18 jours sur la pointe orientale du Mexique
En cette période de Covid, il était difficile de trouver une destination où les entrées dans un pays sont simples. Le Mexique est l’un des rares pays à n’avoir jamais imposé de tests, qui plus est, il fallait trouver une belle destination chaude en ce mois de janvier. Le Mexique était donc tout trouvé.
La péninsule du Yucatan (qui regroupe en réalité 3 états : le Yucatan, le Quintana-Roo et Campeche) se situe sur la pointe est du Mexique, bordée par la Mer des Caraïbes d’un côté et le Golfe du Mexique de l’autre. Ici se côtoient temples mayas, réserves naturelles, villes coloniales et stations balnéaires aux eaux translucides.
Ce voyage est donc un véritable mélange de plusieurs styles de vacances, qui peuvent convenir à tous les voyageurs. Nous avons fait le choix de quasiment éviter les stations balnéaires connues pour jeter notre dévolu sur des parties plus intimes et des sites plus reculés. Voici donc une idée de notre itinéraire ci-dessous.
Jour 1 : Jour de voyage
Notre départ s’effectue de Paris à Cancun, via Miami dans l’après-midi. Nous avons choisi American Airlines qui présentait le meilleur tarif et le voyage est quasiment royal, l’avion est vide, ce qui fait passer bien plus rapidement le trajet. L’escale à Miami est un peu longue mais raisonnable. Le second trajet est beaucoup plus rempli. On comprend à ce moment que Cancun est un lieu très américanisé ; en même temps la station balnéaire n’est qu’à 2h de Miami, une destination toute trouvée au soleil pour ceux qui le cherchent en hiver.
En arrivant, nous somme attendus par le représentant de notre loueur de voiture (CityCar) qui nous amène à quelques minutes en voiture de l’aéroport pour récupérer notre voiture, une Chevrolet Aveo. Il est désormais minuit quand nous arrivons à l’hôtel Los Giraflores. Nous l’avions choisi car il est l’un des seuls dans la zone de Cancun-ville qui ouvre 24h/24h. Mais en plus de cela, il est super bien localisé, en retrait de la rue, dans une zone résidentielle et très calme. Le prix de la nuit est à peine de 30 €.



Cancun est divisé en 2 parties : la ville de Cancun, peu touristique (mais en même temps il y a peu de choses à visiter ici) et la « zona hotelera » qui est une bande de terre giratoire sur le front de mer avec tous les hôtels, souvent de luxe ou complexes all-inclusive. A chacun de faire son choix, selon son envie !
Jour 2 : De Cancun à Tulum
La lueur du jour et le décalage horaire nous réveillent tôt. Nous sortons dans Cancun-ville pour retirer de l’argent et aller prendre notre petit-déjeuner chez 100% Natural, une belle adresse découverte pour de bons jus de fruits frais et un repas solide.


Comme annoncé plus haut, il n’y a peu de choses à voir à Cancun, nous faisons un tour rapide et prenons la voiture pour commencer notre périple vers le sud. Nous nous arrêtons tout d’abord à Playa del Carmen. Playa del Carmen, à environ 1h de Cancun, est l’une des 3 stations balnéaires connues du Mexique. Notre but n’est pas de s’arrêter longuement parce qu’à part aller à la plage, il n’y a pas grand-chose. Et la ville nous donne raison : une longue plage de sable fin et une grande rue piétonne très touristique avec des tonnes de restaurants et d’hôtels. C’est aussi l’une des seules villes où on aura vu un parking payant en ville de tout le séjour (10 pesos l’heure, soit 0,50 centimes).


C’est par contre dans le Pueblo de Playa del Carmen (plus au nord) que nous déjeunerons, un petit restaurant appelé Pozoleria Mi Abuelita et on goûte à nos premières spécialités : les chilaquiles qui sont des tortillas/chips triangles nappées de sauce et de poulet et des enchiladas, galettes fourrées également recouvertes de sauce.

Nous reprenons la route pour aller en direction de Tulum et décidons de nous arrêter à Akumal, lieu de prédilection des tortues. Malheureusement, le trop plein de monde nous fait faire demi-tour, nous déciderons d’y retourner plus tard dans le séjour.
Nous allons donc à notre hôtel à Tulum, le Scarlette. Nous avons choisi volontairement un hôtel un peu en dehors de la ville, pour sa tranquillité et c’est bien ce que l’on trouve. Ce petit hôtel familial a de grandes chambres et un restaurant (petit déjeuner inclus mais très limité). Le coût est de 50€ la nuit. La plupart des hôtels se trouvent plutôt à Tulum Plage.



Nous décidons d’ailleurs de voir de plus près ces plages. Mais sans que nous le sachions, il n’y a pas de plage publique…Toutes les plages appartiennent forcément à un restaurant ou à un hôtel, alors à moins d’y séjourner ou d’y boire un verre, c’est impossible. Même notre choix d’y prendre un verre s’avère un mauvais plan : minimum de conso assez élevé pour y entrer, mais en plus c’est l’heure des bouchons (un peu comme la route des plages à St Tropez…).
La route de Tulum plage continue vers la réserve naturelle de Sian Ka’an, que je déconseille également car la route est en très mauvais état et impraticable (trous dans la chaussée assez importants). Nous avons tenté de l’emprunter mais malheureusement le peu de kilomètres effectué ne nous a pas permis de voir quoi que ce soit…
Jour 3 : Site archéologique de Coba
Ce matin, après un petit-déjeuner rapide à l’hôtel (les petits-déjeuners inclus dans les hôtels sont très souvent basiques voire déroutants…), nous allons à Coba, à 45km de Tulum. Nous avions une grosse incertitude sur l’ouverture, car sur le site officiel du gouvernement, il est noté que le site est fermé. Mais il est bien ouvert ! Il s’agirait d’une petite guerre entre gouvernement fédéral et local…
Après avoir réglé nos entrées (100 MX le site) et le parking (70MX – d’ailleurs pour les éviter, il est facile de se garer dans le village gratuitement et marcher 5 minutes), nous rentrons à travers une forêt dense.
Coba fut l’un des sites mayas les plus importants de son époque (son apogée est située entre 800 et 1100) et est caractérisé par son immense réseau de sacbes, des chemins sacrés qui relient les différents sites entre eux. Littéralement, Coba signifie « passage à gué » en maya, dû aux nombreux lacs qui entourent le site. Il est toutefois resté longtemps inexploré de par la jungle dense qui l’entoure qui a rendu son accès difficile. Il est possible de louer un vélo pour ceux qui souhaitent visiter les monuments éparpillés mais c’est largement faisable à pied.
Le site n’est pas le plus réputé du Yucatan (souvent préféré par Chichen Itza et Tulum) mais il fait partie des mieux conservés. Il y a plusieurs groupes de monuments : l’église, par exemple, est une pyramide à 9 degrés, de 24m de haut. Le jeu de pelote est typique des sites archéologiques, on le distingue souvent par un anneau accroché sur l’une des 2 parois qui se font face.

Los Conjuntos Pinturos sont plutôt des restes d’autels avec de nombreuses peintures murales. On retrouve facilement le style de Teotihuacan, ce qui prouve l’importance du site de Coba.


Le Xaibe est un temple rond, qui en réalité signifie « croisement des chemins ».

Quant à la grande pyramide, la pyramide de Nohoch Mul, elle est la 2ème plus grande du Yucatan ! Elle mesure 42m et compte 7 niveaux. Malheureusement, depuis le Covid, elle ne s’escalade plus…

Proche de Coba, il existe des cenotes que nous allons tester pour la première fois. Le cenote est en général un puits d’eau, parfois couvert comme une grotte, parfois découvert comme une retenue d’eau. Ils se sont formés il y a des milliers d’années lorsque les plafonds des réseaux souterrains se sont effondrés. Les cenotes ont une connotation sacrée pour les Mayas, un lieu où reposeraient les esprits des dieux.
Nous avons choisi Tamkach Ha qui est en souterrain. Une fois changés, nous descendons l’escalier en colimaçon qui nous mène quelques mètres plus bas. Le lieu est désert et les masques et tubas ici seront bien utiles. Quant à Multum Ha, à quelques mètres d’ici, il est tout aussi saisissant. Il faut compter 9 € pour la visite de 2 cenotes.


Nous déjeunons dans un petit restaurant dans le village de Coba, appelé le Cocodrillo. Nous découvrons une première spécialité, le Cochinita Pibil (porc grillé au charbon) avec de très bons jus.

Nous repartons en direction de Tulum, puis d’Akumal, qui est l’endroit parfait pour voir les tortues. C’est une petite station balnéaire où les eaux sont chaudes et entourées d’un récif corallien, ce qui favorise la vue des animaux. Avec un peu de chance, nous arrivons après 17h et le parking est gratuit et surtout disponible. Par contre il faut négocier sévère pour passer, car oui, aucun endroit ne laisse passer sur la plage sans consommer (hôtel, restaurant etc).


Si tu le souhaites, il est possible de plonger avec moniteur mais honnêtement, il suffit de suivre ces mêmes groupes. S’ils stagnent dans l’eau, c’est qu’ils sont au-dessus d’une tortue ! Malgré un temps un peu couvert, il ne sera pas difficile d’en trouver ! Et c’est incroyable de nager et de voir une tortue d’1m nous passer en dessous, quand elle ne décide pas de remonter à la surface. Malheureusement il n’y a pas de photo sous-marine de ce moment, mais ce fut incroyable !
Pour la fin de journée, nous irons dans Tulum Pueblo, la partie plus sympathique de Tulum, moins « fancy », mais quand même touristique où tout se situe sur une même avenue centrale. Nous profitons de la soirée pour un apéro à Don Cafeto : guacamole, tacos dorados et thé glacé (ici les tapas sont appelés des antofritos).


Jour 4 : Ruines de Tulum & Réserve de Siaan Kaan
On se lève à nouveau très tôt pour visiter les fameuses ruines de Tulum. Elles sont certainement les plus visitées de la région car elles ne se situent qu’à quelques minutes de la célèbre plage. Et en effet, nous sommes là avant l’ouverture, et la queue est déjà longue. Depuis le parking (payant à 100 pesos), il faut environ marcher 750m. Attention, le site ne se paye qu’en cash (170 pesos). Heureusement le site est très étendu, donc on ne ressent pas cette quantité de monde présente.

Ancienne cité du monde maya, elle aurait été établie autour de 564 et choisie pour son emplacement stratégique comme un port. Mais ce n’est qu’en 1250 qu’elle atteint son apogée et les principaux vestiges datent de cette période. Moins étendu que certains sites (environ 6km de long), le site a le bel avantage d’être sur l’eau ce qui lui donne une certaine prestance, c’est d’ailleurs l’un des seuls sites mayas au monde à avoir cette situation. La plupart des monuments sont plutôt spirituels et l’on distingue bien l’ancienne muraille qui ferme la cité. Quant à la plage, celle-ci est fermée pour 2 raisons : le covid et la naissance des tortues que l’on protège !

On peut voir plusieurs sites comme la Casa de Cenote ou le fameux temple du vent, que nous avons tous en tête vu le décor carte postale qu’il représente. D’autres monuments sont en excellent état comme El Castillo, l’un des vestiges les mieux entretenus !





Après cela, nous rentrons à l’hôtel récupérer nos affaires et nous allons au cenote qui se trouve juste à côté, le Car Wash, ou alors appelé Aktun Ha. C’est parce qu’il a été aménagé sur un ancien lavoir de taxis qu’il est ainsi surnommé. C’est aussi au final un cenote assez cher (environ 9 € par personne). Celui-ci est ouvert complétement comme un bassin. L’eau est très fraiche mais les fonds sont géniaux. On peut voir plein de poissons, de vie marine, mais aussi un mini crocodile qui se cache dans les feuillages. Il est même possible pour les plongeurs en bouteille de passer dans un autre cenote, grâce à des tunnels souterrains et noyés. On en profite pour pique-niquer dans ce bel endroit et reprenons notre route vers le sud.

Nous nous arrêtons à Muyill, qui est le point d’entrée de la réserve Sian Ka’an. Il y a 3 possibilités pour visiter la réserve : visite du site archéologique de Muyil, faire le chemin de la lagune, ou la visiter en bateau également (respectivement 65/50/1000 pesos). La 3ème étant un peu hors de prix, nous décidons de faire les 2 premières.
Le site archéologique est très mystique, pas très grand certes, mais avec une belle pyramide (el Castillo) en son centre. Il semble perdu au milieu de la jungle et ses 9 écosystèmes. C’est un site très ancien, occupé depuis 2000 avant JC.


Quant au sentier, il se trouve à l’arrière du site, c’est un chemin bien tracé. Il y a une tour de guet qui s’escalade sur 4 étages avec une échelle et avec une excellente vue sur la lagune, la jungle et la réserve.



Nous reprenons la route direction Bacalar (environ 2h de route très droite) pour aller à notre hôtel, le Aldea 19, un hôtel tout neuf qui a ouvert il y a un mois. Il est le meilleur choix pour se retrouver en bord de lagune et en profiter, avec ponton et transat. La chambre est bien aménagée également (prix de 2 nuits : 3600 pesos). On profite des derniers instants du soleil qui se couche.


On ressortira dans le village un peu plus tard, en faisant un tour le long de la lagune puis vers la place principale. D’ailleurs, pour le conseil de dernière minute, il faut absolument retirer de l’argent avant d’arriver à Bacalar, car il n’y a pas de distributeur qui fonctionne. Nous dinerons à Antojitos Orizaba : tacos poulet, tostadas de chorizo et papa et jus de mangue.


Jour 5 : Cenotes et Laguna de Bacalar
Quoi de mieux que de commencer la journée avec un magnifique lever de soleil sur la lagune avant de prendre le petit-déjeuner sur la terrasse. Bacalar est une ville beaucoup plus reposante que les stations balnéaires visitées auparavant ! C’est notre coup de cœur du séjour.

Nous nous rendons tout d’abord pour la matinée dans le petit village de Xul-Ha. Ce village est le dernier en bord de lagune, et est très calme. Son nom signifie d’ailleurs en maya « là où l’eau se termine » ; contrairement aux rapides qui sont un peu plus au nord, que nous ne verrons jamais car un restaurant barre la route et sans consommer ou sans faire des activités (kayak etc), il est impossible de les voir de plus près !



Nous nous rendons ensuite au premier cenote que l’on souhaite tester, le Cenote Azul. A un prix plus que raisonnable (35 pesos soit 1,5€), nous accédons à un lac fermé. Contrairement à son nom « bleu », le cenote est très sombre, c’est d’ailleurs l’un des plus profonds avec 90m de profondeur. Le lieu ressemble une base de loisirs plutôt agréable et c’est excellent pour nager.

Puis nous allons au Cenote Cocoalitos, un second cenote, totalement différent (à 50 pesos l’entrée). Ici, on a plutôt les pieds dans l’eau, on peut marcher ainsi assez loin au soleil. On observe aussi le phénomène des stomalites (estromalitos), des petits monticules de roches crées par des bactéries il y a 3500 ans (il est d’ailleurs interdit de marcher dessus). L’eau est translucide et très chaude, le lieu est paradisiaque, un vrai plaisir !



Après avoir déjeuné chez Enamora, dans le centre. nous profitons de notre après-midi pour nous reposer vers la lagune à l’hôtel, et nous ressortirons plus tard le soir pour diner à la Taqueria Trompo de K’los (petit bouiboui) avec burrito, enchiladas et tacos. C’est aussi l’occasion de voir de plus près le fort de San Felipe qui présente l’histoire de la ville.

Jour 6 : Bacalar
Ce matin, c’est plutôt brouillard sur la lagune, mais l’avantage du climat tropical est que rien ne dure très longtemps ici. On souhaite visiter la lagune par l’eau ce matin mais on hésite entre faire du kayak ou un tour de bateau. Il se trouve que le kayak ici est plus cher (600 pesos les 3h) mais aussi ne nous permet pas d’aller partout sur la lagune. En 3h aller-retour, il ne serait possible que d’aller au Canal des Pirates… Alors le bateau s’impose à nous (250 pesos/pers). On part vers 10h30/11H sur un bateau de 10 personnes.
45km, c’est la longueur de la lagune au 7 couleurs. La lagune de Bacalar renferme quelques iles et des cenotes! Le bateau passe d’abord voir le Cenote Negro qui s’appelle ainsi car on voit une large différence de couleur d’eau entre le cenote très profond (90m) donc noir, et l’eau de la réserve, bleue. On passe également par Cocoalitos que nous avons vu hier, même si les bateaux ne peuvent pas réellement s’en approcher.



Enfin le capitaine nous amène dans 2 endroits où l’on va pouvoir descendre du bateau : Isla de los Aves, l’île des oiseaux où environ 15 espèces d’oiseaux occupent les lieux pour leur nidation et le Canal de los piratas où l’eau arrive aux genoux. L’eau est turquoise et magnifique et le soleil tape ! Le canal de los pirates fut un haut lieu d’affrontements entre pirates et certains biens connus comme Francis Drake sont passés par ici.


Nous irons déjeuner à Mi Burrito Bacalar, un food truck situé sur une petite place à l’ombre avec 2 superbes burritos bien remplis (chorizo huevo & pollo) faits dans des feuilles de bananiers (135 le burrito).

Nous profitons d’une après-midi plus tranquille à l’hôtel avant de prendre la route en direction de Xpujil car nous préférons rester en bord de mer et n’arriver qu’à la tombée de la nuit. IL faut 2h pour y arriver, mais ce que nous avions oublié c’est qu’il y a 1h de décalage horaire et arrivons 1h trop tôt!
Notre hôtel, Villa Calakmul, est simple mais sympathique et le prix n’est que de 480 pesos (22€). On en profite pour faire un tour dans le village, essayer de faire quelques courses pour un déjeuner le lendemain car nous savons que nous ne trouverons rien à Calakmul, notre étape suivante. La nuit tombée, nous allons diner à Sazon de Veracruzano où nous avons pris jus de fraise, bières, pechuga de pollo et chuleta grillado.
Jour 7 : Ruines de Calakmul
Nous partons de l’hôtel vers 7h pour prendre de l’essence et nous faire un très bon petit déjeuner à Ma’alobkin. Il y a environ 50 minutes de route pour atteindre l’entrée de la réserve qui se trouve à quelques mètres de la route principale. Ici, nous payons 2 droits d’entrée (de la réserve et du gouvernement, 320 pesos les deux).

A partir de là, la route rentre dans la jungle et dure environ 60km pour atteindre le site archéologique. La première partie, environ 20km est plutôt bonne, puis la deuxième partie est limitée à 30km /heure car la route est plus abimée mais aussi car beaucoup d’animaux peuvent potentiellement traverser. Nous nous acquittons d’un nouveau droit d’entrée au bout, de 85 pesos.
Inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco, le site de Calakmul est l’un des incontournables du Yucatan, mais au vu de son éloignement, il se mérite ! Le site se situe dans une réserve qui est partagé avec le Guatemala. Il existerait depuis 550 avant JC, mais son apogée fut atteinte entre 250 et 900 après JC. C’est l’un des sites avec le plus de stèles retrouvées (environ 6500). Elle a aussi été longtemps la rivale de la fameuse Tikal au Guatemala. Le site a été découvert en 1931, mais aucune excavation n’a commencé avant 1982.
En entrant, on découvre quelques cabanas avec des explications sur le site. Il est également indiqué que nous avons le choix entre 3 routes : corta, media et larga. Sauf qu’en temps de COVID, (et c’est le problème sur de nombreux sites archéologiques), seul la ruta corta est ouverte.
On traverse tout d’abord le « Grupo Noroeste », un peu à part, ce qui nous permet d’éviter de nombreux touristes. C’est avant tout un ensemble d’habitations et de quelques stèles. C’est ici que l’on commence à entendre puis à voir les singes qui se baladent dans les arbres.


Nous nous rendons ensuite vers la Gran Plaza, considérée comme la place centrale de Calakmul. Nous découvrons plusieurs structures, la Estructura VIII par exemple. Puis on monte sur la pyramide I, qui est déjà plutôt élevée, mais qui nous donne une vue sur la plus grande du site, la Estructura II. Une fois en haut, nous avons une vue magnifique sur la réserve. Attention, en pleine journée, les escaliers sont rudes, les marches très inégales et il faut chaud. Ces deux pyramides sont vraiment très impressionnantes et quelle immensité que de se retrouver au sommet !





La route se ferme sur Chiik’ Naab, un complexe de 68 structures, qui semble avoir été choisi pour les célébrations.
Une fois sortis de la réserve, nous allons prendre notre logement pour la nuit, Cabanas Calakmul, pas le meilleur depuis notre arrivée. La cabane est très simple, pas donnée et on entend même la route principale. Mais nous arrêter dormir à Calakmul était impératif, car il y a au moins 3h de route pour atteindre notre étape suivante.
Finalement, comme il faut s’occuper pour la fin de journée, nous nous rendons à un spot où des milliers de chauves-souris sortent de leur grotte à la tombée de la nuit, à seulement quelques kilomètres d’ici. On est toutefois très surpris car il y a du monde et pas que des curieux. La « visite » est devenue business, et des locaux attendent pour nous faire payer l’entrée (arnaque ou pas, on ne le saura pas). Le coût est de 150 pesos par personne. Le guide nous amène donc à environ 150m du parking jusqu’à un trou que l’on appelle « el volcan » parce que l’endroit fait penser à un cratère. Nous sommes arrivés tôt, la nuit ne tombe qu’à 17h15. C’est donc petit à petit que l’on voit quelques chauves-souris qui prennent leur envol. Au début, on ne saisit pas vraiment l’intérêt et on ne sait pas à quoi véritablement s’attendre. Mais lorsque la nuit tombe, c‘est une nuée de chauves-souris qui sortent du volcan et qui partent vers le nord (elles sont 3 millions pour être exact !), c’est vraiment très impressionnant.

Les chauves-souris jouaient un rôle important dans le monde maya, elles représentaient la mort. Ce phénomène n’existe que dans 2 endroits dans le monde : ici et en Malaisie ! Les chauves-souris étant aveugles, beaucoup buttent sur nous ou passent à quelques centimètres…
Nous retournons à nos Cabanas. Etant donné qu’il n’y a pas de village réellement, nous dinons à l’hôtel mais le service est extrêmement long (plus de 45’) pour des quesadillas et des fajitas.
Jour 8 : Edzna & Campeche
Après un bon petit-déjeuner (une belle omelette et du miel maison), nous partons en direction de Campeche mais via Edzna à mi-parcours. La route est simple quoiqu’un peu perdue, il nous faudra 2h pour atteindre ce nouveau site archéologique. Il n’y a pas grand monde et c’est agréable. Edzna n’est pas très grand, mais cela permet de découvrir une architecture très différente. En effet, la ville était également plus avancée que certaines autres grâce à un système hydraulique complexe.
Son apogée se situe entre 600 et 1000 et elle a accueilli jusqu’à 25 000 habitants. Ici, on peut découvrir une immense place centrale qui est entourée de plusieurs bâtiments : la Casa Grande, dédiée à l’administration, le temple des masques avec de magnifiques masques en stuc en excellent état, une plateforme et la grande Acropole.


Le plus important est résolument la grande pyramide ; en montant quelques marches on découvre une autre place avec le temple aux 5 étages de 31m de haut. C’est en 1450 qu’elle sera totalement abandonnée. Il faut compter 65 pesos pour l’entrée.

On reprend la route et en arrivant à Campeche, nous faisons quelques courses pour pique-niquer sur le toit du fort San Miguel. En effet, Campeche est une ville fortifiée et le fort San Felipe est l’un des 6 forts extérieurs de la ville. Ce fort avait été construit au 18ème siècle pour contrer des attaques anglaises qui n’auront jamais eu lieu.


On se rend à notre hôtel Francis Drake , simple et correct pour 60 € la nuit. Après un peu de repos, nous allons découvrir cette ville, particulièrement calme, peut-être parce que nous sommes dimanche.
Comme précédemment cité, la ville est fortifiée, ainsi l’intérêt principal est de voir l’ensemble de ses murailles. Port important du Yucatan, il était obligatoire pour la ville de se protéger principalement des pirates ! Parmi les 2 forts les plus importants, on peut s’arrêter au Baluarte San Francisco et au Baluarte San Juan.



Toutes les rues de Campeche sont mignonnes et colorées ce qui rend la balade agréable. On tombe sur la Plaza de Independencia. Ici, on retrouve la ville coloniale typique, avec des locaux qui se reposent sur la place, et la cathédrale qui nous fait face, la cathédrale de la Purisima Concepción, de style baroque. On fait une pause à Chocol’Ha, car en fin de journée, à l’heure de l’apéritif, c’est plutôt un chocolat chaud que l’on boit.





Nous terminons notre promenade sur le Malecon, grande avenue située le long de la mer.


Nous dinerons au Bastion de Campeche, où nous tenterons la spécialité de Pan de Cazon, qui ressemble dans les faits à des lasagnes, des galettes superposées, avec du thon et des tomates.
Jour 9 : Uxmal
Notre hôtel fournissant un petit déjeuner, nous en profitons avant de partir en direction de Uxmal, autre site archéologique, mais c’est sans compter sur un gps qui va nous fera passer par une route improbable…
Arrivés à Uxmal, nous sommes très surpris par les tarifs pratiqués : 80 pesos de parking, 466 d’entrée, l’une des plus chères de tous les sites visités (excepté Chichen Itza qui sera la plus élevée). Le site en vaut toutefois vraiment le coup. Ici, tout est très réglementé : pas de nourriture, pas de sac avec soi, en gros on doit se contenter de bouteille d’eau et le téléphone à la main…
Le chemin pour visiter le site est tracé. Il s’agit donc de passer d’abord par la Pyramide des devins (advinino), superbe haute pyramide restaurée par les mayas (la seule pyramide ronde du Mexique). Seul le temple le plus haut n’a pas résisté.



Puis on rentre dans le Quadrilago de las mongas, son rôle n’est pas tout à fait défini (était-ce un palais ou un lieu militaire ?). Il y a entre autres beaucoup d’éléments décoratifs (on retrouve le Chac, ce visage du dieu de la pluie). Sur l’un des 4 cotés, se trouve le Palacio del Gobernador, long de 100m.




Pour sortir de ce quadrilatère, on passe sous une arche et découvre derrière un terrain immense avec jeu de pelote. Sur ce terrain, on traverse également le Grupo de Cementerio et après quelques marches, la Casa de las Tortugas.



On termine par la grande pyramide, la pièce principale du site. On quitte Uxmal pour Merida, nous n’avons finalement pas le courage de visiter un autre site, car la région en déborde…En effet, pour ceux qui le souhaitent, la Ruta Puuc regroupe les sites d’intérêts majeurs des environs comme Kabah, Labna etc…

Nous prenons possession de notre chambre au Doralba Inn de Mérida vers 15h et nous nous posons quelques instants pour profiter de la piscine et du patio. La chambre est très spacieuse et l’hôtel possède un parking, pratique dans Mérida où il est compliqué de circuler et stationner.


Nous commençons notre balade de Mérida vers 17h, quand l’animation commence enfin. En effet, comme toutes les villes latines, les après-midis sont généralement calmes !
Sur la place principale, il y a d’ailleurs un marché avec plein de food trucks et de vendeurs artisanaux qui se tient tous les dimanches.

La place principale est entourée entre autres de la Cathédrale San Ildefonso, la plus vieille cathédrale du Mexique, datant de 1561, et dont le petit jardin extérieur est relaxant. Il y a aussi la Casa de Montejo, plus vieille maison de la ville construit par Francisco Montejo, le fondateur de la ville et le Pasaje de la Revolucion, un passage couvert bordant la cathédrale. Enfin ne manque pas le Palais du gouverneur où on peut monter au 2ème étage et admirer la vue sur la place.





Un peu plus au nord de la place, on découvre le quartier de Santa Lucia, sa place animée, ses sièges qui permettent de se regarder et le couvent Iglesia de Jesus.

On s’éloigne un petit peu du centre pour découvrir le Paseo de Montejo, qui est une grande avenue avec les plus belles demeures de la ville comme le Palacio Canton, aujourd’hui musée régional d’anthropologie.


S’il y a toutefois une chose à retenir de Merida, ce sont les maisons et rues colorées qui sont l’essence même de la ville. Balade-toi au fil des rues, c’est ce qu’il y a de mieux (la calle 64 est le meilleur exemple).

Nous dinerons ce soir à El Campiche avec una sopa de lima (poulet citron), un cochinita pibil (porc effiloché) et des quesadillas jamon/queso et guacamole.
Jour 10 : Celestun et Cenotes
Nous partons en direction de Celestun qui se trouve en bord de mer, à environ 2h30 de Mérida et une seule route y mène.
Le village est très tranquille et vit au rythme des pêcheurs et des touristes. Evidemment pour faire un tour de bateau, il suffit de se balader sur la plage ou dans les rues, et on t’alpaguera très rapidement. Nous prenons notre temps et faisons un tour sur la plage et les environs tout d’abord.


Finalement, nous cédons pour un tour en bateau pour visiter la réserve naturelle de la biosphère, qui est le point d’attraction principal de Celestun. En effet, la réserve est le point de rencontre de l’eau salée du Golfe du Mexique et l’eau douce de la lagune ce qui crée un écosystème riche. A savoir que les prix pratiqués sont les mêmes partout entre chaque pêcheur (700 pesos pour 2 à cette période).


Nous commençons le tour vers 10h30/11H, le bateau se dirige vers le sud le long de la plage et il faut un certain temps pour arriver à l’entrée de la lagune. Le tour est aussi l’occasion de voir des oiseaux (plus de 300 espèces sont présentes ici), des flamants roses saumons (la plus grosse colonie du Mexique, on en compte plus de 25 000), des crocodiles et la mangrove également.
Le bateau passe d’abord par le canal des oiseaux où ceux-ci sont stationnés sur leurs rochers, puis à travers la lagune où sont posés les flamands et enfin nous rentrons dans un tunnel de mangrove, long d’1 km environ. Nous faisons un petit arrêt autour d’un cenote à l’intérieur, l’Ojo de Agua, où l’on peut se baigner si on le souhaite (mais bon, les crocodiles ne sont jamais loin !).





Sitôt sortis, nous quittons Celestun pour nous rendre dans 2 cenotes au sud de Merida, nous n’arriverons que vers 15h30 et sommes prévenus que les cenotes ferment vers 17h00.
Ces 2 cenotes sont situés à San Antonio Mulix, ils sont un peu perdus sur un chemin qui part de la route principale mais cela les rend assez cachés et peu visités. D’ailleurs, ce sont certainement les plus beaux et les plus sympathiques de tous les cenotes que nous avons faits et que nous ferons. Ils sont également protégés par la communauté locale puisque la route qui y mène est fermée et des gardes vérifient les accès.
Le 1er cenote, Xbatun, est ouvert, au milieu d’un cratère, l’eau y est excellente et encore une fois les fonds lacustres très intéressants. L’endroit est assez ombragé et la végétation qui l’entoure rend le lieu très exotique. La fin d’après-midi est propice à être seuls ici.
Le 2ème, Dzonbacal, se situe 5 minutes plus loin et est situé dans une grotte. Il est peu profond mais tout aussi intéressant et moins visité que le premier.


Au retour, nous nous arrêtons dans la petite ville de Cacao sur le chemin, village désert mais très photogénique.


De retour à Merida, nous mangerons sur la Plaza principal et tenons à goûter à une nouvelle spécialité, le Relleno Negro (du porc cuisiné avec beaucoup d’épices, mais pas fameux à notre goût). En dessert, nous cédons comme les Méridiens à une de leur autre spécialité, la marquesita, une crêpe gaufrée normalement constituée de chocolat et fromage crémeux.

Jour 11 : d’Izamal à Rio Lagartos
Avant de quitter Merida, nous allons faire un tour dans le plus grand marché de la ville, le marché de San Lucas De Galvez. Comme dans tous les marchés d’Amérique Latine, ici tout se vend, et on pourrait y passer des heures.


Nous prenons la direction d’Izamal, la Ciudad Amarilla. C’est une charmante ville coloniale toute recouverte de jaune et qui tend de plus en plus à être connue. Izamal, qui signifie « rosée qui descend du ciel », fut un lieu pèlerinage entre le 9ème et le 11ème siècle. D’ailleurs, 7 pyramides furent construites ici.



Si la ville est repeinte de jaune, l’origine de cette coutume est en fait un peu obscure. On ne sait pas si cela viendrait de la venue de Jean-Paul II en 1993 qui obligea les habitants à repeindre leurs maisons par souci de propreté et d’harmonie ou si cela survint après diverses épidémies de moustiques, le jaune pouvant les repousser…
Nous allons tout d’abord visiter le Couvent Saint Antoine de Padoue, lieu central de la ville, avec ses magnifiques arches et sa cour intérieure. Il fut construit au 16ème siècle sur les restes du temple maya principal. Petite fierté pour la ville, c’est le 2ème plus grand atrium au monde, après celui du Vatican !



Puis nous faisons un bon tour de ville à pied. Rien de mieux que ses ruelles photogéniques, la ville cache aussi de nombreuses petites chapelles comme la Capilla de los Indios ou celle de San Ildefonso et plein de bâtiments coloniaux.




Mais l’un des points forts de la ville est la présence de pyramides ! Bien que manquant de rénovation, les 7 pyramides ont l’avantage d’être présentes en centre-ville et de se visiter gratuitement ! Izamal est en effet un lieu archéologique encore peu connu.
La plus impressionnante est Kinich Kakmo (environ 30m de hauteur) composée de 2 pyramides superposées. D’ici d’ailleurs, la vue sur la ville est à perte de vue. Les autres pyramides, comme Iztamatul ou Kabul sont un peu moins visibles mais on peut en faire le tour.



Après avoir déjeuner à Muuil (poulet grillé, riz et sopa de lima), nous allons à Rio Lagartos sur la côte nord du Golfe du Mexique où nous passerons la nuit. Rio Lagartos se situe au nord de Valladolid, c’est un agréable port de pêche en bord de lagune également et situé dans une réserve naturelle. Notre hôtel le Perico Marinero est vraiment au bord de l’eau et le village de Rio Lagartos prête vraiment au repos car il est extrêmement calme.
Nous n’avons pas d’intérêt de refaire du bateau, car nous retrouverions les mêmes choses qu’à Celestun (mangroves, flamants roses, etc). Du coup c’est repos et piscine ! Nous dinerons à la Mojarrita, situé sur le bord de mer également. Ce restaurant, tenu par un seul monsieur, pêcheur le matin, cuisinier et serveur à la fois est le coup de cœur du séjour!


Cette escapade, même si nous n’avons pas fait d’activités en particulier fut un temps idéal de repos, Rio Lagartos est vraiment à découvrir…


Jour 12 : Valladolid et Cenotes
Nous partons ce matin à Las Coloradas, un peu plus loin dans la réserve de Rio Lagartos. Las Coloradas se situent à environ 20km sur une route cul-de-sac. Le village est connu pour ses mines de sel et son lac rose ; en effet le soleil reflétant sur le sel donne une couleur rosée à l’eau. Pour cela, il faut y être idéalement à midi quand le soleil est à son summum. L’entrée autour du lac rose est payante, mais en toute honnêteté, il n’y en a aucun besoin, on observe le lac depuis son entrée.


Au retour, nous nous arrêtons sur la très belle plage de Cancunito, plage de sable fin déserte.

Après cela, direction Valladolid. Afin de profiter de l’après-midi, nous irons tout d’abord voir des cenotes, ceux de Samula et Xkeken (ou Dzitnup), distants de quelques minutes à pied. Toutefois, ce sont certainement les moins intéressants que nous ayons pu faire, et que l’on recommande donc le moins. Le tarif est de 125 pesos par personne. Mais déjà, il faut rajouter un supplément obligatoire pour un gilet de sauvetage…savoir nager et porter un gilet pour un lac peu profond c’est un peu dommage, mais surtout on ne peut pas explorer les fonds. Et puis, on a l’impression d’etre à Disneyland avec des allées entières de vendeurs de babioles entre les 2 cenotes, beaucoup de contrôles inutiles etc etc,


Toutefois, l’intérieur des cenotes reste exceptionnel. Les 2 sont des grottes souterraines avec des puits de lumière, malheureusement aucune photo ne rendra la beauté des lieux comme nous l’avons vu.
En fin d’après-midi, nous nous rendons dans le centre-ville de Valladolid et nous nous arrêtons à notre point de chute pour les 2 prochains jours, l’hôtel Recuerdos. Situé dans le quartier de la Candelaria, en plein centre-ville, le Recuerdos est très agréable, avec des chambres spacieuses. Une petite piscine à l’abri des regards se trouve à l’arrière-cour.


Avant de visiter la ville, la faim nous appelle et nous nous arrêtons à Nena Nena, un café situé dans un ancien garage. La carte est simple mais composée de spécialités et le service est excellent !


Il s’avère qu’aujourd’hui c’est la chandeleur, et ce n’est pas qu’un jour de crêpes, mais une journée à connotation religieuse. De plus, nous sommes dans le quartier de la Candelaria, c’est donc tout naturel que des célébrations soient faites dans l’église du même nom. Sur la place, devant la chapelle, les habitants sont rassemblés pour prier et chacun apporte des bougies ou des fleurs.


Nous visitons ensuite le centre de Valladolid. La ville a été fondée au 16ème siècle et à la suite nombreuses batailles entres les mayas et les Espagnols, elle a été surnommée la ville héroïque.
Nous commençons par l’église San Servacio (seule église de la région a être tournée vers le nord), donnant sur le Parque Central, grand lieu de rassemblement des habitants, mais aussi l’hôtel Meson de Marques et le Palacio Municipal (hôtel de ville), tous les plus anciens bâtiments de la ville. Certains disposent d’arches coloniales.



Nous allons jusqu’au Cenote Zaci, seul cenote en ville mais celui-ci est actuellement fermé.
Nous terminons la journée avec un petit restaurant appelé Carpe Diem à l’arrière de San Servacio pour quelques tacos et empanadas !

Jour 13 : Chichen Itza, merveille du monde
Ce matin, c’est départ pour Chichen Itza, l’une des 7 merveilles du monde moderne ! Nous partons à 7h15, ce qui est un timing parfait car le site ouvre à 8h, et il y a d’ailleurs déjà du monde.
Après être passés par la case « billetterie » (parking 80, ticket fédéral 486, ticket de l’état du Yucatan 170 pesos), on se fait recaler au contrôle pour de la nourriture dans le sac… Finalement, nous sommes à 8h30 sur le site, il est important de ne pas y être plus tard si tu souhaites de bonnes photos car à quelques minutes près, les groupes de touristes débarquent par centaines et commencent tous par la fameuse pyramide ! Cela nous permet aussi donc de visiter le reste du site pendant que le monde s’agglutine sur l’attrait principal du site…Le site est assez grand et il y a de quoi visiter pendant environ 3h. Ce sont vraiment les meilleures heures, car même au fur et à mesure que l’on avance dans la matinée, en plus des touristes, ce sont les vendeurs ambulants qui s’installent et cela devient particulièrement pénible.
On commence donc par visiter El Castillo, LA pyramide de Chichen Itza, celle qu’on voit en photo partout ! Appelée également temple de Kukulkan (le dieu serpent à plumes), la pyramide est un emblème ; haute de 30m, on peut l’atteindre après 91 marches (il est interdit d’y monter toutefois).

Fort heureusement, Chichen Itza ne se résume pas à la pyramide mais s’étend sur 300ha au total ! Sa fondation remonte bien entendu à la période maya, Chichen Itza signifiant « au bord du puits de Itzaes » (il y a 5 cenotes autour du site). Ce qui fait la renommée du site est bien sur son excellente préservation, la ville n’ayant jamais été abandonnée !
En s’éloignant un peu, on découvre bien d’autres sites tout aussi intéressants. Le « groupe des mille colonnes » est comme son nom l’indique une lignée de colonnes représentant toutes une tête de serpent à plumes, elles servaient à l’époque à soutenir une belle galerie.


Le temple de Xtoloc se trouve tout à coté du cenote du même nom, il fut probablement utilisé à des fins religieuses.

La plateforme de Venus est une plateforme carrée avec des escaliers de chaque côté. Elle était originellement en couleur. Représentant une scène, c’est ici que les mayas s’adonnaient à des rituels ou cérémonies en public.


Le Caracol est aussi appelé l’Observatoire, c’est le 2ème site le plus connu de Chichen Itza ressemblant à un escargot ! C’est d’ici que les mayas étudiaient les astres. Il est très rare de trouver des bâtiments à forme ronde chez les Mayas.

Juste après, se trouve la Iglesia, dont les détails sont stupéfiants. C’est un bâtiment carré, avec une pièce voutée. Le dieu Chaac est représenté sous plusieurs formes. Quant à l’Osario, cette ancienne pyramide, est en fait la tombe du grand prêtre.




En basculant de l’autre côté du site, nous découvrons le temple du jaguar et le jeu de pelote, le plus grand découvert à ce jour, avec une acoustique qui résonne de part et d’autre du terrain. Nous terminons par la plateforme des tigres et des cranes.




Une fois sortis, nous mangeons rapidement sur le parking et nous repartons en direction de Valladolid pour visiter d’autres cenotes. On mise sur le cenote de la Hacienda Oxman. Il est très joli, situé dans une hacienda, tenue par une famille où tout est aménagé autour (restaurant, etc), mais on trouve que c’est beaucoup trop artificiel, une fois de plus. Le prix est de 150 MX pour le cenote uniquement mais certains payent plus pour rester autour de la piscine ou déjeuner.


Le cenote en lui-même est plutôt sympathique, à moitié grotte, à moitié ouvert. On le découvre tout d’abord d’en haut comme un énorme trou, puis on descend par un escalier jusqu’à hauteur d’eau. Il est équipé d’une tyrolienne pour ceux qui veulent s’amuser, mais à nouveau le gilet est obligatoire ; l’eau est bonne, mais pas assez pour rester des heures…


De retour à Valladolid, nous prenons notre déjeuner à Burrito Mi Amor avec comme à Bacalar des burritos améliorés et profitons de la piscine de l’hôtel. Nous partons ensuite en direction du sud de la ville. La Calle de los Frailes est une rue piétonne toute colorée et très photogénique, une promenade très agréable qui nous emmène vers le Couvent Saint Bernard. Cet ancien couvent du 16ème siècle, fondé par les Franciscains, est entourée d’une belle place de verdure. C’est ici qu’aurait commencer la mission évangélisatrice de la péninsule.




Pour dîner, nous testons le marché couvert de la ville. C’est très simple, mais c’est là qu’on trouve le meilleur rapport qualité/prix.
Jour 14 : Retour vers Cancun
On se lève un peu plus tard et après avoir fait un dernier tour dans Valladolid, nous allons prendre notre petit-déjeuner à Canto Encanto. Nous avons toutefois 3h de route pour atteindre Cancun et 1h de décalage horaire. Tout roule parfaitement sauf l’entrée de Cancun.

Nous prenons possession de notre chambre au même hôtel que le 1er soir et nous allons faire notre test covid (obligatoire pour rentrer en France à cette période).
Etant donné le magnifique temps, nous décidons d’aller voir de plus près les plages de Cancun et nous nous arrêtons à Playa Delfines. L’eau est excellente, les vagues parfaites, le sable fin. On comprend ceux qui viennent ici pour le farniente, même si les hôtels ne donnent pas très envie. En effet, la Zona Hotelera de Cancun est situé sur une bande de terre sur le front de mer et est composée d’une seule route, avec les hôtels face à la mer. Cela fait très « resort », mais l’on sait que Cancun est chérit par de nombreux américains cherchant le soleil (à cette période, il y a un vol toutes les 2 minutes en direction des Etats-Unis).

Nous dinerons à la Taqueria El Poblado pour quelques tacos faits maison et minute pour ce que nous pensons être notre dernier soir à Cancun.
Jour 15 à 17 : Cancun forever…et oui !
Après avoir pris à nouveau un petit déjeuner à 100% natural proche de l’hôtel, nous pensons terminer notre séjour en rendant notre voiture. Victimes d’une arnaque à ce moment, c’est pour cela que nous ne recommanderons pas le loueur que nous avions choisi. En effet, lors de la vérification de la voiture, le loueur ne trouve plus la roue de secours… Sauf que personne n’a eu notre clé de voiture en main, mis à part le loueur que nous avons quitté des yeux quelques minutes ! Une arnaque bien ficelée qui nous coûtera la caution (heureusement que nous avons les assurances de carte bancaire !).
Avec cette mauvaise note, nous arrivons en colère à l’aéroport, mais ce n’est pas tout…Après les pluies tropicales de la nuit dernière, l’accès à l’aéroport est difficile. Mais à quoi bon, puisqu’après 3h de queue à l’enregistrement, nous apprendrons que notre vol est reporté puis finalement annulé.
Nous serons transportés 8h plus tard dans un hôtel…de la Zona Hotelera ! Face à ce retard, le fait de séjourner à l’hôtel Seadust Cancun Resort en formule tout-inclus jusqu’à notre réel départ (soit 2 jours plus tard) sera notre consolation. Au vu des 48h qui nous attendent, autant profiter de l’hôtel, de la chambre avec jacuzzi, vue sur mer, et de tous les restaurants all inclusive compris avec boissons, et même les bars.



Nous repartirons le mardi, non sans quelques problèmes (vol à nouveau annulé pour finalement partir le soir seulement…). Fort heureusement, American Airlines nous dédommagera pour cela…
La péninsule du Yucatan n’était au départ pas notre destination de prédilection. Mais à cette période, elle s’est avérée un choix judicieux : un climat parfait, un séjour abordable et en temps de covid, des restrictions plutôt limités.
La péninsule allie plusieurs types de tourisme et ravira beaucoup de monde : les plages sont effet magnifiques, les sites mayas en parfait état de conservation et les villes coloniales méritent, elles, un détour pour flâner à travers des maisonnettes colorées, typiques des Caraïbes !
Les plus du voyage
- un climat parfait en janvier
- les sites mayas parfaitement conservés
- les cenotes, une particularité du Yucatan
Les moins
- nourriture souvent répétitive
- attention à la sécurité et aux petites arnaques





