Séjour d’un mois en août 2013
La Bolivie, c’est un pays de couleurs. La blancheur du Salar d’Uyuni, le vert de l’Amazonie, le bleu du lac Titicaca, le noir des mines de Potosi, et tant d’autres couleurs à découvrir. C’est aussi le pays avec l’une des altitudes les plus élevées au monde dont La Paz, la capitale, à 3600m. Souvent visitée avec le Pérou, la Bolivie complète d’une certaine manière ce premier pays. Mais elle demeure l’une des contrées les plus authentiques d’Amérique du Sud. J’ai visité la Bolivie pendant 1 mois, à la suite du Pérou, en août 2013.
Région du Lac Titicaca
Si tu as bien suivi l’article sur le Pérou, alors tu sais que le voyage s’est arrêté quelque part sur les rives du lac Titicaca, l’un des lacs les plus hauts du monde. C’est de Puno, au Pérou (l’article sur le Pérou est ici), que je pars en bus pour traverser la frontière. Après 30 jours au Pérou, voici la Bolivie, nous sommes le 14 juillet 2013. Après vérification et tampon dans le passeport, j’ai un pied en Bolivie. Le visa coûte 2 euros, il n’est valable que 30 jours et par mesure de sécurité il faudra passer par le bureau d’immigration de la Paz pour le faire prolonger.
Dès l’arrivée, on sent la différence avec le Pérou, surtout en terme de richesse. Les logements sont plus rudes, moins confortables, il est difficile de trouver internet aussi.
Je suis dans la petite ville de Copacabana, qui signifie « Vue sur le Lac » en Aymara (peuple bolivien), dont l’église Notre Dame de Copacabana est l’une des plus belles de la région.



Rien de mieux que de voir cette vue depuis le Cerro El Calvario. Un calvaire ? Pas tant que ça mais la montée dure quand même 40 minutes. Sur le chemin, 14 statuettes du christ sont alignées. Depuis le sommet, la vue sur le lac Titicaca est exceptionnelle. A ma grande surprise le temps se gâte vite, et 1h plus tard il neige. Nous sommes en juillet mais c’est plutôt l’hiver ici.


Il fait peut-être froid mais l’ambiance est toujours à la joie. Dimanche, les gens sont à la plage, ou ils décorent leur voiture, en vue de leur baptême (et c’est très sérieux).
Profitant du lac coté bolivien, je décide d’aller à l’Isla del Sol passer 2 jours sur cette île paradisiaque. Les plages sont belles mais le temps est plutôt moyen, le chocolat chaud est donc de mise. Isla del Sol est la plus grande île du lac Titicaca. C’est un vrai havre de paix car bien sûr, seul le bateau peut t’y emmener (la traversée est de 2,5 €uros).



Il y a pas mal de randonnées à faire sur l’île, entre autres pour admirer le temple du Soleil ou le labyrinthe Chincana. L’auberge de jeunesse choisie pour 6 euros a forcément vue sur le lac et le coucher du soleil est splendide…

La Paz, capitale la plus haute du monde
La seconde étape est de se rendre à La Paz, la capitale du pays. Le trajet n est pas sans tranquillité : obligés de traverser une partie du lac sans pont sur un bac, ou témoin d’un accident de bus dont les freins ont lâchés, c’est ça la vie en Bolivie !
Arrivée a La Paz, je suis perdue : il faut dire que cette capitale est immense. Un policier arrête gentillement un taxi qui lui-même ne sait pas vraiment où aller. C’est pour dire, même les gens de la Paz ne connaissent pas toute leur ville. Dans le quartier des hostels, il faudra 4 essais avant de trouver le bon. C’est donc la Residencia Colonia, le point de chute de ces prochains jours. Le tarif est de 5 euros par personne la nuit.

Le premier jour est consacré au quartier colonial et à la Calle Jaen, la rue piétonne. Tu découvriras aussi l’église Notre Dame de la Paix sur la Plaza Murillo et plusieurs musées intéressants comme el Museo Nacional de Arte..


Mais l’attraction numéro 1 de la Paz, c’est el Mercado de las Brujas, le marché des sorcières. Ici pas de fruits ou légumes, on te vend des aphrodisiaques, des objets superstitieux, des plantes spéciales et tu admireras les fœtus de lamas momifiés au-dessus des étals, vendus par des cholitas, ces dames au chapeau rond. La légende dit que si un fœtus de lama est enterré devant sa maison alors celle-ci sera bénie…Que l’on aime ou non c’est vraiment à voir.



A la Paz, le froid est plus rude, normal nous sommes dans les terres et en altitude (pour rappel La Paz est la capitale la plus haute du monde, à 3600m pour son point le plus bas). Du coup, le passage au Mercado El Alto (normal cette fois) pour se rhabiller est obligatoire. Articles en laine et alpaga, de quoi tenir chaud, les articles tiendront jusqu’au bout du voyage (exemple : un pull pour 10 euros, un ensemble gants et bonnets pour 4 euros). Certains sont même faits sur mesure, il suffit de choisir son coloris et 24/48h plus tard, le vêtement est prêt.
Une des journées est consacrée au site de Tiwanaku, un site ayant accueilli l’une des plus importantes civilisations pré-incas du pays. Pour s’y rendre, il faut déjà prendre un micro (minibus) pour aller au Cementerio (quartier du cimetière de La Paz). Mais arrivée là-haut, on nous dit qu’il n’y aura pas de bus aujourd’hui, il y a comme une feria entre le Pérou et la Bolivie. J’en profite donc pour visiter la ville de haut en bas, dont le quartier de Sopocachi, avec de magnifiques vues sur la ville depuis le Parc Monticulo.
Le lendemain, je retente Tiwanaku. La route pour s’y rendre est “dure”, dans le nord de la Paz les routes ne sont pas asphaltées. Le site de Tiwanaku se divise en 4 parties : Tiwanaku, le musée de la céramique, le musée Litico et Pumalanku. Par rapport aux sites archéologiques vus au Pérou (et comme je m’en doutais après être passé au Machu Picchu), il est plus difficile d’apprécier des sites d’une moindre importance.



L’Amazonie ou la Pampa Bolivienne
Je quitte la Paz pour un petit détour en Amazonie. Durant ce long tour en Amérique du Sud, il n’est pas prévu de la visiter ailleurs, comme au Brésil par exemple, c’est donc le moment idéal pour s’y rendre. Le point de chute sera la ville de Rurrenabaque, appelé communément Rurre. D’ailleurs Rurre n’est que l’orée de cette immense forêt. Sur la carte, elle ne semble pas si « lointaine »..et pourtant, il faudra 24H pour atteindre la ville depuis la Paz (pour à peine 10€). Imagine 24h assis dans un bus, sur l’une des routes les plus dangereuses du monde mais aussi à travers des paysages magnifiques…et les 6 dernières heures de voyage sur piste…Pour les moins téméraires, il existe un petit aérodrome dans la ville.



J’irais à l’hostel Residencial Garfield pour ces quelques jours et je trouve dans cette petite ville une agence pour m’amener en forêt pour voir de plus près à quoi cela ressemble… Beaucoup d’agences proposent les mêmes tours de 3 jours et 2 nuits dans ce qu’on appelle la pampa bolivienne.
Le temps est plutôt mauvais ici, il fait froid et humide, et il pleut régulièrement…Mais il y a une adresse réconfortante, que je te conseille fortement si tu es en manque de France, c’est The French Bakery, qui fait des pains au chocolat à tomber par terre. Autre adresse à retenir : le restaurant Luna Lounge, très sympa pour s’abriter du temps parfois capricieux.
Rurre n’est pas l’une des villes les plus attrayantes du pays. Faite de pistes et de beaucoup de boue, il n’y a pas de points majeurs à visiter. Toutefois, l’une des choses à faire est de monter au Mirador pour contempler la ville et le long fleuve qui la traverse.

Le tour de 3 jours dans la Pampa commence en jeep à travers les pistes boliviennes, puis rapidement en bateau. Aucune route ne mène où nous allons. La balade en bateau est agréable et nous voyons un paquet d’animaux sauvages : singes, alligators, oiseaux, dauphins roses. A l’arrivée au camp, sur les rives de la rivière, c’est rudimentaire mais hyper sympa. On prépare un grand feu pour dîner (manioc et viande). L’endroit pour dormir est un endroit ouvert (pas de fenêtre) mais au final, nous n’avons pas froid.







Le lendemain matin, nous allons à la chasse aux boas et anacondas. Dans des marais boueux, avec des herbes hautes de 2m et équipée de bonnes bottes, on flippe carrément de tomber dessus. Et c’est bien sûr le guide, qui réussira à en attraper un (d’environ 2m).


L’après-midi est consacrée à la chasse aux piranhas, c’est super drôle et prudence en les attrapant, les dents sont très pointues. Quand on dit qu’ils mangent des humains, ce n’est pas une légende…Ils sont d’ailleurs le dîner du soir au camp. Après dîner, nous repartons en bateau dans la nuit noire pour scruter les yeux jaunes des caïmans qui eux aussi nous surveillent


Troisième et dernier jour, on nous propose de nager avec les dauphins roses. Pour avoir vu la veille des anacondas et des caïmans dans la rivière, je passe mon tour…. Cette excursion fut une très belle expérience, bien que courte, dans la forêt amazonienne mais évidemment j’aurais un jour l’occasion d’y retourner.

Santa Cruz et les missions jésuites
Quitter Rurre n’est pas une mince affaire, on est à 24h de beaucoup de choses. Pour continuer la route, il faut donc transiter par Trinidad une journée, avant de pouvoir récupérer un autre bus pour Santa Cruz, après encore quelques passages de bacs.
A Santa Cruz, c’est à l’Alojamiento Santa Barbara que je trouverais refuge, des petites cabanes blanches en long toutes collées les unes aux autres, très simples et très rustiques.
Si Santa Cruz de la Sierra te semble inconnue, alors sache qu’elle abrite autant d’habitants que Paris. Proche du Brésil, elle bénéficie d’une température généralement élevée toute l’année.

Arrivée un dimanche matin, la ville est extrêmement calme, la plupart des magasins fermés. Je visite le Parque Arenal et le Parque Avion Pirata (selon la légende, un baron de la drogue aurait posé son avion en plein milieu du parc et l’aurait laissé ici…). Et pourtant après une sieste, la ville a un autre visage. Des marchés artisanaux se sont installés dans les rues, les gens sont dehors. J’en profite pour visiter sur la place principale, la Plaza 24 de Septiembre, la Catedral Metropolitana, la tour de l’horloge et la Casa de la Cultura.



Je trouve un bus pour la ville de Concepción qui est le point central pour découvrir les missions jésuites. Ces missions, à but évangélisateur auprès des populations indigènes, sont des restes de fondations crées par les Jésuites au 17ème et 18ème siècle, quand la Bolivie était encore sous contrôle espagnol.



Il est difficile de trouver un « alojamiento » ici et c est grâce à l’aide de l’office de tourisme que je trouve Alojamiento Tarija pour 4 euros. Picolo est l’une des bonnes adresses de la ville pour manger d’excellentes quesadillas.
Je profite de la ville pour visiter le musée misional et les églises de la mission. Le musée est très intéressant, il explique le fonctionnement des missions de toute la région. Les autres missions à visiter sont celles de San Javier (que tu peux rejoindre en « micro »), Santa Ana ou San Ignacio. Les missions ont toutes la même configuration : une place centrale avec une église sur le coté pour héberger les missionnaires et les ateliers où travaillaient les indigènes.



Dans les villes accueillants les missions jésuites, avec un peu de chance, tu croiseras des mennonites. Cette population d’origine allemande et néerlandaise suit un mouvement religieux particulier et sont retirés du monde public, au même titre que les amiches. Pratiquant une religion traditionaliste, ils vivent sans électricité. Reconnaissables de par leur origine européenne et vêtus comme des fermiers, tu ne croiseras que des hommes en ville venus faire des courses en charrette.


Dans la région, il est aussi possible de se rendre à Samaipata, au sud de Santa Cruz. Ce coin, beaucoup plus avancé dans les terres, est connu pour avoir vu la mort du Che, qui luttait à l’époque avec la guérilla bolivienne depuis la pampa. Samaipata signifie en quechua « lieu de repos entre les montagnes ». C’est un fort de la période pré-inca construit au 3ème siècle, qui a aussi été occupé par les Incas par la suite. Il est divisé en 2 : la partie colline avec ses gravures dans la pierre, et la partie archéologique en contre bas. Pour se rendre à Samaipata, il n’y a pas de bus, il faut prendre un taxi compartido. L’entrée du site, classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, est fixé à 7 euros.
Dernière étape en Bolivie centrale, Cochabamba se situant plus au nord. Les prix sont plus chers ici, après plusieurs essais, je trouve Residencial Mexico pour 3€ avec douche chaude et wifi.
A Cochabamba, il ne faut pas rater le Christ de la Concordia. En haut de la colline, dont l’accès se fait par un téléphérique, le Christ Rédempteur Bolivien veille sur la ville. Pour la petite histoire, le Christ de Cochabamba est plus grand que celui de Rio ! Le temps est beaucoup plus chaud ici ; alors que la ville est à 2500m d’altitude, la température descend rarement en dessous de 20°C.


L’un des quartiers les plus sympas de Cocha est El Pueblito. Au nord-ouest de la ville, ce quartier bohème rassemble plein de petits restaurants et bars. Enfin, l’incontournable de la région, c’est son marché. Le marché de la Cancha est le marché le plus pittoresque de toute la Bolivie et l’un des plus grands d’Amérique du Sud.



Enfin dans le centre-ville, il est agréable de s’arrêter sur la Plaza 14 de Septiembre pour boire un café… au Café de Paris !


Sucre et Potosi
Il faut savoir que les trajets étant longs, j’ai toujours voyagé de nuit : pour économiser de l’argent, comme du temps. Le problème est que selon la durée, le bus arrive vers 4 /5h du matin, et il faut patienter et sortir de la station de jour. Rares sont les hostels qui n’ont pas fourni une chambre à 7h du matin, sans jamais faire payer plus….
Après quelques heures de bus donc, j’arrive à Sucre. Sur recommandation du chauffeur de bus, je vais à Forestero, à 5 blocks de la place principale, les hôtes y sont super sympas. L’avantage de cet hostel est qu’il dispose d’une cuisine équipée, idéal pour ne pas toujours aller au restaurant ou pour préparer des piques niques.
Sucre est une super ville, toute de blanc vêtue, comme Arequipa au Pérou. La ville classée au Patrimoine mondiale de l’Unesco est très souvent ensoleillée. Je commence par visiter l’Esplanade de la Recoleta, sur les hauteurs de la ville, et le cimetière attenant, tellement impressionnant et si différent de ce que nous connaissons.


Je visite plusieurs églises telles que la Cathédrale ou les églises San Francisco, Santo Domingo. Il est intéressant d’aller à la Casa de la Libertad où a été signé le traité d’indépendance et qui retrace l’histoire de la Bolivie. Je te conseille également de faire un tour par le Parque Bolivar pour se reposer.



Parmi les bonnes adresses de Sucre, tu peux te rendre à La Vieja Bodega, un bar à vin de qualité, ou encore Pueblo Chico.
Evidemment, tu peux aussi te rendre à Tarabuco, le quartier accueille le dimanche l’un des marchés les plus réputés de la région. A Sucre, je visiterais aussi le Parque Cretacico. Le parc, sur les hauteurs de la ville, est dédié aux dinosaures et sur la découverte de leurs traces dans la région.


Ville suivante à 150km de Sucre : Potosi. Potosi est souvent considérée comme la ville la plus haute du monde, à 4090m d’altitude. La Compania de Jesus est mon hostel pour les 2 prochains jours.



Dans Potosi, je teste tout d’abord le marché Mercado Central pour y déjeuner. J’avais pas mal hésité jusqu’à maintenant pour ne pas tomber malade, mais en fait c’est un délice et pas cher.
Evidemment, il y a de nombreuses églises à visiter : églises de San Francisco et Santa Barbara, mais aussi l’église de La Merced sur laquelle on peut monter et profiter ainsi d’un très beau coucher de soleil. La Casa de la Moneda (si on extrait de l’argent de la colline, alors on fabrique aussi de la monnaie!) et la Cathédrale font aussi partie des très beaux bâtiments de la ville.


Potosi est très connue pour ses mines. Au 16ème siècle, les conquistadors ont compris que la colline enfermait des réserves d’argent, d’ailleurs celle-ci est appelée Cerro Rico, la montagne riche. Aujourd’hui, l’argent quasi épuisé, les mineurs travaillent encore sur l’étain. Sur notre chemin, nous devons acheter quelques cadeaux pour les mineurs (des feuilles de coca, des gâteaux, de la dynamite). On se change, tenue complète avec bottes et casques. Puis nous entrons, le chemin est petit et il faut régulièrement se mettre à genoux dans les tunnels. Il fait aussi sombre et humide. A mi-chemin, nous rencontrons El Tio. El Tio est un dieu à qui les mineurs (et nous aussi) viennent offrir des offrandes (la plupart du temps des cigarettes). Je n’ose pas parler de l’espérance de vie des mineurs d’environ 35 ans.




En ce jour, il n’y avait pas grand monde dans la mine. Mais c’est normal, aujourd’hui, c’est la fête nationale de Bolivie. D’ailleurs le Président est en ville et il y a une immense parade militaire….Il y a beaucoup de foule, c’est la fête dans la rue.




Salar d’Uyuni
L’ultime étape bolivienne est Uyuni et son salar. Il faut 4h de bus pour atteindre le Sud Lipez (le nom de la région) et Uyuni, la ville ; la route est très scénique. La ville d’Uyuni n’a rien d’intéressant en elle-même mais elle est le point de départ pour le Salar. Le salar est le plus grand désert de sel du monde, à 3650m d’altitude et d’une superficie de 10 000 km2. Les ressources en sel sont quasi inépuisables, et sa blancheur rend les sites exceptionnels.
Le salar se visite uniquement à travers une agence, pour moi Expediciones Empexsa. et pour faire baisser les prix il faut remplir la voiture soit 6 personnes! Le tarif pour 4 jours et 3 nuits avec un transfert pour le Chili est de 120 euros.
Le séjour commence par le cimetière des trains, dans lequel je prends beaucoup de photos. Ces trains du début du 20è siècle ont été abandonnés ici sans savoir comment les recycler.



Puis c’est au tour du Salar, cette blanche étendue de sel, totalement plate. C’est en hiver qu’il est plus beau à voir.

Puis le 4X4 m’amène au pied du volcan Tunupa à 50km plus loin, haut de 4700m, c’est celui qu’on escaladera le lendemain. Le volcan est en bordure du désert et l’hébergement est fait de sel (la nuit, la température peut descendre jusqu’à -25°C). Et quel volcan à escalader ! Le chemin est difficile, pas tracé et glissant.


Après cette ascension, il est temps de découvrir l’Isla Incahuasi. Cette île au milieu du salar est comme un mirage. Remplie de cactus hauts de plusieurs mètres, la vue 360°C est exceptionnelle. L’île étant protégée, son accès est payant. L’étape du soir se fera à Chuquesa. Après un tea time et un dîner de « Pique a lo Macho », la spécialité bolivienne, on profite de la nuit d’étoiles filantes.


Au matin du 3e jour, nous nous arrêtons au Mirador du Volcan Ollague, à la frontière avec le Chili, qui est toujours fumant. La première lagune que nous voyons est la lagune Canapa si belle, d un bleu étincelant et où les flamands roses viennent s’abreuver.

La 2nde lagune est la laguna Hedienda, d’une superficie de 3km2, ici nous sommes à 4120 m d’altitude…

Notre route s’arrête devant el Arbol de Piedra, comme un arbre en pierre dans le désert.

La dernière étape est la Laguna Colorada, ici l’entrée est payante. Nous dormirons au pied du lac. Cette lagune, elle, est rose. Parfois, rouge ou orange, la couleur est due aux algues et aux sédiments dans les fonds.


Lors de la toute journée en Bolivie, je découvre pour la première fois des geysers : les geysers de Sol de Manana. Certains sont très chauds et naturels, avec de l’eau jaillissant, d’autres sont des vapeurs de nuages. Le sol étant chaud, il existe donc aussi des aguas calientes, des piscines naturelles géothermiques pour profiter d’un bain à 35°C quand il ne fait pas plus de 0° dehors….
L’un des tout derniers points du salar est la Laguna Verde., qui est normalement vert, mais selon la météo n’a pas toujours cette couleur. (qui est vert selon la météo ce qui n’est pas le cas aujourd’hui).

C’est ici que je dois dire au revoir à la Bolivie. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres du Chili et de la ville de San Pedro de Atacama, situé pourtant à 2000m plus bas.
Quelle aventure qui continue après ça au Chili, puis en Argentine et au Brésil. La Bolivie est vraiment un pays étonnant, plein de couleurs et plein de vie. Les gens sont accueillants et il y a tellement de choses à découvrir qu’on n’imagine pas tout ce qu’il y a à faire, la preuve j’y serais resté 30 jours…
Les plus du voyage
- Un pays plus qu’abordable (moins de 600 euros le mois)
- des paysages à couper le souffle
- la gentillesse des Boliviens
Les moins
- il faut s’attendre à avoir froid, c’est l’un des pays les plus hauts au monde
































































































































































































































































































































































































































































