Sicile

Séjour de 8 jours en Mai 2019

La Sicile, plus grande île de la Méditerranée, fut un choix par défaut lors de ce voyage. Passeport arrivant à expiration, l’Europe nous tendait donc les bras involontairement. Le choix d’une destination au soleil en mai était important. Mais que nenni ! Malgré un soleil épars, il a fait froid, nous avons eu de la pluie et surtout de la neige qui nous a totalement empêché de voir l’Etna.

Malgré cela, la Sicile reste et restera un choix judicieux, à 2-3 heures d’avion, avec une gastronomie à t’éveiller les papilles et une architecture incroyable, résultat de la succession de nombreuses civilisations sur cette petite terre.

Jour 1 : De Palerme à Sciaccia

Notre vol Transavia nous fait partir tôt de Paris pour une arrivée à Palerme vers 8h30 du matin. A cette période, le billet ne nous a pas coûté plus de 100 euros par personne.

Nous avions réservé une voiture chez Hertz. Et c’est là que j’appelle à ta prudence. Les loueurs de voiture italiens sont réputés pour ne pas accepter les cartes de débit, cartes dont nous sommes tous en possession en France. Or, pour louer une voiture, les loueurs te demanderont une carte de « crédit » (il faut qu’il soit noté « crédit » sur ta carte bancaire). Alors sur internet tu peux trouver des supers tarifs de loueurs pour 30 euros la semaine. Et puis en arrivant, on te forcera à prendre une assurance complémentaire à cause de ta carte de débit. C’est arrivé à des amis, on a lu ça sur des blogs et à nouveau à l’aéroport derrière nous, des français venaient de subir le même sort. Alors il faudra lire toutes les petites lignes et être sûr que le loueur prend une carte de débit. Du coup, la semaine chez Hertz nous a coûté 85euros.

A bord de notre 208, nous roulons en direction de Palerme, le chef-lieu de la Sicile, située à quelques kilomètres de l’aéroport. Il est assez difficile de se garer dans Palerme, il faut prendre son mal en patience. Nous nous garons près du Palais des Normands. Dans le quartier d’Albergheria, le Palais des Normands est aujourd’hui le parlement sicilien, mais doit sa forme et rénovation actuelles aux Normands (le palais date du 9ème siècle). La belle Cappella Palatina à l’intérieur fait partie des incontournables de la ville.

Palais des Normands

Par la via Vittorio Emmanuele, nous descendons vers la Cathédrale. A sa vue, tu seras surpris. Elle est très imposante dans un style propre arabo-normand ! Construite à partir de 1184, elle est née de la folie de l’archevêque Guillaume qui souhaitait juste avoir une plus grande cathédrale que Monreale 10km plus loin.

Cathédrale de Palerme

Nous faisons un détour par le marché de Ballaro, marché très typique où les fruits et les poissons affluent. Tout à côté, la Chiesa del Gesu est considérée comme l’une des plus belles de la ville. La façade bien que sobre cache derrière ses portes des trésors baroques.

Nous revenons vers le centre et le quartier Quatro Canti. Ce qu’on appelle la place Quattro Canti est l’angle de la Via Vittoria Emmanuele et la Via Maqueda dont les 4 façades sont concaves pour venir former un cercle.

L’église la Martorana, à deux pas de la place, renferme de somptueuses mosaïques byzantines. Quant à la Fontana Pretoria, elle fait partie de la place portant le même nom, entourée de bassins et statues grecques.

Cette ville est pleine de contrastes, les bâtiments semblent tous très délabrés mais en même temps l’architecture est divine, à la croisée de plusieurs civilisations : phénicienne, byzantine, arabe, grecque, normande…

Nous trouvons ensuite notre spot de Palerme. Ke Palle est une mini chaine de restauration proposant…des arancinis…surement la meilleure chose qu’ont inventé les Siciliens. Cette petite boule de risotto panée est souvent fourrée. Nous choisissons l’un à la Porcetta et l’autre au Speck et noix. Mais nous y reviendrons un certain nombre de fois…

Nous quittons Palerme car nous y passerons plus de temps au retour, pour nous rendre à Monreale, sur les hauteurs de Palerme. Monreale est célèbre pour sa cathédrale, certainement l’une des plus imposantes de toute l’Italie médiévale. Il faudra passer du temps à l’intérieur pour admirer chaque mosaïque. La Cathédrale étant fermée entre 12h et 14h, nous profitons de cette pause pour déjeuner à la Taverna del Pavone pour tester des gnocchis et une parmigiana.

Nous nous dirigeons vers notre premier lieu d’hébergement. Nous avons choisi Sciaccia sur la côte sud, qui nous semblait à mi-distance entre Palerme et Agrigente et sur la côte. Le B&B Fazio est assez agréable, très calme, dans une petite rue déserte.

Ancienne station thermale, cette ville au centre médiéval est agréable et au détour d’une rue nous trouverons notre endroit pour diner la Pizzeria Conte Luna, qui marche du tonnerre. Les pizzas et l’arancini que nous choisissons (et oui nous sommes devenus fans en peu de temps) sont excellents.

Jour 2 : D’Agrigente à Ragusa

Notre première étape de la journée est la Scala dei Turchi. En forme d’escaliers, la roche blanche vient plonger dans une eau cristalline et offre un beau panorama sur la Méditerranée.

Scala dei Turchi

Puis nous nous rendons à Agrigente, la Vallée des Temples. Nous mettons un peu de temps avant de comprendre où est l’entrée, à vrai dire, il y en a plusieurs. D’ailleurs, le temps qu’on se gare (parking payant) et qu’on trouve, la queue pour rentrer s’est largement agrandie.

La Vallée des Temples est l’un des sites antiques les mieux conservés du pourtour méditerranéen. Nous avons été vraiment impressionnés par la conservation des temples. Sur 1,3 hectares, il est donc possible de voir de nombreux temples à travers une belle balade sur le site. L’entrée est de 12 euros. Nous repérons ainsi les temples de Junon, Della Concordia et celui d’Hercule, tous aussi intacts les uns que les autres.

Vers 14h, nous décidons de monter dans la vieille ville d’Agrigente. Il faut savoir qu’un dimanche en Italie, c’est mort. Aucun restaurant n’est ouvert, c’est donc dans une boulangerie que nous achèterons notre déjeuner du jour.

Nous allons ensuite vers l’intérieur des terres à Chiaramonte Golfi. Cette petite ville qu’on appelle le balcon de la Sicile réserve un magnifique panorama. Petite ville très calme (surtout un dimanche), il est très agréable de s’y promener. Malheureusement, le temps s’est fortement dégradé entre Agrigente où il faisait une chaleur insoutenable et ici où il pleut.

Notre ultime étape de ce jour est Raguse. Nous faisons le choix de prendre un hôtel, le Mediterraneo, dans la ville haute, aussi appelé Ragusa Superiore. A Raguse, construite sur des collines, en 2 minutes tu te retrouves de haut en bas sans comprendre et sans pouvoir faire demi-tour dans ces petites rues.

En contrebas, c’est Ragusa Ibla, la vieille ville, le centre historique. Étonnant, pour atteindre la vieille ville, il faut donc descendre pour remonter à travers des passages voûtés et des escaliers à flanc de colline.

Ragusa Ibla est un vrai bonheur pour les balades, particulièrement en fin de journée, où la lumière traverse les ruelles. Elles sont d’ailleurs si nombreuses qu’il nous faut du temps pour trouver la Piazza di Duomo et sa cathédrale. Les églises se succèdent, Chiesa di San Giuseppe, Chiesa di San Giorgio, Chiesa del Purgatorio. Mais la ville est superbe, l’un des coups de cœurs du séjour. Nous nous arrêtons sur la place du jardin (Giardino Ibleo) pour goûter aux arancinis de chez la Cantunera Ibla et dînerons chez C’est la vie, d’un apéritivo et d’une salade ; il faut surtout être très courageux pour la montée qui nous attend au retour.

Jour 3 : De Modica à Syracuse

Après avoir fait un rapide tour de Raguse Superiore, nous allons à Modica. Comme beaucoup de villes des environs, Modica a son centre historique escarpé, ce fut d’ailleurs une grande cité grecque et romaine. Inscrite au Patrimoine Mondiale de l’Unesco tout comme Raguse, Modica est aussi la ville du chocolat. Rapportés par les conquistadors depuis le Mexique, le chocolat est ici préparé à la méthode aztèque qui donne un aspect granuleux dont nous n’avons pas l’habitude.

Après avoir tournés plus de 30 minutes pour trouver une place (et puis pris une amende au passage), nous pouvons enfin visiter la ville ; nous commençons par la Chiesa di San Giorgio, magnifique exemple architecture baroque, perchée en haut de 250 marches. Il ne faut pas manquer non plus la Chiesa di San Giovanni, qui est le point culminant de la ville.

Nous allons ensuite dans le très joli village de Noto, également très réputé en Sicile par son centre historique doté d’églises et de palais sur un petit secteur. Malheureusement, il semblerait que chaque jour à la même heure le temps se dégrade et nous visitons Noto sous la pluie. Après un arrêt dans une charcuterie préparant des sandwichs minutes, Pani Cunzatu, nous ne pouvons pas manquer la cathédrale di San Nicolo sur la Piazza Municipio, la fierté de la ville. A noter que beaucoup d’églises ferment entre 13 et 15h généralement. En face se dressent les Palazzo Landolina et Ducezio.

Il se dit aussi qu’à Noto se trouvent les meilleurs glaciers du monde. Alors pourquoi ne pas tenter comme nous une glace chez Caffé Sicilia.

Par la route le long de la mer, nous nous dirigeons vers la belle Syracuse. J’ai tellement entendu parler de Syracuse dans les légendes car elle a été l’une des plus grandes villes du monde antique. Fondée par les Corinthiens en -734, elle a été occupée par de nombreuses civilisations. Mais c’est le tremblement de terre qui touche tout le sud de la Sicile en 1693 qui lui permet de renaître grâce aux projets de rénovations. Une nouvelle fois, tu trouveras une Syracuse nouvelle et Ortygia, la ville ancienne qui est une ville avancée vers la mer comme une péninsule. Notre B&B, Il Gatto e la Volpe, se situe juste en face de l’église pyramidale mais nous avons choisi ce lieu car nous sommes près du théâtre.

Ile d’Ortygia

Nous passons donc la fin d’après-midi et la soirée sur l’île d’Ortygia, communément appelé ainsi car séparée de Syracuse par un étroit canal. L’intérêt principale de l’île est de se perdre dans le dédale de rues qui abritent de nombreux palais, couvents et églises cachés. La Piazza Duomo est une place tout en long et rectangulaire, ancien emplacement de l’acropole de cette cité. Elle accueille en son sein la Cathédrale et de nombreux Palazzo tels le Palazzo Municipale ou Arcivescoville.  Tout à sa pointe le Castello Maniace fait face à la mer et est un endroit agréable pour se balader. Ne manque pas non plus le quartier Giudecca, l’ancien quartier juif de Syracuse. Nous dînons dans cette vieille ville chez A Putia delle Cose Buone et tentons la spécialité d’ici, les Pasta alla Norma.

Jour 4 : De Syracuse à Catane

Nous consacrons notre matinée aux sites antiques de Syracuse.  Après un passage par l’église Madonna delle Lacrime en forme de pyramide, nous nous rendons donc au Parco Archeologico della Neapolis.  Regroupés dans ce parc, les sites se suivent à quelques mètres d’écart. Le Théâtre Grec, datant du 5ème siècle, a été creusé à même la pierre, dans la colline de calcaire. A cette période comme chaque année, de nombreux classiques grecs sont joués devant 16 000 personnes (d’où sur les photos un théâtre « aménagé » pour accueillir les visiteurs).

Sur le site, se trouve également la carrière de calcaire, la « Latomia del Paradiso ». Au fond de la carrière, l’Orrechio di Dionisio est une grotte de 23m de hauteur. Il se dit que Denys, le tyran de Syracuse, venait écouter les prisonniers de Syracuse tant l’acoustique est bonne. Enfin, l’amphithéâtre romain est aussi à voir dans ce parc étendu.

Nous nous dirigeons ensuite vers Catane, plus au nord. De prime abord, nous trouvons Catane moins accueillante. Peut-être parce qu’il pleut, mais la ville donne une impression de bâtiments délabrés et moins propres. Depuis la fameuse Via Etna, immense avenue qui traverse la ville de la mer à la montagne, nous sommes censés voir l’Etna, mais rien… le temps est si bouché…

Nous profitons d’un déjeuner tardif chez Fud, dans l’une des petites rues piétonnes de Catane, avant de visiter la ville. Celle-ci est riche en architecture. Après un rapide passage par la Pescheria, le marché de poissons de la ville, nous nous baladons sur la Piazza Duomo, faite de pierre de lave et de calcaire, avec en son centre la Fontana dell’Elefante. La belle cathédrale Sant’Agata est également sur la place.

Piazza Duomo

Plus loin, le théâtre Massimo Bellini mérite un détour tant extérieur qu’intérieur. Catane possède aussi son propre théâtre gréco-romain

Pour la soirée, nous prendrons un spritz au Vermuth Bar et quelques arancinis dans une boulangerie comme simple dîner.

Jour 5 : De l’Etna à Taormine

Aujourd’hui est notre journée ascension Etna. Mais que dire, étant donné qu’on ne le voit toujours pas depuis Catane ? Nous allons donc le monter dans les nuages. Nous prenons donc la route assez tôt et quelle surprise de voir que ce ne sont pas des nuages qui nous attendent mais la neige ; nous sommes le 15 mai et il neige sur l’Etna. Il neige depuis le début de l’ascension soit environ 1500 m.

Le point maximum que l’on peut atteindre en voiture est le Rifugio Sapienza à 1920 mètres d’altitude. D’ici un téléphérique fait grimper à 2500m. Pour les gens peu habillés, il est proposé des vestes, des gants, chaussures chaudes. Arrivés au sommet, deux solutions, des bus sont proposés pour monter plus haut et aller voir les cratères, mais un jour comme celui-ci on se dit que cela ne sert à rien. Alors on décide de monter à pied. A pied, nous ne sommes pas censés dépasser les 2700m mais à aucun moment, nous ne voyons d’indications pour nous arrêter. Alors nous montons, jusqu’au sommet. Il fait froid, il neige et nous sommes surement pas assez habillés. Mais nous sommes allés jusqu’au sommet ! Nous sommes quand même assez déçus d’apprendre 15 jours plus tard que l’Etna est entré en éruption pour l’une de ces rares fois. Lors de la descente nous pouvons voir quelques cratères fumants toutefois.

Taormine sera notre réconfort de l’après-midi. En bord de mer, le soleil est de retour.  Après avoir acheté une pizza à la Porta Messina, nous visitons la ville. Sur les hauteurs du Mont Taura, Taormine est une station balnéaire connue qui a attiré depuis le 15ème siècle des écrivains et artistes. Que de lieux magnifiques dans cette petite ville. A commencer par le théâtre grec, plongeant avec vue sur la Méditerranée. Petite astuce : entrer dans le théâtre par en dessous, l’entrée est moins chère. En contre bas, le magnifique « Giardini Comunale » permet une vue spectaculaire sur les environs et la mer.

Le plaisir de Taormine est son étroite mais longue rue piétonne, le Corso Umberto I, où boutiques, glaciers, restaurants se succèdent. Un arrêt à la Piazza IX Aprile en partie ouverte sur la mer, et son église San Giuseppe, sont nécessaires. La Piazza del Duomo, elle, accueille la Cathédrale de la ville.

En bord de mer, nous allons à Isola Bella et Mazzaro, les deux plages étant accessibles par téléphérique depuis la ville. Ces criques en été sont envahies de touristes, aujourd’hui c’est plutôt calme.

Nous nous rendons dans le petit village de Linguaglossa, notre étape du soir, au pied de l’Etna à nouveau. Arrivés sous la pluie, nous profitons de l’hôtel Maraneve Resort avant de ressortir. Il y a peu de possibilités pour dîner mais trouvons un super restaurant, à vrai dire une charcuterie-traiteur In Cucina Dai Pennisi qui propose des cuire les viandes que nous leur achetons.

Jour 6 : Autour de l’Etna

La matinée est catastrophique, la pluie ne s’arrête décidément pas. Nous renonçons à aller sur la Côte Nord et nous rapprocher du Stromboli. A ce moment du voyage, se posait la question d’y aller mais la météo et le risque de ne pas le voir de plus près nous ont fait changer d’avis. Le Stromboli est sur l’ile qui porte le même nom et son ascension se fait tous les jours à 15h accompagné d’un guide. Quant aux bateaux de traversée, il y en a 2 par jour, il aurait donc fallu compter 2 jours entiers d’excursion sur l’île, minimum.

Nous décidons donc de contourner l’Etna pour nous rendre dans le centre de la Sicile. Ici, c’est le coin des villes perchées de montagne. Nous passons par Centirpe, Calascibetta, Nicosia.

Quant à Enna, c’est l’une des grandes villes de Sicile, avec un centre médiéval. Sur ses hauteurs, se trouve le château de Lombardie. Construit par les Sarrasins, c’est le point culminant de la ville. A ses côtés, le Rocca di Cerere est un immense rocher, ancien emplacement du temple de Demeter, dont il ne reste malheureusement que peu de traces.

Approchant de la fin du voyage, nous rejoignons doucement Palerme. Nous souhaitions faire une étape « agro-tourisme » et c’est dans le « Parco della Madonie » que nous nous arrêterons. Il y a quelques fermes qui proposent même de participer activement tel que la préparation du repas, mais il faut réserver en avance et prévoir d’y passer la journée entière pour aider à la préparation.

Nous allons donc à l’Antico Feudo di San Giorgio, belle ancienne ferme dans un parc immense. Nous dînerons et prendrons notre petit-déjeuner ici, tout est fait maison et est délicieux. A cette période, l’affluence est calme.

Jour 6 : De la Madonie à Cefalu

Nous visitons le matin les villages de la Madonie. Les Monts Madonie sont des paysages montagneux (2ème secteur de montagnes, après l’Etna) tranquilles avec villages, fermes, stations de skis…).

Petralia Soprana et Sottana sont charmantes à visiter tant les maisons de pierre se succèdent dans les rues serrées. Castelbuono, elle est dominée, grâce à son château de Vintimille, famille régnante sur la ville au 14ème siècle.

Nous avions prévu au départ de commencer notre périple par cette partie, mais chaque année se court le rallye de Sicile, le Targa Florio. Se tenant le jour de notre arrivée, et entrainant de fait la fermeture des routes, nous avions changé de sens notre itinéraire, commençant ainsi par le sud de la Sicile.

Nous arrivons sur la côte à Cefalu. Authentique ville en bord de mer, Cefalu est une station dont la plage principale en forme de croissant est réputée. A notre arrivée, le temps étant splendide, nous déjeunons d’ailleurs sur la plage. Pour les nostalgiques de cinéma italien, c’est ici que Cinéma Paradiso a été tourné. Nous prenons ensuite le temps d’arpenter les rues médiévales de la ville et de visiter le Duomo, magnifique cathédrale qui a peu d’égale en termes d’architecture sicilienne Et si tu es courageux, alors tu pourras escalader la Rocca, la citadelle construite par les Arabes, au-dessus de la ville.

La plage de Cefalu

Puis c’est un retour vers Palerme qui s’annonce. Nous avons choisi la Dimora del Capo comme hébergement, dans la ville nouvelle. Nous sommes proches du Teatro Massimo, le plus grand opéra d’Italie. Evidement nous retournons chercher des arancinis chez Ke Palle et prenons également un spritz avec un buffet d’antipastis, la formule est assez réputée le week-end dans les bars.

Il se trouve que c’est aussi la nuit des musées européens et nous visitons la Galleria Regionale della Sicilia. C’est un ancien palais du 15e siècle qui regroupe des œuvres siciliennes de diverses périodes allant du moyen-âge au 18eme siècle. La Galleria est située dans l’un des quartiers les plus pauvres de Palerme, la Kalsa, le plus proche de la mer. Mais aujourd’hui les restaurants et boutiques bobos envahissent de plus en plus le quartier.

La Kalsa

Jour 7 : Segeste et villages de pêcheurs

Sans vouloir faire des kilomètres pour cette dernière journée, nous décidons de nous rendre à Segeste. Site antique connu, datant du 5ème siècle, il offre une vue très dégagée sur la Méditerranée. Situés sur une colline, au milieu de champs en fleurs, se dressent un temple dorique quasi intact et plus haut un théâtre grec caché. La route montant jusqu’au théâtre étant rude, une navette payante est proposée depuis le temple. Sur ce même promontoire, se trouvent les ruines d’une mosquée, d’une chapelle et d’un château arabo normand.

Pour passer l’après-midi, nous choisissons les petits villages de Scopello et Castellamare del Golfo, en bord de mer, tout deux villages de pêcheurs.

Derniere soirée à Palerme, nous visitons la cathédrale de l’intérieur cette fois, car elle est ouverte gratuitement tous les samedis soirs jusqu’à tard. Nous prenons un dernier Spritz devant elle plus tard. Quant au restaurant, nous avions réservé sur recommandation de notre hôte, Al Vecchio Club Rosa Nero, trattoria spécialisée dans les poissons et fruits de mer, également très supporter du club de foot de Palerme dont elle porte le nom (les roses et noirs).

Ce voyage à travers cette île aura été riche. Tout d’abord en gastronomie, la variété des plats avec si peu d’ingrédients est incroyable et les italiens savent y mettre les bonnes saveurs. Mais aussi en architecture : le mélange de civilisations au fil des siècles donne à la Sicile une architecture totalement unique et très bien préservée.

Nous avons également été surpris par le côté montagneux de l’île, nous imaginions la Sicile avec beaucoup de plages. Si seulement le soleil avait pu être là tout le temps..

Les plus du voyage

  • La gastronomie italienne n’a pas d’égal
  • Les temples qui ont réussi à traverser le temps
  • Le coté « délabré » des villes donne un charme à la Sicile

Les moins

  • Le climat décevant
  • le coté « bordelique » surtout en voiture

Publié par Gaelle T

Voyageuse dans l'âme, aventurière maintenant chevronnée, je continue ma route sur les chemins de traverse du monde...

6 commentaires sur « Sicile »

  1. L’etna autant enneigé au mois de Mai, c’est impressionnant. On y était au mois d’Octobre et il commencait à être un peu enneigé au sommet mais vraiment de façons très éparses. Dommage que vous ayez eu un temps aussi couvert. En tout cas, superbe voyage 😉

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