Azerbaïdjan

Récit de 8 jours sur la Route de la Soie, Mai 2018

Tu as surement envie de me dire, pourquoi l’Azerbaïdjan ? A vrai dire, je ne connaissais rien de ce pays avant d’y aller, si ce n’est Bakou et sa mise sur le devant de la scène grâce à l’Eurovision et son grand prix de Formule 1.

Difficile également de situer ce pays, qui n’est ni en Europe, ni au Moyen-Orient. On parlera ici de Caucase comme l’Arménie et la Géorgie.  Le pays a aussi une frontière avec la Russie, la Turquie et l’Iran.

L’Azerbaïdjan est un ex-pays de l’Urss, en bord de mer Caspienne et a de ce fait une double culture : une culture musulmane existante depuis longtemps et une culture russe de par l’occupation de l’URSS entre 1920 et 1991. D’ailleurs, le pays a 2 fêtes nationales : la première pour célébrer la création de sa 1ère république en 1918 et la deuxième en 1991 à la chute de l’URSS. Il est toutefois difficile de considérer le pays comme une démocratie, la famille Aliyev règne de père en fils depuis 2003. C’est aussi un pays en conflit avec ses propres voisins. Les frontières entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan sont fermées malgré un cessez-le-feu depuis 1994. Il est bien difficile de se retrouver au milieu de tout ça, sur fond de guerre de gaz et pétrole évidemment.

Alors pourquoi l’Azerbaïdjan ? L’envie d’inconnu et de découverte, dans un pays qui permettait une visite en 1 semaine et avec un décalage horaire limité – c’est plus original que Djerba non ? 

Y aller ?

C’est simple, sois tu as le budget pour un vol direct mais pas quotidien, soit comme c’est un ex-pays de l’URSS et que beaucoup de Russes vont en Azerbaïdjan profiter d’un meilleur soleil, tu prends un vol via Moscou sur Aeroflot. Le tarif du vol était de 520€. Il te faut absolument un visa pour voyager dans ce pays, visa qui se commande en ligne sur ce site. Le coût est d’à peu près 20 € valable 3 mois et tu l’obtiens en 24 à 48h.

Se déplacer ?

Le plus simple est clairement de louer une voiture. Bakou n’est pas une immense capitale, nous avons essentiellement marché et visité à pied. Mais dès la sortie de la ville, la voiture est indispensable étant donné que de nombreux sites ne sont pas desservis par bus. Nous avons réservé cette fois-ci sur Carflexi.com, un 4*4 Nissan Qashqai. J’avoue que la fonction 4*4 nous a bien servi quelques fois…Le loueur final était Cermington LLC et nous avons payé environ 215 €uros pour 8 jours.

Jour 1 : Bakou, la Capitale

Nous sommes donc partis la veille, un vendredi soir, le vol étant à 23h30. Nous faisons escale comme prévu à Moscou, escale de 6h beaucoup trop longue. L’arrivée définitive se fait à Baku vers 13h le lendemain. A notre surprise, il n’y a pas de desk pour le loueur de voiture que nous avions choisi, nous demandons donc à un autre comptoir de bien vouloir nous aider à retrouver notre chauffeur qui arrivera quelques minutes plus tard.

Pour notre première nuit à Bakou, nous avons choisi le StayBrigde Suites Baku, situé dans la partie moderne de la ville, où tu peux réserver soit une chambre soit un appartement. Nous avons eu une chambre au dernier étage avec une immense terrasse et une belle vue sur les Flame Towers. Tu peux demander de l’aide au voiturier pour te garer, car les places de parking sont plutôt rares autour.

Depuis l’hôtel, nous décidons de nous rendre plus au centre par le « Bulvar », la promenade le long de la mer. Les fameuses Flame Towers sont toujours dans notre champ de vision. Le GP de F1 était présent la semaine précédente, il y a donc encore beaucoup de tribunes en place, traces au sol etc.

Le Bulvar est très agréable surtout en fin de journée, les gens se baladent, jouent de la musique etc …Au bout de la baie, nous arrivons à Little Venice. Créée de toute pièce, cette mini marina peut être visitée en bateau.

Little Venice

Juste à coté, il y a le musée du tapis. Dans les pays d’Orient, et particulièrement ici sur la Route de la Soie, la fabrication était réputée. Même si tu ne le visites pas, tu seras surpris par son architecture … en forme de tapis.

Musée du tapis de Bakou
Le Bulvar

Nous partons finalement nous balader dans la vieille ville, puis la partie plus moderne de Bakou, le centre étant piéton avec plein de magasins autour de Fontain Square. Cette place très animée à partir de 17h est le lieu de tous les rendez-vous. Notre dîner pour paraître original sera un lavashda (sorte de kebab avec du pain lavash).

Fontain Square

Jour 2 : Péninsule d’Absheron

La péninsule d’Absheron est la partie nord-est de Bakou et tu peux faire le tour de ses principales attractions en 1 journée

La première étape de la journée est Suraxani, également appelé le temple de Feu, à l’origine un temple hindou du 18ème siècle dans lequel le feu central ne s’éteint jamais (la raison scientifique est que le sol est gazeux, ce qui explique la plupart des phénomènes géologiques du pays…).

Puis nous allons à Qala, village typique avec ses maisons en pierre et son immense musée archéologique en forme de forteresse. Une chose typique que l’on va retrouver très souvent dans les villages sont les pipelines, les tuyaux de gaz apparents (et non en sous-sol comme chez nous).

Qala
Pipelines

Mardakan est notre arrêt suivant, c’est un château en plein milieu d’un village serré, il nous est d’ailleurs très difficile d’y accéder, les rues sont petites pour passer en voiture.

Le Château est en ruine, mais il est possible de monter au sommet de la tour (le site n’est pas payant) et d’avoir une vue au loin.

Pour notre déjeuner, nous nous arrêtons en bord de route, sur ce qui ressemble de prime abord à un kebab comme on aurait l’habitude de voir. Mais les serveurs nous font traverser les cuisines pour trouver une salle très agréable avec des banquettes. Nous mangeons pour la première fois très traditionnel et ça nous plait. : Tava Kabab (des boulettes de viandes sur des œufs et tomates cuites), Ouzbek Plov (un plat de riz qui se décline en plus de 40 versions) et bien sur un lavashda pour accompagner.

Tout proche, il y a Pir Hasan, un mausolée musulman.

Nous allons ensuite à Mir Mosvom Ziyaratgah, un tombeau musulman somptueux avec un dôme bleu.

La mosquée est en contrebas et nous devons descendre à travers un cimetière de toute confession avec tombes chrétiennes, musulmanes mais aussi laïques.

Il y a 2 salles, une pour les femmes en rez-de-chaussée et une pour les hommes en étage. Au milieu du rez-de-chaussée se trouve un mausolée couvert de miroirs dont on doit faire le tour en le touchant pour émettre ses souhaits.

Une dame à l’entrée m’explique gentiment et m’aide à me couvrir. Toutefois si tu n’as pas les vêtements pour, ils en prêtent à l’entrée.

Nous voulons voir la mer Caspienne, donc nous nous dirigeons vers la côte.

Nous ne nous faisons pas trop d’illusions, la mer Caspienne est réputée pour ses plateformes pétrolières et sa surexploitation des côtes.

Mais il existe des plages aménagées avec transats et restaurants (malheureusement pas à cette période de l’année).

Ramana, sur notre route, est une forteresse qui domine les champs de pétrole. Il faut savoir que le pays n’est pas très touristique et donc il faut s’armer de patience pour trouver la voisine qui a la clé de cette forteresse. Mais, à vrai dire, le plus impressionnant d’ici, c’est la vue sur l’exploitation pétrolière.

L’une des dernières curiosités de la journée est Yanar Dag, la flamme qui ne s’arrête jamais. Sur 10 mètres environ, la colline flambe éternellement. Evidemment nous connaissons la vraie raison scientifique mais c’est un fait qui étonnait déjà Marco Polo lors de ses voyages dans cette partie du monde.

la Flamme Eternelle

Sur le retour à Bakou, nous nous rendons au Heydar Aliyev Cultural Center. Ce centre est l’une des nouveautés culturelles de la ville. Sa forme particulière et son parc devant en font un lieu assez réputé, pour les touristes et les habitants. C’est, avec les Flame Towers, un must do.

Retour à Bakou,  nous dînerons ce soir à Nergiz, restaurant sur la place Fountain Square. Nous goûtons à un assortiment oriental (avec moussaka, yaourt, légumes) et un plat Azéri, le sack. Avec 2 bières le tout nous coûtera 10 € à peine.

Jour 3 : Nord-Est et Frontière Russe

Nous quittons cette fois-ci Bakou pour le Nord-Est du pays, c’est-à-dire la côte qui longe la Mer Caspienne jusqu’à la frontière Russe.

Nous faisons un tour vers l’intérieur des terres pour traverser les CandyCane Moutains, c’est une vallée avec des montagnes aux multiples couleurs.

Candycane Mountains

Sur la route, nous passons devant le Besbarmaq Dag, surnommée la montagne à cinq doigts de par sa forme. Il est possible de monter à son pied, en 4*4 si possible. Puis ensuite il faut gravir la colline par escaliers. Nous sommes étonnés de voir le profil des personnes qui montent (entre autres des dames âgées ou personnes pas très en forme) mais cette montagne est en fait un lieu de pèlerinage.

Besbarmaq Dag

Nous arrivons à Quba en début d’après-midi. Pas encore tout à fait habitués au style de restaurants qu’on peut trouver (et inversement eux, pas habitués à voir des touristes dans une contrée reculée), nous rentrons chez Mahir, une sorte de cantine où comme dans nos cafétérias françaises, tu suis une queue et choisis ce qui te fait plaisir. Nous prenons un goulasch, un beignet, une salade russe et un doner pour la modique somme de 8 manat soit 4.25 €uros environ.

Nous avons également choisis cette ville comme base pour dormir et nous mettons en quête d’un hôtel. Pour le coup, nous n’avons jamais réservé aucun hôtel dans ce pays (mis à part le jour d’arrivée), mais nous faisions des repérages la veille pour le lendemain sur internet. A Quba, nous tentons le Shahdag Hotel Quba. A cette période, il y a peu de clients et une marge de négociation est possible. La chambre est moderne, et l’hôtel est équipé d’une piscine, d’une salle de sport avec tables de ping pong etc ….

Après une petite pause, nous traversons la rivière pour visiter la ville de Girmizi Gesaba, la partie juive de Quba. Ce quartier toujours habité et actif est considéré comme l’unique ville 100% juive en dehors d’Israel et des Etats-Unis. Elle existe depuis le 13ème siècle.

Girmizi Gesaba

Nous nous rendons également au mémorial du Génocide. Ce musée très récemment créé (2013) reprend l’histoire du génocide de 1918 qu’ont connu les Azéris, et particulièrement les musulmans, commis par les Bolcheviques avec le support de l’armée arménienne.

Le dîner sera plus compliqué ce soir. Il est difficile de trouver quelque chose d’ouvert. Sur une première place, nous trouvons un bar avec quelques habitués qui boivent leur café et qui propose quelques sandwiches. Puis nous tournons en ville et tombons à nouveau sur une cantine où nous prendrons finalement un plat de riz et un goulash.

Jour 4 : Le Shahdag – Au pied du Caucase

Une longue route aller-retour nous attend aujourd’hui car nous allons les villages de montagnes au pied du Caucase.

Cette route ressemble sur la première partie de notre parcours à des gorges, le canyon de Caygosan, puis à des grandes plaines, ici la route et les paysages sont l’attraction principale.

Nous arrivons à Xinaliq, classé comme le plus haut village d’Europe culminant à 2335m d’altitude. C’est un village très traditionnel, sans eau et électricité, et où les poulets et les moutons se baladent tranquillement. Il n’y a pas de route qui le traverse, il faut laisser sa voiture en bas. Il est possible de séjourner à Xinaliq, mais uniquement dans des familles, il n’y a ni hôtel, ni restaurant.

Xinaliq
Xinaliq

En redescendant vers Quba, nous avons vécu l’une de ces aventures dont on se souviendra toujours. Le GPS nous faisant défaut, nous sommes arrivés sur une route qui devenait un chemin boueux se rétrécissant petit à petit.  Il avait beaucoup plu et le 4*4 s’est mis à patiner, le moindre petit coup de volant nous amenait directement dans la rivière. Nous avons eu un peu de mal à nous en remettre…

Après toutes ces émotions, nous redescendons en direction de Quba. Sur la route à l’aller, nous avions repéré des stands où des personnes s’installent à la journée pour faire cuire des galettes et comme nous n’avions pas mangé de la journée, c’est pour nous l’idéal. Dans Quba également, nous avions vu que certaines personnes ouvraient leur fenêtres pour vendre leur propres gâteaux, nous n’avons pas hésité à tester l’une d’entre elles pour prendre des baklavas, ces fameux gâteaux très sucrés d’Europe de l’Est.

Nous quittons Quba pour diriger vers d’autres montagnes. Nous avons beaucoup de route pour arriver jusqu’à Qabala, notre destination du jour. En effet Qabala est aussi au nord de Bakou, mais il nous faut quasiment revenir sur la capitale pour repartir dans le nord.

Nous faisons un arrêt sur la route dans le village d’Ivanovka, une véritable enclave russe. L’arrivée des russes dans ce village remonte à 1847 quand ils ont été chassés de Russie pour ne pas avoir porté de croix. Il existe encore dans ce village un « Kolkhose », une ferme collective soviétique, où tout est fabriqué et redistribué (miel, fromage, pain…). C’est formidable de découvrir ce village hors du temps comme si nous étions encore en URSS.

Ivanovka

Nous arrivons enfin à Qabala. Qabala est une ville sans charme mais elle est au pied des montagnes du Caucase. Nous trouvons un hôtel pas cher, le Qabala City Hotel, où nous avons réglé la nuit environ 30 € avec petit-déjeuner. Pour le soir, nous nous baladons en ville et nous trouvons un très bon restaurant.

Jour 5 : En route vers Sheki

Qabala est aussi considérée comme une station de ski très active en hiver. Nous prenons donc le téléphérique pour monter au sommet, sur le domaine de Tufandag. Les téléphériques sont ouverts tout l’année, la vue est sympathique et les montagnes sont toutes enneigées.

Nous nous rendons en direction de Seki (ou Sheki), plus au nord qui sera notre base pour les 2 prochains jours pour la visite de cette ville mais aussi des environs.

Nous choisissons l’hôtel Sheki Palace, un hôtel extrêmement bien placé, proche de la ville piétonne tout en étant légèrement à l’écart. L’hôtel a également une piscine, agréable pour une pause l’après-midi.

La véritable découverte est le restaurant à à peine 3 minutes à pied, le Gagarin. Ce restaurant quasiment tout en extérieur sert de la nourriture azéri. Nous irons deux fois pendant notre séjour. Nous goûtons au Piti (plat d’agneau cuisiné dans un pot de terre), au Dograma (bouillon avec du mouton), aux Dushbara (ravioles de viande) et aux Dolmasi (feuilles de vignes farcies).

Il faut savoir que la cuisine Azéri est un savant mélange entre la cuisine orientale/turque et la cuisine des pays de l’est. Tu trouveras en plus des plats cités au-dessus beaucoup de viandes grillées,  de plats en sauce, de bortschs, de shawarmas (les shawarmas, équivalent du kebab, sont servis exclusivement le soir, la broche pour les cuire n’étant allumée qu’en fin d’après-midi)…

Seki est un petit bijou du Caucase et est réputé grâce à son emplacement sur la route de la Soie. Les marchands y faisaient étape entre Tbilissi et Bakou dans l’un des 5 caravansérails de la ville.

L’attraction principale que nous visitons est le Palais d’Eté des Khans (ou Xan Sarayi), peuple gouvernant le Causase au 18ème siecle. Le palais est un véritable chef-d’œuvre, fait de mosaïques et de bois, à l’intérieur d’un jardin paisible.

A l’extérieur des remparts, il est aussi possible de visiter le Palais d’Hiver, moins impressionnant mais tout aussi intéressant.

Il ne faut pas manquer de rentrer dans le Caravansérail qui a aujourd’hui était transformé en véritable hôtel.

Caravansérail de Seki

Nous en profitons aussi pour nous balader dans les montagnes environnantes et nous nous arrêtons à Kis, connue pour sa belle église albanais (unique peuple chrétien du pays).

Eglise de Kis

Jour 6 : Villages du Caucase

Notre journée est consacrée aux petits villages caucasiens du nord du pays, à la frontière géorgienne.

Qax est un village en grande partie avec une population géorgienne, étant donné la proximité avec la frontière. Le centre historique, appelé Iceri Bazaar, a été entièrement restauré avec ses rues pavées et ses maisons traditionnelles.

Un peu plus loin, Ilisu, au milieu des montagnes et des cascades, est encore plus traditionnel avec ses maisons de pierres. D’ailleurs, nous sentons que nous ne sommes pas forcément les bienvenus dans leur quotidien, des personnes nous demandant ce que nous faisions ici en nous indiquant la sortie du village.

Nous nous arrêtons également à Zaqatala, sa belle église abandonnée et son ancienne forteresse sur les hauteurs de la ville actuelle.

Nous passons le reste de la journée à nous balader dans les montagnes. Nous ferons un stop en bord de route au Sangar Qala Restauran. Même si tu ne déjeunes pas ici comme nous, il est immanquable de s’arrêter dans ce faux château restaurant grotesque…

Jour 8 : Lahic et Gobustan

Avant de rejoindre la capitale pour nos derniers jours, nous faisons un détour par Lahic, autre village de montagne typique. Il nous en a fallu de peu pour ne jamais y arriver. Quelques minutes avant, un éboulement de pierres bloque la route. Avec des habitants, nous la dégageons en espérant que rien d’autre ne tombera…

Lahic est un village de montagne charmant où les habitants de Bakou viennent régulièrement profiter de leur temps libre. Toutes les maisons ici sont construites en pierre taillée et les rues pavées.

Notre retour sur Bakou se fera via Gobustan. Au sud de la capitale, la réserve de Gobustan est connue pour son site de peintures rupestres. En effet, cette réserve, classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, regorge de gravures sur les pierres. La visite commence par un très bon musée, puis il faut reprendre sa voiture pour monter jusqu’à la réserve. Nous nous amusons à deviner les formes des pétroglyphes.

Gobustan

Non loin de Gobustan, nous cherchons le site d’Alat, pas du tout indiqué sur les cartes. Alat est un champ de volcans de boues, qu’il faut absolument voir tellement c’est impressionnant de voir des mini cônes de boues éructant à longueur de temps. Il faut savoir que le pays accueille 50% de ce phénomène géologique du monde.

Nous passons nos deux dernières nuits sur Bakou, à l’Holiday Inn Baku, que je recommande chaudement, tellement le personnel étant accueillant, et les chambres immenses.

Nous décidons de tester un restaurant Russe, le Soloha et avons… détesté l’ambiance comme la nourriture. Nous avons passé 2h avec un chanteur russe qui criait dans nos oreilles pendant tout le repas, horrible. Bon, après tout, si tu as envie de tester la cuisine et la musique russe…

Jour 8 : Dernier jour à Bakou

Nous avions depuis le début décidé de consacrer une seconde journée à la capitale. Comme dans beaucoup de pays, nous dégotons une visite gratuite de la ville à pied, mais nous ne serons que tous les deux, ce qui rend la visite plus captivante.

La vieille ville ou Icarisehar, date du moyen-âge et est une ville fortifiée. A l’intérieur des murailles se trouvent quelques sites majeurs comme la Maiden Tower (ou Qiz Qalasi), le place du marché ou le palais des Shirvanshahs. Cette balade de 3h nous a permis de mieux connaitre et comprendre le site historique de Bakou.

Dans l’après-midi, nous allons enfin au pied des Flame Towers pour les admirer de plus près. Les flames sont occupées principalement par des bureaux.

Palais des Shirvanshas et Flame Towers

La grande mosquée de Bakou est juste à coté. Nous ne pouvons pas la visiter mais elle bénéficie d’un grand parvis avec vue sur la mer.

Bakou est une ville qui a vraiment su s’ouvrir au monde moderne malgré son côté très traditionnel. Entre vieille ville extrêmement bien conservée (et classée au patrimoine mondial de l’Unesco) et sa skyline qui se construit à une vitesse phénoménale, on peut dire que la capitale azéri a su sauté dans un train en marche.

Ce voyage est pour moi est un vrai retour vers la tradition grâce à ses habitants respectant leurs différentes religions et origines et le mélange de ces cultures, et par le fait que le pays soit encore si peu visité.

L’Azerbaïdjan est un pays très ouvert. Les habitants sont principalement musulmans comme déjà évoqué, mais peu pratiquants et peu démonstratifs (quasiment aucune femme ne porte le voile). A vrai dire, pendant l’occupation de l’URSS, les habitants ont été forcés de pratiquer l’islam de manière privée et ceci est resté dans la tradition du pays.

Les plus du voyage

  • Un pays traditionnel, plongeon dans un autre temps
  • Une gastronomie variée, bonne et peu onéreuse
  • Un pays peu touristique

Les moins

  • Le pays n’étant pas touristique, il y a peu d’informations sur les sites à visiter, il n’existe pas de guide en Français
  • La difficulté pour communiquer avec les habitants (sauf si tu parles bien russe)

Publié par Gaelle T

Voyageuse dans l'âme, aventurière maintenant chevronnée, je continue ma route sur les chemins de traverse du monde...

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