Road trip de 9 jours en Mars 2024
Le Maroc compte 4 villes impériales : Fès, Meknès, Rabat et Marrakech. Etant donné que nous connaissions déjà Marrakech (et que la ville fait déjà l’objet d’un article du blog ici), nous n’avons visité que les 3 premières lors de ce voyage.
Pour comprendre l’histoire des villes impériales, c’est très simple. A chaque dynastie qui s’est nouvellement installée au Maroc, une ville a été choisie comme « capitale » : Fès en premier en 789 par le Sultan Moulay Idriss, puis Marrakech en 1062 par la dynastie des Almoravides, Meknès en 1672 par les Alaouites et enfin Rabat, capitale actuelle du Royaume. C’est donc à travers ces 3 villes que nous avons décidé de découvrir le Maroc autrement.
3 jours à Rabat
Rabat est notre première destination, après 3h de vol depuis Paris. Il était plus simple d’arriver à Rabat et de repartir de Fès afin de limiter la route inutile et donc de louer une voiture en aller simple, bien que ceci nous ait posé des problèmes (en effet le loueur Budget nous a facturé sur place des frais d’abandon supplémentaires alors qu’ils étaient inclus).
Pour l’avion, Transavia vole sur l’ensemble de ces villes, à des tarifs très corrects et permet des trajets multi-destinations (ce qu’Air France ne permet pas).
Nous avons choisi un appartement dans le quartier de l’Océan. Il est idéalement situé proche de la Médina (mais en dehors pour éviter la cohue), à quelques mètres de l’océan mais aussi proche d’un arrêt de tramway et d’un supermarché « Marjane ».

L’appartement se situe dans un immeuble moderne mais typiquement marocain avec garage pour notre voiture et bien équipé.

Nous consacrerons environ 3 jours à Rabat, la capitale administrative et politique du Maroc. La ville fut longtemps considérée comme de seconde zone. Mais le Maréchal Liautey en charge du protectorat en 1912 l’a choisi comme capitale et lui donne toute sa splendeur actuelle. Moins prisée que ses consœurs impériales, elle est de notre point de vue l’une des plus chaleureuses.
Restaurants :
Dotés d’un appartement où nous avons cuisiné, nous n’avons pas eu l’occasion de d’essayer de nombreux restaurants mais voici les adresses testées
Dar El Medina : l’un des meilleurs restaurants testés au Maroc avec un menu unique de 125 dirhams ! Le menu est composé de 3 petites entrées (zaalouk, tomates etc…) puis d’un couscous. Le couscous est délicieux car accompagné de sa tfaya, mélange d’oignons caramélisés et de raisins secs qui donnent un gout sucré à celui-ci.


Les stands de la Médina : il faut y venir en fin d’après-midi quand les gens sont de sortie. C’est toujours un plaisir de goûter aux pains et pâtisseries. Se fier à la longueur de la queue pour savoir lequel choisir est la meilleure solution.


Que voir ?
Kasbah des Oudayas
Passée la fameuse porte du même nom Bab Al Oudaya, on embarque dans un village au sein de la ville. Ici les bougainvilliers, le fer forgé et les façades bleues et blanches nous rappellent l’Andalousie. Edifiée au XIIème siècle sous la dynastie Almoravide, elle fut véritablement érigée en kasbah par les Almohades. C’est ici que s’installèrent des moines-soldats qui partaient en guerre sainte en Espagne contre les chrétiens, lieu qu’ils appelaient le Ribah (d’où le nom de la ville).






La Kasbah est un endroit idéal pour flâner. Avec ses ruelles pavées, ses chats se baladant ou se prélassant, le dédale nous mène jusqu’à la plateforme du sémaphore qui permet une vue parfaite sur l’océan, sur le fleuve Bouregreg ou encore sur Salé, la ville voisine.


Non loin de là, se trouve le Café Maure, véritable institution du quartier, et dont la vue est également imprenable. Le thé à la menthe est incontournable.


On termine la visite de la Kasbah par le Jardin des Andalous, un jardin de style hispano- mauresque, dont la création remonte à peine à 1920 (c’est l’architecte de Liautey qui en fut le concepteur), et situé au pied du Palais des Alaouites, dynastie royale toujours en place aujourd’hui. Le jardin permet une véritable pause dans le temps.



La Médina
Nous quittons la Kasbah des Oudayas pour rentrer dans la Médina de Rabat par la fameuse rue des Consuls, rue principale du souk.


Cette médina n’a rien à voir avec les autres villes impériales. Nous ne nous attendions pas à des souks aussi bien tenus et propres. Rénovés en 2019, l’endroit est clair et espacé ; et aucun rabatteur en vue. Fondée au 17ème siècle, la médina s’étale sur environ 1km. Nous découvrons en premier le souk des vêtements. Mais nous sommes vendredi et les horaires sont un peu différentes en ce jour de prière., l’activité y est calme. Mais en fin de journée, cela est bien différent et viennent s’ajouter des stands de pâtisserie et nourriture qui s’ouvrent petit à petit. La rue Souika est particulièrement animée à ce moment.


Il existe également quelques foundouks dans la médina qui sont des anciens caravansérails et où l’on peut rentrer.

L’ancienne médina de Rabat est protégée par de majestueux remparts et de grandes portes qui se fermaient autrefois pour protéger les habitants. Musulmans et juifs ont toujours cohabité, en atteste d’ailleurs l’ancien quartier juif du Mellah, en léger retrait de la médina mais toujours à l’intérieur des remparts. On reconnait plus loin Bab el Had qui marquait autrefois l’entrée principale de la ville.


Tour Hassan 2
Très élégante du haut de ses 44m, la Tour Hassan 2 ressemble à la Koutoubia de Marrakech ou encore à la Giralda de Séville. Le lieu est rempli d’importance et de solennité, c’est l’endroit même où le roi Mohammed V déclaré l’indépendance en 1956 et où il a choisi son tombeau, le mausolée juste derrière. On rentre sur l’esplanade par des entrées gardées par des militaires à cheval. La tour Hassan 2 était le rêve du Sultan Yacoub El Mansour qui souhaitait construire la plus grande mosquée au monde (le projet ayant été arrêté à sa mort). Considérée comme une mosquée, les non-musulmans ne peuvent pas la visiter.


Mausolée Mohammed V
Juste en face de la Tour Hassan II, sous une multitude de tuiles vertes (rappel de la couleur du drapeau marocain, symbole de la royauté), et avec un gardien à chaque entrée ouverte, le mausolée est rempli de luxe et raffinement. De style arabo-andalou, il est le tombeau du roi Mohammed V, très aimé du peuple marocain, mais également de ses fils Hassan II, son successeur, et Moulay Abdallah, son deuxième fils.





Ville nouvelle de Rabat
Elle a vu le jour sous le protectorat français en 1912. On y trouve de nombreux musées comme celui de la Poste, le musée archéologique, le fameux musée d’art contemporain (musée Mohammed VI) ou encore le Palais Royal bien entendu (qui n’est pas malheureusement pas possible de visiter). La ville nouvelle est beaucoup plus architecturée, carrée tout comme le démontre la très rectiligne avenue Mohamed V.

On peut s’attarder sur la Cathédrale Saint Pierre. Construite en 1930, elle représente la partie catholique de Rabat, une ville qui a connu beaucoup de mélanges religieux (catholiques, juifs et musulmans ont longtemps cohabité ensemble). Dans un style art-déco, on y retrouve toutefois beaucoup de rappel à l’art oriental (zelliges, lanternes marocaines…).


Salé
De l’autre côté du fleuve Bouregreg, se trouve la ville de Salé. A quelques arrêts de tramway, nous descendons à l’arrêt Bab Lakmiss (arrêt suivant le pont Hassan 2), qui est aussi le nom de la porte de la médina de Salé. Petite particularité à savoir sur le tramway, lorsque les guérites sont fermées, seules les machines automatiques sont disponible et il faudra l’appoint en petite monnaie pour acheter un ticket.

Salé a une importance particulière puisque la ville a vu naitre et grandir ma grand-mère en 1936. Nous avons donc suivi sur recommandation quelques adresses données, même si aujourd’hui n’a surement rien à voir avec l’époque.
La médina de Salé est toute peinte d’ocre. Beaucoup plus traditionnelle et plus conservatrice, nous traversons les souks, avec beaucoup moins de touristes que Rabat. La médina dispose d’un souk des bijoux, un souk alimentaire et souk de vêtements. Nous découvrons la grande Mosquée de Salé, la Médersa des Mérinides, dont la cour est un véritable bijou (avec beaucoup de bois sculpté et de zelliges), ainsi que la Kissaria (souk couvert) qui est un vrai bonheur pour la chasse aux trouvailles.




Un peu plus loin, en bord d’océan, on longe le Bastion des Larmes et le cimetière musulman, assez incroyable à voir.

Une fois notre tour de ville terminée, nous descendons sur la plage de Salé qui a une vue imprenable sur la Kasbah des Oudayas. C’est une visite à ne pas manquer.

Nécropole de Chellah
Au moment de notre départ de Rabat, nous passons devant la Nécropole de Chellah. Située à l’extérieur des remparts de la ville, la nécropole est malheureusement fermée depuis le Covid, sans date de réouverture de prévue. Avec une vue très belle sur le fleuve, les promenades autour des fortifications sont de mises. En temps normal, il est donc possible de se balader à l’intérieur de la nécropole qui cache des tombeaux éparpillés sur des espaces verts. Véritable site archéologique depuis l’antiquité, le lieu mérite le détour si ouvert.

Tour Mohammed VI
On peut également parler en quelques lignes de la tour Mohammed VI. Cette tour immense, visible de chaque point de vue de Rabat (depuis la Kasbah ou de la Nécropole de Chellah) devait être la tour la plus haute d’Afrique. Mais pendant sa construction, elle a réussi à se faire doubler par un autre projet en Egypte ! La tour accueille tant des logements, que des bureaux ou hôtels (le projet de départ était d’être le siège de la BMCE, banque marocaine).

2 jours à Meknès
De Rabat, nous quittons la ville par une autoroute moderne qui nous mène en 2h à Meknès, autre ville impériale (l’autoroute est à péage, environ 40 dirham le trajet).
Notre logement à Meknès se situera à nouveau en dehors de la médina, mais sera toute proche. Pour des raisons pratiques et afin de garer la voiture, cela nous semble être le meilleur compromis. Proche de la gare routière, le logement est très grand, mais comme beaucoup de logements, il n’est pas chauffé (alors que les températures sont encore faibles à cette période). Difficile pour nous de se réchauffer !

Meknès est plus modeste en taille que les autres villes impériales. C’est une tribu berbère appelée Meknasi qui s’installa dans la région en premier. Moulay Ismail l’a choisi au 17ème siècle comme capitale marocaine.
Restaurants :
Aisha : ce restaurant est notre première découverte de Meknès. Perdu dans la médina, et pas facile à trouver, nous y avons très bien mangé : couscous et tajine kefta au menu. Une mention spéciale aux femmes en cuisine (déjeuner pour 205 dirham)


Beijjit : cet endroit est en fait une boucherie à quelques mètres de notre logement, recommandée par notre hôte. Dans la vitrine, nous choisissons la viande que l’un des bouchers nous fait cuire au feu de bois. Avec simplicité, on va même nous chercher quelques frites, tomates et échalotes pour agrémenter, le tout pour la modique somme de 80 dirham.

Que voir ?
La ville est divisée en 2 parties : la médina avec ses souks artisanaux, datant du 11ème siècle, et la Kasbah, la ville impériale, derrière ses immenses remparts.
Médina
C’est par la porte Bab El Khemiss (toute proche de notre logement) que nous entrons, son nom signifiant la porte heureuse. Derrière se cache le Mellah, l’ancien quartier juif, dont les murailles sont un peu plus hautes que celle de la Médina.



La médina cache plusieurs trésors : la grande Mosquée (non visitable), la mosquée Najjarine, le Palais El Mansour (palais des Idrissides) ou encore la Medersa Bou Inania, de style hispano-mauresque, l’école coranique aux 25 chambres.



Bien entendu, le passage par les souks de la médina est un incontournable. A travers les rues Sebahghine et la rue Nejjarine (qui elle est surtout couverte et regroupe les vendeurs de vêtements), on découvre un artisanat assez authentique. C’est sans compter également sur le marché couvert qui cache exclusivement des pâtisseries.





La Place el Hedim, quant à elle, à l’entrée de la Medina est souvent apparentée à la place Jemaa El Fna de Marrakech (en beaucoup plus petit) mais Meknès sous les travaux, nous n’avons pas pu profiter de celle-ci.

Plus au nord de la médina, on s’attarde également vers la Bab Jdid, la mosquée Berddouane et le souk de la ferronnerie.


Cité impériale
C’est la Porte Bab El Mansour qui marque l’entrée de la ville impériale, mais impossible de la voir, elle est cachée derrière des échafaudages. Cette porte est normalement l’une des plus impressionnantes du Maroc avec son architecture mauresque.
Il faut dire que de cette cité aux remparts, nous ne verrons pas grand-chose. De grands travaux ont été entrepris à Meknès et ne nous permettent quasiment pas de visiter. C’est une vraie déception, mais espérons que dans quelques années, la ville retrouvera ses galons. On nous propose toutefois de faire le tour des 25 kms de remparts en calèche !



Seule exception à ses travaux, le mausolée Moulay Ismail est le tombeau du sultan, fondateur de la ville et un des rares monuments à être ouvert aux non-musulmans. Il y a 4 à 5 pièces à visiter, dont une salle de prière dans le fond.





Moulay Ismail qui dirigea le pays entre 1672 et 1727 et est considéré comme le fondateur du Maroc moderne. Premier souverain de la dynastie Alaouite, il est celui qui a unifié le pays.
Dans ce que nous ne pouvons pas voir mais à noter pour de futures visites, il y a le bassin de l’Agdal (si tu connais le bassin de la Ménara à Marrakech, c’est sa copie conforme) et le Sahrij Souani, le grenier à grains qui permettait de conserver les réserves alimentaires du pays, ainsi que les écuries royales qui pouvaient accueillir jusqu’à 12 000 chevaux.
Dar Kbira
Pour ceux qui ont un peu de temps, le quartier Dar Kbira (« la grande maison ») se situe au nord de la ville impériale. Dar Kbira fut voulu par Moulay Ismail comme un dédale de ruelles qui sont les prémices de la ville impériale.


Volubilis
Situé à environ 40 minutes de Meknès, à 400m d’altitude et par des routes très agréables, Volubilis cache des ruines archéologiques d’une très belle conservation, les plus entretenues du Maroc. En effet, les fouilles montrent des traces de Carthaginois au 3ème siècle avant JC, puis des Romains. Lorsque les Romains quittent la ville au 3ème siècle, cela parachève le tout. La ville restera occupée toutefois jusqu’au tremblement de terre du milieu du 18ème siècle.


Après avoir payé nos entrées (70 dirhams par personne), nous suivons un parcours en boucle qui nous fait découvrir cette ancienne ville de 20 000 habitants, connue pour avoir été la réserve à lions du Colisée, et pour sa production d’huile d’olive.
Il y a de nombreux éléments immanquables dans cette ville, et le soleil brillant au dessus du site, avec toutes les fleurs qui émergent en ce printemps, rendent le site encore plus incroyable.

On peut découvrir le palais de Gordien, le forum ou la Basilique, près de la place du Capitole. Il y a encore de très belles mosaïques en état quasi impeccable, qu’on découvre en s’écartant de l’allée principale de temps à autre. Prenons exemple sur la Maison d’Hercule avec sa mosaïque au sol représentant les 12 travaux (10 des travaux sont intacts), tout comme la Maison de Vénus.


On termine sur un bel Arc de Triomphe, l’Arc de triomphe de Caracalla, construit en marbre en 212, et autrefois coiffé d’un char de bronze.


Moulay Idriss
Au retour de la visite de Volubilis, nous nous arrêtons dans le village de Moulay Idriss Zerhoun. La ville est très intéressante car perchée, entre 2 collines. Elle est la ville de naissance de Moulay Idriss, fondateur de Fès (à ne pas confondre avec Moulay Ismail, fondateur de Meknès) et arrière petit-fils de Mahomet. Vénéré comme le plus grand saint du Maroc, ce village est devenu un sanctuaire, un lieu de pèlerinage pour les musulmans.

La ville est agréable, très traditionnelle, mais les nombreuses marches nous arrêtent la (avec une poussette, pas très pratique). Le mausolée de Moulay Idriss est l’un des points intéressants, mais est réservé aux musulmans uniquement. Les terrasses panoramiques, qui permettent une vue sur le mausolée, sont peu indiquées, il faudra chercher un peu ou te faire aider des enfants !





3 jours à Fès
Fès est une ville tourbillonnante. Il nous aura fallu presque 1h pour atteindre le centre-ville où il n’est pas facile non plus de se garer. La médina n’est évidemment pas conseillée pour les voitures, mais nous trouvons une place à quelques mètres de notre logement qui, bien que dans la médina, reste très proche des abords.
Notre logement est un appartement à forte influence marocaine. Nous ne voulions pas de riads à cause du bruit de résonance généré par les cours intérieures, mais cet appartement fonctionne tout comme. Le petit plus est sa terrasse sur le toit.
Restaurants :
Chez Glaoui : le restaurant propose un menu qui permet d’avoir un couscous royal, une soupe, un thé, et quelques pâtisseries, et il est installé tout proche de la porte avec une terrasse sur rue (165 dirham)
Boujloud : situé dans la rue Talaa Kebira, ce restaurant possède de nombreuses petites terrasses, à plusieurs étages, et la vue est top. Mais ce restaurant est plus cher que la moyenne et au final pas aussi bon (270 dirham pour une pastilla et un couscous).

Bouianania : ce restaurant est une belle découverte. Situé à la porte Bab Boujloud, le restaurant a un super toit terrasse sur lequel on peut manger. L’endroit est assez calme par rapport à l’ambiance de la porte. Nous sommes fidèles au couscous et prenons également au tajine citron. Nous y reviendrons pour un thé à la menthe notre dernier soir.


Bonus Hammam : toujours proche de la porte Bab Boujloud, le hammam Mernissi propose une pause dans le tumulte de la médina. Le personnel est très professionnel et le moment passé en bain chaud, aussi bien qu’en massage est très agréable.
Que voir ?
La médina ou Fès El Bali
La médina de Fès est une véritable aventure et un réel labyrinthe de ruelles. Inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco, les monuments qui s’y trouvent datent du 13ème et 15ème siècle environ, entamés sous le règne de Moulay Idriss .
Les tanneries
L’expérience de tanneries de cuir est inévitable à Fès. Dans le quartier Chouara, les commerçants qui ont vue sur les tanneries seront tous avenants à proposer une visite de leur boutique, afin de monter sur la terrasse et ainsi découvrir les tanneries. La visite est supposée être gratuite, mais un billet pour le commerçant est fortement apprécié, d’autant qu’il offrira un joli brin de menthe afin de masquer les odeurs très fortes du cuir travaillé. Il y a une autre tannerie visible proche de la porte Bab Debbagh.




Les Souks
Nombreux sont les souks de Fès, que chacun pourra apprécier à sa juste manière. Le souk Attarine regroupe les épices, le souk Jeld est spécialisé dans la maroquinerie et le souk Sejjarine pour les babouches. Proche du quartier des tanneurs, on va également retrouver les souks du henné et de la cosmétique. La Kissaria Al-Kifah en fait également partie (souk couvert). L’offre est d’ailleurs beaucoup abordable qu’à Marrakech et les vendeurs beaucoup moins insistants.







Mosquée Al Quaraouyne
Cette mosquée, bien que non visitable comme beaucoup d’autres, est toutefois visible à travers son porche. Pouvant accueillir jusqu’à 20 000 fidèles, elle fait également office d’université de théologie, l’une des plus anciennes du monde arabe, datant de 859.



Médersa Attarine
La médersa est une ancienne école coranique. Elle peut également accueillir les étudiants en tant qu’internes également. Il y a plusieurs medersas à Fès qui méritent un détour. Nous avons visité la Medersa Attarine, qui est toute petite, mais qui permet de voir son architecture, ses mosaïques (20 dirham l’entrée).



Les autres medersas de Fès se visitent également : la médersa Bou Inania est plus grande en taille, et la médersa Seffarine est la plus ancienne (elle date de 1280). Sauf si tu as beaucoup de temps et que tu peux toutes les visiter, il faudra faire un choix !

Bab Boujloud
La porte officielle d’entrée de Fès est la Bab Boujloud, datant du 13ème siècle. De couleur bleue et verte, les couleurs reprennent les codes de la ville et de l’islam. Elle est très animée car de nombreux restaurants se trouvent ici et les 2 rues commerçantes Talaa Sghira et Talaa Kbira commencent à cette porte.

Mausolée Moulay Idriss
Le mausolée est l’un des lieux les plus saints de Fès, un endroit où les habitants de Fès vont prier le vendredi et espérer avoir de la chance en touchant la tombe du fondateur de Fès, Moulay Idriss. Son tombeau y est recouvert de soie, offert par la corporation des tisseurs.

Place Seffarine
Cette magnifique place en triangle est un endroit où les artisans travaillent dehors principalement le cuivre. Cela résonne dans les oreilles dès qu’on aborde la place. Nombreux sont les objets qui sont travaillés : une théière, une marmite etc…


Musée Fondouk Nejjarine
Ce musée, situé sur la place Nejjarine du même nom, avec sa magnifique fontaine, est le musée de l’Artisanat et du Bois. On peut découvrir de nombreuses collections entre autres sur les armes ou les instruments de musique. Par ailleurs, le lieu est aussi un foundouk (un ancien caranvansérail).

Quartier des Andalous
Notre logement étant proche de celui-ci, nous profitons du quartier qui se situe de l’autre côté de la rive du fleuve. Le quartier est beaucoup plus calme car déserté par les touristes, mais l’architecture mauresque et les ruelles pittoresques sont tout aussi présentes que dans la médina. La mosquée des Andalous se situe en haut de quelques marches le long d’un souk.





En dehors des remparts, Fès El Jdid
Palais Royal
Plus ancien palais du Maroc, le palais Royal se situe sur la Place des Alaouites. Il est l’une des 7 résidences du roi du Maroc. Les visites ne sont pas autorisées, mais s’attarder sur l’esplanade devant permet de le découvrir de plus près. Le palais s’étend sur 80ha et fut bâti au 13ème siècle.



Jardin Jnan Sbil
Tout proche de la porte du même nom, on peut passer du temps dans le parc botanique Jnan Sbil, une véritable oasis lorsque l’on sort de la médina. Sur 7ha, il a été récemment rénové et se donne des airs d’Andalousie.





Le Mellah
Ancien quartier juif, et lieu très traditionnel de Fès, nous retrouvons également une architecture très typique, des souks encore plus traditionnels que dans la Médina. La rue Bou Ksissat est la plus intéressante de toutes.




Sefrou
Avant notre arrivée à Fès, nous décidons de faire un détour par Sefrou. Située à 800m d’altitude, la ville, très agréable, possède de très beaux remparts.
Elle fut dans le passé le refuge des juifs de la région. Ainsi, le mellah reste un quartier très important, tout comme la médina toute proche.



De ces villes impériales, on retiendra une architecture magnifique qui reflète vraiment le Maroc qu’on imaginait. Ce voyage peut complétement se faire en incluant Marrakech, ou en ne venant qu’un week-end (les compagnies desservant Fès, Marrakech ou Rabat très régulièrement).
Rabat a été notre coup de cœur de ce voyage, permettant des visites partagées entre la Médina et la ville nouvelle. Le Nord du Maroc nous attend pour un prochain voyage !
Les plus du voyage
- des médinas plus calmes que Marrakech
- une architecture arabo-mauresque magnifique
- la nourriture marocaine toujours aussi fabuleuse
Les moins
- le climat un peu froid la nuit et pluvieux au mois de mars




































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































