation des temples. Sur 1,3 hectares, il est donc possible de voir de nombreux temples à travers une belle balade sur le site. L’entrée est de 12 euros. Nous repérons ainsi les temples de Junon, Della Concordia et celui d’Hercule, tous aussi intacts les uns que les autres.

Vers 14h, nous décidons de monter dans la vieille ville d’Agrigente. Il faut savoir qu’un dimanche en Italie, c’est mort. Aucun restaurant n’est ouvert, c’est donc dans une boulangerie que nous achèterons notre déjeuner du jour.

Nous allons ensuite vers l’intérieur des terres à Chiaramonte Golfi. Cette petite ville qu’on appelle le balcon de la Sicile réserve un magnifique panorama. Petite ville très calme (surtout un dimanche), il est très agréable de s’y promener. Malheureusement, le temps s’est fortement dégradé entre Agrigente où il faisait une chaleur insoutenable et ici où il pleut.

Notre ultime étape de ce jour est Raguse. Nous faisons le choix de prendre un hôtel, le Mediterraneo, dans la ville haute, aussi appelé Ragusa Superiore. A Raguse, construite sur des collines, en 2 minutes tu te retrouves de haut en bas sans comprendre et sans pouvoir faire demi-tour dans ces petites rues.

En contrebas, c’est Ragusa Ibla, la vieille ville, le centre historique. Étonnant, pour atteindre la vieille ville, il faut donc descendre pour remonter à travers des passages voûtés et des escaliers à flanc de colline.

Ragusa Ibla est un vrai bonheur pour les balades, particulièrement en fin de journée, où la lumière traverse les ruelles. Elles sont d’ailleurs si nombreuses qu’il nous faut du temps pour trouver la Piazza di Duomo et sa cathédrale. Les églises se succèdent, Chiesa di San Giuseppe, Chiesa di San Giorgio, Chiesa del Purgatorio. Mais la ville est superbe, l’un des coups de cœurs du séjour. Nous nous arrêtons sur la place du jardin (Giardino Ibleo) pour goûter aux arancinis de chez la Cantunera Ibla et dînerons chez C’est la vie, d’un apéritivo et d’une salade ; il faut surtout être très courageux pour la montée qui nous attend au retour.

Jour 3 : De Modica à Syracuse

Après avoir fait un rapide tour de Raguse Superiore, nous allons à Modica. Comme beaucoup de villes des environs, Modica a son centre historique escarpé, ce fut d’ailleurs une grande cité grecque et romaine. Inscrite au Patrimoine Mondiale de l’Unesco tout comme Raguse, Modica est aussi la ville du chocolat. Rapportés par les conquistadors depuis le Mexique, le chocolat est ici préparé à la méthode aztèque qui donne un aspect granuleux dont nous n’avons pas l’habitude.

Après avoir tournés plus de 30 minutes pour trouver une place (et puis pris une amende au passage), nous pouvons enfin visiter la ville ; nous commençons par la Chiesa di San Giorgio, magnifique exemple architecture baroque, perchée en haut de 250 marches. Il ne faut pas manquer non plus la Chiesa di San Giovanni, qui est le point culminant de la ville.

Nous allons ensuite dans le très joli village de Noto, également très réputé en Sicile par son centre historique doté d’églises et de palais sur un petit secteur. Malheureusement, il semblerait que chaque jour à la même heure le temps se dégrade et nous visitons Noto sous la pluie. Après un arrêt dans une charcuterie préparant des sandwichs minutes, Pani Cunzatu, nous ne pouvons pas manquer la cathédrale di San Nicolo sur la Piazza Municipio, la fierté de la ville. A noter que beaucoup d’églises ferment entre 13 et 15h généralement. En face se dressent les Palazzo Landolina et Ducezio.

Il se dit aussi qu’à Noto se trouvent les meilleurs glaciers du monde. Alors pourquoi ne pas tenter comme nous une glace chez Caffé Sicilia.

Par la route le long de la mer, nous nous dirigeons vers la belle Syracuse. J’ai tellement entendu parler de Syracuse dans les légendes car elle a été l’une des plus grandes villes du monde antique. Fondée par les Corinthiens en -734, elle a été occupée par de nombreuses civilisations. Mais c’est le tremblement de terre qui touche tout le sud de la Sicile en 1693 qui lui permet de renaître grâce aux projets de rénovations. Une nouvelle fois, tu trouveras une Syracuse nouvelle et Ortygia, la ville ancienne qui est une ville avancée vers la mer comme une péninsule. Notre B&B, Il Gatto e la Volpe, se situe juste en face de l’église pyramidale mais nous avons choisi ce lieu car nous sommes près du théâtre.

Ile d’Ortygia

Nous passons donc la fin d’après-midi et la soirée sur l’île d’Ortygia, communément appelé ainsi car séparée de Syracuse par un étroit canal. L’intérêt principale de l’île est de se perdre dans le dédale de rues qui abritent de nombreux palais, couvents et églises cachés. La Piazza Duomo est une place tout en long et rectangulaire, ancien emplacement de l’acropole de cette cité. Elle accueille en son sein la Cathédrale et de nombreux Palazzo tels le Palazzo Municipale ou Arcivescoville.  Tout à sa pointe le Castello Maniace fait face à la mer et est un endroit agréable pour se balader. Ne manque pas non plus le quartier Giudecca, l’ancien quartier juif de Syracuse. Nous dînons dans cette vieille ville chez A Putia delle Cose Buone et tentons la spécialité d’ici, les Pasta alla Norma.

Jour 4 : De Syracuse à Catane

Nous consacrons notre matinée aux sites antiques de Syracuse.  Après un passage par l’église Madonna delle Lacrime en forme de pyramide, nous nous rendons donc au Parco Archeologico della Neapolis.  Regroupés dans ce parc, les sites se suivent à quelques mètres d’écart. Le Théâtre Grec, datant du 5ème siècle, a été creusé à même la pierre, dans la colline de calcaire. A cette période comme chaque année, de nombreux classiques grecs sont joués devant 16 000 personnes (d’où sur les photos un théâtre « aménagé » pour accueillir les visiteurs).

Sur le site, se trouve également la carrière de calcaire, la « Latomia del Paradiso ». Au fond de la carrière, l’Orrechio di Dionisio est une grotte de 23m de hauteur. Il se dit que Denys, le tyran de Syracuse, venait écouter les prisonniers de Syracuse tant l’acoustique est bonne. Enfin, l’amphithéâtre romain est aussi à voir dans ce parc étendu.

Nous nous dirigeons ensuite vers Catane, plus au nord. De prime abord, nous trouvons Catane moins accueillante. Peut-être parce qu’il pleut, mais la ville donne une impression de bâtiments délabrés et moins propres. Depuis la fameuse Via Etna, immense avenue qui traverse la ville de la mer à la montagne, nous sommes censés voir l’Etna, mais rien… le temps est si bouché…

Nous profitons d’un déjeuner tardif chez Fud, dans l’une des petites rues piétonnes de Catane, avant de visiter la ville. Celle-ci est riche en architecture. Après un rapide passage par la Pescheria, le marché de poissons de la ville, nous nous baladons sur la Piazza Duomo, faite de pierre de lave et de calcaire, avec en son centre la Fontana dell’Elefante. La belle cathédrale Sant’Agata est également sur la place.

Piazza Duomo

Plus loin, le théâtre Massimo Bellini mérite un détour tant extérieur qu’intérieur. Catane possède aussi son propre théâtre gréco-romain

Pour la soirée, nous prendrons un spritz au Vermuth Bar et quelques arancinis dans une boulangerie comme simple dîner.

Jour 5 : De l’Etna à Taormine

Aujourd’hui est notre journée ascension Etna. Mais que dire, étant donné qu’on ne le voit toujours pas depuis Catane ? Nous allons donc le monter dans les nuages. Nous prenons donc la route assez tôt et quelle surprise de voir que ce ne sont pas des nuages qui nous attendent mais la neige ; nous sommes le 15 mai et il neige sur l’Etna. Il neige depuis le début de l’ascension soit environ 1500 m.

Le point maximum que l’on peut atteindre en voiture est le Rifugio Sapienza à 1920 mètres d’altitude. D’ici un téléphérique fait grimper à 2500m. Pour les gens peu habillés, il est proposé des vestes, des gants, chaussures chaudes. Arrivés au sommet, deux solutions, des bus sont proposés pour monter plus haut et aller voir les cratères, mais un jour comme celui-ci on se dit que cela ne sert à rien. Alors on décide de monter à pied. A pied, nous ne sommes pas censés dépasser les 2700m mais à aucun moment, nous ne voyons d’indications pour nous arrêter. Alors nous montons, jusqu’au sommet. Il fait froid, il neige et nous sommes surement pas assez habillés. Mais nous sommes allés jusqu’au sommet ! Nous sommes quand même assez déçus d’apprendre 15 jours plus tard que l’Etna est entré en éruption pour l’une de ces rares fois. Lors de la descente nous pouvons voir quelques cratères fumants toutefois.

Taormine sera notre réconfort de l’après-midi. En bord de mer, le soleil est de retour.  Après avoir acheté une pizza à la Porta Messina, nous visitons la ville. Sur les hauteurs du Mont Taura, Taormine est une station balnéaire connue qui a attiré depuis le 15ème siècle des écrivains et artistes. Que de lieux magnifiques dans cette petite ville. A commencer par le théâtre grec, plongeant avec vue sur la Méditerranée. Petite astuce : entrer dans le théâtre par en dessous, l’entrée est moins chère. En contre bas, le magnifique « Giardini Comunale » permet une vue spectaculaire sur les environs et la mer.

Le plaisir de Taormine est son étroite mais longue rue piétonne, le Corso Umberto I, où boutiques, glaciers, restaurants se succèdent. Un arrêt à la Piazza IX Aprile en partie ouverte sur la mer, et son église San Giuseppe, sont nécessaires. La Piazza del Duomo, elle, accueille la Cathédrale de la ville.

En bord de mer, nous allons à Isola Bella et Mazzaro, les deux plages étant accessibles par téléphérique depuis la ville. Ces criques en été sont envahies de touristes, aujourd’hui c’est plutôt calme.

Nous nous rendons dans le petit village de Linguaglossa, notre étape du soir, au pied de l’Etna à nouveau. Arrivés sous la pluie, nous profitons de l’hôtel Maraneve Resort avant de ressortir. Il y a peu de possibilités pour dîner mais trouvons un super restaurant, à vrai dire une charcuterie-traiteur In Cucina Dai Pennisi qui propose des cuire les viandes que nous leur achetons.

Jour 6 : Autour de l’Etna

La matinée est catastrophique, la pluie ne s’arrête décidément pas. Nous renonçons à aller sur la Côte Nord et nous rapprocher du Stromboli. A ce moment du voyage, se posait la question d’y aller mais la météo et le risque de ne pas le voir de plus près nous ont fait changer d’avis. Le Stromboli est sur l’ile qui porte le même nom et son ascension se fait tous les jours à 15h accompagné d’un guide. Quant aux bateaux de traversée, il y en a 2 par jour, il aurait donc fallu compter 2 jours entiers d’excursion sur l’île, minimum.

Nous décidons donc de contourner l’Etna pour nous rendre dans le centre de la Sicile. Ici, c’est le coin des villes perchées de montagne. Nous passons par Centirpe, Calascibetta, Nicosia.

Quant à Enna, c’est l’une des grandes villes de Sicile, avec un centre médiéval. Sur ses hauteurs, se trouve le château de Lombardie. Construit par les Sarrasins, c’est le point culminant de la ville. A ses côtés, le Rocca di Cerere est un immense rocher, ancien emplacement du temple de Demeter, dont il ne reste malheureusement que peu de traces.

Approchant de la fin du voyage, nous rejoignons doucement Palerme. Nous souhaitions faire une étape « agro-tourisme » et c’est dans le « Parco della Madonie » que nous nous arrêterons. Il y a quelques fermes qui proposent même de participer activement tel que la préparation du repas, mais il faut réserver en avance et prévoir d’y passer la journée entière pour aider à la préparation.

Nous allons donc à l’Antico Feudo di San Giorgio, belle ancienne ferme dans un parc immense. Nous dînerons et prendrons notre petit-déjeuner ici, tout est fait maison et est délicieux. A cette période, l’affluence est calme.

Jour 6 : De la Madonie à Cefalu

Nous visitons le matin les villages de la Madonie. Les Monts Madonie sont des paysages montagneux (2ème secteur de montagnes, après l’Etna) tranquilles avec villages, fermes, stations de skis…).

Petralia Soprana et Sottana sont charmantes à visiter tant les maisons de pierre se succèdent dans les rues serrées. Castelbuono, elle est dominée, grâce à son château de Vintimille, famille régnante sur la ville au 14ème siècle.

Nous avions prévu au départ de commencer notre périple par cette partie, mais chaque année se court le rallye de Sicile, le Targa Florio. Se tenant le jour de notre arrivée, et entrainant de fait la fermeture des routes, nous avions changé de sens notre itinéraire, commençant ainsi par le sud de la Sicile.

Nous arrivons sur la côte à Cefalu. Authentique ville en bord de mer, Cefalu est une station dont la plage principale en forme de croissant est réputée. A notre arrivée, le temps étant splendide, nous déjeunons d’ailleurs sur la plage. Pour les nostalgiques de cinéma italien, c’est ici que Cinéma Paradiso a été tourné. Nous prenons ensuite le temps d’arpenter les rues médiévales de la ville et de visiter le Duomo, magnifique cathédrale qui a peu d’égale en termes d’architecture sicilienne Et si tu es courageux, alors tu pourras escalader la Rocca, la citadelle construite par les Arabes, au-dessus de la ville.

La plage de Cefalu

Puis c’est un retour vers Palerme qui s’annonce. Nous avons choisi la Dimora del Capo comme hébergement, dans la ville nouvelle. Nous sommes proches du Teatro Massimo, le plus grand opéra d’Italie. Evidement nous retournons chercher des arancinis chez Ke Palle et prenons également un spritz avec un buffet d’antipastis, la formule est assez réputée le week-end dans les bars.

Il se trouve que c’est aussi la nuit des musées européens et nous visitons la Galleria Regionale della Sicilia. C’est un ancien palais du 15e siècle qui regroupe des œuvres siciliennes de diverses périodes allant du moyen-âge au 18eme siècle. La Galleria est située dans l’un des quartiers les plus pauvres de Palerme, la Kalsa, le plus proche de la mer. Mais aujourd’hui les restaurants et boutiques bobos envahissent de plus en plus le quartier.

La Kalsa

Jour 7 : Segeste et villages de pêcheurs

Sans vouloir faire des kilomètres pour cette dernière journée, nous décidons de nous rendre à Segeste. Site antique connu, datant du 5ème siècle, il offre une vue très dégagée sur la Méditerranée. Situés sur une colline, au milieu de champs en fleurs, se dressent un temple dorique quasi intact et plus haut un théâtre grec caché. La route montant jusqu’au théâtre étant rude, une navette payante est proposée depuis le temple. Sur ce même promontoire, se trouvent les ruines d’une mosquée, d’une chapelle et d’un château arabo normand.

Pour passer l’après-midi, nous choisissons les petits villages de Scopello et Castellamare del Golfo, en bord de mer, tout deux villages de pêcheurs.

Derniere soirée à Palerme, nous visitons la cathédrale de l’intérieur cette fois, car elle est ouverte gratuitement tous les samedis soirs jusqu’à tard. Nous prenons un dernier Spritz devant elle plus tard. Quant au restaurant, nous avions réservé sur recommandation de notre hôte, Al Vecchio Club Rosa Nero, trattoria spécialisée dans les poissons et fruits de mer, également très supporter du club de foot de Palerme dont elle porte le nom (les roses et noirs).

Ce voyage à travers cette île aura été riche. Tout d’abord en gastronomie, la variété des plats avec si peu d’ingrédients est incroyable et les italiens savent y mettre les bonnes saveurs. Mais aussi en architecture : le mélange de civilisations au fil des siècles donne à la Sicile une architecture totalement unique et très bien préservée.

Nous avons également été surpris par le côté montagneux de l’île, nous imaginions la Sicile avec beaucoup de plages. Si seulement le soleil avait pu être là tout le temps..

Les plus du voyage

  • La gastronomie italienne n’a pas d’égal
  • Les temples qui ont réussi à traverser le temps
  • Le coté « délabré » des villes donne un charme à la Sicile

Les moins

  • Le climat décevant
  • le coté « bordelique » surtout en voiture

Bratislava

Week-end de 2 jours en juin 2016

Bratislava est vraiment une ville qui vaut le détour si tu as 2/3 jours devant toi. Entièrement visitable à pied, ou comme nous en bus ou en Skoda, cette ville respire le charme. A la frontière avec l’Autriche, reposant le long du Danube, j’espère te faire découvrir plein de belles choses que tu peux visiter dans cette ville. Si j’ai un conseil à te donner, c’est de rapidement t’y rendre, ce paradis ne restera pas secret très longtemps.

Situé au centre de l’Europe (ne dites pas aux Slovaques qu’ils sont situés en Europe de l’Est, la Slovaquie est à l’exact milieu de l’Europe), ce pays, né en 1993, après la «Révolution de Velours » a une histoire et un patrimoine riche, Bratislava n’étant qu’un petit échantillon d’un pays qui mériterait plus de temps.

Y aller ?

Bratislava faisait partie d’un combiné Vienne-Bratislava, effectué en juin 2016. Nous sommes donc arrivés à Vienne par avion, et avons pris le train en gare de Sudtyroler Platz pour arriver à Bratislava à peine 1h plus tard. Le coût du trajet ? 10euros par personne, billet que tu peux acheter en gare ou sur le site du réseau autrichien OBB.

Nous sommes repartis de Bratislava en avion avec Ryanair avec une arrivée à Beauvais, l’aéroport de Bratislava est minuscule et le coût de ce billet retour était d’environ 35euros par personne, taxes comprises.

Donc oui, Bratislava est un choix parfaitement économique pour une ville qui en vaut le coup !

Quant aux déplacements dans Bratislava, il faut privilégier ses pieds. Cette petite ville est très accessible et dans tous les cas le centre ville est lui fermé aux voitures. Nous avons pris quelques fois le bus pour nous rendre à l’hôtel.

Où dormir ?

Notre choix s’était porté sur l’Holiday Inn Bratislava, situé dans la périphérie de la ville. L’hôtel était d’un très bon rapport qualité prix, proche de l’aéroport, mais un peu loin du centre-ville.  La nuit était de 70 euros pour 2. Chambre spacieuse, tennis et piscine, l’hôtel était vraiment accueillant. Toutefois, si je devais revenir à Bratislava, je choisirais un hôtel plus central, qui m’éviterait de prendre les transports, étant donné que Bratislava n’est pas une grande ville !

Il faut savoir qu’à Bratislava, l’un des seul moyen de se déplacer est le bus (pour faire les moyennes distances). Le système de bus n’est d’ailleurs pas très simple à comprendre. Il faut tout d’abord acheter une carte, qui ne se trouve pas dans le bus mais dans des kiosques jaunes. Kiosques jaunes qui n’acceptent que les pièces (sympa quand tu n’as jamais rien sur toi, et encore heureux qu’ici c’est l’Euro), puis la composter sur la bonne date à l’intérieur du bus en se rappelant bien que cette carte n’est valable que 60 minutes. Bref tu as compris la complexité ? Il n’y a aucune explication aux arrêts ou dans le bus donc il faut être familiarisé avec le fait.

Où manger ?

La nourriture Slovaque est assez typique des pays d’Europe Centrale et à Bratislava tu retrouveras généralement des plats également des pays des alentours (Italie, Autriche, Hongrie). Viande, sauce, pomme de terres, il y a de grandes chances de retrouver ces ingrédients dans les plats types. Les plats sont souvent très copieux, restes d’une culture communiste où copieux signifiait faste.

Le plat typique, nous l’avons testé : le Halusky : des pommes de terres préparées comme des gnocchis avec des lardons et du fromage de brebis. Tu peux le trouver sur à peu près 90% des menus bratislaviens. Tout comme le gulash ou la soupe aux choux. Les prix sont dérisoires : les notes se sont généralement élevées à 25 € pour 2.

Evidemment, Bratislava est récemment devenue une destination pour les jeunes et pour les enterrements de vie de jeune fille / garçon, car ici la bière (« Pivo » en slovaque) dépasse rarement 1€.

Voici quelques adresses pour te guider à travers la ville :

  • Slovak Pub, 62 613, Obchodná : l’endroit incontournable pour boire une Pivo Slovaque
  • Primi, Michalska 19 : menu slovaquo-européen pour ce lieu ouvert jusqu’à tard
  • Prasna Basta, Zamocnicka 399/11 : très bon choix de restaurant typique slovaque qui dispose d’une cour intérieure cachée
  • Pivnice U Kozla, Panska 27 : situé sur la place de l’Eglise Saint-Martin, le restaurant propose de la très bonne viande
  • Gorila, Namestie SNP 30 : sur cette place triangulaire de la ville, un café au milieu d’une librairie qui fut aussi notre point de ralliement pour notre sortie en Skoda

Que voir, que visiter ?

Pour visiter Bratislava, nous avons utilisé 2 moyens de transport : nos pieds et une Skoda de 1972 !

Lors de la 1ère journée, nous avons pris part à un free walking tour comme habituellement dans les visites de villes. Un free walking tour est un tour à pied dans la ville de généralement 2/3 heures, guidé par un habitant de la ville souvent étudiant, et rémunéré au pourboire à la fin du tour. A mes yeux, le walking tour est désormais indispensable si tu souhaites en connaitre un peu plus sur la vie de la société ou encore sur l’histoire. Le tour t’emmène voir les principaux attraits touristiques de la ville, que tu peux ensuite décider ou non de visiter pendant la suite de ton séjour. Nous avons testé le Be Free Tours qui te donne rendez-vous sur la place Hviezdoslavovo.

Lors de la 2ème journée, nous avions réservé cette fois-ci un tour dans l’ère post-communiste de la ville. Authentik Slovakia est un tour fantastique. Accompagnés par Brano dans la Skoda de sa grand-mère datant de 1972, nous allons voir des sites que nous n’aurions jamais vu sans cela. On a même droit à des boissons vintages communistes comme rafraîchissement. C’est l’une des meilleures expériences à ce jour effectuée dans une capitale européenne.

Voici donc la liste certainement non exhaustive des choses que tu peux voir à Bratislava

Staré Mesto, la vieille ville 

Bratislava est entièrement pavée et son cœur historique rappelle de nombreuses autres villes telle Prague ou Budapest. De taille humaine, la vieille ville peut se découvrir en moins d’une journée. Les façades pastels lui confèrent également un style très caractéristique, plutôt Art Nouveau. Tout est également fait pour y flâner des heures : petits cafés, restaurants, boutiques.

Hlavé Namastié, la place principale de la ville est considérée comme le point de repère par beaucoup. Plus petite que la plupart de ses consœurs européennes, la place abrite la fontaine Maximilien, plus vieille fontaine de la ville, une église jésuite, l’ancien Hôtel de ville datant du 15ème siècle désormais musée de la ville, ainsi que le Palais Kutscherfeld, siège de l’ambassade de France.

La Porte Michael, plus au nord, est l’une des portes d’entrées de la vieille ville. C’est la seule encore debout, datant du 14ème siècle.

A certains angles de rues, tu tomberas nez à nez avec des statues en bronze, avec un certain humour. Tu trouveras Napoléon accoudé à un banc ou encore celui qu’on appelle « l’homme au travail ».

La cathédrale Saint Martin est l’un des édifices le plus vieux (1221) et le plus haut de la capitale. Très simple architecturalement parlant, la cathédrale reste symbolique car elle a vu les rois du Royaume de Hongrie se faire couronner entre le 16 et le 19ème siècle.

Plus proche du fleuve, la place Hviezdoslavo, rectangulaire, n’est pas considérée comme la place principale de la ville et pourtant elle est bien plus grande. Elle accueille ici l’Ambassade Américaine, le Théâtre national et l’hôtel Carlton. Les bords ombragés, eux, sont l’endroit rêvé pour les cafés.

Brastislava hors des murs

Comment ne pas visiter le château qui domine toute la ville depuis ses hauteurs ? Construit au 5ème siècle, il a souvent été remanié. Par ailleurs, peu apprécient la toute dernière rénovation datant de 2008 qui donne des allures de Disney au château. A l’origine résidence royale, il héberge désormais le musée d’histoire. L’ascension jusqu’au château (85 mètres) te fera découvrir une vue exceptionnelle sur toute la vieille ville, le Danube et le Pont Neuf. Successivement base militaire ou encore résidence des derniers rois de Hongrie ou encore de l’impératrice Marie Thérèse d’Autriche, il accueille aujourd’hui le musée National de Slovaquie

L’autre symbole de la ville, c’est l’UFO. Surnommé ainsi pour sa plateforme en forme de soucoupe, le pont neuf ou Novy Most est un pont à haubans construit dans les années 70. Cependant, le pont ne fait pas l’unanimité ici, car la construction du pont s’est faite par la destruction de la synagogue, défigurant ainsi le quartier juif, désormais quasiment inexistant. Il est possible de monter sur la plateforme car c’est un bar restaurant. Nous n’y sommes pas montés mais pour avoir une vue dégagée sur le château, c’est une bonne idée.

L’église bleue ou Eglise Saint Elisabeth est l’une des beautés de cette ville. Construite au début du 20ème siècle, dans le style Art Nouveau, c’est certainement la plus populaire de toutes les églises de Bratislava.

Pour le shopping, profite de la grande rue Obchodna qui regroupe une concentration de magasins, boutiques, fast foods et bars.

Lors du tour en Skoda, nous sommes passés par la Slovak Radio, une pyramide inversée typique de l’architecture communiste, aujourd’hui classée parmi les 30 bâtiments les plus moches du monde. Devant, se tient Freedom Square ou Place de la Liberté. Place très impopulaire, construite également sous l’ère communiste, tu ne risques pas de croiser grand monde. Par contre, ne rate pas le Palais Épiscopal d’été juste en face, qui accueille aujourd’hui le gouvernement slovaque.

Toujours à bord de la Skoda, nous montons jusqu’à Slavin, monument et cimetière en mémoire des soldats soviets, morts pendant la 2nde guerre mondiale. Imposant dans son style, l’endroit mérite le détour, d’autant plus que les vues sur la ville sont appréciées par tous.

Les alentours

Avec notre belle Skoda, nous partons dans la périphérie de Bratislava, afin de découvrir le quartier de Petrzalka. Petrzalka est principalement constitué de panelaks, des blocs d’appartements préfabriqués pendant l’URSS. C’était à l’époque le plus grand projet d’hébergement de l’ère communiste.

Nous allons également à la frontière autrichienne afin de découvrir les bunkers et les systèmes de fortifications construits pour se protéger d’une possible invasion d’Hitler avant la 2nde guerre mondiale. C’est aussi la ligne imaginaire du fameux rideau de fer.

Situé à quelques kilomètres de Bratislava, nous nous rendons également au Château de Devin en bus cette fois ci (la station de bus est situé en dessous du Pont UFO). Château en ruines, datant d’environ -5000 avant JC, cela reste un incontournable de la Slovaquie, de par sa belle situation sur les bords de Danube. Nous en profitons d’ailleurs pour marcher le long du fleuve bleu.

En résumé, Bratislava est l’une des ces petites capitales qui montent et qu’il est temps de visiter avant que trop de touristes la dénaturent. D’autant plus que niveau de tarifs, la ville est très abordable !

Les plus du voyage

  • Un centre historique charmant
  • des vestiges marquants de l’ère communiste

Les moins

  • Une petite ville dont on fait vite le tour

Emirats Arabes Unis

Récit de 8 jours de voyage, Octobre 2019

Le choix des Emirats Arabes Unis se construisait depuis déjà un petit bout de temps. L’envie de vacances un peu « détente » pour une fois nous tentait, il suffisait d’avoir une semaine devant soi pour pouvoir partir. Nous avions déjà reporté ce voyage une fois, faute de passeport reçu en temps, mais cette fois-ci, tout collait. 

Les Emirats Arabes Unis conviennent aux personnes qui ne sont jamais allés au Moyen-Orient et qui souhaiteraient avoir une première approche facile. Car les Emirats, par rapport aux autres pays du Golfe, peuvent quasiment être qualifiés « d’occidental ». Beaucoup de personnes se rendent à Dubaï car la ville n’est qu’à quelques heures d’avion de Paris et surtout parce que c’est une destination ensoleillée toute l’année. Mais les Emirats ne sont pas que Dubaï, même si la concentration des touristes (et des infrastructures) se fait dans cette ville, il y a également d’autres choses à voir.

Nous sommes partis en Octobre 2019, via la compagnie Lufthansa. Il était important pour nous de voyager sur une bonne compagnie fiable et avec une escale courte. Evidemment il existe des vols directs mais leur différence de prix était assez importante. Le vol a coûté approximativement 460 € A/R.

Jour 1 : Dubaï

Partis vers 12h de Paris le vendredi, nous sommes arrivés aux alentours de 22h30. Le temps non négligeable de passer les douanes (pas besoin de visa aux Emirats) et de récupérer la voiture (réservé chez Hertz via BSP pour 168 euros la semaine), nous essayons de nous diriger vers notre premier hôtel.

La conduite est difficile. Il faut se repérer et c’est la chose la plus compliquée dans cette ville ; les autoroutes à 2 fois 6 voies, les sorties par milliers qui sont difficiles à repérer en avance, font que nous nous trompons un certain nombre de fois avant d’arriver à destination.

Nous avons choisi le Holiday Inn Festival City. Festival City n’est pas un quartier animé en soi, il y a des magasins, des hôtels, un centre de congrès, mais la voiture est indispensable à Dubaï. Que tu choisisses d’en louer une ou de te déplacer en taxi, peu importe, seulement se balader à pied n’est tout simplement pas possible. Chaque quartier est assez éloigné et quand bien même tu penses être dans le « centre-ville » tu auras forcément quelque chose à voir dans un autre quartier…

Quant à l’hôtel, c’était un choix assez bon, la chambre était spacieuse, nous avions vu sur la ville, et une piscine fortement accueillante n’attendait que nous pour se rafraîchir. Nous avons également testé le petit-déjeuner le premier matin (buffet à 18€ environ). L’hôtel est directement relié par l’intérieur au Mall juste à côté. Et oui, par question de flemme (mais aussi de chaleur à toute heure de la journée) on ne sort pas, on passe d’un hôtel à un mall sans mettre un doigt de pied dehors, ça, c’est la vie à Dubaï).

Au premier réveil, quelle surprise, par la fenêtre, nous ne voyions rien tellement c’est brumeux. Même pas la Burj, plus haute tour du monde qu’on est censé voir à des kilomètres à la ronde. Je le précise ici car c’est une info que je n’avais pas lue avant : le taux d’humidité est tellement important que cela peut créer un brouillard qui se lève rarement avant midi.

Pour cette première matinée, nous rendons à Deira, la vieille ville de Dubaï. La vieille ville n’est pas l’idéal pour se garer, nous trouvons finalement un parking extérieur gardé qui nous coûtera environ 10€ pour les quelques heures dans ce quartier. Du côté de Deira, tu peux voir le souk des épices et le souk de l’or, tous deux très bien achalandés et propres. Être dans le souk ouvert mais couvert permet de se reposer du soleil qui tape.

Pour traverser le fleuve, il est possible de prendre une abra pour seulement 1 dirham (soit 0,25€). Cette embarcation permet de prendre environ 20 personnes et traverse le fleuve d’un point A à un point B, il existe donc plusieurs trajets d’abra.

Une fois de l’autre côté, nous sommes dans le quartier Bur Dubai. Nous visitons le musée de Dubaï, se trouvant dans le fort Al-Fahidi, aujourd’hui le bâtiment le plus vieux de la ville. Ce musée retrace toute l’histoire des Emirats et en particulier celle de Dubaï. En plus de l’histoire, le musée évoque la géographie et la culture Emirati.

Pour résumer l’histoire de ce pays, les Emirats sont en fait un regroupement de 7 pays (qu’on appelle Emirat), chacun dirigé par un cheik et son gouvernement. Les 7 émirats ont eux aussi formé un gouvernement pour les décisions plus globales. L’Emirat de Dubaï est dirigé par la famille Massoud de père en fils, premiers bédouins à être venus s’installer ici.

Nous nous dirigeons ensuite vers le quartier Al-Fahidi, quartier historique entièrement rénové (et ça sonne un peu faux). Véritable labyrinthe de maisons couleurs sable, la plupart des bâtiments sont désormais occupés par des boutiques d’artisanat et des galeries d’art. Juste à côté, le quartier de Shindagha, lui, rassemble de magnifiques demeures en bord de fleuve.

Les quartiers semblent un peu vides à cette heure-ci, il est 13h et la chaleur bat son plein. Nous décidons de faire une pause pour ressortir plus tard dans la journée. Nous déjeunons au Star Grills avant de reprendre une abra et la voiture pour ensuite faire une pause à la piscine de l’hôtel.

La soirée est consacrée au quartier Downtown, qui regroupe le Dubaï Mall, les fontaines et la Burj Khalifa. Nous nous perdons un certain nombre de fois avant de trouver le parking du Mall. En général, les parkings de Mall sont gratuits.

Le Dubai Mall est considéré comme l’un des plus grands centres commerciaux de la planète. Environ 2000 boutiques se côtoient, ainsi qu’un aquarium et même un squelette de dinosaure. Beaucoup de personnes viennent faire du shopping ici, c’est un sport national mais aussi un vrai lieu de détente pour les Emiratis, car il fait bien trop chaud pour être dehors…La plupart des boutiques sont des boutiques de marques internationales que nous connaissons tous, et j’ai personnellement aucun intérêt en terme de prix à faire du shopping ici. Imagine, rien que pour traverser le mall d’un coté à l’autre et arriver vers les fontaines, il nous faut presque 30 minutes.

Le spectacle des fontaines est un peu un must à Dubaï, il a lieu toutes les 30 minutes à partir de 18h, mais attention, il ne dure que 3 minutes…et il y a du monde. Si tu veux une bonne place, il faudra se mettre devant après la fin du spectacle précédent. Bref c’est un immanquable à Dubaï mais une fois est suffisante.

Les fontaines sont au pied de la Burj Khalifa, qui est à ce jour, la plus grande tour du monde, nous souhaitions la voir de nuit, c’est chose faite.

Pour dîner, nous trouvons dans le Mall un glacier qui fera l’affaire pour ce soir, étant donné que nous avions bien (trop) mangé pour le déjeuner.

Aparté sur la restauration : les Emirats sont une terre d’immigrés, de ce fait, il y a de nombreux restaurants pour tout type de nourriture. Si tu veux faire des économies, il y a deux solutions : les malls et les bouibouis. Dans les malls, tu peux manger toute nourriture et pas que du fastfood, et ils sont parfois en ville l’unique solution…Quant aux petits restaurants simples, ils se trouvent souvent en extérieur et pas forcément facile à trouver.

Jour 2 : Dubaï Fun

Nous avions réservé nos billets pour visiter la Burj Khalifa à 9h ce matin. On nous avait fortement conseillé de réserver nos tickets sur internet et je te conseille la même chose. Selon les horaires tu paieras un prix différent. Le coucher du soleil coûte plus cher que le matin de bonne heure. Le ticket te permet également de ne pas faire la queue pour acheter un billet mais il ne t’empêchera pas d’attendre ton tour pour l’ascenseur. A l’heure que nous avons choisie, il n’y a personne, c’est l’idéal. Le ticket est de 35€ environ.

Avec nos tickets, nous pouvons monter au 124e et 125e étage de la Burj, ce n’est évidemment pas le sommet mais la vue est déjà exceptionnelle. Il existe un ticket qui te permet de monter jusqu’au 148ème étage. A toi de voir : pour une première fois, je suggère les étages en dessous qui sont déjà assez chers.

Nous sommes absolument seuls dans l’ascenseur et nous montons les 125 étages en seulement 10 secondes. La vue panoramique de ces 2 étages est circulaire et peut se faire à l’intérieur comme à l’extérieur. A priori, pas besoin d’y rester des heures non plus.

Direction notre voiture, pour nous rendre cette fois ci dans un autre mall, le Mall of the Emirates, beaucoup plus au Sud ; pour une bonne raison, faire du ski.

Et oui, pour nous, venir à Dubaï, c’était aussi faire un séjour FUN. Et le ski en fait partie. Ski Dubai est une piste de 400 mètres avec 3 remontées mécaniques.

Nous prenons un forfait 2 heures, l’avantage est que tout le matériel est inclus, la combinaison également. Par contre je te conseille de t’habiller très chaudement en dessous…

La piste est assez courte, mais c’est fun et ça fait plaisir. Le forfait de 2h est largement suffisant. Il est possible de rajouter des options comme voir les pingouins ou accéder au snow park, mais le prix est déjà assez élevé (50€ les 2h).

Il y a également un hôtel dans le centre commercial qui te permet d’avoir vue sur les pistes. En tout cas, réel choc de températures, il fait 4° ici, 35° dehors.

Au moins le centre commercial climatisé nous permet de passer d’une température l’autre.

Nous déjeunons dans le centre commercial chez Thai Express d’un fried rice et de stir fried rice.

Nous repartons assez tard en vitesse car nous avons un tour de jet ski qui nous attend. Nous nous rendons cette fois près de la Burj Al Arab. Cette autre tour mythique de Dubaï rappelle une voile sur la mer. Si tu ne séjournes pas dans cet hôtel 7 étoiles, il sera alors impossible de rentrer dedans. Depuis la plage très agréable, la vue est splendide. Evidemment le soleil est très présent. Nous avons réservé la veille 1h de jet ski via NemoWatersports. Les 4-5 compagnies qui font du jet ski sont de toute manière toutes au même endroit sur un petit port et pratiquent tous les mêmes tarifs. La balade d’1h a coûté 150 euros pour 2 personnes. Le guide est obligatoire et doit nous accompagner. Nous partons donc tout d’abord jusqu’à la Burj Al Arab, puis faisons un tour dans la marina de Dubaï. Nous sommes libres de conduire chacun à son tour. C’est impressionnant d’être en bas des buildings. Nous devons ralentir devant le Palais du Sheikh construit sur une île dont les gardes cotes surveillent les entrées.

Burj Al Arab
Marina de Dubai, vue depuis le jet ski

Pour le début de soirée, nous décidons de voir de plus près le « Palmier » ou Palm Jumeirah et de certaines de ses branches. On se rend compte que ce ne sont que des appartements pour la plupart. Au bout de cette île artificielle, l’Atlantis, ce fameux hôtel avec aquarium et parc aquatique.

La soirée se fera dans Deira, où nous trouvons les meilleurs restaurants traditionnels et nous dinerons donc à Sitara Afgan, restaurant afghan.

Jour 3 : Direction Abu Dhabi

Nous partons très tôt pour Abu Dhabi la capitale, il y a environ 1h30 de route. La sortie de Dubaï aux heures de pointe est assez difficile et longue

C’est par la mosquée du Sheikh Zayed Bin Sultan (du nom du 1er président des Emirats) que nous commençons. Il est encore assez tôt mais elle commence à se remplir. Nous en faisons au moins le tour avant de trouver l’entrée en voiture. Une fois trouvée, le chemin nous amène dans les sous-sols comme dans un centre commercial. Et oui, magasins, restaurants, fast-food, tout est là pour satisfaire les fidèles.

L’entrée est gratuite mais une vérification est faite avec un contrôle de passeports sur machine. Nous devons aussi passer par la case « vestiaire ». Nous sommes scrutés de haut en bas et des vêtements sont prêtés dans le cas où tu serais passé à côté des manches longues et du voile.

Puis c’est l’escalator qui va nous faire sortir de terre pour enfin voir la mosquée. Le circuit pour la visiter est tout indiqué, nous pouvons en faire le tour à travers les 1000 piliers. Il n’est pas autorisé de traverser la cour. Nous voyons la salle de prières des hommes puis celle des femmes. Cette mosquée peut accueillir jusqu’à environ 40 000 fidèles mais cumule d’autres records tel que le plus grand tapis tissé main (2 milliards de nœuds), ou les 100 000 tonnes de marbre.

Pour la suite de la journée, nous nous dirigeons vers le Cultural District, sur l’île de Saadiyat. Le quartier est assez vide et peu fréquenté par les émiratis. C’est le quartier des musées, mais clairement il est encore en construction. A ce jour, le futur Guggenheim n’est toujours pas sorti de terre. Nous nous rendons au Louvre, imaginé par Jean Nouvel. Le lundi est le jour de fermeture mais dans tous les cas, nous aurions manqué de temps pour le visiter. Le voir de l’extérieur nous suffit. On dirait un extraterrestre sur l’eau. La construction rappelle les moucharabieh que l’on peut voir dans les mosquées.

Louvre, Abu Dhabi

Puis nous nous rendons sur une autre île, Jazeerat Al Maryah. Abu Dhabi est en fait composée de plusieurs îles toutes reliées entre elles par des ponts, certaines plus rapprochées à d’autres que d’autres. Sur cette île, on peut se balader le long du front de mer. Nous nous rendons également dans le centre commercial appelé The Galleria, nous déjeunerons ici au Burger Fuel, malheureusement sous cette chaleur à crever, il est difficile de trouver autre chose que les malls pour déjeuner le midi.

Cette même chaleur nous oblige à faire une pause et à nous rendre à notre hôtel, le Crowne Plaza Yas Island, un super choix. C’est un hôtel proche des parcs que nous souhaitons faire le lendemain, il n’est pas en ville et il est super bien équipé. Nous profitons de la piscine et du terrain de squash en après-midi.

Quand la chaleur est enfin retombée, nous nous rendons vers la marina d’Abu Dhabi. Nous souhaitons nous rendre tout d’abord dans l’Emirates Palace, l’hôtel à 7 étoiles le plus cher du monde. Malheureusement, le short de Monsieur ne passe pas auprès du garde et nous nous faisons recaler. Nous continuons le long de la corniche, nous nous baladons près de la grande roue, des Etihad Towers. Nous passons également devant le palais du président des Emirats, mais il est interdit d’aller plus près.

Nous allons ensuite vers le quartier Al Markaziyah, la vieille ville, si on peut dire, car il n’y a pas vraiment de centre. Tout tourne ici autour de Qasr al Hosn, le fort emblématique de la ville. Construit au départ pour protéger un puit, il a été par la suite la résidence principale de la famille régnante Al-Nahyane. En face, la Burj Mohammed Bin Rashid est la plus haute tour d’Abu Dhabi. Nous profitons du coucher du soleil sur les tours.

Pour le dîner, nous irons dans un restaurant libanais le Lebanese Mill, hyper généreux en quantité et un accueil parfait. Grillades, tabouleh, falafels, jus de fruits et les thés sont offerts.

Jour 4 : Abu Dhabi Fun (et oui encore !)

Cette journée est exclusivement réservée au fun et à la visite des 2 parcs de Yas Island. Il était impensable pour nous de venir aux Emirats sans passer par le Ferrari World et le Yas Waterworld. Nous avons réservé en avance nos tickets sur leur site internet. Lorsque tu choisis un jour spécifique le tarif est moins cher. L’offre comprend la visite de 2 parcs sur 3, en une journée. Tu as donc le choix entre le Ferrari World, le Yas Waterworld et le Warnerbros Park.

Le Yas Waterworld ouvre en partie à 9h. Question pratique : tout est payant. Et si tu veux faire les activités à plusieurs, tu devras donc payer le vestiaire, qui était quand même à 10 €uros. Pour le reste, tout te sera facturé sur un bracelet électronique. A 9h, seules 2-3 attractions sont ouvertes dont le bodyboard. Sur une vague artificielle, nous apprenons à pratiquer sur cette planche.

Puis dans la journée, nous allons tester plusieurs attractions, pas moins de 45 parcours au total: piscine à vague immense, un toboggan a 6 sorties selon leur degré de difficulté (qu’on peut faire sur une bouée seul ou a deux), des toboggans chronométrés pour faire la course (au passage, j’ai gagné,…), des toboggans vertigineux , des bouées à 6 et le must, le vertical. On t’enferme dans un tube et la trappe sous toi s’ouvre. 3, 2, 1… plouf.

Nous déjeunons rapidement dans le mall entre les 2 parcs d’un petit sandwich et d’un muffin dans un café.

Puis nous filons au Ferrari World. Le site est entièrement couvert et climatisé. Malgré une remarque sur ma tenue à l’entrée (en short), nous commençons notre parcours. Le parc n’est pas grand, il n’y a pas beaucoup de monde ce qui est agréable pour un parc d’attractions.

Ici se trouve le plus rapide roller coaster du monde, le Formula Rossa, qui peut aller jusqu’à 240 km/h et qui me fait perdre mon élastique à cheveux, qu’on fera un certain nombre de fois. Il y a aussi le Flying Ace, sièges dans le vide et looping rapides, des vrais simulateurs de circuit, un roller coaster qui monte à la verticale, des attractions en Ferrari Spider, un voyage en Italie dans un simulateur, une découverte de la construction de la Ferrari…

Une bien belle journée qui nous laisse quand même un mal de tête à la fin de la journée du aux sensations fortes. Nous nous arrêtons au Yas Island Mall sur le retour pour prendre un Shake Shack que nous mangerons sur la terrasse de notre chambre d’hôtel avec les restes de libanais.

Formula Rossa, le grand huit le plus rapide du monde

Jour 5 : Rub Al Khali ou le « Quart-vide »

Nous partons très tôt pour Liwa, situé à environ 250km d’Abu Dhabi. Sur une grande partie de notre trajet, le temps est brumeux et ne se dégagera que peu de temps avant d’arriver. Liwa est situé dans l’Empty Quarter (quart-vide), c’est le début du désert. L’Empty quarter ou aussi appelé en arabe Rub Al Khali représente aux Emirats une bande de 150 km de long, pour autant l’Empty quarter est beaucoup plus grand (sa plus grande partie est en Arabie Saoudite). C’est aussi le lieu d’origine des familles régnantes de Dubaï et Abu Dhabi.

La route est belle, entourée par le désert des 2 cotés. Mais il y a peu de possibilités de s’arrêter à cause de barrières. C’est aussi un cul de sac : au bout, le désert, et de l’autre côté l’Arabie Saoudite. Nous allons jusqu’à Moreb Dune, l’une des plus hautes dunes du monde, culminant à 300m d’altitude. D’ailleurs au mois de janvier, chaque année, il y a un concours de voitures qui montent à la verticale. Nous aurions bien aimé voir tout ça, mais ici il n’y a pas de vie, pas d’activités. Le vide total, et pas que d’un quart…(d’où le nom Empty Quarter).

La route du sud, qui longe l’Arabie Saoudite, est encore plus naturelle, nous nous arrêtons plusieurs fois pour admirer le sable à perte de vue. Sur le retour, route de l’ouest, nous arrêtons dans la ville de Liwa pour déjeuner en bord de route chez Al Mushira, un restaurant d’origine indienne où nous mangeons 2 byrianis, une soupe et un dhal.

La route étant moins intéressante qu’à l’aller, nous sommes de retour vers Abu Dhabi vers 15h. Comme nous ne savions pas le temps que cela nous prendrait et où nous allions dormir ce soir, nous n’avions pas réservé d’hôtel. Nous choisissons du coup l’Holiday Inn Abu Dhabi, plus central que Yas Island. La piscine sur le toit est la bienvenue et nous en profitons jusqu’à 17h pour pouvoir être à l’abri du soleil.

Nous profitons d’une soirée calme pour revoir de nuit la Mosquée ainsi que le Louvre.

Pour le diner, nous irons à coté de l’hôtel dans un restaurant asiatique, avec une carte longue de 1000 références, le Oasis Gardens.

Jour 6 : Al-Aïn

Ce matin, nous partons pour la ville d’Al Aïn. Notre première étape, à la sortie d’Abu Dhabi, est de s’arrêter à un Camel track, tout simplement un stade où se déroulent des courses de chameaux, mais celui-ci est vide et il n’y a personne. C’est raté pour cette fois.

2h plus tard, nous sommes dans Al-Aïn. Al-Aïn est appelé « la ville-jardin » de par les oasis et les plantations qui l’entourent. C’est aussi la ville natale du Sheikh Zayed, fondateur des Emirats et premier président du pays.

Nous visitons dans un premier temps le fort d’Al-Jahili dont l’entrée est gratuite, le fort étant l’ancienne résidence d’été du sheikh. Par ailleurs, le fort accueille une formidable exposition de photographies de Sir Wilfried Thesiger, premier européen à traverser l’Empty quarter dans les années 40. Deuxième étape c’est le Al Aïn Palace, également résidence du sheikh à l’époque mais transformé en musée où l’on peut découvrir sa vie et celle de sa famille.

Après cela, nous nous rendons dans l’oasis. Al Aïn est connu pour son oasis et toutes ses parcelles qui sont classées au patrimoine mondial de l’Unesco. Plus de 150 000 arbres sont présents à travers ce labyrinthe dans lequel on peut circuler librement. La température est déjà plus faible qu’en extérieur. A l’intérieur de l’oasis, nous en profitons pour déjeuner des restes du restaurant asiatique de la veille.

La chaleur nous faisant nous arrêter à nouveau, nous nous rendons à notre hôtel. Nous avons choisi le Radisson Blu, pour la modique somme de 40 €, qui n’a que des avantages : grande chambre, 3 piscines, squash, tennis, cafés etc…

A 16h, nous partons au sommet de Jebel Hafeet, culminant à 1240m. La montée est belle et pleine de virages et de là-haut, nous avons une belle vue sur la plaine. C’est aussi le terrain des renards et des chats sauvages. Une fois en haut, les installations sont à nouveau limitées. Nous profitons du coucher de soleil.

Nous nous rendons en suite à Hilli, qui d’après le guide, est un parc avec des vestiges archéologiques, classés au patrimoine mondial de l’Unesco grâce à ses tombeaux datant de – 5000. Nous sommes toutefois déçus, en réalité c’est un parc de verdure avec quelques vestiges, mais sans aucune explication sur les tombes s’y trouvant. Nous rentrons sur Al-Aïn et dînons dans un restaurant libanais.

Jour 7 : Ras Al Khaimah

Avant de quitter Al Aïn, nous nous rendons dans sa périphérie découvrir le marché aux dromadaires. Ici toutes les bêtes se vendent, chèvres, poules, chevaux et surtout dromadaires, toutes présentées dans des enclos. Complètement typique du pays, ici on se fond véritablement dans le décor.

Notre route nous mène désormais à Ras Al Khaimah, ou RAK son diminutif, à 2h15 d’Al Aïn. A Rak, nous décidons de manger dans le Naeem Mall en face de notre hôtel. Mais aujourd’hui, c’est vendredi et beaucoup de choses sont fermées. D’ailleurs dans le centre, il y a peu de monde, jour de repos et soleil écrasant obligent. On se retrouve donc au Burger King.

Nous avions réservé une chambre à l’hôtel City Max, une tour de RAK, très récente, où tout est moderne avec une piscine sur le toit pour l’aprèm, parfait !

Pour notre dernière soirée, nous avions envie de sortir de la ville et avons réservé une soirée dans le désert. On vient nous chercher vers 15h30, pour se rendre à environ 30 minutes de RAK en direction du désert. La compagnie qui gère le camp s’appelle Arabian Incentive.

Le camp, « Bedouin Oasis Camp« , est un endroit sur lequel il est possible de dormir, de dîner ou les 2. Si certains ont lu le blog sur Oman, alors tu sauras que c’est une expérience déjà réalisée dans le passé. Il y a plein d’activités possibles : du sand board, du henné, de la chicha et ce que nous recherchons le plus, le 4X4 dans les dunes. Nous allons voir le coucher du soleil et profiter de ce dune bashing sportif. Puis la soirée est suivie d’un diner buffet avec plein de spécialités et de la musique traditionnelle. Nous rentrons vers 22h.

L’expérience ne s’est pas révélée la meilleure ; 3 ans plus tôt nous sommes allés à Oman et l’expérience dans le désert était vraiment « authentique ». Ici, on le sent bien, ce ne sont pas des émiratis ou des gens du désert qui tiennent l’endroit, mais cela nous a permis de faire des activités sympas et de bien dîner.

Jour 8 : course de chameaux et compagnie

Aujourd’hui est notre dernier jour aux Emirats. Mais le vol étant de nuit, nous avons une très large journée devant nous.

On commence par une expérience exceptionnelle : la course de chameaux. Totalement perdu au milieu du désert, dans les environs de Ras Al Khaimah, et surtout pas très indiqué, nous nous aidons de Google Maps pour pouvoir le trouver. Sauf que Google Maps n’est pas fiable étant donné que pas mal de routes sont en construction ou pas encore indiquées. Nous mettrons 1h30 à trouver le site. Cela semble presque un site secret. La course des chameaux ouvrant de 6h à 9h en général les vendredis et samedis, nous arrivons à 8h40… Par chance, il en reste 2 avant que cela s’arrête. Dans les enclos, les employés de maisons préparent les chameaux, avec des petits robots sur le dos qui font office de jockey. Sur le bord de piste, les propriétaires, riches émiratis en 4×4, qui dès le coup de départ, roulent à fond le long du camel track pour suivre leur favori ; la course et la préparation qui l’entourent sont hyper intéressantes et complètement représentatifs de la société.

Etape supplémentaire autour de Ras Al Khaimah, le Jebel Jais. Culminant à 1527 mètres, cela en fait le plus haut sommet des Emirats Arabes Unis. Tout comme n’importe quelle route de montagne, le chemin est long pour y arriver. De là-haut, nous sommes à la frontière avec Oman.

Nous partons ensuite pour Dubaï, sans but précis pour la journée. Nous souhaitons voir d’abord le Miracle Garden mais en travaux jusqu’à l’été. Ce jardin reproduit des objets en taille réelle en fleurs. Tu as surement déjà vu cette photo de Boeing tout en fleurs. Nous profitons à nouveau du beau temps pour aller à la place, celle de Jumeirah.

Nous profitons à nouveau de la Marina pour nous promener sur le port puis nous allons voir une dernière fois le show des fontaines en mangeant une bonne glace.

Choisir les Emirats Arabes Unis comme destination de vacances, c’est faire un choix certain de vacances détente. Tout est réuni pour apprécier le soleil, se relaxer, s’amuser. La culture n’est pas vraiment mise en avant, mais si on cherche bien, on trouvera forcément le musée ou l’endroit qui te fera vivre la culture emirati.

Les plus du voyage

  • Le climat parfait tout au long de l’année
  • Les activités et l’architecture toujours aussi innovantes
  • La facilité de ce voyage (tout est accessible vite et bien)
  • La nourriture orientale

Les moins

  • Peu de culture
  • Le prix des activités assez élevé

Tallinn

Récit d’un week-end de 4 jours en Juillet 2019

Tallinn a le vent en poupe depuis quelques années. La capitale de l’Estonie, ce pays balte situé entre la Lituanie et la Lettonie, attire depuis peu de nombreux touristes venus par les airs ou par la mer. Conservant un aspect médiéval authentique, l’une des plus vieilles forteresses d’Europe a su, à son indépendance en 1991, s’ouvrir au monde moderne et même à être en avance sur d’autres pays d’Europe.

Tallinn est une ville divisée en deux, la ville basse et la ville haute, les remparts étant classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Hors du centre-ville, Telliskivi, la partie moderne, mêle hispters et street-art à la fois, tout en attirant le monde de la tech (l’Estonie fait partie de ces pays qui ont 10 ans d’avance en terme de digitalisation : 99% de l’administratif se fait en ligne).

En face, Helsinki n’est qu’a 85km. Des ferries partent plusieurs fois par jour donc n’hésite pas à combiner les deux. Tallinn est aussi une étape réputée dans les croisières de la mer Baltique.

En ce qui concerne le climat, l’hiver est rude et l’été doux. En été, la petite veste sera de rigueur le matin comme le soir, il faut compter entre 15 et 22 degrés en journée. Mais n’oublie pas, nous sommes déjà très au nord. Le ciel bleu, si bleu il y a, durera jusqu’à minuit ! Tallinn est d’autant plus agréable le soir quand les croisiéristes s’en sont retournés sur leurs bateaux.

Dernière info non négligeable : on peut se poser la question de la langue parlée en Estonie. Et bien tout simplement l’Estonien, et cette langue n’a strictement rien à voir avec du russe, cela ressemblant plus à du finlandais. Mais seuls 80% des Estoniens parlent l’estonien. Le reste de la population est russophone, restes de l’ancienne URSS.

Tallinn aura donc tout pour te séduire le temps d’un weekend.

Comment y aller ?

Des vols directs depuis Paris sont disponibles plusieurs fois par jour via Air Baltic (compagnie lettone) ou Air France. Air Baltic est une compagnie low-cost, pour autant le vol était tout de même à 250€ par personne.

L’aéroport de Tallinn est petit, mais est très bien desservi par bus ou par tram. Une fois sorti de l’aéroport, il y a une station de bus et les plans sont clairs, les tickets automatisés. Il faut juste ne pas se tromper de sens et connaitre sa direction (ou son arrêt).

Y séjourner

Nous avions choisi l’hôtel Ibis Tallin Center. En terme de prix, nous nous y retrouvions totalement. La chambre est extrêmement simple, mais l’hôtel est entièrement rénové et le petit déjeuner était varié et bien aménagé. Compte environ 15 minutes à pied pour atteindre l’entrée de la vieille ville ; le prix en saison estivale était de 80 €uros par nuit, petit déjeuner compris.

Où se restaurer ?

Nous avons longuement cherché les spécificités de la cuisine estonienne, sans jamais vraiment les avoir trouvées. Evidemment la nourriture reste différente de ce que l’on connait. Essentiellement composée de viande et pommes de terre, la cuisine estonienne reste proche de la cuisine russe. Voici la liste des restaurants testés et approuvés :

Naljane Poder, Telliskivi tn 62 : dans le quartier hipster de Telliskivi, un restaurant qui ne paie pas de mine, où l’on peut manger à l’intérieur comme à l’extérieur des plats typiques. Nourriture très bonne et live régulièrement le soir    

Paastke Willy Fish & Chips, Telliskivi 62 : au cœur de Telliskivi, il y a une petite rue bordée de foodtrucks en tout genre, tu trouveras vraiment tous les types de nourritures, des burgers aux cheese nan et des kebabs aux fish and chips : et c’est là que nous nous sommes arrêtés. Par ailleurs chaque foodtruck à sa terrasse au-dessus, profites-en, la vue est sympa.

Paastke Willy, Telliskivi

Cantina Carramba , A. Weizenbergi 20 : aux abords du Kadriorg Palace, nous avons vu un resto mexicain qui nous tapait dans l’œil tellement la déco était kitsch (squelettes dans les vitrines). Et bien, nous avons super bien mangé ! Alors oui, on est loin de l’Estonie mais en même temps ça fait du bien

Clayhills, Pikk 13 : sous un soleil radieux, la terrasse est accueillante. Ce gastropub comme il se décrit propose plusieurs plats à prix raisonnables et très bien présentés

Bueno Gourmet, Telliskivi 60a : certainement le food truck le plus connu d’Estonie propose un mix entre cuisine américaine et mexicaine – une petite pancarte devant te propose de choisir ton niveau d’épices entre 1 et 10

Lido, Estonia puiestee 9 : situé dans le centre commercial Solaris, Lido est une cafétaria self-service servant de la nourriture russe. Fonctionnant exactement comme Flunch, tu choisis les plats que tu veux entre salades russes, ragoûts et autres spécialités.

Kivi Paber Kaarid, Telliskivi 60a-7 : excellente adresse pour profiter de la douceur de la soirée dans ce génial quartier hipster de Telliviski -bières artisanales et couvertures prêtées (car même l’été à Tallinn est frais …)

Que visiter ?

Tallinn est une ville à taille humaine. Environ 400 000 habitants y vivent. Ce qui te permet de la visiter principalement à pied en 2 ou 3 jours. Nous avons d’ailleurs participé à un free walking tour, un de ces tours guidés et gratuits (rémunérés aux pourboires) qui permet d’avoir quelques informations supplémentaires que tu ne trouveras pas dans un guide. Celui choisi part tous les midis face à l’office de tourisme. Leur site est ici.

Pour aller plus loin et sortir de la ville, c’est cette fois des vélos que nous avons pris. Nous les avons loués 15 € les 24h et cela nous a permis de nous rendre sur les plages ou encore à la tour de la télévision. Ils ne sont pas nombreux en ville à le faire, mais Citybike est une bonne référence.

La vieille ville – partie basse

La vieille ville d’origine médiévale regorge de rues pavées et de ce qu’on appelle les maisons hanséatiques (maisons étroites avec un toit très haut) souvent très colorées. Toutes les fortifications de la ville, remparts comme portes sont bien visibles et encore debout. La porte d’entrée principale est la porte Viru. Dans le passé, la porte Viru n’était qu’une avant-porte, la vraie porte ayant été détruite pour faciliter la circulation dans la vieille ville vers 1880.

La construction de ce système de remparts date de 1265. Aujourd’hui il reste environ 1,9km des 2,4km de remparts construits à l’époque, et la moitié des tours sont encore debout, voila pourquoi Tallinn est l’un des complexes médiévaux les mieux conservés au monde.

De la porte Viru, tu remonteras la rue du même nom qui te mènera à la place de l’hôtel de ville Raekojaplats et son beffroi haut de 64m. Le marché sur place est d’ailleurs un marché médiéval où on te vendra fourrures et autres ustensiles moyenâgeux. Se trouve également sur cette place la plus vieille pharmacie de d’Europe ouverte en 1422 (Raeapteek) ; pharmacie classique, elle dispose aussi d’un coté «musée » où potions et bocaux en tout genre se superposent.

Il y a aussi environ 20 églises dans la vieille ville, dont les plus connues sont Saint-Olav, Saint-Nicolas ou l’église du Saint Esprit.

Eglise Saint-Nicholas

La tour Kiek in de Kok est également remarquable dans la ville. Datant du 15ème siècle, ses passages souterrains te permettront de comprendre l’histoire de la ville. Le Passage Sainte Catherine, lui, est une petite ruelle bordée de bâtiments de 15ème siècle également.

Vieille ville – Partie haute

La partie surélevée de la vieille ville est appelé Troompea. Située sur une colline calcaire qui surplombe la partie basse d’environ 20m, tu tomberas forcément sur l’un des 3 belvédères, des petites places cachées avec une vue dégagée.

Stratégiquement parlant, c’est ici que le pouvoir était et est toujours établi. Le château de Troompea tout de rose vêtu abrite aujourd’hui le parlement Estonien, le Riigikogu. Mais le véritable symbole de Tallinn à mes yeux est la cathédrale orthodoxe Alexander Nevski, construite au 19ème siècle. Impossible de la rater au vu de sa taille et de sa couleur. Elle a été construite sous l’ère tsariste et il a souvent été question de la détruire car elle représentait la répression durant la période d’occupation russe.

Château de Troompea
Cathédrale Alexander Nevski

Kalamaja, Telliskivi et quartiers Nord

Au nord de la ville, mais accessible à pied, se trouve le fabuleux quartier de Kalamaja. Ce quartier calme est rempli de maisons toutes aussi colorées les unes que les autres. Elles sont en fait les anciennes maisons de pêcheurs, Kalamaja signifiant en estonien « maison du poisson ». Ces maisons ont été construites suite à l’afflux d’ouvriers venant de Russie lorsque la ligne de train Saint-Petersbourg-Tallinn fut créée en 1870.

Plus loin, tu arrives à Lennusadam, le musée maritime de Tallinn. Niché dans un hangar en bord de mer, tu pourras découvrir ce musée, le plus visité du pays, retraçant l’histoire maritime et militaire de l’Estonie. Le bâtiment en lui-même, ancien hangar de sous-marins depuis 1936 est tout aussi remarquable. Si tu ne souhaites pas visiter le musée, plusieurs sous-marins et autres brise-glaces à vapeur sont visibles à l’extérieur.

A l’inverse, le quartier de Telliskivi est à la pointe de la modernité et est tout le contraire de Kalamaga. C’est un ancien complexe industriel totalement remodelé en un lieu hipster et trendy, accueillant la « Creative City », lieu d’artistes et de création pour les jeunes entreprises. Le street art est présent partout, les bières artisanales et les barbus font partie du décor. L’endroit est parfait en fin d’après-midi, pour visiter les boutiques, s’arrêter dans un food truck ou encore visiter le musée de la photographie. Le quartier s’anime la nuit couchée.

En longeant la mer, tu atteins la prison de Patarei. Faisant face au port, elle a récemment été fermée sur demande de l’Union Européenne pour sa vétusté en 2005. Ancienne caserne militaire, elle a rapidement été transformée en prison sous l’ère soviétique puis sous l’occupation nazie.  A ce jour, une excellente exposition sur le communisme te permettra de la visiter.

Sur le chemin du retour vers la vieille ville, tu ne pourras pas manquer l’immense bâtiment soviétique qui ressemble à un blockhaus. Linahall, construit en 1980, était destiné à accueillir les épreuves de voiles pour les JO de Moscou. Successivement salle de concert ou patinoire, le bâtiment est à l’abandon depuis 2009.

Quartiers Est de Tallinn

Nouveau quartier à l’est de la ville, Rotermanni est aussi un ancien complexe industriel où fleurissent les boutiques et les immeubles gratte-ciel. Le quartier est très touristique car il est le passage obligé des croisiéristes entre le port et la vieille ville. Totalement vétuste il y a quelques années, il est aujourd’hui immanquable pour son architecture diverse.

Grâce à nos vélos, nous avons pu nous rendre jusqu’au Parc Kadriorg. Le parc abrite le château de Kadriorg, château construit par l’empereur Pierre le Grand en 1718. Le palais représente l’extravagance russe de l’époque. Aujourd’hui, il est un des 2 Musées des Beaux-Arts de la ville (celui accueillant l’art étranger). Le parc est un lieu de promenade habituel pour les habitants de Tallinn. S’y trouve également la résidence du président de la république, quelques ambassades, un jardin japonais ainsi que le KUMU, musée des beaux-arts représentant l’art Estonien.

A 6 kilomètres du centre ville, se trouvent les plages de Tallinn. Pirita ressemblerait presque à nos Landes françaises. Plages de sable fin, bordées de forêts de pins, pistes de vélos, équipements sportifs, tout est réuni pour des après-midis réussis. Il manquerait juste un peu de chaleur.

Enfin, comment ne pas se rendre au pied de la tour de la télévision. Visible à des kilomètres à la ronde, c’est le point de vue le plus élevé de toute l’Estonie, 314m de haut. Elle aussi fut inaugurée pour les JO de Moscou. Il est possible de monter sur la plateforme d’observation et ainsi voir toute la ville et la campagne environnante.

En résumé, Tallinn est une ville ultra accessible pour un week-end et tout est visitable en 2-3 jours maximum. Son centre historique et ses quartiers environnants proches font d’elle une étape intéressante pour découvrir une ville d’Europe différente de ce que l’on connait habituellement.

Les plus du voyage

  • une ville à taille humaine
  • alliance d’histoire et de modernité

Les moins

  • le prix du billet d’avion pas donné
  • difficile de s’y rendre toute l’année

L’Algarve

Récit d’un week-end de 4 jours, Octobre 2018

Voila une excellente idée de destination. J’ai découvert cette région du Portugal il y a 2 ans le temps d’un long week-end. Je ne peux que te conseiller d’y aller idéalement au printemps ou à l’automne, afin d’éviter la chaleur estivale et le débarquement d’anglais et d’allemands en masse sur la côte Portugaise. A ces périodes, la douceur de vivre et le climat splendide en font une magnifique région à visiter. J’y suis personnellement allée en octobre, et je ne m’attendais pas à pouvoir me baigner.

L’attrait principal de la région est évidemment balnéaire. Ici, plus de 150 plages sont répertoriées entre les 2 côtes. Mais il ne faut pas oublier le patrimoine architectural : églises, châteaux et forteresses sont également très nombreux.

La concentration de touristes se situe essentiellement autour de Vilamoura et Albufeira, où la bétonisation du littoral rend cette région moins attrayante. Mais heureusement l’Algarve regorge de villages traditionnels et de plages sauvages que j’espère pouvoir te faire connaître à travers ce blog.

Y aller ?

Pour arriver en Algarve, la porte d’entrée en avion, c’est Faro. Il existe maintenant de nombreux vols qui s’y rendent. Le billet d’avion était a à peine 130 €uros l’aller-retour sur 4 jours (vendredi – lundi) et les horaires plutôt bonnes (départ le matin, retour le soir).

Pour se déplacer, n’hésite pas à louer une voiture, les prix sont extrêmement bas. Nous avions réservé une citadine (type 208) pour la modique somme de 55 €uros les 4 jours. La voiture, surtout à ce prix, est véritablement le meilleur moyen de visiter la région, certaines plages par exemple n’étant pas desservies par bus. Tous les prix sont sur BSP Autos.

Petite chose à savoir également : ici les péages sont automatiques. Il faut donc avoir une carte électronique sur la voiture, sans quoi une amende te sera automatiquement envoyée. La plupart des loueurs te la proposent (en option ou non), à toi de vérifier cette info !

Où se loger ?

Nous avons fait le choix de dormir dans 2 endroits différents de l’Algarve, pour nous permettre de voir la Côte Ouest comme le Sud et s’éviter trop de kilomètres en une journée. Mais il est tout à fait possible de n’en choisir qu’un et de circuler autour de votre port d’attache.

Nous avions choisi :

-1 nuit au Valmar Villas de Lagos : un B&B avec des chambres dispersées dans plusieurs bâtiments ne dépassant pas 2 étages, une piscine et une vue sur la mer depuis toutes les chambres. Le style est un peu vieillot et l’hôtel regorge d’objets d’antiquités, mais le personnel était très agréable.

Valmar Villas

-2 nuits au Crowne Plaza Vilamoura : un hôtel avec de nombreuses installations (piscines, etc), un petit-déjeuner complet et excellent, une chambre très agréable avec vue mer ou vue piscine. Le seul défaut si je devais en trouver un, c’est que l’hôtel ne ressemble pas au Portugal. Ici tu es dans l’hôtel de chaîne et ton voisin sera probablement un anglais ou un américain…

Où se restaurer ?

Je suis toujours très enthousiasmée de la nourriture latine en général, et manger au Portugal est un véritable plaisir. La gastronomie pour moi fait partie intégrante d’un voyage. Je te donne ci-dessous quelques adresses soigneusement testées et recommandées.

Le plaisir du matin : cafe com nata e pasteis de nata

Sur le pouce

FarensePraca Ferreira de Almeida – Faro : un bar dans lequel nous avons pris notre petit-déjeuner lors de notre arrivée à Faro : pasteis, cafe com lata, jus d’orange, et une terrasse ensoleillée dès 8h du matin…

Bela vistaLargo dos Choroes – Monchique : sur la petite place de ce village de montagne, un bar sympathique servant des sandwiches et des tapas a toute heure.

Come e segueAv. 25 de Abril – Albufeira : pour une bonne glace avec vue sur la mer

Restaurants

Tacho a MesaRua dos Lavadouros 46, Olhão :  un excellente carte de poissons dans ce restaurant situé en retrait d’une des rues principales d’Olhão

Le Navegador restaurante – Rua da Barroca 1-3, Lagos : belle terrasse à l’étage pour ce restaurant situé dans l’une des rues piétonnes et cachées de Lagos

Restaurante CataplanaAvenida de Marina – Vilamoura : ici, nous sommes venus tester la spécialité du coin, la Cataplana, plat de poissons. La cataplana désigne aussi le plat en lui-même, assez particulier, ressemblant à deux soucoupes plates se refermant l’une sur l’autre

Restaurant Sueste – Rua da Ribeira – Ferragudo : mon coup de coeur, un super restaurant dans ce petit village de bord de mer où l’on peut déguster des barbecues de viandes ou de poissons

Que visiter ?

L’Algarve n’est pas une grande région, pour autant il y a beaucoup de choses à voir et à faire. L’idéal serait de passer un minimum de 3 jours ici. A noter qu’une fois le coté balnéaire enlevé (activités nautiques et baignade), il en reste beaucoup moins. Du coup, l’hiver est certainement la période la moins intéressante.

J’ai décidé de diviser l’Algarve en 3 parties : la côte Sud, la plus visitée et la plus touristique, la côte Atlantique et le Cap, et enfin l’intérieur des terres.

La côte Sud

Faro : la capitale de l’Algarve cache plusieurs trésors au sein de ses murs. Tout d’abord la (tour à tour temple romain, mosquée maure pour finir en cathédrale qui date de 1251) située au milieu de la Cidade Velha. Du haut de son clocher une  belle vue sur toute la ville. Ne pas manquer le jardin et les chapelles qui entourent la Sé.

Que voir d’autre : le Mercado Municipal, le Centro Historico Judaico, l’église Nossa Senhora de Carmo et l’Arco da Vila, porte d’entrée de la ville.

Il faut savoir que la ville a été largement touchée par un terrible tremblement de terre en 1755. Par ailleurs, je te déconseille fortement de séjourner dans Faro : le bruit des avions, qui décollent et atterrissent à moins de 3km du centre ville, est insupportable, d’autant plus en haute saison.

Olhão : ce port à l’est de Faro a conservé tout son aspect traditionnel. Son marché couvert est l’oeuvre de Gustave Eiffel et accueille ceux venus vendre leur pêche du jour . Plus loin, tu pourras découvrir les maisons traditionnelles des pêcheurs, des maisons cubiques blanchies à la chaux.

Ponta da Piedade : l’une des attractions phares de l’Algarve, des falaises déchirées et sculptées par le vent et les marées depuis des milliers d’années, provoquant formes particulières, grottes et niches. Les meilleurs moments sont bien sûr au petit matin et au coucher du soleil pour la meilleure lumière. Depuis le sommet, il y a un escalier qui permet de descendre au plus près de la mer, là où les vagues, toujours très fortes, viendront frapper la roche.

Portimão : 2ème ville de l’Algarve après Faro, la ville est surtout une base pour être proche des nombreux sites autour. Portimão a l’avantage d’avoir un centre animé. Mais tu peux aussi te balader sur les bords du fleuve ou à Largo da barca, ancien quartier de pêcheurs.

Albufeira n’est pas du tout la ville indispensable. C’est une ville qui dispose de sa plage en plein centre, et la vieille ville pavée est agréable. Mais au delà de ça, c’est le tourisme de masse.  Bars et restaurants en tout genre, de qualité moyenne et prêts à tout pour satisfaire les touristes anglais. Juste à coté, se trouve Vilamoura, un autre exemple de tourisme de masse et de bétonnisation fulgurante de la côte, la seule différence est que Vilamoura semble plus « clinquante » qu’Albufeira.

Mes deux coups de coeur sont Carvoeiro et Ferragudo. Carvoeiro est un village coincé entre 2 collines et ses maisons blanches à flanc de montagne ainsi que sa plage en forme de croissant en font un village pittoresque. Quant à Ferragudo, situé en bord d’estuaire, ses rues pavées et bordées de fleurs devant chaque maison, lui confère un charme imparable.

Carvoeiro

Il y a bien un site dont tout le monde parle en Algarve, c’est la grotte de Benagil. Accessible uniquement par la mer (bateau, nage, paddle etc), c’est une grotte à ciel ouvert et à l’intérieur une petite plage de sable fin. Tu trouveras plus d’infos et de photos ici.

Les plages 

Parmi les plus belles, celles de Carvoeiro, Praia da Marinha, Praia Da Rocha et Albandeira sont mes préférées. Ne manque surtout pas Praia da Rocha dont les falaises ocres et la plage resplendissante font rêver. Pour atteindre les plages les plus lointaines, il ne faut pas hésiter à traverser certaines parties les pieds à l’eau. Quant à Albandeira, ses petites criques permettront toujours de trouver un endroit tranquille pour se poser.

Egalement intéressant à savoir, il existe un chemin reliant toutes ses plages appelé « Percurso dos Sete Vales Suspensos » , un chemin de randonnée de 6 km, qui te permettra d’atteindre des plages inaccessibles en voiture.

La côte Atlantique

Ici, c’est la végétation sauvage qui t’attend. Sans grande ville, l’attrait principal est la côte et surtout les plages. Elle sont beaucoup moins visitées que celles du sud, plus larges et donc à mes yeux beaucoup plus attrayantes. Une grande partie d’ailleurs est en fait protégée car située dans le Parque Natural do Sudoeste. Toutes les conditions sont réunies pour les surfeurs : plusieurs  bons point-breaks et rouleaux excellents…

On pourrait presque comparer la côte sud de l’Algarve à notre Méditerranée française et la côte ouest à l’Atlantique. Or, tout l’Algarve est entouré de l’Océan Atlantique, qu’on soit au sud ou à l’ouest. Mais les vents qui font face à la côte ouest sont plus puissants et c’est ce qui rend la côte plus sauvage et où la baignade est plus difficile.

Les deux villages à ne pas manquer sont Odeceixe et Aljezur. Tout de blanc vêtus, et d’un calme olympien, leur charme te donnera envie de prolonger une fin d’après-midi dans l’un de ces 2 villages pavés.

Les plages : voici ma sélection des meilleures plages sur la côte Ouest.

Praia de Odeceixe et Praia de Amoreira sont situées dans l’embouchure du fleuve et c’est ce qui en fait un charme particulier. Plutôt cachées et secrètes, elles permettent de se baigner tant dans l’eau salée que douce.

La plage d’Arrifana est surement la plus connue d’entre elles, en forme de croissant, et au milieu de deux immenses falaises.

Praia da Bordeira et Praia da Amado sont voisines et toutes les deux réunies sur la commune de Carrapateira. Elles sont bordées d’une mer bleu turquoise et il est possible d’aller de l’une a l’autre par des chemins de traverse. Accessibles par des pontons en bois, elles sont le paradis respectivement des body boarders et des surfers.

Coup de coeur également pour la plage de Sagres. D’ici, on pourrait regarder des heures les surfeurs se mettre à l’eau, sur cette plage, à flanc de colline.

La ville de Sagres, elle, abrite une immense forteresse. La construction militaire fondée par Henri Le Navigateur restes aujourd’hui le symbole des explorations menés par les portugais au 15eme siecle.

Mais comment venir en Algarve et ne pas se rendre au Cabo de São Vicente ou Cap Saint-Vincent, le point le plus occidental d’Europe, ce même point de terre qui fut le dernier visible par Marco Polo ou Christophe Colomb partis pour leurs explorations. Depuis Sagres, sur une route unique de 6km, tu arrives sur ce site d’une beauté rare, et une sensation de bout du monde t’envahit. Le meilleur moment pour se rendre au Cap est probablement le coucher du soleil, qui disparaîtra dans l’océan à perte de vue. Et en buvant une bonne Sagres, la bière locale… Les images parlent d’elles-mêmes.

L’intérieur des terres

Si l’Algarve signifie pour beaucoup le farniente et les plages, pourquoi ne pas profiter d’un retour vers Faro en explorant les terres algarviennes, véritable paradis pour les randonneurs ?

La via Algarviana : cette route de 300km qui part du cap Saint Vincent à l’extrême ouest et qui rejoint l’Espagne par l’intérieur des terres te permettra de découvrir une région plus authentique. Tu peux en trouver le tracé ici.

Monchique, un charmant village culminant à 450m d’altitude permet une belle pause à l’ombre des chênes-lièges, sur la place principale. Monchique est une étape importante pour les randonneurs, et si tu as un peu de temps, le village abrite aussi des sources d’eaux chaudes.

Le mont Foia est le point culminant de l’Algarve avec 902 m d’altitude avec une vue très dégagée particulièrement le matin sur la région, et ceci à seulement 8km de Monchique. La route qui y mène est bordée de pins et de chênes-liège (le liège est d’ailleurs une spécialité de la région et c’est ici qu’il est récolté).

Silves est l’une des plus jolies villes de l’Algarve dominée par un château et elle mérite vraiment un détour.

Le choix de l’Algarve pour un court séjour ou une semaine est vraiment judicieux. Le climat, la douceur de vivre, l’amabilité des locaux sont des caractéristiques valables pour tout le Portugal. Une des plus belles destinations

Les plus du voyage

  • Un excellent climat : on se croirait dans les Caraïbes de l’Europe !
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Les moins

  • Le tourisme de masse : évite le plus possible l’été

Sultanat d’Oman

Récit d’un séjour de 8 jours en janvier 2017

J’ai souvent entendu cette question, comme peut-être tu te la poses : « Mais où est ce pays ? ».

Le Sultanat d’Oman est un petit pays coincé entre les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite et le Yémen, ouvert sur la mer… Si tu as déjà visité les Emirats Arabes Unis, tu comprendras vite qu’Oman est l’antithèse des Emirats. Calme, traditionnel, paysages naturels nombreux, sans buildings. Ce pays apprend à connaitre depuis peu ses propres ressources naturelles et s’ouvre au tourisme. Il est désormais sur la carte des voyageurs de niche et parfois en combiné avec les Emirats pour ceux qui chercheraient un peu plus de culture. Le pays est divisé en deux : pour visiter le nord du pays, la Péninsule de Musandam, il est obligatoire de traverser les Emirats.

En bref, Oman te permettra de voir l’Arabie d’autrefois, avec ses forts, ses villages et ses souks et j’espère via ce blog te donner envie de découvrir cette population fondée sur la culture bédouine.

S’y rendre

Le billet, à l’époque, était vraiment donné, environ 320 € en janvier. Certes, ce n’est pas la haute saison, mais comme toute cette région, impossible d’y aller en plein été où la température frôle les 45°. Nous avons voyagé sur Turkish Airlines, l’une des meilleures compagnies au monde, via Istanbul. Le pays détient sa propre compagnie Oman Air, que beaucoup utilisent pour se rendre en Asie, Mascate devenant un hub de plus en plus important.

Jour 1 et 2 : Mascate la capitale

Le vol part vers 11H20, avec une escale de 3h, cela porte une arrivée à Mascate, vers 1h20. Nous avons fait le choix de ne pas prendre d’hôtel sur cette nuitée-là. Tout d’abord parce que le contrôle aux douanes a été extrêmement long. Beaucoup de vols arrivent en pleine nuit à Mascate et nous avons été surpris par les milliers d’immigrés indiens et pakistanais attendant leur tour.

A l’arrivée, il faut acheter un visa qui coute 30€ (il faut donc faire la queue pour le visa puis le contrôle immigration). Nous sommes aussi frappés dès ici que tous les Omanais portent l’habit traditionnel sans exception, une longue tunique blanche, qu’on appelle ici « dishdasha » et un kumma, la coiffe.

Nous récupérons ensuite notre voiture au comptoir Thrifty (nous avions réservé via BSP Auto) une Yaris que nous avons payé 191€ la semaine. Une précision s’impose ici, Oman ne se visite qu’en voiture. Il n’y a pas ou peu de transports en commun. Autre possibilité, louer un 4×4. Il existe un très beau guide appelé « Oman Off-Road » qui relaie toutes les routes possibles en tout-terrain uniquement, c’est une autre façon de voyager que nous espérons un jour pouvoir faire.

Nous prenons nos marques en pleine nuit dans cette capitale extrêmement étendue. Ici, pas de buildings, chaque bâtiment doit être couvert d’une coupole et de fenêtres à moucharabiehs. Nous nous rendons à la Grande Mosquée, offert par le Sultan Qabus au pays pour son 30ème anniversaire de règne. Nous allons également dans le quartier, plus moderne, des hôtels.

Au petit matin, nous prenons notre petit-déjeuner pour boire 2 thés et des omelettes. Notre plan était de visiter la Mosquée dès son ouverture à 8h et prendre l’hôtel ensuite pour nous reposer. Timing idéal car il n’y a personne à cette heure-ci.

La mosquée, appelé également Mosquée Sultan Qabus, est immense et magnifique. Nous commençons la visite par la salle de prières des femmes (à moitié fermée par respect pour les femmes qui prient) puis celle des hommes pouvant accueillir jusqu’à 20000 fidèles et dont le tapis persan au sol est un tapis fait main qui a pris plus de 4 ans et 600 ouvriers pour le créer (ce qui en fait le 2nd plus grand tapis au monde). Le voile est de rigueur et les personnes à l’entrée se chargent de m’habiller convenablement.

Nous nous rendons au Week-End Hotel que nous avions réservé pour environ 60€ avec petit déjeuner inclus. Il est très tôt pour avoir une chambre disponible mais l’hôtel nous propose pour 10€ de plus de bénéficier d’un appartement plus grand au dernier étage et disponible de suite. Le repos est bien mérité donc et la vue sur les montagnes est agréable.

Nous sortons vers 14h pour nous rendre dans Old Mascate, la vieille ville. Nous nous arrêtons dans un petit restaurant pour manger une assiette de kebab, du riz, du houmous, du taboulé, des plats typiques que nous allons retrouver quasiment tout au long du séjour.

Le Vieux Mascate est niché dans un port naturel et entourée de collines. Nous nous rendons au palais du Sultan et au musée national ainsi qu’aux forts Al-Jalali et Al-Mirani, tous situés dans un rayon de 500m.

Palais du Sultan

Palais du Sultan et Fort

Nous reprenons la voiture pour longer la corniche. Nous nous arrêtons vers une tour de guet puis nous continuons jusqu’au quartier Al Bustan, siège du parlement.

Retour en arrière, nous allons à Muttrah, autre quartier de Mascate. D’ici, nous avons vue sur le port, la mosquée bleue et le souk. Ici, à Mascate, les souks sont très typiques, de véritables dédales d’allées couvertes.

Pour le dîner, nous nous rendons dans le quartier Al Khuwair où il y a beaucoup de restaurants et d’animation. Nous choisirons un restaurant libanais pour goûter une soupe de lentilles, du houmous et de la viande en brochette.

Jour 3 : Route vers le sud

Après un solide petit déjeuner très fourni à l’hôtel, nous prenons la direction du Sud. Nous faisons un 1er arrêt à Qurayat, un petit village traditionnel en bord de mer dans lequel on se perd.

Nous reprenons la route pour voir le Bimmah Hole, ou gouffre de Bimmah, un trou géant dans la roche qui abrite tout en bas une piscine naturelle d’un bleu-vert éblouissant. Comme nous longeons la route le long de la mer, nous cherchons un endroit pour nous poser sur une plage. Mais nous ne trouvons pas, le pays n’est pas réputé pour le tourisme balnéaire.

Bimmah Hole

Nous nous rendons à Tiwi, un village qui se situe à l’entrée des 2 wadis que nous souhaitons voir. Un wadi (ou oueb au Magreb) est une vallée où coule une rivière uniquement en saison des pluies. Dans ce village, nous nous arrêtons prendre de quoi nous restaurer (dhal, légumes, sandwiches). Il est nécessaire de préciser qu’en terme de nourriture, le pays reçoit énormément d’influence de l’immigration indienne et pakistanaise.

Nous prenons la route du Wadi Tiwi. Nous nous enfonçons au milieu de ce canyon, en voiture tout d’abord, puis à pied une fois la route rétrécie à travers les dattiers. C’est sympathique, le chemin monte et descend au fur et à mesure qu’on avance, au milieu des canaux d’irrigation, les falaj et des 9 villages successifs.

Wadi Tiwi

Ne compte pas t’arrêter pour la nuit ici, il n’y a aucun hôtel. Comme il se fait tard, nous nous rendons à Sur, nous reviendrons faire le Wadi Sham demain. N’ayant pas réservé, nous nous arrêtons dans le 1er hôtel que nous trouvons, le Al Faisal Suites, qui nous coûtera 40 OMR les 2 nuits soit 93€.

Nous nous baladons dans le centre de Sur pour découvrir le souk. Ici le souk est en fait très différent de ce qu’on imagine habituellement à Marrakech. Ce sont de véritables magasins au rez-de-chaussée de petits immeubles, parfois sous des arcades. Nous dînons dans un restaurant appelé BulBul et nous profitons de la douce soirée pour marcher le long de la Corniche. D’ici, nous avons une très belle vue sur Ayjah et les 3 tours de guets.

Sur

Jour 4 : Wadi Sham et pointe sud

Nous petit-déjeunons juste à coté de l’hôtel. En général, peu de restaurants proposent des petits-déjeuners mais il y a toujours des plats à la carte qui s’apparentent pour nous à un petit déjeuner, ici des crêpes.

Nous nous redirigeons vers le Wadi Sham. Pour ce wadi, pas le choix, il nous faut laisser la voiture, et traverser vers l’autre rive sur une barque (qui nous coûte 2 OMR). Le chemin est assez balisé au début, puis nous suivons des personnes devant nous jusqu’à comprendre qu’il n’y a plus de chemin du tout. Nous essayons de traverser alors pour marcher de l’autre coté du canyon mais le chemin lui remonte sur les hauteurs.

Wadi Sham

Au bout d’un moment, nous entendons une voix qui nous dit « A l’eau ! ». C’est alors que l’on comprend que c’est par la rivière qu’il faudra avancer plus à travers le Wadi. Clairement, il faut savoir nager ici, et nager en maintenant son sac sur la tête…Quand ça devient trop difficile et trop profond, nous devons laisser les sacs sur l’une des rives (aucun problème, il n’y a strictement aucune délinquance ici). Nous nageons plus librement surtout qu’il faut passer par des passages couverts qui nous permettent de rentrer dans des grottes ; l’endroit est très beau, l’eau très bleue. Il y’ a même une corde installée, permettant de monter sur les parois.

Le chemin retour est plus simple car connu. Une fois à Tiwi, nous nous arrêtons déjeuner mais cette fois dans le restaurant en face, et encore plus indien, chicken massala et byriani. Une personne nous interpelle et nous pose des questions sur ce que nous faisons à Oman…enfin pose des questions à Lucas car il ne m’adresse pas la parole, ni ne me regarde…Nous comme culturellement très différents…

Cette fois-ci nous reprenons la route vers le sud de Sur. Nous traversons de belles montagnes et croisons peu de monde pour arriver jusqu’à Ras Al Hadd, petit village dans lequel nous visitons le fort, puis la plage, assez caillouteuse. La route s’arrête à Ras Al Jinz, un centre de recherches sur les tortues marines que l’on peut visiter. La meilleure période pour voir la ponte de tortues sur la plage est en juillet.

Ras Al Hadd

Jour 5 : Vers les Sharkiya Sands

Cette fois-ci, nous nous dirigeons vers le désert. La route est longue et assez en travaux. Nous nous arrêtons au Wadi Bani Khalid, après avoir traversé en partie les Monts Hajar. Nous marchons à travers les canaux d’irrigation, nous tombons sur un magnifique bassin avec des petits ponts et des aires de pique-nique. Nous décidons de marcher plus loin, le canyon se resserre et nous avons bien fait : des centaines de petits bassins continuent au milieu des falaises. Les lieux sont magnifiques, l’eau est chaude et d’un vert-turquoise. Cette couleur est due à la présence d’oxyde de cuivre et minerai de fer. Attention quant à la baignade : la décence est largement de rigueur, il faut être couvert en haut comme en bas, soit tee-shirt et short.

Wadi Bani Khalid

Nous partons vers Bidiyah, point de départ pour le désert. Après avoir acheté des sandwichs à la station essence, nous garons notre voiture pour les 24 prochaines heures et partons en 4×4 pour le 1001 Nights Camp. Il faut 45 minutes de conduite dans le désert, les Sharquiya Sands pour trouver ce camp perdu au milieu de nulle part, mis à part quelques chameaux le long des routes de sable, il n’y a personne.

En arrivant, quelle splendeur. A l’époque encore méconnu, depuis ce camp a reçu les faveurs du monde entier. Il a d’ailleurs fait l’objet d’un reportage sur « Sept à Huit » il y a 2 ans et a été récemment élu Best Luxury Camp en 2019. Nous avions choisi une Sheikh Tent, une tente en dure de 30m2 avec une salle de bains à ciel ouvert. Tout est fait dans un style bédouin. Il y a même une piscine au milieu du camp et quelques planches pour faire du sand-boarding.

Nous réservons l’activité Dune Bashing, nous partons tous les 2 avec un chauffeur en 4×4 a travers les dunes et nous avons même l’occasion de conduire chacun. Nous restons jusqu’au coucher du soleil.

Nous attendons patiemment le dîner, qui est un vrai dîner de chef : service aux petits soins, plein de plats en buffet (soupe, salades, tabouleh, houmous) ainsi que du pain et des brochettes cuits minute et une multitude de desserts. En rentrant à notre tente, nous profitons du million d’étoiles dans le ciel.

Jour 6 : Ibra et Nizwa

Au réveil, petit-déjeuner de roi en abondance : crêpes, pancakes, fruits, plats chauds, œufs en tout genre…Nous décidons de monter à nouveau sur la dune et de profiter du soleil là-haut, nous redescendons en luge. Nous repartons vers 11h30 pour récupérer notre voiture, dans la petite ville de Bidiyah.

Nous nous rendons tout d’abord à Ibra. Le mercredi, c’est le souk des femmes, le seul marché d’Oman réservé aux femmes. Nous en profitons également pour faire le tour de la ville. Nous tombons sur un restaurant très typique, plein d’Omanais, où on mange avec la main et où les plats de poissons et viandes se succèdent. Il existe une Family Room, comme dans la plupart des restaurants traditionnels, dans laquelle femmes et enfants peuvent dîner mais où les hommes ne sont pas autorisés.

Souk d’Ibra

L’étape suivante, et où nous dormirons est Nizwa. Nous tentons plusieurs hôtels avant de trouver le Majan Guest House, à l’entrée de la ville, surement l’un des moins bons du séjour et l’un des plus chers (65€ la nuit), mais qui fait bien l’affaire.

Nous consacrons la fin de journée à Nizwa, gardée par 2 grandes portes, son vieux souk, son fort et sa mosquée (d’ailleurs à l’appel de la prière, la vie s’est totalement arrêtée, les magasins sont délaissées par ceux qui se rendent à la mosquée).

Face à l’entrée du souk, nous tombons sur un petit restaurant de broches Al Zuhly qui devient notre cantine de Nizwa.

Jour 6 : Jebel Shams

Debout tôt, nous avons chargé notre journée. Nous avons décidé d’aller au sommet du Jebel Shams, la plus haute montagne d’Oman situé à 3009m d’altitude, appelé aussi la Montagne du Soleil.

Mais à vrai dire, nous ne savons pas si nous pouvons y arriver, il y avait trop peu d’informations sur la qualité de la route.

Il nous faut environ 50km pour arriver à son pied, puis peu après la route se transforme de plus en plus en piste.

A quelques kilomètres de la fin, nous hésitons longuement à continuer ou finir à pied.

A ce moment, un journaliste allemand s’arrête et nous propose de nous monter jusqu’en haut.

Au sommet, nous admirons le Grand Canyon d’Arabie, dont les falaises abruptes font plus de 1000m de hauteur. La vue est très dégagée, même s’il fait froid.

Sur la route de retour, nous nous arrêtons tout d’abord au Wadi Ghul pour une photo. Puis nous décidons d’aller à Al Houta, l’unique grotte visitable d’Oman mais le prix d’entrée est assez elevé donc nous laissons tomber.

Nous arrivons dans la ville de Bahla, nous sommes un peu perdus en ville car il n’y a aucune indication, nous cherchons le fort que nous apercevons enfin au loin. Le fort est absolument exceptionnel et immense, le coût était uniquement de 500 OMR. C’est l’une des forteresses les plus complètes au monde, datant du 13ème siècle, dont les murs s’étendent sur plusieurs kilomètres. Le seul côté négatif est le manque d’explications à l’intérieur sur les pièces que nous visitons. Autour du fort, la vieille ville abandonnée depuis longtemps se visite aussi.

Il nous reste un peu de temps avant le coucher du soleil pour aller au château de Jabrin (et qu’il ferme), ici en termes d’explications on a plus de chance, des audio guides sont disponibles. Le château a été construit en 1675 par l’Imam Bil-Arab et a été le lieu d’une école coranique, d’astrologie et de médecine.

Comme nous n’avons pas déjeuner nous retournons à Nizwa, à notre spot devenu favori Al Zuhly pour un shawarma et un jus de mangue.

Nous nous reposons un peu à l’hôtel avant d’aller diner au restaurant Al Mandi, un restaurant mi-omanais, mi-zanzibar (il y a ici une communauté d’immigrés d’Afrique de l’Est importante) mais ce n’est plus aussi délicieux qu’on ne le pensait.

Jour 7 : Marché aux bestiaux, retour à Mascate

Nous nous levons très tôt ce matin. S’il y a bien une chose à ne pas manquer à Nizwa, c’est le marché au bétail. Sur la place du souk, c’est l’endroit où les gens viennent acheter ou échanger leurs animaux. Au programme, chèvres, veaux, vaches et même bœufs, et quelques frayeurs avec les plus gros qui passent à quelques centimètres. Nous en profitons pour faire un dernier tour du souk, beaucoup plus traditionnel le matin, avec le souk du poisson, des légumes, mais aussi le souk des armes.

Nous allons ensuite à Misfat Al Abriyeen, un petit village de montagne, d’où partent des centaines de chemins à travers un oasis. Nous sommes quasiment seuls et traversons les canaux d’irrigation.

Direction Mascate pour passer notre dernier jour. Nous avons décidé de le passer au Crowne Plaza Mascate, un superbe hôtel avec piscine, courts de tennis, chambre avec vue sur la mer. Nous avions même choisi une chambre Exécutive qui permet d’accéder au Salon dans lequel à quasi chaque heure de la journée sont inclus boissons et nourriture. Les 2 nuits avec accès au salon exécutif nous ont coûté 210 €. Rentrer dans cet hôtel nous ramène presque à la vie occidentale : touristes (alors que nous n’avions croisé que peu d’entre eux sur les routes), nourriture et alcool (pour rappel l’alcool est prohibé dans tout le pays sauf dans les hôtels internationaux).

Pour la soirée, nous partons visiter le parc Al Qrum. Les Omanais sont dehors, nous sommes vendredi, jour de week-end et dans ce parc il y a une mini fête foraine. Et pour dîner, nous irons cette fois ci dans un restaurant turc, toujours dans le quartier Al Khuwair (quartier des restaurants), le Turkish Al Diwan. Le restaurant est excellent et les serveurs sont très agréables.

Nous nous baladons ensuite sur la Corniche proche de l’hôtel, nous sommes curieux de voir pourquoi il y autant de monde et même des embouteillages. C’est en fait la promenade du week-end ou du soir.

Jour 8 : Dernières heures à Mascate

Nous profitons de cette belle journée à l’hôtel entre piscine, salon exécutive et squash également. L’après-midi, nous décidons de faire les marchés et supermarchés pour s’imprégner un peu plus de la façon dont ils se nourrissent etc.. Les supermarchés Lulumarket sont spécialisés nourriture indienne et pakistanaise.

Nous allons à nouveau dans le Old Mascate pour voir le palais du sultan. On se la joue Omanais pour commander à manger : nous nous garons près d’un restaurant et nous klaxonnons, l’employé nous ramène la carte et nous commandons. Pas de panique tous les Omanais font ça, personne ne descend de sa voiture.

Nous profitons de ce repas improvisé sur la corniche de Muttrah pour un dernier coucher de soleil et revisitons son souk, certainement l’un de plus complets de la péninsule : or, vêtements traditionnels, armurerie, encens, bijoux, étoffe. A nouveau le soir, nous sortons dans Al Khuwair et nous nous installons en terrasse (très rare d’en trouver ici) en attendant l’heure de notre avion.

Le sultanat d’Oman est un véritable bijou de l’Arabie. Si tu souhaites visiter un pays qui vit à travers ses traditions, alors sans doute Oman est la destination à visiter. Je ne peux d’ailleurs que le recommander tant que ce pays reste encore en dehors du tourisme de masse.

Les plus du voyage

  • Peu de touristes
  • Une nuit dans le désert, immanquable
  • Un voyage hors des sentiers battus

Les moins

  • Le pays étant encore peu visité, il semble manquer un peu d’explications
  • Le regret de ne pas avoir voyagé en 4×4 et donc en off road