Lanzarote

Séjour de 8 jours dans les Canaries

Surnommée l’île aux volcans grâce à plus de 300 cônes présents sur sa terre, Lanzarote est l’une des 7 îles des Canaries, archipel espagnol au large des côtes du Sahara Occidental.

Lanzarote, la plus nordique et la plus désertique de ces îles, présente un paysage lunaire, dû aux 2 éruptions du volcan Timanfaya survenues entre 1730 et 1736 puis en 1824, qui ont agrandi l’île de plus d’un quart de sa surface.

Réputés pour leur climat doux toute l’année, les Canaries sont un paradis pour ceux qui souhaitent fuir les hivers froids continentaux. Mais il faudra cohabiter avec le paramètre vent, très présent dans ces îles.

Comment y aller ? Se déplacer ?

Lanzarote n’est pas l’île la plus visitée, pour autant Transavia et Vueling sont les 2 compagnies desservant principalement l’île. Il faut 4h pour se rendre dans les Canaries et les vols directs sont surtout le samedi toute l’année, ainsi que quelques vols supplémentaires en milieu de semaine.

L’aéroport est très petit, il est très facile de trouver les loueurs de voiture à la descente d’avion. Goldcar avait la meilleure offre, et est une compagnie de qualité en Espagne. La location d’une voiture standard n’aura couté que 65€uros.

Où se loger ?

Barcelo Teguise Beach, Paseo Marítimo, s/n, 35508 Costa Teguise: cet hôtel 4****, situé à Costa Teguise, dispose de très belles installations (plusieurs bars et piscines extérieures, salle de sport), d’un petit-déjeuner buffet excellent, de chambres bien équipées et de petites attentions (verre de bienvenue). Petit plus : certaines chambres ont un jacuzzi sur balcon, vrai luxe ! 145 €uros la nuit, pdj inclus

Nazaret Suite Apartment, 3 Calle la Avutarda, 35539 Nazaret : à 2km de Teguise, cet appartement situé au calme dispose d’une terrasse à l’entrée, d’un salon avec cuisine équipée, et d’une belle chambre avec accès direct sur une piscine chauffée privée. Appartement bien agencée avec de supers prestations. Tarif 55€ la nuit

THe Gaviotas Collection, Urbanización Matagorda, Calle Mato, 1, 35510 Puerto del Carmen : à Puerto del Carmen, autre station balnéaire, des chalets sont disséminés en bord de mer et au milieu de petits bassins et hauts palmiers. Bien équipés, mais un peu vieillots. Site un peu trop proche de l’aéroport. Wifi Payant. 50 € la nuit.

Où se restaurer ?

Cafeteria San Miguel, Calle la Sangre 2, 35530 Teguise : dans l’une des célèbres rues de Teguise, ce bar propose un Menu del Dia pour 10€. Petite terrasse, accueil sympathique.

La Tabla, C.C. Mareta, local 17, 35508 Costa Teguise : l’une des taperias les moins chères de l’île. A 3,5 € la tapa, il y a du choix (croquetas, chorizo, fruits de mer). Le restaurant propose aussi des grillades. Mojos proposées sur table (les mojos se trouvent dans tous les restaurants de l’île : 2 sauces, rouge pimentée et verte base coriandre servies avec du pain en entrée) et chupitos offerts.    

La Carmencita del Puerto, CC Maritimo, Av. de las Playas, s/n, 35510 Puerto del Carmen : un restaurant charmant, parmi les meilleurs de Puerto del Carmen, une ambiance détente, de très bons plats et du vin local. Chupito offert (encore ?)

Casa Jacinto, Calle Reina Sofía 29, 35510 Puerto del Carmen : Sur les hauteurs de Puerto del Carmen, ce restaurant sert des plats plus classiques, mise en bouche et mignardises de mise, couverts en sus.

Casa de la Playa, Calle el Lajero 1C, 35542 Haría : Repéré grâce au monde régulièrement garé devant, ce restaurant de bord de mer propose des poissons frais. Le service est un peu surjoué, mais bon restaurant dans l’ensemble

Restaurante 7 Islas, Av. Marítima 2, 35570 Playa Quemada : dans un petit village de pêcheurs, restaurant avec vue sur mer et service sympathique. Plats simples mais efficaces !

Bar cafeteria Los Roferos, Calle las Casillas 1, 35541 Máguez : dans le village de Haria, un bar qui propose des snacks à très prix dérisoires. 3€ un burger, 2€ le hot dog, le tout dans une ambiance joyeuse et locale !

Que voir, que faire ?

Dans le nord de l’île

Caleta de Famara

L’arrivée sur la Caleta de Famara est exceptionnelle : une route toute en courbes, des falaises, l’océan… Caleta est un joli village de pêcheurs, blanc comme tous les villages de Lanzarote. Mais celui-ci se trouve au pied des seules falaises de l’île, le massif d’El Risco de Camara, à 400m d’altitude. C’est l’une des plus belles plages de l’île, sur 6km de long, mais baignade interdite ! Sa situation géographique permet aux vents puissants de s’y engouffrer et en fait LE spot de surfeurs et kite-surfeurs de l’île. Ambiance plutôt cool dans le village, les bars succèdent aux écoles de surf.

Haria

Au nord de l’île, la petite ville d’Haria est surnommée la vallée aux 1000 palmiers. Il se dit qu’un palmier a été planté pour chaque fille née ici et 2 pour chaque garçon. Bénéficiant d’un microclimat et protégée des vents, Haria attire les touristes mais aussi César Manrique, l’artiste contemporain originaire de l’île, dont la maison se visite également. Ne manque pas la place Leon y Castillo, dans le centre ou encore le mirador Los Herechos en venant depuis Teguise, permettant de visualiser tout le village.

Mirador del Rio

Le Mirador del Rio est connu pour son point de vue magnifique sur l’ile de la Graciosa, située en face de Lanzarote. Sur les hauteurs du Risco de Famara, à 474m d’altitude, et camouflé dans la roche, le Mirador del Rio a été aménagé par Cesar Manrique, véritable maitre d’œuvre de Lanzarote.

Pour le coup, l’entrée est payante (5€ ou pass possible avec d’autres attractions de l’île) et chère pour une simple vue. En redescendant la route vers le sud-ouest à pied (impossible de stationner en voiture le long), il est possible d’avoir une toute aussi belle vue ! Et pour la plus belle vue du coin, je conseille le Mirador de Guinate, à 5km plus au sud !

Dans notre dos, se trouve le volcan du nord de l’île, le Monte Corona (ca ne s’invente pas), le plus haut volcan de l’île (609m d’altitude). Il est possible de monter au sommet, la randonnée ne prendra qu’1h.

Orzola

Le petit port de pêche d’Orzola est la ville la plus au nord de l’île. Lieu de départ des ferrys pour La Graciosa, il voit des flots de touristes le matin au départ, puis le soir au retour des bateaux. Au nord du village, il est agréable de se promener le long de l’océan sur une mer de pierres volcaniques toutes plus hautes et plus tranchantes les unes que les autres.

Au sud d’Orzola, on peut découvrir Caleton Blanco, des piscines naturelles aux couleurs contrastantes qui permet aux gens de venir se baigner en toute tranquillité. Il est recommandé de venir en marée haute quand les piscines sont remplies d’eau

La Graciosa

A découvrir tout d’abord depuis le Mirador del Rio pour la voir d’en haut, l’île de la Graciosa fait partie d’un archipel de 3 îles appelé Chinijo mais elle est la seule habitée et habitable. Pour s’y rendre, rien de plus simple que le ferry depuis Orzola, accessible en 30 minutes. En cas de vents forts, il faut avoir le cœur bien accroché.

L’île, qui n’a que 750 habitants, voit sa population doubler voire tripler chaque jour. L’île est piétonne et elle ne se visite qu’à pied ou en vélo. Nous avons fait le choix de louer des vélos à la journée (compte 10 €uros le vélo basique, 30€ le vélo électrique, qui s’est révélé un choix judicieux !). Tous les loueurs sont sur le port de Caleta de Sebo, ou dans les rues avoisinantes (Caleta est un très petit village), le nôtre a été pris chez Pedalea La Graciosa.

En vélo, il y a 2 circuits à faire : le circuit par le Nord, pour visiter la moitié nord de l’île et 2 chemins vers le sud.

Le circuit vers le Nord permet tout d’abord de longer le volcan Aguja Grande, de se rendre dans le petit village de Pedro Barba, de longer la plage de Playa Ambar (attention il faut pédaler dans le sable) et voir El Caleton de los Arcos, un arc forgé par l’érosion dans la pierre volcanique puis d’aller à Playa de las Conchas, la plus belle plage de l’île (genre paradisiaque…).

Vers le sud, le chemin est plus vallonné, on contourne le volcan del Mojon par l’ouest, pour arriver à la pointe sud de l’île, Playa de la Cocina. Le chemin s’arrête ici et il faut faire demi-tour.

Enfin, un dernier circuit permet de se rendre au sud du port jusqu’à Playa Francesa, une plage déserte.

Jameos del Agua

Curiosité de l’île, Jameos del Agua est un savant mélange entre lieu naturel et espace construit de la main de l’homme. A l’initiative de Jameos, l’homme de Lanzarote, César Manrique, qui souhaitait combiner artistiquement l’homme et la nature dans différents lieux de Lanzarote.

Jameos del Agua est donc l’arrivée d’un tunnel de lave qui est venu se jeter dans la mer. Et César Manrique a construit tout autour des grottes naturels un univers si particulier avec une piscine incroyable, un restaurant, un bassin d’eau salé avec des crabes aveugles endémiques, un auditorium… L’ambiance est exceptionnellement calme et relaxante, on pourrait rester quelques heures à fixer le bleu flash de la piscine, tout en écoutant une musique zen diffusée dans les hauts-parleurs. C’est un coup de cœur sur Lanzarote, une visite inratable…

Cueva de los Verdes

2 km plus haut, Cueva de los Verdes est en réalité le début du même tunnel de lave qui a été aménagé plus bas à Jameos del Agua.  

Long de 7 km, le tunnel se visite sur plusieurs niveaux à travers une visite guidée de 45 minutes. Attention, certains passages sont étroits. Le parcours a été aménagé avec un jeu de lumières permettant de découvrir tous les aspects de cette grotte.

Le tunnel de lave s’est formé à la suite de l’éruption du Volcan Corona il y a 3000 ans. Au 16ème siècle, le tunnel était même utilisé pour se cacher des attaques de pirateries entre autre. La visite cache une petite surprise sur la fin du parcours, mais on nous demande de la garder secrète.

Punta Mujeres 

Punta Mujeres est un village typique des Canaries, en bord de mer, avec ses maisons blanches, mais surtout dotée de piscines naturelles ; en effet depuis la rue qui longe l’océan, sur 2 km, des bassins d’eau délimités sont alimentés par la marée. Les conditions sont idéales pour se baigner au soleil !

Jardin de Cactus

Le jardin des cactus est encore une œuvre de César Manrique ! Le cactus est roi sur Lanzarote, l’une des seules plantes à pouvoir pousser, mais pas qu’ici ! Bati sur une ancienne carrière volcanique, le jardin accueille plus de 4500 spécimens de cactus, 450 espèces différentes, regroupés en 13 familles et représentant les 5 continents.

Le contraste des couleurs du jardin est frappant : bleu du ciel, noir de la pierre, vert des cactus…Le jardin a été crée en plusieurs niveaux, comme un amphithéâtre romain, de manière à garder l’humidité nocturne des sols et de protéger du vent.

Les photos parlent d’elles-mêmes !

Teguise

Plus ancienne ville de Lanzarote, Teguise a longtemps été la capitale de l’île, avant de perdre ce statut au profit d’Arrecife en 1852. Découverte par Jean de Bethencourt, le normand venu colonisé les Canaries, la ville porte le nom de son épouse, Marie de Teguise.

Aujourd’hui, les touristes viennent principalement pour le marché du dimanche matin, seul marché de l’île, mais sans aucun véritable intérêt.

C’est le village en lui-même qui doit retenir ton attention : ruelles pavées entourant des maisons blanches, la paisibilité qu’il y règne, d’anciennes demeures coloniales…La place San Miguel tout comme l’église de la Guadalupe sont le reflet de cette sérénité.

Costa Teguise

Pour ceux qui veulent profiter du bord de mer, Costa Teguise est l’une des 3 principales stations balnéaires de la ville. Nombre de logements et restaurants sont rassemblés ici. Rien de mieux qu’une balade sur le Paseo Maritimo en fin de journée.

Dans le sud de l’île

Puerto del Carmen

Autre station balnéaire de l’île, Puerto del Carmen est une station tout en long du bord de mer. Dotée de restaurants en tout genre, la station n’est qu’à quelques minutes de l’aéroport. Elle a également des très belles plages.

Playa Quemada

Avec à peine une centaine d’habitants, le village de pêcheurs de Playa Quemada est charmant. Playa Quemada signifie plage brulée, en effet la plage est, comme beaucoup d’autres à Lanzarote, de sable noir. La tranquillité règne ici.

Punta Papagayo

Site naturel réputé et point le plus au sud de Lanzarote, Papagayo regroupe plusieurs plages en promontoire au sud du massif des Ajaches. Elles sont très connues pour leur tranquillité, leurs eaux turquoises et totalement abritées du vent…Elles sont l’antithèse des plages où l’on trouve tous les touristes.

L’entrée du parc naturel se fait plus en amont (le tarif pour rentrer est de 3€ par véhicule la journée) puis on choisit sa plage selon différents chemins de terre. Toutes les plages sont accessibles entre elles à pied par le promontoire.

Ces plages sauvages sont divisées en 7 tronçons. Playa Mujeres est la plus proche, la plus grande et la plus animée. La plage del Pozo est moins fréquentée mais toute aussi sympathique et très protégée du vent. Playa Papagayo est la plus connue car elle forme un croissant aux eaux cristallines. Enfin, à l’arrière du promontoire, les dernières plages de Caleta de Congrio et Puerto Muela de Abajo sont les plus tranquilles. La marche à pied jusqu’à ces deux-là permet également d’avoir une très belle vue sur Fuerteventura.

Entre Playa Quemada et Papagayo, il n’existe pas de route de littoral. Il faut donc traverser le massif des Ajaches en passant par le col de Femes, d’où la vue est exceptionnelle.

Playa Blanca

Dernière des 3 stations balnéaires mentionnées, Playa Blanca est réputée pour ses plages dans le centre et à proximité, toutes très belles. Playa Blanca est aussi le port de ferrys qui mènent à Fuerteventura. Il n’y a pas de grand intérêt si ce n’est la vie touristique de la station car les restaurants et logements sont trouvent pour la plupart ici.

Los Charcones

Voici l’un des endroits secrets de l’île qui est très peu mentionné dans les guides. Los Charcones sont des petites piscines naturelles où l’on peut se rafraichir aux heures chaudes de la journée. Formés par le passage de lave dans le passé, ces bassins, de taille et de profondeur différentes, se remplissent avec la marée, en bord de falaise. On peut en trouver ailleurs dans les Canaries, mais celles-ci sont particulièrement belles. Il n’y a pas de route pour s’y rendre, on peut s’en rapprocher mais il faudra continuer à pied !

Salinas de Janubio                       

Plus grands marais salants des Canaries, les Salines de Janubio se situent dans une lagune formée par une des éruptions volcaniques. Entre le panel de sel, l’océan au large et la langue de lave séparant les deux, la palette des couleurs est magnifique, surtout au coucher du soleil.

Depuis peu, il est possible de les visiter et d’ainsi comprendre l’activité du sel, son importance pour la pêche et son fonctionnement.

Los Hervideros

Los Hervideros signifient « eaux bouillonnantes ». Voici un autre lieu fascinant de l’île, dont les éruptions volcaniques sont également à l’origine. En effet c’est l’une des coulées de lave du volcan Timanfaya qui a créé ces falaises et façonné des grottes en se refroidissant. Le tout forme un labyrinthe complexe où les vagues viennent s’écraser au fur et à mesure de la journée.

La marche à travers les falaises est simple et bien guidée. La plus belle vue est celle avec la montagne rouge en panorama, appelée Montana Bermeja.

Laguna Verde

La Laguna Verde ou appelé également Charco de los Clicos est un ancien cratère dont une partie s’est effondré dans la mer. Ici, c’est à nouveau le contraste saisissant des couleurs qui rend le site exceptionnel : le noir du sable, le bleu de la mer, le vert des algues au fond de la lagune. Il est intéressant de venir voir le site depuis le belvédère à plusieurs heures de la journée car les couleurs sont changeantes selon le soleil, mais c’est avant 15h qu’elles sont les plus belles.

Il n’y a pas de chemin menant plus près de la lagune, la route étant actuellement fermée. Ne manque pas le village d’El Golfo à quelques minutes à pied seulement de la Laguna Verde.

Parque nacional de Timanfaya

Le parc national entoure le terrible volcan Timanfaya, et ses terres rouges, désertiques et lunaires, sur 51km2 de la côte Est de Lanzarote. Il est le seul des 115 parcs nationaux d’Espagne qui est géologique.

Il est recommandé de commencer la visite et d’appréhender le volcan par le centre de visiteurs de Timanfaya. L’entrée (gratuite) du centre propose plusieurs expositions et explications sur la vulcanologie et la faune et flore de Lanzarote.   

Plus au sud, il est ensuite possible de visiter les « Montanas del Fuego ». Pas le choix que de garer sa voiture ici car la visite d’environ 45 minutes se fait en bus à travers des vitres en l’occurrence. Elle ne permet pas de voir le parc et de vadrouiller comme on le souhaiterait malheureusement.

L’unique autre manière de le visiter est de longer le sentier du littoral qui se déroule entre Playa del Paso (à El Golfo) et Playa de la Madera.

Pour notre part, nous avons décidé d’escalader la Caldera Blanca, l’un des cratères du Parc Timanfaya. Il y a très peu d’endroits pour se garer au plus près du départ des randonnées, mais l’on peut s’en rapprocher. Cette randonnée permet de monter sur la caldera du volcan et d’en faire le tour. Attention, le vent souffle extrêmement fort en altitude.

Ruta del Vino

Quelque part, dans le sud de Lanzarote, entre Teguise et La Geria, existe un autre paysage extraordinaire, celui de vignes qui poussent sur de la roche volcanique.

Tout comme certaines vignes qui poussent dans le sable, ici c’est le soleil et la cendre volcanique qui permettent aux viticulteurs de sortir des cépages qui n’existent pas ailleurs comme la Malvasia. Les vignes sont également semi-enterrées dans des picons pour être protéger du vent.

Il est tout à fait possible de s’arrêter dans les bodegas et de participer à une dégustation. Certaines le font qu’une à deux fois par semaine, d’autres comme la Bodega El Grifo le fait tous les jours et fait également visiter son musée (10 € l’entrée du musée et la dégustation).

Museo del Campesino

La Casa-Museo del Campesino à nouveau l’une des créations de Cesar Manrique. Cette maison-musée a été créée pour mettre en avant le travail des agriculteurs, ainsi que la gastronomie et l’artisanat de l’île. Reprenant le style de Lanzarote avec ses maisonnettes blanches, on trouve entre autre un marché autochtone qui regroupe des commerçants présents pour montrer leurs techniques artisanales.

L’île de Lanzarote n’est qu’une petite partie des Canaries, l’archipel a beaucoup à montrer. Pour les moins pressés, il est mieux de consacrer une semaine sur l’île, et pour les autres, coupler avec Fuerteventura, qui n’est qu’à quelques kilomètres serait tout à fait possible.

Les plus du voyage

  • Une palette de couleurs très expressive
  • Coût de la vie raisonnable (hôtels, restaurants)
  • Si on supprimait le vent, le climat serait parfait

Les moins

  • L’île est très petite, on en fait vite le tour
  • La gastronomie des Canaries n’est pas celle de l’Espagne continentale !

Sud du Brésil

Séjour de 3 semaines en septembre 2013

Voici la suite du road trip en Amérique du Sud. Après le Pérou, la Bolivie et le nord de l’Argentine, ce trajet continue aux chutes d’Iguaçu, en passant par Rio de Janeiro, São Paulo et quelques paradis brésiliens, pour se terminer à Porto Alegre. Le trajet précédent s’était arrêté aux chutes d’Iguaçu coté Argentin (par ici). Et il reprend donc au même endroit coté Brésilien pour 3 semaines dans ce pays…

Chutes d’Iguaçu

Les chutes d’Iguaçu se trouvent à la frontière de l’Argentine, du Brésil et du Paraguay, mais ce dernier n’a pas d’accès direct sur les fameuses chutes d’eau, réputées pour être les plus longues du monde (275m de long). Au Brésil, la ville la plus proche est Foz do Iguaçu (qui fait face à Puerto Iguazu en Argentine).  

La région des chutes est extrêmement humide et pluvieuse, quasiment de manière constante toute l’année (à titre de comparaison, il pleut environ 5 fois moins à Paris). 

Il n’est pas obligatoire de séjourner à Foz, le passage de frontière entre l’Argentine et le Brésil est assez facile et les chutes brésiliennes peuvent se visiter facilement en une journée. Elles ne sont pas en centre-ville, il faut compter environ 20 minutes par bus (1€). 

Le Parc National d’Iguaçu englobe les chutes et toute la forêt tropicale environnante. Le prix d’entrée est d’environ 16 €uros. Après l’entrée, des bus panoramiques font les allers retours sur le chemin de 12km, permettant de très belles vues. De ce coté de la frontière, il n’y a qu’un seul circuit piéton qui se fait généralement en 2/3h et qui permet de voir depuis des passerelles les chutes d’eau au plus près. 

Sur ces promenades, c’est aussi l’occasion de voir et d’observer la faune : toucans (le symbole du parc), coatis (dont il faut fermement se méfier, ces animaux sont très voleurs), oiseaux tropicaux… 

Attention au coati

Le spectacle de l’eau plongeante est toujours aussi exceptionnelle tout comme la vue depuis la Garganta del Diablo de laquelle on peut s’approcher. 

Non loin des chutes, il est possible de visiter le barrage d’Itaipu. Appartenant tant au Paraguay qu’au Brésil, c’est la centrale hydroélectrique produisant la plus grande quantité d’énergie au monde. La visite, un jour de pluie, permet d’apprendre beaucoup sur son fonctionnement.

La ville de Foz do Iguaçu est plutôt animée ; l’hôtel choisi est assez central et entièrement rénové (Supernova Hostel, mais il ne semble plus exister aujourd’hui). Quant aux repas, il est assez facile de trouver de quoi se restaurer (comme la picanha de bœuf avec riz, salade et manioc). 

Rio de Janeiro

Les chutes d’Iguaçu possèdent un aéroport, mais mon voyage à travers l’Amérique du Sud s’est fait exclusivement en bus. Pour rejoindre Rio de Janeiro depuis Iguaçu, il faudra plus de 24h… 

L’article sur Rio de Janeiro est ici.

Ilha Grande

Pour quitter Rio de Janeiro, je prends une navette privée, réservée par l’hostel, qui prendra 2h pour se rendre au port de Conceiçao, puis 30 minutes supplémentaires par bateau pour arriver sur l’île d’Ilha Grande. L’île est parfaite pour se couper de la frénésie de Rio de Janeiro, un vrai paradis sur terre. 

Cette île, sans véhicule motorisée, sans route, est l’une des 365 îles de la baie d’Angra dos Reis. Sur 200 km2, elle abrite plus de 100 plages. L’île permet également d’effectuer de très belles randonnées. Elle mérite de s’y arrêter quelques jours. 

Le petit hostel choisi (Ilha Grande Misti Hostel) se situe à Vila do Abraao, ville dans laquelle arrivent les bateaux de Conceiçao. Les possibilités de déjeuner / dîner ici sont assez nombreuses, il faut compter environ 5€ pour un repas. 

Pour s’acclimater à l’île, il est possible de réaliser la randonnée T1. D’une durée d’1h à 1h30, elle permet de tourner autour de Vila do Abraao, de voir un ancien pénitencier, d’admirer un vieil aqueduc et de se baigner dans une piscine naturelle. 

La plage de Lopes Mendes est aussi l’une des attractions de l’île. Elle est d’ailleurs considérée comme l’une des 20 plus belles plages au monde. Cette plage idyllique de sable blanc est idéale : ombre sous les amandiers ou sur le sable fin, de l’espace sur ses 3kms, eau cristalline… 

Comme il n’y a aucune route pour s’y rendre, il faut choisir : bateau ou rando ! Le bateau taxi coutera 15RS (soit environ 2,2 €), quant à la randonnée du retour, elle prend environ 3h et est d’un niveau difficile mais les paysages sont époustouflants. 

Ne manque pas non plus Lagoa Azul, à travers une excursion en goélette. Lagoa Azul est un lagon entouré de plusieurs petits îlots où l’eau est si claire que nager avec les poissons est un bonheur. Le bateau ne pouvant pas accoster, il faut descendre par l’échelle pour ainsi nager avec la faune marine.  

Le bateau en profite pour faire des arrêts également à la plage de Japariz, en bord de jungle, Saco do Seu, une anse entourée de mangroves ou encore la plage de Freguesia de Santana

Cet aperçu d’Ilha Grande, ancienne prison pendant la période de dictature, aura été très agréable, mais il serait intéressant d’y rester plus longtemps, les possibilités de randonner étant infinies. 

Paraty

De retour sur la terre ferme par ferry à Angra dos Reis, il faut trouver un bus local qui se rendra à Parati !  Parati (ou Paraty) est une petite ville ADORABLE, située dans la Baia Carioca, sur la Costa Verde. Les rues sont pavées et animées, le centre-ville est très agréable. C’est le moment de profiter de l’une des spécialités du coin : la Batida (une caïpirinha d’un autre genre, voir l’article sur Rio). 

Le centre historique a été fondé au 16ème siècle par les Portugais et a su garder un coté colonial extrêmement bien conservé ; les maisons sont blanchies à la chaux et les portes et fenêtres sont toutes colorées. C’est là que se concentrent la plupart des hostels, restaurants mais aussi ateliers d’artistes et petites boutiques. 

A Parati, n’hésite pas à te rendre à Jabaquara, sa plage, située sur l’autre rive (elle se mérite après 40 minutes de marche). 

Les plus belles plages de Paraty seront plutôt du coté de Trinidad, « la » station balnéaire de Parati. Pour se rendre à Trinidad, le trajet prend environ 1h. Arrivé sur place, on découvre des supers belles plages, Praia de los RanchosPraia de Mero mais aussi de nombreuses piscines naturelles. En effet, après avoir traversé la forêt, on tombe sur de magnifiques bassins d’eau de mer. 

Pour le logement, s’il n’y en avait qu’un à choisir, alors ce sera le Che Lagarto. Situé en plein centre-ville, l’ambiance de cet hostel est vraiment très sympathique.  

São Paulo

Pour se rendre à São Paulo, ville suivante de mon voyage, un bus de nuit fait l’affaire ; en effet, rien de plus simple que de faire de la distance la nuit pour ne pas perdre de temps. C’est à l’Hostel Alice, situé dans le quartier Villa Madalena, l’un des quartiers résidentiels de la ville, que je séjourne (35 reals la nuit soit 5,3 euros). 

Villa Madalena est un quartier très vivant, avec beaucoup de restaurants et bars, idéal pour sortir, danser la samba (à tester d’ailleurs : Bar Samba). C’est le quartier bohème de São Paulo que l’on visite aussi pour son street art, ses galeries d’art et ses boutiques artisanales.  

São Paulo est la plus grande ville du Brésil et de toute l’Amérique du Sud. Pour la visiter, le mieux est de tester l’une des visites gratuites proposées en walking tour, tant la ville est étendue. 

La première visite de São Paulo va se faire sur Paulista Avenue ; c’est l’une des avenues les plus larges au monde et représente le quartier des affaires. C’est également une avenue faite pour le shopping. Paulista est le nom que l’on donne aux habitants de São Paulo Le dimanche, quand les affaires se calment, ce sont les grands marchés qui se tiennent ici (artisanal, antiquités etc..). Si tu as plus de temps alors tu peux également visiter le MASP, le musée de Arte de São Paulo, l’un des plus grands musées d’art d’Amérique latine. 

Malheureusement sur Sao Paulo je constate qu’il y a une pauvreté assez importante avec beaucoup de gens sans-abri. 

Pour déjeuner ou goûter aux spécialités, il faut se rendre au Mercado Municipal. Dans un bâtiment néo-classique avec vitraux, on goûte à tous les fruits exotiques possibles et inimaginables, les vendeurs essayant tous de vendre leurs marchandises ; tout comme la Mortadelle, autre spécialité ! 

Ne manque pas la Cathédrale Metropolitana de Sao Paulo (ou Catedral de Sé). En plein centre-ville, elle fait partie des plus grandes du monde, avec 8000 personnes pouvant être accueillies en son seing. Vue du ciel, elle représente une croix latine.  Inaugurée en 1954 à l’occasion de la commémoration des 400 ans de la ville, elle mesure 111 mètres de long, 46 de large et sa coupole magistrale est soutenue par 12 colonnes.

Un peu plus loin, le monastère Saint Benoit est une abbaye créée au 16ème siècle, dont les vitraux en font sa renommée. Les moines sont très actifs et proposent une boulangerie où l’on peut acheter quelques douceurs. 

En se promenant en ville, on découvre également les plus grands buildings de São Paulo : l’Edificio Banespa, plus haut immeuble de la ville, la copie de l’Empire State Building ou l’Edificio Italia (le second plus haut !). Il est possible de monter dans la plupart des bâtiments, il ne faut pas hésiter à rentrer et à demander si c’est possible, personnellement c’est dans l’Edificio Martinelli que j’ai réussi à le faire. 

Quant à l’Edificio Copan, il est connu pour sa forme ondulée et parce qu’il a été conçu par Oscar Niemeyer, le fameux architecte brésilien. Résidentiel, avec 1200 appartements, on lui a même attribué un code postal à part entière. 

Je termine la visite par le Parc Ibirapuera, parc aux airs de Central Park. Le plus grand parc urbain de toute l’Amérique Latine a également été conçu par Oscar Niemeyer. Il est évidemment le point de rdv des paulistas le week end. 

On ne quitte pas São Paulo sans parler des 2 quartiers communautaires les plus importants.  

São Paulo accueille la plus grande communauté d’italiens, hors Italie. Beaucoup étaient venus travailler dans les plantations de café aux alentours. Ils se sont donc installés dans le quartier de Bixiga. On dit souvent que la 2nde meilleure pizza du monde se trouve à  São Paulo, après Naples bien sûr. A tester évidemment !  

Quant au quartier Libertade, c’est désormais le quartier japonais de São Paulo , avec la plus grande communauté hors Japon (quasiment 2 millions). 

Florianopolis

Je continue de descendre la côte jusqu’à la ville de Florianopolis, qui se situe sur l’île Santa Catarina, reliée à la terre ferme par 2 ponts. Le pont Hercilio Luz, pont principal, est d’ailleurs l’un des symboles de la ville puisque c’est le plus grand pont suspendu du Brésil. 

L’île Santa Catarina permet donc de ne pas se loger forcément en centre-ville de Florianopolis, mais plutôt autour du Lac de Conceiçao ou Barra de Lagoa, village de pêcheurs, que j’ai choisi. 

Depuis Barra de Lagoa, il est possible d’aller aux magnifiques plages de Praia das Galhetas et de Praia do Mole mais également de monter sur les collines avoisinantes pour permettre de voir la géographie du lagon. Il y a de nombreux chemins de randonnées. 

Malheureusement Florianópolis aura été assez pluvieuse à cette période. C’est toutefois l’occasion de faire un petit peu de shopping, de manger des choses sympas et de boire quelques caïpirinhas ! 

Si tu souhaites d’aventurer dans Floripa, le surnom de la ville, alors tu pourras découvrir la Catedral Metropolitana, l’emblème de la ville, une très belle église à la façade coloniale, ou encore le Palais Cruz e Sousa, qui est l’ancien palais du gouvernement. 

Porto Alegre

La dernière étape au Brésil sera à Porto Alegre. La capitale de l’état de Rio Grande do Sul, est, comme beaucoup de ses consœurs, une ville qui allie architecture moderne et ancienne. Peu de personnes s’arrêtent à Porte Alegre, mais elle est incontournable pour ceux qui se rendent en Uruguay ou Buenos Aires. Elle n’est pas en bord d’océan mais au fond de la baie du Rio Guaiba, dans le lagon dos Patos. 

L’hostel choisi est super et très accueillant, l’hostel Porto do Sol, dont la propriétaire Caroline est une réelle connaisseuse de la ville.  

Le hasard fait que c’est aussi la fête nationale de la région Rio Grande do Sul (jour férié bien évidemment !) ou disons la « fête régionale » et dans cette région réputée « gaucha », tout le monde a sorti ses plus beaux habits traditionnels et préparent des churrasquerias géantes. Pour rappel, les gauchos étaient ceux qui élevaient les bétails dans les pampas, principalement en Argentine, mais aussi au Brésil.  

Pour commencer la visite de la ville, il faut passer par la Praça da Alfandega, quartier le plus animé de la ville, puis par le Parc de la Rédemption (Redençao), représentatif de la ville car elle est la plus arborée du Brésil ! 

Dans le centre historique, le Paço Municipal (ancien hôtel de ville également appelé Paço dos Açorianos), ainsi que la Cathédrale témoignent de l’histoire du Brésil. Pour les sorties, il faudra plutôt se rendre dans le quartier de Cidade Baixa, animé et très sécurisé. 

Le Brésil est un pays étonnant, qui rassemble des paysages fantastiques, particulièrement en bord d’océan où les plages sont de sable fin et les eaux cristallines. 

Il faut bien choisir sa saison : septembre fut un peu pluvieux, même si tu n’échappera pas à la pluie à certains endroits comme les chutes d’Iguaçu. 

Les plus du voyage

  • les plus belles plages du monde
  • l’une des 7 merveilles du monde nouveau, les chutes d’Iguaçu
  • les jus de fruits et cocktails, un délice !

Les moins

  • le pays le moins sécurisé d’Amérique du Sud , attention à ses poches 😦
  • la nourriture pas très variée

Rio de Janeiro

Séjour de 5 jours en septembre 2013

Rio de Janeiro, la ville où il fait bon vivre, que demandez de mieux ! Sa situation, en bord de mer et entourée de collines (ou morros), de baies, de plages, en fait une merveille géographique. Elle tient bien son nom de Cidade Maravilhosa.

Comment ne pas tomber amoureux de cette ville ? Un simple regard dans le ciel, et le Pain de Sucre et le Corcovado sont toujours dans la ligne de mire. Un regard dans l’autre sens et c’est l’océan Atlantique qui est toujours aussi présent.

Située dans la baie de Guanabara, la ville s’étend sur une certaine longueur entre l’Océan Atlantique et le parc national de Tijuca. Rio de Janeiro est la 2ème plus grande ville du Brésil (Rio n’est pas la capitale du Brésil pour rappel), après São Paulo (São Paulo non plus d’ailleurs), il est donc possible de circuler assez facilement tant en métro qu’en bus. Il n’est pas toujours recommandé par contre de se balader à pied, surtout la nuit.

A travers cet article, on va découvrir cette ville merveilleuse, et ses quartiers, Santa Teresa, Ipanema, Lapa, portant des noms au charme incroyable qui nous font voyager derrière nos écrans.

Se loger

Voici une adresse testée : l’hostel El Misti Rio Copacabana, situé Rua Tonelero, à Copacabana. A quelques mètres de l’une des plus célèbres plages au monde et juste à côté d’une station de métro, choisir le quartier de Copacabana est l’un des meilleurs plans, car c’est un quartier vivant tout en étant assez sécurisé.

L’hostel dispose une cuisine et un personnel sympathique, par contre les dortoirs sont bien trop remplis (lits superposés de 3 niveaux). Il existe aussi des chambres doubles. Le rapport qualité/prix est excellent, pas plus de 7€ le lit en dortoir….

A toute fin, je conseille de privilégier Copacabana ou Ipanema pour se loger. Certes, ces quartiers peuvent sembler éloignés du centre-ville. Mais comme la plupart des grandes villes d’Amérique du Sud, on ne dort jamais dans le centre-ville, toujours plus dangereux de nuit. Ces 2 quartiers sont de véritables villages où l’on peut de toute manière tout trouver : hôtels, restaurants, bars, plages etc …

Se restaurer

Ici, je ne donnerai pas d’adresses particulières mais plutôt une description de ce que l’on peut trouver comme type de restaurant et de nourriture, à Rio et de manière générale au Brésil.

Tout d’abord, l’un des types de restaurants que l’on trouve couramment est le restaurant au kilo. A la façon des restaurants « buffets » que l’on peut trouver chez nous, ici, on remplit son assiette et on la pèse à la caisse, véridique ! Ces restaurants sont très populaires, il faut compter 3,5 R$ les 100g (soit 0,50 €, c’est cadeau !).

Pour se rafraîchir, rien de mieux qu’une fruteria. Dans ces « bars à fruits », on vous servira le jus du fruit ou du légume que vous souhaitez. La sélection est tellement large qu’on ne sait plus où donner de la tête. Evidemment les fruits tropicaux sont à préférer, ou encore l’acaï, venant tout droit d’Amazonie. Le mien ? Maracuja ou fruit de la passion. ! A déguster sur l’une des plages bien sûr !

Pour les petites faims, on s’arrête plutôt dans les lanchonetes, qui font office de snacks. Beignets (coxinha), boulettes (bolinhos) ou sandwichs (comme le misto quente, un sandwich jambon et fromage chaud) sont au menu !

Comment ne pas parler du Brésil sans citer ses deux emblèmes nationaux : la feijoada et la caïpirinha !

La feijoada ressemble un peu à un cassoulet, servi avec du porc et des haricots noirs, un plat très familial et très peu coûteux. Mais dans tous les restaurants du Brésil, le même menu sera généralement servi. On vous proposera souvent « carne, frango o peixe » ? Viande, poulet ou poisson. Le plat sera toujours accompagné d’haricots noirs, de riz et de pommes de terre (oui, c’est bien ET) et de farine de manioc.

Sur les bords de plages, c’est sans compter sur la boisson nationale du Brésil, la Caïpirinha ! Cachaça (eau de vie de sucre de canne), citron vert et sucre de canne sont les ingrédients. Cette boisson aurait été créée pour lutter contre la grippe espagnole ou le choléra par les paysans (caïpira signifiant « plouc » en portugais).

La caïpirinha viendrait elle-même de l’autre boisson bien connue du Brésil, la « Batida ». La batida utilise les mêmes ingrédients mais est mélangé au shaker, contrairement à la caïpi où l’on écrase le citron avec le sucre. A quand l’été !

Que voir à Rio ?

Le Christ Rédempteur

Sur l’un des morro de Rio, le Christ Rédempteur ou Cristo Corcovado (du nom de la colline où il se situe, traduction pour « le bossu » en portugais) domine totalement la ville. C’est certainement le monument le plus visité du Brésil, classé récemment comme l’une des 7 merveilles du monde moderne. Au-delà d’être un monument historique, il est un symbole fort pour ce pays très catholique. La statue a été fabriquée par Paul Landowski, sculpteur français et Heitor Da Silva, ingénieur brésilien, à partir de 1922.

Bien qu’il paraisse très grand, la statue ne mesure que 43m et ne détient donc aucun record personnel (la statue de la liberté mesure 46m). Pour monter sur le pic culminant à 710m, on peut soit y aller à pied, soit en train (1 train toutes les 30minutes depuis la station de métro Cosmo Velho).

De là-haut, la vue est exceptionnelle, quasiment à 360°, on peut admirer la baie de Rio, Copacabana et Ipanema, le Pain de Sucre, le lac Rodrigo de Freitas ou le fameux stade de football de Maracana.

Vue sur la Baie de Rio

Attention, il est fortement recommandé de réserver quelques jours auparavant et idéalement d’avoir regardé la météo (la vue par beau temps, c’est quand même mieux). Il faut compter 88R$ pour l’entrée avec aller-retour en train (plus d’infos ici).

Le Pain de Sucre

L’autre symbole indéniable de Rio, c’est le fameux « Pão de Açúcar », ou Pain de Sucre. Des marins français en arrivant ici l’auraient comparé à une montagne de sucre raffiné, d’où l’origine de son nom. A 395mètres de hauteur, le Pain de Sucre est accessible après 2 voyages en téléphérique (bondinho) après être passé par le Morro da Urca (la colline précédant le Pain de Sucre). Le trajet en téléphérique est en lui-même exceptionnel, de la cabine on peut voir de nombreux singes se balader et tous les chemins ou les voies d’escalades tracées.

Evidemment la vue est à couper le souffle, mais c’est une vue différente, très ouverte sur la baie. On découvre de là-haut les quartiers de Botafogo et Flamengo ainsi que la plage de Leme et la Praia Vermelha juste en dessous. Le ticket en téléphérique est de 114 R$ (16€), par ici pour plus d’informations.

Escalier Selaron

Comment ne pas passer par la Escadaria Selaron, ces fameux escaliers colorés, célèbres dans le monde entier ! Les 215 marches aux tons rouges, jaune et verts sont l’œuvre de Jorge Selaron, artiste chilien qui vivait dans cette rue. Le but était d’honorer les habitants de Rio, en représentant les couleurs du drapeau.

Ce sont plus de 2000 faïences qui les décorent, dont beaucoup viennent de pays différents (dons faits par des particuliers à l’artiste), certaines plus originales que d’autres ! L’escalier a d’ailleurs servi de décors pour des clips (U2, Snoop Dog) ou des films.

Les escaliers relient les quartiers de Lapa et Santa Teresa.

Lapa (entre le centre-ville et Santa Teresa) est plutôt un quartier de fête, plutôt connu pour ses bars et ses boites de nuit. C’est bien entendu le cœur de la samba ! Parfois encore considéré comme dangereux, il est préférable de ne pas s’y balader seul la nuit. D’ailleurs, la plupart des hostels/hôtels organisent des transferts nocturnes pour ces soirées. Lapa est souvent représenté par ses arches, l’Aqueduc de Carioca (ancien aqueduc qui aujourd’hui sert de voie de tramway).

Quant à Santa Teresa, c’est le quartier bohème de la ville. Légèrement en hauteur, il permet d’avoir une belle vue sur Rio, les bâtiments sont plutôt de style colonial, les rues sont pavées, sinueuses et rassemblent plein de petites boutiques, bars et coffee shops sympathiques. L’ambiance est bonne enfant. Ces deux quartiers sont assez différents du reste de Rio. Ne pas rater le couvent de Santa Teresa, qui est à l’origine de ce quartier.

Centre Ville

Le centre-ville ou Centro est un quartier particulièrement actif en semaine, moderne, d’affaires et commercial. C’est à la station Cinelandia (ou Place Floriano) que débute la visite. En arrivant dans le quartier, on est souvent marqué par l’architecture. Entre tours modernes et bâtiments coloniaux, le style est … contrasté.

Le théâtre municipal, situé sur la place, est un bel endroit à visiter, tout comme la Bibliothèque Municipale. En se baladant, tu passeras forcément par le Paseo Carioca, une immense place peu charmante mais avec son petit marché, ou par Praça Tiradentes, un peu plus loin.

Un autre endroit atypique est la Catedral Metropolitana, la cathédrale de Rio. Cette pyramide, malgré sa forme très moderne, est bien une cathédrale. Elle rappelle les pyramides mayas d’après lesquelles elle s’est inspirée ! Son intérieur paré de vitraux immenses est impressionnant.

Les plages

Les plages de Rio de Janeiro sont certainement les plages les plus connues du monde, toutes au nom iconique Copacabana, Ipanema, Leme, Lapa, de doux noms rêveurs… C’est aussi le moment d’investir dans des Havaianas, pour sortir à la plage, un investissement à moindre coût car la paire de tongs est à moins de 2€.

Copacabana a entamé sa renommée dans les années 30 en attirant une certaine jet set. C’est l’une des plus longues plages de Rio, avec ses 4,5km en forme de croissant et ses forts aux 2 extrémités : le Fort Copacabana et le Fort Duque de Caxias. L’Avenida Atlantica, avec ses immeubles art déco et son fameux hotel Copacanaba Palace (où il est très tendance de boire un verre et d’où la vue est somptueuse), est l’avenue qui longe la plage. Elle est souvent piétonne le week end…Le soir, les botecos (petites cabanes pour boire un verre) sont très fréquentés, mais attention, à ne jamais rien laisser en évidence sur la plage, les vols sont réguliers… Sports en tout genre, vendeurs de bijoux et autres grigris, musique, c’est tout ce qui fait le charme de Copacabana.

Copacabana est en fait un quartier de Rio qui regroupe la plage et les quelques rues en arrière, et tire son nom de Copacabana en Bolivie (cette ville dont j’ai déjà parlé ici), ville où l’on trouve l’un des plus grands christs au monde, ce qui a inspiré celui de Rio.

S’étirant sur 2,6km, Ipanema, se trouve dans la baie suivante celle de Copacabana, juste après le fort de Copa. Elle porte un nom qui sonne la Bossa nova (on s’entend fredonner the girl from Ipanema) et elle représente le côté festif de Rio, en effet elle attire beaucoup plus les jeunes, les joueurs de football ou les vendeurs de snacks…Le culte du corps inonde la plage, beaucoup plus qu’à Copa…Tout comme sa voisine, les voies sont fermées le week end et permettent de se balader le long.

Mais à Ipanema, il n’y a pas que la plage, son quartier est tout aussi sympathique. C’est surtout un quartier de vie avec beaucoup d’habitations, mais très vivant : restaurants, salles de sport, bars, tout ce qu’il faut pour vivre comme un carioca… Ne loupe pas le dimanche sur la place Osario le marché Hippie d’Ipanema : vendeurs de peintures, d’artisanat de produits locaux, de jus en tout genre…

La plage de Leblon se trouve dans la continuité d’Ipanema, tout à côté du Jardin Botanique. Cette plage est plus familiale que les autres, mais aussi plus chic avec quelques restaurants huppés. Réputée plus sécurisée, on trouve également beaucoup de femmes seules.

On peut également citer Botafogo qui est très local, la plage de Leme qui précède Copacabana dans son croissant ou encore Flamengo, plage de centre-ville

Quant à Praia Vermelha, elle se situe juste en dessous du Pain de sucre. Elle est très étroite mais promet toujours une eau très chaude.

La nature à Rio

Foret de Tijuca

On peut trouver en effet une forêt dans Rio ! Sur 3200 hectares, c’est une véritable forêt tropicale, l’unique forêt tropicale urbaine au monde, avec de nombreux animaux (singes, toucans etc.), des cascades, des chemins de randonnées, et où les cariocas se précipitent dès qu’il fait trop chaud pour venir trouver un peu de fraicheur. On en a un petit aperçu lorsque l’on prend le train qui monte au Corcovado.

Jardin Botanique

Légèrement excentré, le jardin Botanique est l’un des plus beaux au monde. Il rassemble quelques 6000 espèces différentes et 40000 plantes environ. Crée en 1808, il regroupe des plantes du monde entier avec plusieurs sections : jardins japonais, cactus, nénuphars géants… Il permet de souffler du coté trépident de la ville. Il est très facile d’y accéder par Ipanema.

Lagoa Rodrigo de Freitas

Cette étendue d’eau salée est un ancien bras de mer de l’Atlantique que l’on perçoit depuis le Corcovado. C’est une belle lagune où il fait bon se promener. Entre les quartiers d’Ipanema, Leblon et Lagoa, le lac est beaucoup utilisé pour les sports nautiques.

Lagoa Rodrigo de Freitas depuis le Corcovado

Finissons cet article par le moment le plus spécial de l’année à Rio : le Carnaval

C’est évident, si tu peux te rendre à Rio, durant le Carnaval, alors la fête sera de mise. Je n’ai pas eu cette chance. Un carnaval à Rio, cela signifie couleurs, samba et fiesta nuit et jour. Habituellement sur 4 jours, il se termine par une parade au Sambodromo, imaginé par Oscar Niemeyer, une sorte de stade tout en longueur (10 fois plus grand qu’un stade de foot). En effet, jusque dans les années 90, les parades et défilés se faisaient sur l’Avenue Marques, mais la popularité grandissante nécessitait un endroit spécial pour cette fête spéciale dans le cœur des Brésiliens. Un événement à ne pas manquer !

Les plus du voyage

  • des plages somptueuses
  • le Corcovado, l’une des merveilles du monde
  • la nature en pleine ville

Les moins

  • certains quartiers à éviter la nuit
  • une nourriture plutôt grasse

Bon voyage à Rio !

Venise

Séjour de 3 jours en février 2015 et 2019

Venise, la belle, la romantique, la Sérénissime, la Cité des Doges ou encore la Reine de l’Adriatique, nombreux sont les surnoms attribués à cette ville. Elle en est même devenue une périphrase tellement elle est connue dans le monde (Annecy la Venise des Alpes ou Bruges la Venise du Nord par exemple).

Depuis des années, la ville est au centre de conversations : nouvelle taxe pour les touristes, prix élevés, bateaux de croisières envahissants, inondations…Mais Venise est aussi un mythe : la ville est une beauté en soi, se balader sur cette cité flottante, où ponts et canaux se succèdent et où ses trésors architecturaux en font une ville splendide, est une véritable chance.

J’ai eu l’occasion d’y aller 2 fois pour le Carnaval, des moments magiques. Les Vénitiens célébrant le Carnaval sont d’une classe imparable, Venise prend un autre air durant ces 15 jours de février. C’est un véritable moment à vivre. Et tout ça pour un moindre coût, car oui beaucoup pensent que Venise est cher, mais cela n’est pas tout à fait vrai…

Venise doit sa beauté et sa richesse aux marchands du Moyen-Age, période pendant laquelle le commerce a commencé à fleurir et les riches commerçants se sont construits nombreux palais. Sur plus de 119 îles, sa situation privilégiée entre terre et mer lui a permis d’être à l’abri des conquérants, jusqu’à ce que Napoléon mette définitivement fin à la République de Venise et à son apogée.

Y aller ? Se déplacer ?

Pour y aller, rien de tel que l’avion, Easyjet dessert parfaitement Venise, depuis Paris. Des vols le soir pour l’aller, des vols en fin d’après-midi pour le retour, timing parfait pour un week end court ou prolongé…

Pour se rendre à Venise, depuis l’aéroport de Marco Polo, 2 solutions : le bateau ou le bus. Je n’ai pas testé le bateau, mais le bus se prend derrière la gare de Santa Lucia, sur la Piazzale Roma. C’est la société ATVO qui gère ces transferts et le tarif est de 8 €. Venise est desservie par un pont routier et ferroviaire qui mène à la gare de Santa Lucia, dernier endroit où l’on peut avoir ses pieds sur de la terre ferme. Evidemment, il n’y a aucune voiture sur Venise, l’île est entièrement piétonne, sauf la partie de la gare et de la gare routière où il existe également un parking, ce que je déconseille fortement.

Une fois dans Venise, on utilise soit ses pieds, soit le bateau.  Si tu as envie de vivre le cliché de Venise, il te faudra faire un tour de gondole. La promenade dure environ 30 minutes, et les prix fixés par la Mairie sont de 80 €uros. Ils sont à chaque détour de canal, donc impossible de les louper.

Tester les gondoles à Venise, un mythe

Peut-être très touristique de nos jours, la gondole est toutefois un art. Tout d’abord, c’est un métier qui se transmet uniquement de père en fils. Cela n’empêche pas de passer un examen difficile pour être gondolier. Toutes les gondoles sont peintes en noir, suite à un décret de 1562, pour empêcher les personnes les plus aisées de montrer leur richesse via des couleurs vives. On ne compte pas moins de 600 gondoliers dans Venise.

Pour les plus petits budgets, tu trouveras aussi :

  • Le traghetto : cette gondole en version plus grande permet de traverser le Grand Canal à 8 endroits différents pour la modique somme de 2,5 €. Pratique quand tu en auras assez d’avoir traversé 53 fois le même pont dans la journée.
  • Le vaporetto : à la différence du traghetto, le vaporetto ne traverse pas mais longe le Grand Canal d’un point à un autre. Il permet aussi de se rendre sur les îles environnantes tel que Giudecca, Murano ou Burano. Il existe un pass à la journée, rapidement amorti à 22 euros.
Traghetto, Gondole et Pont du Rialto

Où dormir ?

J’ai fait le choix de ne pas prendre d’hôtel dans le centre de Venise, qui aurait certainement couté plus cher, mais voici le bon plan : le Crowne Plaza Quarto D’Altino. Situé dans l’intérieur des terres, à Quarto d’Altino, le Crowne Plaza n’est qu’à 20 minutes de Venise et a l’avantage d’être au pied d’une gare qui dessert celle de Venise Santa Lucia (infos sur Trenitalia). Le ticket coûte moins de 4 € et le train passe 3 fois par heure jusqu’aux alentours de minuit. De plus l’hôtel a une navette gratuite pour l’aéroport, ce qui est un vrai plus. Le prix d’une chambre est en dessous des 80 euros selon les saisons.

Où déjeuner ? Où diner ?

La cuisine italienne, c’est une histoire d’amour. A Venise, on retrouve le plaisir des terrasses avec un simple apéritivo, un spritz et des cicchettis, les fameux toasts à la vénitienne.

Le Spritz, cette boisson qu’on a découvert il y a quelques années sur nos terrasses parisiennes, a été inventé à Venise. Il s’avère que quand les soldats autrichiens avaient envahi la ville, ils trouvaient les vins italiens trop forts, c’est ainsi qu’ils décidèrent de les couper à l’eau gazeuse…Si tu ne connais pas le Spritz, il est temps d’y remédier…

Dans les restaurants, on n’oublie pas que les Italiens ont pour habitude de manger entrée, plat et dessert et que les pâtes ne constituent pas un plat mais une entrée (primi piatti). Également, le couvert est facturé, ainsi que le pain ou les gressini déposés sur la table…

Voici quelques noms de bars ou restaurants testés pendant ce séjour :

Bars

Caffe Rosso, Sestiere Dorsoduro, 2963 : Sur la fameuse place Campo Santa Margherita, lieu de rassemblements des étudiants et des happy hours, le petit Caffe Rosso propose café à toute heure mais aussi aperitivo et cichettis en vitrine le soir.

Bar Al Faro, Fondamenta F.M. Piave, Murano : de quoi patienter tranquillement en attendant le prochain vaporetto, ce petit bar face au phare de Murano a une terrasse ensoleillée et plein de petits tramezzini, ces petits sandwichs triangulaires vénitiens.

Bar Dai Fioi, Calle de Ca’ Donà, 2504/2503 : situé sur la place Campo S. Stin, ce petit bar accueille les vénitiens venant boire leur café ou aperitivo au comptoir

Caffe Florian, Place Saint-Marc : pour les plus gros porte-monnaie, le Caffe Florian est l’un des cafés les plus luxueux de Venise

Restaurants 

Osteria alla Bifora, Campo Santa Margherita, 2930 : un restaurant sympathique aux allures de tavernes qui sert surtout des taglieri, des planches de charcuterie et fromage sur des grandes tablées.

Al Vecio Pipa, Via San Mauro, 397, Burano : on est toujours réconforté de trouver un restaurant qui veut bien vous accueillir après 14h30…Menu du jour très abordable qui plus est bon

Petit plus

Gelateria Ca d’Oro, Strada Nova, 4273 /b : pour une bonne glace à l’italienne

Que voir ? Que visiter ?

Place Saint-Marc

Lieu le plus emblématique de la ville, cette place rectangulaire est souvent mise en avant lors du phénomène d’acqua alta (lorsque les eaux montent, on installe alors des passerelles, la place est l’endroit le plus bas de Venise) ou lors des grands évènements vénitiens (Carnaval). Lorsqu’on se perd dans Venise, on se retrouve toujours sur cette place, située au sud de la lagune. Elle porte le nom de Saint Marc, l’apôtre et protecteur de Venise, dont le corps a été rapatrié d’Egypte en 728.

180m x 70m, voici sa taille et c’est en fait la seule piazza de Venise (place), toutes les autres étant considérées par leur taille de « piazzale » (ou placettes).

Sous les arcades, se trouvent de nombreuses boutiques ou encore cafés. C’est aussi le centre de l’attraction du Carnaval de Venise. Si tu es là le 1er dimanche du Carnaval, alors tu pourras assister au saut de l’ange, une jeune vénitienne s’élançant depuis le Campanile pour voler au-dessus de la place. Le campanile est d’ailleurs l’un des points les plus hauts de Venise, haut de 98 mètres.

Basilique Saint-Marc

Construite à partir du 11ème siècle, la basilique (sur la place du même nom) a été édifiée en remplacement d’une plus petite basilique abritant la dépouille de l’évangéliste Saint-Marc, depuis son rapatriement sur Venise.

Elle comporte 5 dômes et prend la forme d’une croix grecque. La façade de la basilique est impressionnante. L’entrée est gratuite et l’on peut même admirer la place toute entière depuis la terrasse.

Pas moins de 8500m2 de mosaïques se trouvent à l’intérieur, le tout entouré d’anges sous les coupoles ou encore de niches illuminées par des représentations de la vierge ou d’apôtres et où le doré est la couleur prédominante.

Palais des Doges

Ancien palais de la république représentant le pouvoir et la puissance de la ville pendant plus de 7 siècles, le Palazzio Ducale (de son autre nom) se visite et regorge de secrets. L’un des circuits « Itinari Segreti » permet de découvrir les secrets les plus sombres de la république, entre autres dans la prison des Piombi ou la salle d’interrogatoire. Il fut aussi le lieu de résidence des Doges (dont les appartements se trouvent à l’étage). Les 2 façades visibles, de marbre rose, donnent sur la place Saint Marc et sur la lagune.

Théâtre Fenice

Le théâtre Fenice est l’un des principaux théâtres de la ville. Sa décoration luxueuse en fait l’un des plus beaux également. Il est aussi tristement connu pour ses incendies à répétitions. Il se visite via des visites guidées, mais le mieux serait d’assister à un opéra.

Il Cannaregio

Quartier typique et populaire de la ville, situé au nord, il est fort agréable de part son calme qui y règne, par rapport aux petites rues bondées du centre-ville.

Le quartier est aussi le berceau du Ghetto et du Ghetto Nuovo, le quartier juif de Venise. En 1516, les juifs chassés d’Espagne s’installèrent ici et construisirent une fonderie (dont la traduction en vénitien est « getto »). Seul quartier qui leur était réservé, les immeubles sont donc du coup plus haut que dans le reste de la ville. Une atmosphère sympathique flâne dans l’air. Son centre, le Campo Del Ghetto Nuovo fait office de cour de récré pour les jeunes. Il ne faut absolument pas manquer la Scuola Spagnola, la première et la plus grande synagogue et la Scuola Levantina (la synagogue d’hiver).

Chiesa dei Frari

L’église franciscaine des frères mineurs a été construite en 1338, dans un style gothique. Son campanile mesurant 70 mètres, il est ainsi le 2ème plus grand de Venise. Même si sa façade n’est pas la plus impressionnante, c’est en son sein que se trouvent certaines des plus belles œuvres vénitiennes et italiennes comme l’Assomption de la Vierge de Titien.

Galleria dell’Academia

Ancien couvent, c’est Napoléon qui, à partir de 1817, décida d’installer ses propres chefs d’œuvres vénitiens en ce lieu. C’est aujourd’hui l’une des collections les plus importantes d’art vénitien au monde. Titien, Véronèse, le Tintoret, nombreux sont les peintres fameux à y figurer.

Le Ponte dell’Academia, menant à la Galerie, est l’une des plus belles vues de Venise. Le pont est encore fait de bois car il était censé être temporaire.

Chiesa di San Giorgio Maggiore

Depuis le palais des doges, on ne voit qu’elle, au fond du décor, dans la brume comme au coucher du soleil. L’église San Giorgio Maggiore, étincelante de blancheur, flotte sur la lagune. L’ensemble comprend également un cloître et un réfectoire dans le monastère situé derrière. Pour la petite anecdote, c’est dans ce réfectoire qu’était exposé le tableau « Les Noces de Cana » de Véronèse, avant que Napoléon l’emprunte pour enrichir le Louvre.

Basilique Santa Maria della Salute

Située sur le Grand Canal, elle représente un chef d’œuvre du baroque Vénitien. Octogonale de par sa forme, et dotée d’une coupole, elle enferme également l’un des plus beaux tableaux, les Noces de Cana de Tintoret. Elle fut bâtie en signe de gratitude par les rescapés de la peste, qui décima plus d’1/3 de la population.

Marché du Rialto

En bord de canal et proche du pont du même nom, c’est ici que les Vénitiens se retrouvent pour acheter leurs poissons et autres crustacés. Le marché existe depuis plus de 700 ans, bien avant la construction du pont. Attention le marché est fermé les dimanches et lundis.

Les Ponts

Venise se découvre à travers ses canaux, et ses ponts bien entendu. Venise en compterait environ 500 ! Parmi les plus célèbres, il est possible de traverser sur :

Le Pont du Rialto : plus célèbre et plus vieux pont de Venise, le Rialto a moultes fois été détruit par des incendies et des inondations. Cette construction en pierre d’Istrie repose sur plus de 6000 pilotis et dispose en son centre d’une double rangée de boutiques.

Le Pont des Soupirs : situé à l’arrière du Palais des Doges, il tient son nom du fait qu’il servait de passage entre la cour de justice et la prison. Entièrement fermé de peur des évasions, ceux qui passaient par ce pont savaient qu’ils ne reverraient jamais Venise et regardaient l’horizon avec désespoir et soupir.

Le Ponte dell’Academia : voir plus haut Galleria dell’Academia

L’île de Murano

L’île de Murano, à quelques minutes à peine de vaporetto de Venise, est connue dans le monde entier pour ses verreries. Sur cette île, c’est une tradition vieille de 600 ans qui se perpétue. A l’origine sur Venise, les ateliers ont été transférés ici par peur des incendies répétés, mais aussi dans l’intérêt de protéger les secrets de fabrication. Désormais, dans la rue principale, la Fondamenta dei Vetrai, le long du canal, les boutiques de verreries ouvrent leurs portes sur leurs ateliers.

L’île de Burano

L’île de Burano se trouve à 7 km au nord de Venise, soit à 40 minutes en vaporetto. Beaucoup connaissent l’île pour sa dentelle au fil, mais c’est clairement le charme de ses maisons colorées bordant les canaux qui font d’elle sa réputation. D’ailleurs les habitants ont l’obligation de peindre très régulièrement leurs maisons.

Sur un week-end, cela prend du temps d’aller sur cette île (1h30 aller-retour de vaporetto minimum, dépendant d’horaires fixes et visite sur place), mais c’est certainement l’une des plus belles de toute la lagune. Ancien village de pécheurs, qui venaient se réfugier des invasions barbares, les couleurs ont fait leurs apparitions sur les maisons pour que chacun d’entre eux puissent toujours rentrer à bon port, malgré la brume.

Burano, l’île colorée

Le carnaval

Comment ne pas parler de Venise sans évoquer le Carnaval. S’il y a un seul moment de l’année pendant lequel il faut se rendre à Venise, c’est durant les 15 jours de Carnaval, l’un des plus beaux et des plus raffinés au monde, accessibles à tous. Ici, pas de défilé populaire, tout le monde porte un masque, un costume et se balade au grès des canaux.

Pour rappel, le Carnaval se tient toujours 10 jours avant le mercredi des Cendres pour se terminer le Mardi Gras. Le but premier du Carnaval est d’abolir les différences sociales, d’où l’intérêt principal de se cacher sous des masques. Le « thème » de ce carnaval n’est pas sans rappeler la Renaissance et la Comedia dell’Arte, avec des personnages tels que Arlequin, Colombine etc…Les photos parlent d’elles mêmes…

La liste des lieux cités ci -dessus est bien entendue non exhaustive. Venise regorge de bâtiments, églises, théâtres, musées qui méritent tous leur moment d’attention. Toutefois, le meilleur temps à consacrer à Venise est de se balader et de se perdre, de découvrir une nouvelle façade, au détour d’un canal, ou d’observer une église, puis repasser sur le pont déjà traversé une centaine de fois ….

Les plus du voyage

  • la beauté et le charme de Venise
  • la cuisine, inconditionnelle
  • le Carnaval

Les moins

  • Venise est une ville très fréquentée…
  • attention au climat, il ne fait pas toujours très chaud, surtout en février

Séville

Séjour de 5 jours dans la belle Andalouse

« Quien no ha visto Sevilla, no ha visto maravilla”, Proverbe Espagnol

Capitale de l’Andalousie, Séville séduit par sa situation au sud de l’Espagne avec un climat quasiment toujours « parfait » et ce tout au long de l’année. Mais au-delà du climat, la ville possède une histoire et une architecture riche, qui a su mêler les cultures chrétiennes et musulmanes au fil des années et des conquêtes.

Séville possède la douceur de vivre et la bonne humeur quotidienne de ces habitants, et rien que pour ça, elle mérite qu’on y séjourne.

Il faudrait dans tous les cas consacrer du temps à toute l’Andalousie, tellement la région est belle. En voici un aperçu, ce qui a pu être vu et visité en 5 jours.

Comment y aller ? Se déplacer ?

Séville, la plupart de l’année, est une destination prisée, de ce fait les billets d’avions sont souvent assez chers. Même si c’est surement l’une des périodes les plus intéressantes, durant la Semaine Sainte, les billets peuvent facilement atteindre 400 euros. En temps moins normal (année 2020 par exemple), les tarifs sont moins élevés et permettent d’avoir un billet autour de 80 euros. Les compagnies low cost tels que Vueling et Transavia ont de très bons horaires.

L’aéroport de Séville est minuscule et à l’avantage de n’être qu’à 20 minutes du centre-ville. Il existe une navette qui pour la modique somme de 4€ fait plusieurs arrêts du centre.

Cela dépend de la durée du séjour, mais il est intéressant de louer une voiture pour visiter les environs et plus généralement l’Andalousie. Les locations de voiture en Espagne sont à des prix dérisoires (en l’occurrence 40 euros les 6 jours !) et cela vaut vraiment le coup.

Il est important de ne pas négliger le point « parking » dans Séville. C’est une ville aux rues étroites qui ne permet ni de circuler facilement ni de garer sa voiture. Il faut donc réserver un hôtel avec parking.

Où dormir ?

En période où les touristes se font rares, nous avons bénéficié d’une promotion assez importante sur l’hôtel Fernando III, situé dans la Calle San Jose. Le tarif était de 65 euros en moyenne par nuit, avec parking inclus, ce qui n’est pas négligeable à Séville (soit les hôtels ont un parking cher, soit ils n’en ont pas, mais le coût habituel est environ 20 € par jour).

La position de l’hôtel était très centrale, dans le centre-ville, mais aussi proche des axes routiers, qui permettent de sortir et rentrer facilement de Séville, sans devoir se déplacer dans toutes les rues minuscules. La chambre était spacieuse et l’hôtel dispose d’un toit terrasse avec piscine.

Où manger ?

Le mot d’ordre à Séville, s’il ne doit y en avoir qu’un seul, c’est TAPAS ! Oui, ici on ne déjeune pas, on ne dîne pas, on va manger des tapas. Ma liste de restaurants ci-dessous n’inclut donc que des restaurants pour prendre des tapas et quelques endroits pour le petit-déjeuner (mais on mange aussi des tapas le matin !).

Dans le centre-ville

Dès le matin

La Tapateria, Calle Santa Maria La Blanca 7 : Parfait pour le petit déjeuner, café, jus de fruits frais et tostadas. Il faut prendre la table au comptoir vue sur la rue pour regarder le va et vient des passants.

El Comercio, Calle Lineros 9 : à Séville, l’une des spécialités sont les churros, et El Comercio les proposent dès le petit-déjeuner à tremper dans du chocolat chaud ! Un must dans ce petit bar très typique !

El 3 de Oro, Calle Santa Maria La Blanca, 34 : restaurant avec toutes les tapas classiques pour commencer du bon pied

Puis à toute heure….

La Esquinita de Arfe, Calle Arfe 13 : ce petit bar fut une superbe découverte et le fruit du hasard. Nous y retournons plusieurs fois. Entre croquetas, salmorejo (gaspacho andalou plus épais – avec du pain rassis- avec oeuf dur et jambon serrano), ensalada rusa et fromage, ou encore des boissons comme la manzanilla ou la sangria, nous nous sommes régalés.

Patio San Eloy, Calle Cuna 5 : Ce petit restaurant est en fait une chaine avec plusieurs disséminés dans la ville. La nourriture est bonne et les tapas variées. Le Patio San Eloy Regina, calle Regina, et le Patio San Eloy Santa Catalina, Calle Alhondiga, ont aussi été testés !

Casa Moreno, Calle Gamazo 7 : Ne sois pas surpris en rentrant, la Casa Moreno est en fait une épicerie, la gérante vend derrière son comptoir des jambons ou des sardines. Il y a un bar dans le fond, mais le mieux est d’être accoudé au comptoir ou sur une table dans l’épicerie même.

Los Dardos, Calle Misericordia 16 : la petite place où se trouve ce bar fut parfaite un dimanche ensoleillé, en terrasse, à gouter les tapas typiques comme la ensalada rusa ou le salmorejo.

Casa Morales, Calle Garcia de Vinuesa, 11 : dès la devanture, tu sais que tu entres dans un endroit typique, dans ce bar datant de 1850. Tapas classiques au rendez-vous.

Duo tapas, Calle Calatrava : des tapas toujours, mais dans ce bar tendance, elles sont mises au gout du jour et les plats les plus classiques deviennent raffinés ! A tester pour changer !

La Cinta, Calle Pureza : De l’autre côté du Guadalquivir, dans le quartier de Triana, la Cinta se trouve à l’angle de la place Altozano. Commande à faire au bar et bières bien fraiches.

Casa bar Diego, Calle Alfareria 5 : situé sur la très jolie et sympathique plaza de la Alfala, cette taperia typique avec large choix dispose d’une belle terrasse pour profiter du soleil

Dans les environs

Carmona

Cafe Santa Catalina, Calle Dominguez de la Haza 1 : sur la place du marché très souvent ensoleillée, ce petit bar permet de prendre des tapas ou un café à toute heure de la journée

Zahara de la Sierra

Cerveceria El Pinsapo, Calle San Juan 10 : A Zahara, la plupart des restaurants sont dans cette même petite rue animée, en haut de la ville, déjeuner simple et très abordable, carte avec beaucoup de viandes

Cadix

Taberna Casa Manteca, Calle Corralon de los Carros : à Cadix en bord de mer, ne loupe pas le poisson frais, et ici plus particulièrement le mojama de atun, sorte de carpaccio de thon

Los Arcos de la Frontera

El Bocaito, Calle Luis de Morales 24 : un endroit très sympathique pour se poser quelques minutes ou quelques heures… belle terrasse en face d’une église.

Que visiter ?

Dans le centre de Séville

Quartier de Santa Cruz

Il est quasiment impossible de décrire le barrio de Santa Cruz. Labyrinthe de rues étroites, cours fleuries, placettes avec bars ombragés, le charme sévillan opère dans ses rues dans lesquelles il est forcé de se perdre. D’ailleurs il est fortement recommandé de s’attarder pour le diner dans ce quartier.

Santa Cruz est le quartier où se trouve la cathédrale et la Plaza del Triunfo devant mais également la Calle Sierpes (rue commerçante), l’Alcazar, l’hôtel de ville

C’est également l’ancien quartier juif de Séville. C’est Ferdinand III de Castille qui leur avait attribué ce quartier pour repeupler la ville au moment de la Reconquista, avant d’être chassés en 1492.

Cathédrale et Giralda

Comment ne pas commencer par la cathédrale de Séville, la plus grande cathédrale gothique au monde en terme de superficie (et 3ème plus grande église après la basilique Saint Pierre de Rome et la Cathédrale Saint-Paul de Londres) ….

Construite sur l’ancienne mosquée almohade Aljama, la cathédrale Notre Dame du Saint-Siège fut transformée en cathédrale en 1248, pour célébrer la reconquête espagnole sur les Maures. La Giralda (tour attenante) et le Patio de los Naranjos sont les seuls vestiges de cette époque.

Son immensité en son sein surprend, tant la hauteur est impressionnante.

Au cœur de la cathédrale se trouve le tombeau de Christophe Colomb, transféré depuis Cuba en 1898. Le tombeau est porté par 4 personnages qui représentent les 4 royaumes d’Espagne : Castille, Léon, Aragon et Navarre.

 Ne manque pas non plus la Capilla Mayor avec le plus grand retable du monde (220m2 de figurines en bois doré)

La Giralda, attenante à la cathédrale et accessible depuis l’intérieur, est l’ancien minaret de la mosquée. Il ne fut pas détruit comme le reste de la mosquée, car il servait de campanile. La tour, haute de 104m, offre une vue splendide à 360° sur toute la ville et plus encore. Son architecture ressemble fortement à la Koutoubia de Marrakech ou la tour Hassan de Rabat.

Etonnant, il n’y a aucun escalier pour monter dans la tour, mais une pente inclinée ce qui permettait aux chevaux de monter jusqu’au bout.

Le tarif pour entrer dans la cathédrale est de 9€ et il est fortement recommandé de réserver (pas obligatoire)

L’Alcazar

Le palais de l’Alcazar tient le haut de la liste des lieux à voir à Séville. Ensemble de palais datant du 8ème siècle, il a été construit par les Omeyyades d’Espagne et souvent modifié et remodelé. Le palais Mudejar est le palais principal.

Il faut impérativement visiter le palais aux heures les plus calmes pour mieux le contempler. Il se visite uniquement sur réservation (tarif 11.50 euros) et l’entrée se fait par la Puerto del Leon. Beaucoup le compare à l’Alhambra de Grenade, c’est dire de la qualité de l’endroit. Le mélange de styles architecturaux et culturels est incroyable, il faut passer de salle en salle (entre autres le superbe Patio de las Doncellas) en admirant tour à tour les murs en azulejos ou les voutes spectaculaires. Après la visite des palais, celle-ci se termine par les immenses jardins, un véritable écrin dans cette ville frénétique. Le palais appartient toujours en partie à la famille royale et l’étage supérieur n’est pas visitable.

Plaza de España et parc Maria Luisa

La place emblématique de Séville, pourtant pas très centrale, est l’une des plus grandes places d’Europe (19 000 m2 de palais et 31 000 m2 de place). Créée par l’architecte espagnol Anibal Gonzalez pour l’exposition universelle de 1929, elle abrite dans son palais en demi ovale des bâtiments officiels (ministères pour la plupart).

Cette forme de demi-arc représente l’Espagne accueillant à bras ouverts les anciennes colonies. La place est très agréablement aménagée avec des cours d’eau faisant le tour de la place. Sur les bas-reliefs du palais, sont représentées les 48 provinces d’Espagne. Les ponts traversant le cours d’eau représentent eux les 4 royaumes. Cette place est certainement l’une des plus spectaculaires au monde

Tout juste à côté se trouve le Parc Maria Luisa, le poumon de la ville, portant le nom de l’infante Maria Luisa de Bourbon. L’endroit est très agréable en été car tout ombragé.

Ne manque pas non plus à coté l’Université de Séville, installée dans l’ancienne manufacture royale de tabac.

Plaza de toros

Également appelée Plaza de Toros de la Real Maestranza (la Maestranza étant une institution militaire laïque permettant la formation des nobles aux pratiques equestres) ce monument emblématique fait partie du décor, comme dans beaucoup de villes d’Espagne. C’est l’une des plus grandes et plus anciennes arènes d’Espagne pouvant accueillir jusqu’à 13000 spectateurs. Celles-ci se visitent et disposent d’un petit musée de la tauromachie.

La Tour de l’Or et les Rives du fleuve

La Torre del Oro tient son imposante place le long du Guadalquivir. Construite au 13ème siècle, il est possible de visiter cette ancienne tour d’observation militaire haute de 13m. Elle abrite aujourd’hui le musée naval et offre un très joli point de vue.

Quant aux rives du célèbre Guadalquivir (le seul fleuve navigable d’Espagne), elles sont d’autant plus agréables qu’elles sont accessibles aux piétons, de jour comme de nuit.

Metropol Parasol

Un bâtiment qui détonne (ou dénote) dans le paysage de Séville : cette sculpture en bois, aussi appelée Setas de Sevilla, en référence à sa forme de champignon, recouvre toute la place de la Encarnacion. Elle a eu beaucoup de mal à être acceptée par les habitants, en complet décalage avec l’architecture sévillane, mais également par son coût. Elle suscite toutefois la curiosité de chacun. La structure comptabilise environ 3500 pièces de bois.

Il est possible de monter au dernier étage, mais je n’ai pas testé : à essayer au coucher du soleil de préférence. Pour autant, l’ambiance est assez bonne, de nombreux skateurs profitent des différents niveaux de l’infrastructure et tout autour de la place, les bars florissent.

Il y a également un musée archéologique en dessous du bâtiment puisque des ruines avaient été découvertes au début de la construction.

Casa de Pilatos

Si tu as le temps, la Casa de Pilatos vaut la visite mais n’est pas incontournable, surtout si tu as visité l’Alcazar. Ce palais construit au 16ème siècle mélange les styles gothique, renaissance et mudejar. L’intérieur est fascinant : richesse des marbres, sculptures…c’est l’un des plus beaux patios de Séville.

Quartier de Triana

De l’autre côté du Guadalquivir, sur sa rive droite, il ne faut manquer Triana, le berceau du flamenco. Ce quartier artisan, connu pour ses poteries et céramiques, est idéal pour des balades dans ses ruelles. L’intérêt principal de ce quartier réside en son charme et son atmosphère.

Il a longtemps été connu pour etre le quartier gitan de la ville, avant qu’ils soient expulsés vers les banlieues. Le quartier est aussi fameux pour son marché, très animé. On y accède par le Pont en arc Isabel II.

La Calle Betis est, elle, bordée de restaurants et bars mais aussi de salles de flamencos. Sur la calle Pureza, on peut découvrir de nombreux patios. Quant à la place Altozano, elle regroupe également quelques bars pour se poser en terrasse. Evites l’heure de la sieste où le quartier est plus calme qu’habituellement.

Autres lieux à ne pas manquer

La plaza del Cabildo : Proche de la cathédrale, la plaza del cabildo est construite toute en arc avec des habitations dans les étages supérieurs.

Le musée des beaux-arts : Pinacothèque la plus importante d’Andalousie, le musée regroupe de nombreuses collections du 15è au 20è siècle, le tout dans un ancien couvent.

Palacio de Duenas : Un des beaux palais de Séville, dans un style proche de celui de l’Alcazar, construit au 15ème siècle.

Les nombreuses églises : Séville est dotée d’un certain nombre d’églises, souvent toutes aussi belles les unes que les autres, en voici quelques-unes.

Eglise San Salvador : sur la Place San Salvador, dans le quartier de l’Alfafa

Eglise San Lorenzo : une superbe église baroque de rouge vêtue

Basilique de la Macarena : dans le nord de la ville, la basilique jaune renferme une icone de la vierge, vénérée dans toute la région

Dans les alentours de Séville

Italica

Parmi les sites les plus célèbres autour de Séville, se trouve Italica, l’une des plus anciennes cités romaines, à seulement 9 km. La ville, construite en 206 avant JC, fut la 1ère colonie romaine sur la péninsule ibérique. Extrêmement bien conservée, la ville antique a récemment été utilisée pour le tournage de Game of Thrones. Les ruines sont très impressionnantes mais c’est l’amphithéâtre construit au 2ème siècle et pouvant accueillir jusqu’à 25000 personnes qui reste le lieu phare du site. Parmi les autres points à voir, il est possible d’observer des thermes, des maisons, un four a pain, des mosaïques….Bonus, le site est gratuit !

Monastère San Isodoro del Campo

Situé à quelques mètres d’Italica, ce monastère a des allures de forteresse gothique depuis l’extérieur. Construit au 13ème siècle par Guzman EL Bueno, héros de la guerre de Tarifa, le monastère a longtemps été occupé par différents ordres dont les hiéronymites, qui ont largement contribué à l’embellissement du monastère. Parmi les plus belles salles, ne manque pas le Patio de Evangelistas ou les 2 chapelles jumelles.

Carmona

Dans la plaine de la Campina, à quelques kilomètres à l’est de Seville, Carmona est l’une de ces villes qui renferme un nombre important de sites historiques derrière ses remparts. Peuplée depuis plus de 5000 ans, c’est l’une des plus anciennes villes de la région.

L’entrée de la vieille ville et des remparts se fait par la Porte de Séville, s’en suit un dédale de rues toutes aussi belles les unes que les autres, le but étant de se perdre le plus possible. Un stop sur la place du marché permet de s’arrêter prendre le soleil avec quelques tapas.

Pour ceux qui ont un bon budget, pourquoi ne pas séjourner dans le parador de la ville (des hôtels situés dans des anciens monuments historiques), ancienne forteresse construite par les Maures.

Les villages blancs

Emblèmes identitaires de l’Andalousie et hérités d’une tradition mauresque, il faudrait quelques jours pour visiter les villages blancs d’Andalousie. Parmi les plus célèbres, se trouve Ronda, El Gastor ou encore Olvera. Reconnaissables de loin sur la route, il est fort agréable de se balader dans les ruelles de chacun d’entre eux. Voici les 2 que j’ai pu visiter :

Arcos de la Frontera

Perché sur un promontoire, Arcos de la Frontera est l’un des villages les plus connus grâce à son château et à sa place del Cabildo. La vue depuis le haut du village est exceptionnelle et les ruelles escarpées sont une agréable promenade.

Zahara de la Sierra

Située dans la province de Cadix, la route qui mène à Zahara est longue mais scénique. A quelques kilomètres avant l’arrivée, Zahara se montre sur sa colline haute de 600m et son château du 15ème siècle D’ailleurs, n’hésites pas à t’arrêter au bord du lac pour quelques photos.

Pour monter au sommet du village, les ruelles étroites ou les escaliers montants sont charmants. La chapelle de San Juan ou l’église Santa Maria de la Mesa sont à visiter.

Cadix

Située en bord de mer, la presqu’île de Cadix mérite une petite excursion à la journée, en la joignant à Jerez, du fait qu’elle ne soit qu’à 1h30 de Séville. Cadix est l’une des plus anciennes villes d’Europe, étant passée entre les mains des Phéniciens, Carthaginois, Maures, Romains, Wisigoths, etc …

La vieille ville compte plusieurs monuments intéressants à visiter, comme la Plaza de San Juan de Dios, la cathédrale de Cadix, le Castillo de San Sebastian ou celui de Santa Catalina.

Pour ce qui est de la vue, c’est de la Torre Tavira, guet officiel de la ville, qu’il faut l’admirer.  Evidemment, profites en pour faire un tour sur la plage de la Caleta

Jerez de la Frontera

De nombreuses civilisations sont également passées par la ville de Jerez, appelée « de la Frontera » pour marquer la frontière avec la province de Grenade. Tout proche de Cadix, l’intérêt principal de la ville réside en ses caves de Xeres, ce vin transformé en eau de vie que toutes les bodegas proposent et dont le plus grand producteur est Tio Pepe.

Parmi les autres intérêts, il est possible de visiter la Cathédrale de San Salvador ou encore l’Alcazar, toutefois bien moins important que celui de Séville.

Au printemps ou à l’automne, les meilleures saisons pour la visiter, Séville est une ville dont la douceur de vivre permet un réel dépaysement. Que tu aies 1 ou 7 jours, il y a toujours des choses à faire à Séville ou dans toute l’Andalousie et la liste est non exhaustive…

Les plus du voyage

  • le coût de la vie relativement bas
  • les tapas
  • l’architecture sevillane, savant mélange de plusieurs civilisations

Les moins

  • Attention aux horaires comme dans toute l’Espagne : fermeture entre 13h et 17h pour de nombreux commerces

La Réunion

10 jours sur l’île intense en octobre 2020

L’île de la Réunion, une belle surprise pour un voyage imprévu, une destination recommandée à 100%. Au vu des conditions sanitaires mondiales, la liste des pays à visiter était très restreinte. La Réunion, département d’Outre-Mer s’est donc imposée par facilité. Facile certes, sans barrière de langue et le fait de rester en France, mais quelle région exceptionnelle. Un voyage incroyable auquel je ne m’attendais pas…

Sur seulement 2500km2 (autant dire un point sur la carte du monde), entre les cirques et les volcans classés au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 2010, les plages couleur sable noir ou bleu cristallin ou encore avec son patrimoine culturel basé sur un melting pot, l’île, autrefois Ile Bourbon, est à la fois si loin de la métropole et si différente.

Avant de rentrer dans vif du sujet, il est important de resituer l’histoire de la Réunion, découverte sur le tard. Nombreux ont été ceux qui l’ont approchée, mais elle apparaissait si terrifiante avec son volcan imposant que personne n’y mit le pied avant 1642. Ce sont les Français qui décidèrent de la peupler tout d’abord avec des exilés, puis avec quelques colons pour en faire le « Grenier des Mascareignes », afin de se ravitailler sur la route des Indes Orientales. C’est à ce moment que fut introduit le café et les épices mais aussi la traite des esclaves arrivant de Madagascar et d’Afrique.

Elle devient Ile de la Réunion après la Révolution en remplacement d’Ile Bourbon, pour cesser tout rappel à la monarchie. Débutent alors les révoltes d’esclaves, dont certains, les Marrons, s’enfuiront vers les cirques pour s’y cacher.

En 1810, la couronne britannique s’empare de l’île durant 5 ans, mais ces 5 années suffirent à introduire la canne à sucre, déjà présente sur l’ile Maurice. Cette monoculture chassa les petits propriétaires, ruinés, vers les hautes terres. Aujourd’hui on les appelle « les petits blancs des hauts » et sont la principale population des cirques. D’autres s’enrichirent et une véritable aristocratie réunionnaise s’imposa (il suffit de voir les belles cases créoles de St Denis). Et malgré l’abolition de l’esclavage, de la main d’œuvre bien moins chère venue d’Inde (puis des Comores et de Madagascar) arriva sur l’île pour la canne à sucre, d’où le melting pot important sur l’île aujourd’hui. Elle mérite enfin son statut de département français en 1946.

Jour 1 : Cirque de Salazie

Munis de tous les documents nécessaires en ces temps difficiles (test pcr, attestations etc..), nous partons d’Orly la veille, vendredi soir. Quasi tous les vols allant à la Réunion sont des vols de nuit et partent à quelques minutes d’écart. Le choix s’est porté sur French Bee, filiale low cost d’Air Caraïbes, qui reste satisfaisante, surtout par rapport à son prix. Le voyage aller-retour coute 590 euros (les vols culminent plutôt autour de 800 euros l’aller-retour). Malgré les mesures restrictives en France, ce sont les vacances scolaires et le vol est plein. La nuit est courte et difficile mais nous arrivons sous un soleil radieux aux alentours de 9h à Saint Denis de la Réunion. L’aéroport est assez petit, et il est très facile de trouver les 5 ou 6 loueurs de voiture, juste devant. Le choix s’est porté sur Sixt, le prix pour 10 jours est de 300 euros pour une Clio.

Après une nuit de voyage, le but au départ était de passer une journée reposante, plutôt côtière, et d’attaquer réellement le lendemain, mais les Réunionnais sont encore en vacances scolaires, et la côte ouest est prise d’assaut.

Nous nous dirigeons donc vers la côte Est et Saint-André, car c’est la porte d’entrée du Cirque de Salazie. Pas de chance pour cette première étape, le fameux temple tamoul du Colosse de Saint André est en travaux. Saint André est le berceau de la culture tamoule car c’est ici qu’arrivèrent les premiers immigrés. Quant à la vanilleraie Roulof, elle est fermée…La plantation est, elle, ouverte, et nous profitons pour voir les gousses en pousse de plus près.

Dès les premiers kilomètres de la montée menant au Cirque de Salazie, c’est l’émerveillement. Des monts verts, qu’on appelle pitons ici, et une végétation si luxuriante nous entoure. Le cirque de Salazie tient bien sa réputation de cirque le plus pluvieux. C’est aussi le plus accessible des 3, une seule route, mais à seulement 30 minutes de Saint-André.

Montée dans le Cirque de Salazie

Après avoir vu la Cascade Blanche, et être passés sous la Cascade Pisse-en-l’air, nous nous arrêtons devant le splendide Voile de la Mariée, une série de cascades le long des remparts du cirque au détour de la route. Une petite randonnée d’environ 1h permet d’aller à son pied à travers des canaux d’irrigation.

Puis nous arrivons dans le petit village d’Hell Bourg, classé parmi les 100 plus beaux villages de France, et le seul hors métropole. Hell Bourg est une ville charmante entourée de pitons et bordée de maisons créoles, toutes colorées. Le village fut une ancienne station thermale jusqu’à ce que sa source ne tarisse. Parmi les maisons créoles (les résidences secondaires ou « résidences de l’air » de l’aristocratie), la Maison Folio se visite. Il ne faut pas rater non plus le cimetière, un véritable havre de paix fleuri.

Le déjeuner permet de gouter aux premières spécialités : un sandwich rougail saucisses (des saucisses cuites avec des tomates et des épices) et un bouchon gratiné, les bouchons étant en fait des raviolis vapeurs chinoises (alors imagine des raviolis chinoises dans du pain, gratiné et avec de la mayo…).

Le temps se gâtant, il est temps de se rendre à notre gite pour ce soir qui se trouve à Grand Ilet, le cul de sac du Cirque de Salazie. Mais en restant à Hell Bourg, sache que les possibilités de randonnées sont nombreuses : Hell Bourg-forêt de Bébour-Bélouve, ascension du Piton d’Enchaing, Piton des Neiges…

Il faut savoir que dans les cirques, en ce début d’été austral, les après-midis sont soit pluvieuses, soit brumeuses et fort est de constaté qu’en arrivant à notre gite, chez Jean Robert, on ne voit rien à 3 mètres.

Chez Jean Robert, réunionnais pure souche, l’accueil est agréable. Les 3 chambres sont situées dans un très beau chalet. Nous avons une chambre à l’étage tout en lambris (l’insonorisation laisse par contre un peu à désirer) et une salle commune où nous prendrons dîner et petit déjeuner. Le coût total est de 90 euros en demi-pension pour 2 et nous avons mangé comme des rois : tartelettes de brèdes (des pousses réunionnaises), salade de choux, poulet boucané (ou fumé) avec riz et pois et gâteau aux pommes, le tout accompagné de vin rouge et rhum arrangé. Le repas se fait avec Jean Robert, notre logeur et 2 autres hôtes avec qui nous sympathisons et avec qui nous partagerons les deux prochains jours.

Jour 2 : Cirque de Mafate

Après un petit-déjeuner copieux en découvrant des nouvelles saveurs (de la confiture d’ananas victoria de la Réunion ou de goyavier…) et un tour d’horizon de la vue panoramique que nous avons depuis le gite expliqué par notre hôte, il est temps de partir ; Roche Ecrite, Cimendef, le Piton des neiges, toutes les montagnes que nous n’avions pas vu hier faute de beau temps.

Sur l’île, il faut savoir se lever tôt, voire très tôt. Tout le monde vit ici avec le soleil qui se lève vers 5h30 pour se coucher autour de 18h. Dans les cirques, et sur les hauts plateaux, les nuages viennent se loger en général à partir de midi. Il faut donc savoir profiter pleinement des matinées.

A Grand Ilet, nous ne sommes qu’à 15 minutes en voiture du Col des Bœufs, le col faisant la liaison entre le Cirque de Salazie et le Cirque de Mafate, à 1958m d’altitude. Arrivés au sommet, la vue, ou plutôt les vues sur les cirques sont fantastiques. On peut voir jusqu’à la mer dans le Cirque de Salazie ; quant à Mafate, ses contours sont si bien dessinés (remparts plongeants, pics aiguisés) qu’on comprend mieux sa géographie.

Cirque de Salazie
Cirque de Mafate

Il faut au minimum 2 jours pour descendre dans le cirque de Mafate, seul cirque des 3 pour lequel l’accès se fait à pied uniquement. Et oui, les Réunionnais luttent fortement pour cette préservation, ainsi les denrées sont livrées par hélicoptère directement aux ilets (les villages à l’intérieur des cirques sont appelés ilets). La plupart d’entre eux disposent de leur épicerie, école et église, mais le facteur ne passe qu’une fois par semaine !

Au col de Bœufs, il y a un parking surveillé (veille à ne pas laisser trop d’affaires sans surveillance) pour 12€ les 24h, et à 7h30, nous prenons les 2 dernières places du parking. C’est pour dire comme il est déjà tard pour les gens d’ici. D’ailleurs sur notre chemin, nous allons croiser énormément de Réunionnais car c’est le dernier jour de vacances ici.

Avant de nous lancer dans la descente à l’intérieur du cirque, nous hésitons encore un peu sur le trajet à suivre, car nous n’avons pas encore trouvé de logement pour la nuit. Nous décidons de nous rendre tout d’abord à la Nouvelle (capitale de Mafate). Traversant la Plaine des Tamarins (arbre que l’on retrouve principalement sur les toits de maison), la descente est assez facile (par contre la montée semble rude au vu des gens que l’on croise) et se fait en 2h30.

La Nouvelle est un village très sympathique, posé sur une plateforme (d’où le terme d’ilet). Etant encore en pleine forme, nous décidons de pousser jusqu’à Marla, se trouvant au pied des remparts de Mafate, entre les 3 Salazes et le Col de Taïbit. Les 2h de randonnée sont un peu plus dures, car Marla est plus en hauteur, mais faisable.

Il faut savoir que les possibilités de randonnée dans Mafate sont très très nombreuses et on peut facilement passer 4 à 5 jours dans le cirque.

Nous arrivons à Marla donc vers 12h30, et il se met à pleuvoir. En quelques minutes le cirque se recouvre d’un épais nuage. Nous en profitons pour pique-niquer puis poser nos affaires à notre gite, le Gite de Marla, Chez Yolande, pour un tarif de 110€ pour 2, repas compris. Ce petit gite est composé de 8 chambres, avec salle de bains communes et vue sur le Cirque (quand il fait beau). Quant au dîner et petit-déjeuner, ils se passent en face, dans la maison de Yolande Hoareau, notre hôte. Nous profitons de cette petite après-midi tranquille pour récupérer du voyage, puis nous nous rendons au snack du coin (le seul et l’unique) pour passer la fin de journée et tester les samoussas (même s’ils viennent d’Inde, les Réunionnais en ont fait leur spécialité) et la Dodo, bière nationale.

Le gite sous la brume

Le dîner est assez gargantuesque, une fois de plus, avec ti punch à volonté, salade de choux blanc, rougail saucisses délicieux (le meilleur du séjour), poulet aux légumes et pois en terminant par un gâteau coco.

Jour 3 : de Mafate à la Route des Laves

Nous partons à 7h30, en retrouvant nos amis de randonnée au Snack de Marla. Les vues sur Mafate découvert, depuis Marla, sont magnifiques. Nous partons pour la remontée jusqu’au Col des bœufs. La montée n’est pas si simple que ça, ça monte tout le temps. Nous arriverons par contre la tête dans les nuages. La journée ne s’annonce pas très bonne dans les montagnes.

Marla

Nous décidons, pour le reste de la journée, de visiter la côte Est de l’île de la Réunion, la côte la plus sauvage, appelée côte aux vents, où il est interdit de se baigner à cause de plusieurs facteurs : les alizés et les cyclones, le Piton de la Fournaise, qui se déverse essentiellement sur cette côte, et les requins malheureusement. Cela lui donne l’atout d’avoir une végétation luxuriante et d’avoir été épargnée par les constructions.

La première étape est Bras-Panon, où tu peux visiter la vanilleraie ProVanille créée en 1951 (cette fois ouverte). Les effluves de vanille sentent dès que l’on gare la voiture, ce parfum est magique. Il y a un atelier où l’on peut voir la fabrication ainsi que des plantations. A la Réunion, la vanille est une création. En l’absence d’insecte pour polliniser la fleur, il faut en effet le faire manuellement. Cette technique a été inventée par Edmond Albius, en 1842, à l’époque esclave sur l’île. Aujourd’hui la vanille bourbon se vend extrêmement chère. En métropole, il n’est pas rare de voir la gousse vendue 4€, on peut la trouver ici à moins de 2,5€, une aubaine….

A Sainte Anne, nous nous arrêtons devant la petite église qui fait la fierté de l’île puisque Truffaut est venu tourner La Sirène du Mississipi. Nous profitons de l’heure du déjeuner pour s’arrêter à Bassin Bleu, en bord d’océan.

Nous entrons maintenant sur la Route des Laves. A Sainte Rose, nous découvrons Notre Dame des Laves. Cette église a été véritablement épargnée par la lave lors de l’éruption de 1977. Comme nous pouvons le constater sur des photos exposées dans l’église, la lave qui a séchée l’entoure et s’est arrêtée au pied de celle-ci, les images sont impressionnantes, mais l’extérieur de l’église également. Beaucoup y voit l’intervention divine, sans doute !

Un peu plus loin, nous faisons une pause à l’Anse des Cascades. En bord de mer, cette petite anse est bordée d’une forêt de palmistes immenses, de vacoas (des arbres parasols dont les racines sont apparentes), de barques de pêcheurs colorées et d’une succession de cascades le long des parois. L’endroit est charmant et mérite ce détour.

Enfin, nous traversons la route des laves, là où le Piton s’est constamment déversé ces dernières années. Le Piton de la Fournaise est l’un des volcans les plus actifs au monde avec une éruption tous les ans en moyenne.

Cette balade en voiture sur la RN2 permet de découvrir les lieux des différentes coulées, comme celle de 1998, qui a agrandi l’île sur la mer de 2.5 ha ou encore celle de 2007, la plus remarquable sans doute qui a changé le paysage. Il fallut des mois pour reconstruire une route tant le sol était resté brulant. Mais le temps est effroyable, nous décidons de nous arrêter là et choisissons de refaire cette route plus tard sous un meilleur temps.

Nous allons donc vers la Plaine des Cafres (cafres est le nom donné aux esclaves noirs), le plateau situé en dessous de l’autre versant du Piton de la Fournaise. Nous choisissons notre logement à Piton Hyacinthe appelé Le Bougainvillier. C’est une maison individuelle appartenant à un hôte, mais nous n’en retirerons pas une expérience fantastique (accueil moyen, pas de repas possible).

Pour accéder à cette plaine, 2 possibilités : depuis Saint-Pierre ou Saint-Benoit, la route transversale de l’île. Depuis Saint-Pierre, ce que nous faisons, chaque quartier se nomme selon le kilomètre qu’il l’éloigne de la 2nde ville de l’île comme le Quatorzième ou le Dix-Septième. Nous choisissons d’être au Vingt-Deuxième.

Seul hic de cette région, il est dimanche et tout est fermé. Nous peinons tellement à trouver un restaurant ouvert, que celui que nous trouvons, chez Annabella à Bourg Murat, nous l’adopterons les deux soirs de suite.  Menu du jour : Emincé de poulet citronné, burger au canard et dodos (la bière j’entends…).

Jour 4 : Forêt de Bébour Bélouve et Côte Sud

Nous savions que cette journée ne serait pas géniale en terme de temps, voilà pourquoi nous retardons l’ascension du Piton au lendemain. Aujourd’hui nous allons passer la matinée dans la forêt de Bébour Bélouve et réaliser la randonné du Trou de Fer (4h aller-retour). La forêt de Bébour Bélouve est ce qu’on appelle une forêt primaire (une forêt vierge sans activité humaine) composée essentiellement de tamarins, mousses et de fougères .

Le chemin est agréable, et plutôt facile, il est bien tracé avec beaucoup de pontons de bois. Mais quand la pluie est passée, le chemin est humide et boueux. Arrivés au Trou de Fer, ce gouffre de 300m avec des cascades plongeant à l’intérieur, nous ne verrons que du brouillard. Quel dommage, mais nous aurons une autre occasion de le voir. C’est en temps normal l’un des plus beaux points de vue de la Réunion !

Après une courte pause au gîte pour se changer, nous redescendons sur la côte pour profiter du soleil. La capitale du Sud, Saint-Pierre, est l’arrêt parfait pour le déjeuner. Nous mangeons sur le port dans un snack. A la Réunion, tous les snacks vont proposer ces mêmes sandwichs : américain (avec frites), gratinés (en baguette avec du fromage par-dessus) ou encore des lords (type burger). A l’intérieur, du classique ou du typique : achards (légumes épicés), bouchons (raviolis chinoises), rougail, dakatine (beurre de cacahuètes réunionnais). Mais aussi des samoussas et des bonbons piments et quelques plats du jour toujours proposés (cary, rougail selon l’approvisionnement).

Saint-Pierre est la deuxième ville de l’île et la plus animée. Quelques édifices sont à voir comme l’hôtel de ville (ancien bâtiment du roi et entrepôt de café) ou encore l’entrepôt Kerveguen. Nous en profitons pour voir le port et la plage, ainsi que quelques rues du centre et le marché couvert (sous un chapiteau de fonte) pour les achats touristiques.

Saint Pierre

Nous nous rendons au Puits aux Anglais, pour reprendre là où nous nous étions arrêtés hier. Le puis des Anglais est un bel endroit où une piscine a été creusée au 19ème siècle dans la roche.

Un peu plus loin, nous faisons un arrêt au Cap Méchant. Ce magnifique point de vue sur les falaises est très sympa. Les vagues viennent frapper fort sur les falaises de basalte, avec tout autour une forêt de pandanus. C’est l’un des plus beaux points de vue panoramique du sud.

Pour voir des plages de plus près, il faut se rendre à la marine de Vincendo qui vaut aussi le coup d’œil, cette belle plage déserte de basalte noir est entourée également de falaises.

Arrivés proche de Saint-Joseph, nous remontons la rivière Langevin pour trouver la cascade du même nom ou également appelée Cascade de Grand Galet. Attention la route d’environ 13 km depuis Saint-Joseph est extrêmement difficile, avec beaucoup de virages et peu de croisements possibles. Beaucoup de personnes viennent profiter de la rivière ici, d’autres viennent faire du canyoning. C’est certainement l’un des plus beaux endroits de la Réunion, la série de cascades se jetant dans un bassin d’un bleu époustouflant.

Pour la dernière étape du jour, nous profitons du coucher de soleil sur les plus belles plages de la Réunion : Grande Anse et Manapany les bains. Beaucoup pensent que les plus belles plages sont vers Saint-Gilles, mais je choisis personnellement ces deux-là. Grande Anse est entourée d’une petite forêt de palmiers, quant à Manapany, la plage de galets se trouve dans un bassin aménagé.

Nous retournons passer la soirée à Bourg Murat, au restaurant chez Annabelle puis à notre gîte.

Jour 5 : Piton de la Fournaise

Cette matinée est (enfin) consacrée à l’ascension du Piton de la Fournaise. Le Piton de la Fournaise est la star de l’île. Autrefois tant redouté, il est aujourd’hui tellement adoré, que dès lors qu’il rentre en éruption, les gens se ruent pour voir le spectacle. Et quels spectacles ! Ces dernières années, les éruptions ont été à la hauteur des espérances de chacun.

Le Piton de la Fournaise

Nous partons à 6h du matin au lever du soleil pour attaquer la route forestière qui commence à Bourg Murat (en voiture pour le moment), sur environ 30 km. Nous nous arrêtons à divers points de vue comme le Nez de Bœuf qui permet de voir la plaine des cratères naissants ou encore le Cratère Commerson, un somptueux cratère profond de 230 mètres.

Puis nous traversons la Plaine des Sables. A croire que nous somme sur Mars, tant le paysage semble surréaliste. La route permet de traverser en son milieu ce désert ocre.

Nous arrivons à 2400 m d’altitude au Pas de Bellecombe, terminus pour la voiture, vers 7h et on est loin d’être les premiers. La vue sur le Piton et la caldeira est dégagée. On voit bien le sommet et le chemin qu’il y a à faire…

La 1ère étape consiste à descendre dans l’enclos du volcan, appelé Enclos Fouquet, par 500m de marches (mon dieu le retour). En effet, le Piton, au fur et à mesure des éruptions s’est créé une muraille où elles sont le plus souvent contenues. Une fois en bas, il faut traverser une longue plaine à nouveau très lunaire avec beaucoup de failles, et à notre droite un petit cratère le Formica Leo. Il faut environ 45 minutes pour arriver au pied du piton.

Puis c’est la montée qui s’avère plus dure à certains moments car assez raide et chaotique. Le chemin est balisé par des pierres peintes en blanche, mais certains passages relèvent de l’escalade ! Et nous ne voyons jamais la fin. Arrivés quasiment en haut, il faut contourner le volcan sur la gauche pour atteindre le sommet du Cratère Dolomieu, car il n’est pas possible d’en faire le tour complet depuis la grande éruption de 2007 qui l’a creusé un peu plus. La vue est splendide, vue sur la mer de nuages d’un côté et de l’autre le cratère profond.

Nous repartons, sans trop tarder, le froid étant prenant, nous repartons pour la descente, qui est tout aussi dure pour les genoux et les jambes. A 30 minutes de l’arrivée, le nuage quotidien commence à envahir l’enclos. C’était moins une… Nous aurons mis 4h30 aller-retour !

Si tu as un peu de temps, l’idéal est de visiter la Cité du Volcan à Bourg Murat. C’est un centre pédagogique mais aussi scientifique qui permet de manière ludique d’en apprendre plus sur le fonctionnement de ce volcan.

Pour l’après-midi, nous nous rendons dans la charmante ville d’Entre deux. Après Hell-Bourg, c’est l’un des villages avec cases créoles et colorées le mieux conservé, entre autres de par sa situation géographie, coincée entre 2 rivières, Cilaos et la Plaine. Derrière Entre-deux, le sommet appelé « Dimitile » est un autre paradis de randonneurs car il offre depuis son panorama une vue sur le cirque de Cilaos et sur le Piton des Neiges. Nous en profitons pour prendre un verre et manger une bonne glace à l’Entre Deux Délices qui permet de faire une vraie bonne pause.

Notre maison d’hôtes pour ce soir, la Villa Paille en Queue, sur les hauts de la commune de Saint-Louis, est plus un petit hôtel, dans une villa immense avec plein de pièces ; la piscine permet de se reposer et de prendre le soleil ! L’hôtel dispose d’une belle salle à manger, nous décidons de nous rendre à Saint-Louis, faire quelques courses puis d’acheter à emporter, chez Croque Bol pour 2 belles salades et Samoussa Tropic pour l’apéritif typique réunionnais avec samoussas et bonbons piments.

Jour 6 : Cirque de Cilaos

Nous partons tôt ce matin pour découvrir le Cirque de Cilaos. Au vu du ciel, tout semble parfait , ouf peut être l’espoir d’une belle journée.

L’intérêt n°1 du Cirque de Cilaos réside en son unique route qui permet d’y accéder, appelée la route aux 400 virages. Oui, il y a bien 400 virages à faire pour arriver au village de Cilaos. Une longue route, où l’on ne croise pas toujours quelqu’un, des épingles bien épinglées, des tunnels où une seule voiture passe, l’impression de rentrer dans une jungle verdoyante aux aspects de Jurassic Parc ! Sur la route, nos nombreux arrêts nous permettent de découvrir chaque belvédère ou recoin du cirque.

Au bout d’1h15, nous arrivons au village de Cilaos, situé sur un plateau à 1200m d’altitude. Cilaos est entouré de remparts, à l’abri du Piton des Neiges qui le domine. A la manière d’Hell Bourg, Cilaos a connu un fort essor grâce à ses thermes, au 19ème siècle. Il est 8h45, un peu matinal, mais nous profitons d’un tour de centre-ville très sympathique.

L’office de Tourisme tient une liste des randonnées classés par difficulté ou durée. Maintenant que nous connaissons l’île, nous savons que nous avons environ 3h devant nous, avant de voir le ciel s’assombrir. Nous choisissons de faire la randonnée de la Roche Merveilleuse, qui derrière l’église et les anciens thermes de la ville, permet d’aller jusqu’à un point de vue dégagé sur le Piton des Neiges.

Il y a quelques autres randonnées intéressantes : soit plutôt courtes comme Bras Rouge ou la Chapelle, ou d’autres plus longues comme le Piton des Neiges ou Marla (village où nous avions dormi il y a quelques jours dans le Cirque de Mafate), via le Col du Taïbit.

Nous nous rendons à notre gîte choisi, le Gite de l’Ilet. Sur 2 ou 3 que nous avions préchoisi, celui-ci nous plaisait et avait de la disponibilité. C’était sans compter sur le fait de ne pas avoir vérifié sa localisation. Nous nous retrouvons sur une route de 10km encore pire que la précédente. Mais le jeu en vaut la chandelle, nous sommes au bout du Cirque, dans une impasse, sur l’Ilet à Cordes.

Le gîte est une belle demeure, nous avons une petite chambre à l’arrière et bonus, il y a une piscine chauffée, un bon moment agréable alors que les nuages sont déjà en train d’envahir le cirque. Nous profitons en fin d’après-midi d’un petit tour de cet hameau .

Il y a 3 spécialités à Cilaos et nous profiterons d’au moins 2 ce soir : le vin, les lentilles et la broderie. Le dîner est gargantuesque. Le gérant nous fait une petite présentation de ses 10 bouteilles de rhums arrangés et du vin de Cilaos qu’il fait lui-même, et à volonté. Le tout accompagnera des beignets de choux rouges, une quiche brède chouchou (les jeunes pousses de la plante qui donne le chouchou, légume inconnu en métropole), rougail saucisses, poulet ti jacques accompagné de riz et lentilles ainsi qu’un gâteau à l’orange.

Jour 7 : Etang Salé, Saint Paul

Après cette étape dans le Cirque de Cilaos, nous redescendons vers la côte. Avec plus de temps, le Cirque mériterait vraiment d’y passer une ou deux journées supplémentaires pour enchainer quelques randonnées et pourquoi pas faire l’ascension du Piton des Neiges.

Notre premier arrêt, de retour vers la mer, est à la Sucrerie de Gol. L’usine est l’une des deux seules sucreries encore en activité de l’île, où le balai des camions qui vont et viennent déposer leurs cannes à sucre, est sans cesse. Malheureusement à cause du Covid, elle est fermée au public.

Nous allons donc à Etang salé pour découvrir sa plage de sable noir, la plus longue de l’île. Attention le risque requin est important ici et de nombreux panneaux font la prévention. Il est important de rester dans la zone aménagée appelé Bassin Pirogue. L’endroit est sympathique et invite vraiment au repos.

Un peu plus loin, il est possible de faire un arrêt au « Gouffre », un endroit en forme de couloir de roches noires où l’eau vient « s’engouffrer » à toute allure en provenance de la mer et se jeter contre les parois.

Comme nous sommes vendredi aujourd’hui, nous allons à Saint Paul pour profiter du marché forain haut en couleur qui n’a lieu que les vendredis et samedis. C’est l’un des plus grands de l’île avec celui de Saint-Pierre. Il se vend beaucoup de fruits et légumes mais aussi des produits artisanaux et que des idées cadeaux à ramener de l’île : confitures, épices, vanille etc etc…Après quelques achats, nous profitons des étals pour déjeuner : jus de fruits frais, samoussas et ananas fraichement coupé, le tout face à l’océan.

A Saint-Paul, il y a 2/3 points intéressants à voir comme le temple Tamoul, consacré à Shiva. La communauté tamoule est importante sur l’île ; le temple est fermé au public mais visible de la rue.

En bord de mer, à l’entrée de la ville, se trouve le cimetière marin, très fleuri. Ce cimetière regorge de tombes de célébrités locales telles que le poète Leconte de Lisle ou encore le pirate La Buse.

Pour déjeuner, nous nous rendons sur la plage de Boucan Canot pour pique-niquer et profiter du soleil. Plage trendy de la Réunion, plage préférée des jeunes, elle est très agréable, il y a quelques marches à l’ombre des vacoas si tu ne souhaites pas être sur le sable blanc. Les voitures ont été bannies du front de mer, il est donc difficile de se garer sur cette petite ville.

Nous nous rendons à notre gîte pour nos 3 derniers jours, la Kaz Nana Safiko. Sur les hauteurs de Saint-Paul, dans un hameau appelé Plateau Caillou, notre gite est une belle villa composée de 2 chambres sur les côtés avec chacun sa salle de bain, et de deux bungalows. La vue est splendide et la piscine fait son charme. L’accueil est fort agréable, mais discret. Nous allons passer 3 jours ici très reposants.

Nous passons notre fin d’après-midi et soirée à Saint-Gilles-les-Bains, l’une des stations balnéaires les plus connues de la Réunion et le lieu de prédilection des Zoreilles. Nous en profitons pour voir le centre-ville et ses belles plages, la plage des Roches Noires et la plage des Brisants, mais aussi le port.

Plage des Roches Noires, Saint Gilles

Nous dînons au restaurant DCP, une institution ici. Le Dispositif de Concentrations de Poissons est le restaurant référence pour manger du poisson frais de toute l’île. Les poissons sont forcément du jour et très locaux. Il y a peu de variétés de poissons mais tu es sûr de sa fraicheur. Au menu, duo à partager, entrée de poissons crus de thon ou marlin (tartare, carpaccio, makis, sushis, fumé…), un plat de cuits et mi-cuits (brochettes, espadons) et desserts…Une super adresse !

Jour 8 : En route pour le Maïdo

C’est un départ matinal, après un petit déjeuner solide composé de salades de fruit, croissant, jus de fruits frais et œufs (quel plaisir!), que nous partons pour le Maïdo.

Sur les hauteurs de Saint Paul, se trouve l’un des plus beaux points de vue de l’île. A son sommet, accessible en voiture, a 2205 mètres d’altitude, la vue exceptionnelle sur le cirque de Mafate s’ouvre à nous, devant nos yeux.

Après 35 minutes de voiture, un belvédère aménagé permet de tout voir en temps dégagé : le Gros Morne, le Piton des Neiges et le Grand Bénare, les plus hauts pitons de la Réunion, mais aussi les ilets tels que Marla ou La Nouvelle, tout ce que nous avions pu voir les premiers jours, mais cette fois ci d’en haut et avec du recul. Les photos parlent d’elles-mêmes.

Il est aussi possible de descendre dans le Cirque depuis ici, la randonnée est un peu difficile et la descente dure environ 4h. Certains font aussi la descente en VTT jusqu’à la mer.

Nous choisissons de faire la randonnée de la route des Cryptomerias. La route se trouve en contre bas du Maïdo et se termine sur un parking. La boucle à pied commence ici et permet de connaitre cette forêt jusqu’à Ilet Placide et Les Terrasses.

Après cette randonnée, nous allons acheter quelques samoussas chez Loulou à Saint Gilles (une boulangerie traiteur connue mais attention il faut venir tôt pour avoir du choix), nous profitons de la plage de l’Ermitage. Un lagon, du sable blanc, des filaos, tout invite au farniente ici. C’est l’une des plages préférées car la baignade est ici autorisée, protégée par la barrière de corail.

Chez Loulou, Saint Gilles
Plage de l’Ermitage

Notre fin d’après-midi se passe à notre maison d’hôtes, et nous allons à Saint-Paul sur la place du marché pour trouver un de ces snacks qui proposent des plats à emporter, Chez David, pour prendre un Rougail Saucisses et un Cari Poulet, et dîner au gite.

Jour 9 : Bords de mers

Cette journée du 01 novembre est beaucoup plus cool, seul jour sans marche de tout le séjour. Nous profitons d’un beau temps pour refaire la route des Laves qui était sous la pluie le premier jour. Aujourd’hui, il fait bien meilleur et cela nous permet de voir tout ça sous un plus bel angle. La route est quelque peu encombrée car beaucoup de gens se rendent au cimetière aujourd’hui pour la Toussaint.

Nous nous arrêtons tout d’abord à la Pointe du Tremblet pour voir les coulées de laves sèches avancées dans la mer, puis au meilleur point de vue, celui de la coulée de 2007.

Nous déjeunons sur la plage de l’Etang Salé avec comme souvent quelques samoussas, bouchons et bonbons piments.

Et pour continuer de découvrir les « plages de Saint Gilles », nous partons à la découverte de celle de la Saline. La Saline est une longue, très longue plage de sable blanc, dans cette station plus résidentielle et familiale que les autres. L’avantage est aussi que le lagon est très peu profond donc elle fait la préférence de beaucoup de familles.

Nous dinerons à la Saline dans le centre.

Jour 10 : le cadeau de la fin

Le meilleur du voyage est gardé pour la fin. Il est 5h30 du matin, le soleil vient de se lever, et nous sommes sur le pont. Ou devrais-je dire le tarmac. Et oui, nous allons découvrir l’île de la Réunion du ciel et en hélicoptère.

La société Helilagon est celle qui propose les meilleurs tarifs en ce moment, avec promotions sur internet, et en plus c’est la plus proche de notre maison d’hôtes. Il faut essayer de s’y prendre 2/3 jours en avance pour avoir le choix de créneaux, mais en réservant la veille, le seul créneau disponible est 6h du matin.

En tout cas, le soleil vient de se lever, et à priori pas de nuages au-dessus de nos têtes. Nous sommes 5 dans notre hélicoptère et le vol est prévu pour environ 45 minutes. Nous nous envolons tout d’abord en direction du Cirque de Mafate que nous apercevons en contrejour. L’hélicoptère descend à travers le Trou de fer, le fameux, que nous n’avions pas vu depuis la forêt de Bébour Bélouve. Nous passons ensuite au-dessus de Salazie avant de traverser l’immense plaine et l’enclos du volcan. Le vol est chouette, c’est incroyable de tout découvrir du ciel. Nous allons jusqu’au cratère Dolomieu, et tout autour seuls les nuages nous entourent…Sur notre route du retour, nous survolons cette fois le Cirque de Cilaos mais celui-ci est dans les nuages, on aperçoit toutefois le clocher de l’église de la ville. Pour terminer, nous survolons les plages de Saint Gilles et le lagon.

Le vol en hélicoptère fut une belle expérience, en rien obligatoire, mais un vrai plus sur le séjour, pour mieux comprendre la géographie de cette île. Il faut par contre le faire en fin de séjour après avoir vu tout du sol, afin de pouvoir tout reconnaitre.

De retour, nous profitons de notre matinée à la maison d’hôtel entre bronzage et piscine puis allons déjeuner chez Mamy Marianne à Saint Paul, pour bien terminer notre dernier jour avec un bon repas créole. La carte est simple mais les plats sont très bons.

Nous décidons ensuite d’aller à Dos d’Ane. Ce petit village cul de sac, au-dessus de la Possession, est à nouveau un lieu de randonnée. En effet, depuis Dos d’Ane, certains choisissent de faire la randonnée de la Roche Ecrite, ou encore de rentrer dans le Cirque de Mafate via la Rivière des Galets. Le point de vue de la Roche Bouteille (environ 20 minutes aller-retour) permet de voir le lit de la rivière et les pitons de Mafate.

Dos d’Ane, Roche Bouteille

Enfin, notre dernière étape de ce voyage est consacrée à la préfecture Saint Denis, ville natale de Roland Garros. Beaucoup l’évitent, mais une petite balade dans le centre-ville permet de découvrir une architecture créole typique (les demeures historiques sont multiples, occupées en grande partie par des bâtiments officiels) et de nombreux lieux de cultes mêlant toutes les origines que l’on rencontre à la Réunion. Cathédrale, temple tamoul, pagodes, la liste est longue. Saint Denis n’a pas de plage, mais elle a le Barachois, ce quartier promenade le long de la mer, souvent très animé, où il fait bon se promener.

Ce séjour se termine ici, tellement intense, comme le surnom de l’île. Randonnées, plages, paysages époustouflants, à la Réunion, tout est réuni pour passer des moments agréables sur le paradis de l’océan indien. Un voyage qui sera souvenu…

Les plus du voyage

  • Un paradis pour les randonneurs
  • Des paysages à couper le souffle
  • La cuisine créole, aux mille saveurs

Les moins

  • des prix identiques à la métropole, voire plus élevés sur l’alimentaire importé

Nord Argentin

Séjour de 15 jours dans ces régions argentines

Voici le récit d’une quinzaine de jours passés dans le Nord de l’Argentine, pendant ce tour d’Amérique du Sud en 2013. Depuis la ville d’Iquique sur la côte Pacifique du Chili, jusqu’aux chutes d’Iguazu à la frontière brésilienne, la région nord argentine est une découverte incroyable à travers les canyons, déserts, cités historiques et hauts plateaux. Salta, la capitale de la province est le point de chute principal et les paysages autour sont nombreux. Plus à l’Est, les anciennes missions jésuites mènent sur la route des chutes d’Iguazu, parmi les plus grandes du monde.

Salta, la capitale

C’est une grosse journée de trajet depuis Iquique, au Chili, quasiment 24h. Le trajet est long, mais quels paysages magnifiques… J’arrive à Salta à 21h30. A la gare de Salta, le hasard me fait rencontrer une employée de l’hostel réservé, Exxes Hotel, qui me met dans un taxi et le paye !

Après une longue nuit de repos et un petit déjeuner argentin (tous les petits déjeuners argentins se ressemblent : café, jus de fruits et media luna), je pars à la visite de la ville. Salta « la linda » (Salta la belle) est la capitale de la province du même nom, pour autant ce n’est que la 8ème ville d’Argentine. A 1185m d’altitude, et placée très stratégiquement entre le Chili et la Bolivie, la ville a un passé historique et épiscopal important.

Plaza 9 de Julio, Salta

La place principale est la plaza 9 de Julio. Dans toutes les villes d’Argentine, tu trouveras une Plaza 9 de Julio, car c’est le jour de déclaration d’indépendance de l’Argentine (9 juillet 1816). Il est très agréable de profiter d’un café et du soleil sur la place d’ailleurs.

Plaza 9 de Julio

J’en profite également pour visiter la cathédrale de Salta et l’église rouge et jaune San Francisco. Dans le centre historique, le Cabildo (conseil municipal) se visite également puisque c’est le siège du Museo Historico del Norte, reprenant l’histoire de Salta et du nord Argentin. Les soirées sont aussi forts agréables dans le centre lorsque les Salteños sortent autour de la place.

Il est possible de monter au Cerro Bernardo d’où tu auras une super vue sur la ville. On s’y rend par téléphérique depuis le Parque San Martin, mais je redescends à pied pour m’arrêter au monument Miguel Guemes, le héros de l’indépendance.

Virée chevalresque

Avant de démarrer la virée dans le nord argentin, je profite de 2 journées pour découvrir la campagne autour de Salta et la vie des Gauchos. Les gauchos sont les gardiens des plaines et troupeaux en Argentine, ils sont reconnaissables car vêtus plus ou moins comme des cow-boys.

J’ai réservé donc à Cabagaltas Gauchas, une finca qui vient te chercher à ton hébergement dans Salta, et t’emmène dans sa ferme. L’activité principale des gauchos est bien sûr d’être à cheval, c’est donc parti pour des balades dans les sierras, certaines au coucher du soleil, d’autres jusqu’au Cartel des Gauchos, leur lieu de repère durant la guerre d’indépendance. La finca propose aussi des asados succulents, l’asado étant la viande grillée au feu ou au barbecue.

Quebradas et Nordoeste

Pour effectuer l’excursion dans le nord-argentin, il est impératif de louer une voiture. Les quebradas (des canyons tant fluviaux que tectoniques) sont malheureusement mal desservis, et cela aurait pris des jours et des jours à visiter tous ces sites.

Le premier arrêt est Purmamarca, dans la province de Jujuy, Purmamarca signifiant ville du désert en Aymara. Ce qu’il faut voir ici est la montagne aux 7 couleurs ou El Cerro de los Siete Colores, cette fameuse colline démontrant un panel de couleurs toutes aussi impressionnantes les unes que les autres. Depuis la ville, une petite marche permet de marcher dans le canyon.

L’arrêt suivant sera Humahuaca, c’est d’ailleurs plus difficile de trouver un hostel car ils se font plus rares et les prix sont élevés (Hostel Humahuaca). On goute au Fernet, cet alcool Italien à base de plantes dont les argentins raffolent… La ville est agréable, l’église, le cabildo (le nom qu’on donnait à la mairie sous l’empire espagnol) et le monument aux héros sont des points à voir. Il faut également aller à PenaBlanca, le mirador de la ville.

Plus au nord, Pucara de Tilcara, une forteresse construite par les indiens Omaguacas est le stop suivant. Au milieu des ruines, des centaines de cardones (cactus à bras) s’élèvent. Depuis la forteresse, la vue sur le fleuve Rio Grande est dégagée.

Je prends ensuite le chemin de la Gorge du Diable « Garganta del diablo », c’est un chemin de 4km à pied de Pucara. La route est sympa et les vues sur le canyon sont exceptionnelles. L’entrée de la gorge est payante.

Puis en fin de journée, c’est la traversée de Salinas Grandes qui m’attend. Il n’y a personne sur cette route au milieu de ce salar (désert de sel), sur les hauts plateaux. L’altitude moyenne est de 3300m mais l’arrivée dans ce désert se fait en passant le col de Jujuy à 4170m, c’est hyper sympa avec le soleil couchant.

Direction cette fois le sud de Salta, toujours en voiture pour atterrir à Chicoana, un petit village avec un hostel sympa, Hostal del Sol (la chaîne Hola hostels très présente en Argentine et au Chili propose de très bons tarifs).

Je repars avec un petit déjeuner boulangerie (les medias lunas, ça te dit quelquechose ?) car je souhaite voir la Quebrada de las Conchas , c’est à 50km d’où je suis mais avant il faut passer par la ville d’Alemania.

Je traverse différents paysages dans la Quebrada comme des canyons, des rochers, des dunes parmi les paysages les plus arides du continent sudaméricain. C’est évidemment l’érosion au fil des années qui a formé cet endroit et c’est splendide mais il fait froid et venteux. Je traverse la « Garganta del Diablo », un trou béant, « l’anfiteatro », où l’acoustique est exceptionnel, « El Sapo » (en français le crapaud) qui ressemble vraiment à une grenouille, « El Obelisco » ou encore « Los Castillos ».

Cafayate y el vino

Très proche de la Quebrada, il faut absolument passer par Cafayate. Cafayate est connu pour ses vignes et ses bodegas pour déguster du vin. Outre le musée du vin dans la ville, il faut visiter une ou deux caves pour se faire une idée des vins des environs. Le cépage le plus travaillé ici est un blanc, le Torrentes, mais le Malbec en rouge se fait la part belle.

Parmi les caves à visiter, qui sont aussi des bodegas où se poser boire un verre, tu as Vasija Secreta, Bodega Nanni, ou Bodega El Transito. Pour déjeuner, le restaurant Hornito est une adresse de confiance et le bon plan hôtel est le Cafayate Backpackers.

Dans les environs, il est aussi possible de faire quelques randonnées accessibles en partant depuis la ville elle-même, entre la randonnée des Cascades à travers des rochers à escalader .

Je visite aussi la Quebrada de las Flechas, se situant sur la Ruta 40, la route qui traverse l’Argentine du Nord au Sud. Le paysage est très différent de Cafayate, d’ailleurs cette partie n’est pas asphaltée. La Quebrada porte ce nom car les rochers forment des flèches penchées.

Cette partie de la Ruta 40 est plus communément appelé Vallée Calchaquies, du nom des indiens ayant vécu dans la région. Cette vallée longue de 500km mène aux villages de San Carlos, Molinos ou encore Cachi.

Sur les terres indiennes, d’ouest en est

Il est temps de quitter Cafayate pour Amaicha del Valle, point de chute des jours à venir. Peu de choix dans cette ville, mais c’est au Pachacuty Hostel que je m’arrête. D’ailleurs cette ville et la région en général changent du tout au tout au moment de la fête de Pachamama, une fête célébrant la « terre mère ». Un musée consacré à Pachamama se visite ici.

L’un des sites majeurs de la région sont les ruines de Quilmes. Il n’y a pas de véritable transport entre Amaicha et Quilmes, il faut dont s’y rendre en taxi. Mais ici les taxis ne sont pas avares en paroles et mon chauffeur se transforme en véritable guide (de manière générale en Argentine). La cité sacrée, adossée à la montagne à 1855m d’altitude, a été créée au 11ème siècle. Les Quilmes, tribu indienne à l’origine de la cité, ont d’abord résisté à l’invasion des Incas puis 130 ans face aux Espagnols. Le site reste exceptionnel et en excellente conservation.

Il est temps de traverser cet immense pays d’ouest en est pour arriver au plus proche de la frontière brésilienne dans la ville de San Ignacio (pour info, il y a 1280 km et il aura fallu 20h de bus pour traverser).

Cette toute petite ville est proche des missions jésuites, et c’est au SI Hotel Adventure que je trouve ma chambre. Après un peu de repos, je pars visiter les Missions Jésuites Guaranis. Je suis surprise car elles ne ressemblent en rien à celles vues en Bolivie. « Las Reducciones »  (regroupement en espagnol), au nombre de 30 environ, ont vu le jour dans la foret tropicale argentine, brésilienne et paraguayenne au 17ème, sur les terres guaranis. Les plus connues d’Argentine sont Ignacio Mini et Santa Ana. Véritables villages inscrits au Patrimoine Mondial de l’Unesco, les missions sont extrêmement bien conservées.

Je termine ce séjour sur ces terres indiennes sur le bord du fleuve Parana, bordé de plages, séparant ainsi l’Argentine du Paraguay.

Les chutes d’Iguazu

Les chutes d’Iguazu sont finalement plus proches que je ne le pensais et j’arrive en 4h à l’Iguazu Falls Hostel de Puerto Iguazu. Les chutes sont l’une des attractions les plus célèbres d’Amérique du Sud et se partagent la frontière entre l’Argentine (pour 80%) et le Brésil. La ville de Puerto Iguazu (ville coté argentin) reste intéressante et les bars et restaurants sont nombreux. Il faut savoir que la région est pluvieuse malgré la chaleur et donc l’imperméable est de rigueur.

Les chutes d’Iguazu sont en fait un ensemble de 275 cascades, ce qui en fait les plus nombreuses du monde, formant ainsi une longueur de 3km. Dans le parc national argentin, de nombreux itinéraires ont été créés pour s’en approcher au plus près.

Je commence par le « lower trail », chemin d’environ 2h, qui permet d’être au plus près des chutes. Les chutes (las saltas) sont nommées « Dos Hermanos », « El Chico » ou encore « Salto Bosetti ».  Les sens sont en éveil et l’ouïe particulièrement. Le débit de 6millions de litres d’eau par seconde résonne partout autour de moi.

Puis j’attaque « l’upper trail », les chemins et les passerelles permettent des vues plus élevées depuis des miradors, au plus près des chutes.

Quant au « Macoco trail », celui se déroule plus à l’intérieur des terres et est un chemin idéal pour aller à la rencontre des animaux, entre autres des singes hurleurs. Le parc est aussi le paradis des animaux, mais ici c’est le coati, le roi. Gare à toi, cet animal est prêt a tout pour manger et te poursuivra à la seule vue ou odeur de nourriture…

Le point d’orgue du parc (et qu’il faut garder pour la fin) est sans doute la Garganta del Diablo, la plus haute chute de l’ensemble, hissée à 80m. Elle s’atteint après un chemin d’1km qui permet de l’observer depuis le haut.

Ce voyage magnifique en Amérique du Sud ne se termine pas encore ici, il n’est que le début d’ailleurs de 3 semaines intenses qui suivent au Brésil, article à suivre d’ici peu…Mais l’Argentine ne sera pas en reste…

Les plus du voyage

  • des sites naturels plus remarquables les uns que les autres
  • Les chutes d’Iguazu, l’une des merveilles naturelles de ce monde
  • la viande, une excellence argentine

Les moins

  • Après le Pérou et la Bolivie, dur d’observer des prix européens ici
  • les longs trajets en bus, seul tribu pour tout voir

Marrakech

Séjour d’une semaine en 2006 et de 4 jours en 2019

Marrakech, la ville aux 1000 merveilles ! L’ancienne cité impériale, au pied de l’Atlas, a une position centrale au Maroc. Ni capitale, ni portuaire, elle détient pourtant un potentiel bien supérieur aux autres villes marocaines.

Entre la Médina, ancienne ville fortifiée qui abrite les souks, la Kasbah, le quartier royal, ou encore Gueliz, le nouveau Marrakech, chaque recoin cache des trésors.

Pour comprendre Marrakech, il faut … s’imprégner de cette ville. Tantôt détestée, tantôt adorée, il faut prendre le temps de s’immerger quelques jours avant de se faire sa propre opinion. Le flot incessant de touristes, et l’agacement que l’on ressent face aux vendeurs insistants la défigurent parfois. Mais ce bruit constant, tout comme l’architecture mauresque, les couleurs orientales, les odeurs des épices ou d’un bon thé à la menthe font inexorablement son charme.

Comment y aller ?

De nombreuses compagnies vont à Marrakech : Royal Air Maroc, Air France, Transavia, Easyjet. Il faut compter 3h/3h30 entre Paris et Marrakech et il y a 1h de décalage avec le Maroc.

Arrivé à l’aéroport de Ménara, la ville n’est pas très loin. La meilleure solution est de prendre un taxi et de vérifier avec le chauffeur dès le départ le prix. Il y a encore peu de taxis qui utilisent le compteur à Marrakech (alors qu’il est obligatoire). Il faut compter 70 dirhams pour la Médina, 100 pour la Palmeraie ! Ça, c’est si tu arrives à négocier le vrai prix. Les prix sont majorés la nuit.

Attention, selon ta destination, ton taxi n’ira pas jusqu’au bout. Si ton hôtel est dans la Palmeraie, pas de problème. Mais la Médina est réservée aux piétons. Ainsi le taxi te déposera près de la place Jemaa El Fna et à toi de te débrouiller pour trouver ton chemin. Il y a parfois des enfants des rues qui t’emmènent à ta destination, attention à ne pas te faire arnaquer…

Où se loger ?

Je partage avec toi les 2 adresses dans lesquelles j’ai séjourné :

Le Royal Mirage : situé dans le quartier de l’Hivernage, c’est un hôtel tout inclus si tu souhaites cette formule. Les chambres ne sont pas forcément au gout du jour mais le restaurant et la piscine se chargent de relever le niveau. Impossible de te parler du prix, il s’agit d’un séjour d’1 semaine en 2006 réservé sur Expedia avec vol inclus.

Royal Mirage Hôtel

Riad Jemaa El Fna & Spa : situé dans la médina, dans une petite rue discrète et à moins de 5 minutes de la Place Jemaa El Fna, ce Riad (où les chambres sont articulées autour d’un bassin central) est construit sur 3 étages, avec une terrasse sur le toit. Le restaurant sert un dîner excellent et très complet le soir pour 300 dirhams. Quelques petits défauts : il est bien trop bruyant, si les clients sont dans la cour intérieure, le bruit résonne. Les chambres sont trop petites pour 3 personnes. Compte 150 euros la chambre triple, petit-déjeuner inclus.

Où se restaurer ?

Il y a beaucoup trop d’adresses dans Marrakech, qu’elles sont impossibles à citer. La plupart du temps, il faut y aller à l’instinct, c’est tout ce que je te conseille. Pour rappel, tu ne trouveras pas d’alcool dans les restaurants marocains. Mais les spécialités sont divines : tajines, couscous, pastillas, briouates, tanjias, hariras, thé marocain…

Restaurant du Riad Jemaa El Fna : un menu fixe qui met en valeur la gastronomie marocaine. Le menu est fixé à 300 dhs et comprend cocktail, soupe, mix d’entrées, un tajine ou un couscous, des pâtisseries et un thé.

L’Argana Café : sur la place Jemaa El Fna, une belle terrasse pour prendre un thé l’après-midi. Il est tristement célèbre pour n’avoir pas résisté à un attentat en 2011

Le Zeitoun Café : sur la place Jemaa El Fna également, parfait pour vivre la place

La Mamounia : le plus célèbre hôtel de Marrakech. Si tu n’as pas pu te payer une chambre ici, alors un petit thé sera une idée bienvenue !

La Place Jemaa El Fna : et oui, tous les soirs sur la place Jemaa el Fna, des milliers de stands se mettent en place pour concocter les spécialités marrakchies. Les plats sont simples, mais c’est une aubaine pour les petits porte-monnaie (pour moins de 10 euros le repas)

La Place aux Epices : pour moi un des meilleurs endroits pour dîner. Comme la place Jemaa El Fna, tu peux aller dans l’un des restaurants avec vue sur la place, avec une ambiance un peu plus calme

Quelles activités faire ?

– Visiter, visiter, visiter : plus d’infos dans « Que voir, que faire »

– Boire un vrai thé à la menthe…Evidemment tu peux tester le thé avec vue sur la place Jemaa el Fna, le thé à la Mamounia, l’hôtel de luxe de Marrakech, ou encore le thé à la menthe dans l’endroit qui te plaira le plus. Le thé à la menthe est un art ici.

– Un Spa à la Marocaine : as-tu déjà testé un vrai hammam à la marocaine ? Celui où on te jettera de l’eau à la figure et où te frottera au rhassoul comme jamais ? Crois-moi, les spas en France, même orientaux, n’ont rien à voir avec ceux-là. Une adresse à te conseiller : Le Medina Spa. Situé dans la même rue que le Riad (c’est un hasard), cette adresse fut un vrai moment de relaxation. Plusieurs formules sont disponibles, mais pour moins de 30€, tu as le droit à hammam, gommage, enveloppement et massage, avec un thé à la menthe pour terminer ce moment de détente.

– Aller à la Fantasia : Ce sport équestre est transformé en spectacle vivant pour le plaisir des yeux des touristes. Représentant des cavaliers dans des scènes de guerres, le tout en musique, le spectacle joué tous les soirs vaut le coup d’œil. Le dîner est servi en même temps.

Que voir, que faire ?

Dans la Médina

Place Jemaa El Fna

La place Jemaa El Fna est évidemment incontournable. Historiquement, on rendait justice sur cette place appelée Place des Trépassés. Chaque chemin de la Medina t’y ramène sans cesse. Sur un plan en L, il faut la voir, de jour comme de nuit, car tu découvriras 2 facettes totalement différentes.

Le jour, tu pourras flâner dessus (attention la circulation est possible jusqu’en début d’après-midi), acheter un souvenir, boire un thé sur l’une des nombreuses terrasses, ou entrer dans l’un des passages couverts du souk. D’ailleurs, prendre de la hauteur sur l’une des terrasses permet d’avoir une très belle vue dessus.

Quant à la nuit, la place se réveille. Les vendeurs de broutilles disparaissent pour laisser place à la musique, aux stands de nourriture, mais aussi aux charmeurs de serpents, arracheurs de dents et autres dresseurs de singe. Tout ça forme un joyeux vacarme regroupant touristes et locaux. Le son qui sort de la place est unique.

La Koutoubia

La Koutoubia, l’un des symboles de Marrakech est une mosquée haute de 77m en bordure de la Place Jemaa el Fna. Son nom vient des Koutoubiyin, libraires qui installaient leurs échoppes sur la place. Elle fut d’ailleurs d’une grande inspiration pour la Giralda de Séville.

Malheureusement, il n’est pas possible de visiter cette mosquée en tant que non musulman. Juste à côté, on peut admirer les restes de l’ancienne mosquée. Le meilleur endroit pour l’observer au calme, c’est du jardin Lalla Hasna au milieu des fontaines et des roses.

Les Souks

Peut-on réellement décrire les souks ? Marrakech pour moi, ce sont LES vrais souks. On retrouve des souks dans tous les pays du monde arabe, mais ils sont souvent différents. Ici, les ruelles sont en terre ou mal pavées, on s’y perd, on retombe 3 fois sur la même place, on se fait alpaguer 10 fois, on a marchandé 15 fois, on voit le soleil à travers un trou des tôles qui couvrent le souk, on ressort avec des babouches, on tombe sur une belle porte sculptée…

Lorsqu’on a avancé plus de 5 minutes dans ce dédale, alors on découvre les souks de corporations : souk des bijoux, souk des tapis, vanniers, maroquiniers etc etc…Au total ce sont 18 marchés attenants. Bref, il n’y a pas de parcours à suivre, juste se laisser porter, de toute manière, tous les chemins mènent à la place Jemaa El Fna…A voir et à revoir…

La Medersa Ben Youssef

Medersa signifiant Ecole Coranique, la medersa Ben Youssef se situe dans la Médina, à coté du Musée de Marrakech. Fondée au 16ème siècle, elle fut un foyer d’accueil d’étudiants, comprenant ainsi 132 chambres. Dans le style arabo-andalou, la salle de prière et la cour sont remarquables. C’est d’ailleurs l’un des seuls monuments religieux accessibles aux non-musulmans.

Palais de la Bahia

Ce palais du 19ème siècle fait partie des incontournables de Marrakech. Sur un espace de plus de 8 hectares, ce bâtiment, symbole de l’architecture marocaine, est en fait un immense riad de style mauresque. Construit par le Vizir Moussa, à l’époque régnant sur le pays, c’est une succession de jardins, cours, appartements, mosquées. Au total pas moins de 150 pièces et une immense cour de 50mx30m. Il fut aussi la résidence du Général Liautey, chef du Protectorat français au Maroc.

Dans la Kasbah

Palais El Badii

Le palais El Badii (« l’incomparable ») date du 17ème, fortement influencé par l’Alhambra de Grenade. Construit par le Sultan saadien Al -Mansur, pour célébrer la victoire contre les portugais, il représentait le faste qu’il souhaitait.

De ce palais, reste principalement les enceintes, ainsi que l’immense cour et ses souterrains qui permettaient aux esclaves de se déplacer sans être vus. Le palais fut dépouillé quelques années plus tard, lorsque Meknès devint la nouvelle capitale royale.

Tombeaux Saadiens

Les tombeaux sont une nécropole royale où ont été enterrés les membres de la dynastie saadienne. Situés dans le quartier de la Kasbah, et attenante à la mosquée, il est bien difficile de trouver l’entrée, si petite. C’est pour dire, la grande porte avait été murée pour effacer toute trace, à la dynastie suivante. L’endroit n’est pas très grand, mais l’architecture arabo-mauresque est très belle.

Bab Agnaou

Bab Agnaou est l’une des 19 portes de la vieille ville et la plus célèbre. Elle a été construite au 12ème siècle, au temps de la dynastie des Almohades et est en fait l’entrée de la Kasbah royale. Bab signifie porte et Agnaou « les personnes noires » en berbère.

Quartier Juif

Dans la Kasbah, se trouve le tout petit quartier juif de Marrakech. En arabe, le quartier juif se nomme le Mellah. Pour rappel, l’arrivée des juifs date de 1492 quand pendant l’Inquisition, ils étaient forcés de quitter l’Espagne. Ici, tous les bâtiments sont ocres et les plaques des rues sont en hébreu. Se cachent également quelques souks, aux épices ou aux produits naturels de beauté entre autres. On peut également découvrir la belle place aux Ferblantiers. Cependant la communauté juive est quasiment désormais inexistante, il ne serait qu’une centaine à vivre à Marrakech.

Mellah, quartier juif
Place des ferblantiers

Quartier de l’Hivernage

Quartier des hôtels plus modernes, du casino et du centre des congrès, l’Hivernage est comme son nom l’indique un quartier dans lequel les anglais résidaient pendant l’hiver. Quartier résidentiel et de vie nocturne également, la promenade est agréable entre palmiers et végétation luxuriante, le quartier est chic et calme.

La Ménara

Au nord de l’Hivernage, se trouve les jardins de la Ménara. Vaste oliveraie aménagée durant la dynastie des Almoahades, il faut toutefois une petite marche d’environ 45’ pour s’y rendre. Au cœur du jardin, se trouve donc un immense bassin qui sert de réservoir d’eau pour irriguer les cultures avec un pavillon et l’Atlas en fond.

Quartier de Guéliz

Le quartier de Guéliz est souvent appelé le quartier français, car il fut construit durant le Protectorat Français pour héberger les familles. Quartier moderne et plutôt occidental, en comparaison avec la Medina, l’ambiance n’est plus la même, voitures, marques européennes, etc… Toutefois le quartier est construit sur un plan d’urbanisme strict (couleur ocre prédominante…).

Autour de l’avenue principale Mohammed V, on trouvera certains sites comme la Grande Poste, le MACMA, le musée d’ethnologie ou le Jardin Botanique.

Le point incontournable de Guéliz, c’est le Jardin Majorelle. Crée par le peintre Jacques Majorelle en 1922 pour l’utiliser comme laboratoire à ses créations, c’est certainement l’un des endroits les plus magiques de Marrakech. C’est d’ailleurs ici et sur ces murs, qu’a été créé le bleu « majorelle ». A son décès, le jardin est laissé à l’abandon. Puis Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, tombés amoureux de Marrakech, le rachètent en 1980, pour le sauver de sa destruction. Sur une surface de 9ha et entre 4 murs, on traverse des jardins féériques et des pavillons mauresques. On y trouve plus de 300 espèces de plantes. C’est l’un des sites les plus visités de Marrakech avec 600 000 visiteurs à l’année. Lève-toi tôt, il y a souvent du monde.

La Palmeraie

Comme son nom l’indique, la zone comprend depuis le 11ème siècle 100 000 palmiers sur une surface de 15ha. C’est avant tout une zone pour voir la faune et la flore, et la plupart des sorties type « promenade à dos de chameau » ou « randonnée en quad » se font ici. Depuis les années 80, des hôtels, golfs et villas de luxe se sont installés dans cette palmeraie.

La palmeraie reste une source de richesse pour la ville pour la culture des dattes, de l’huile, du bois etc etc …

Autour de Marrakech

L’Atlas

A 1h de Marrakech, commence déjà le Haut Atlas. Au Maroc, on peut en effet trouver des monts enneigés. Par ailleurs, on tombera sur de nombreux villages berbères. Tu peux donc visiter la vallée de l’Ourika par exemple.

Les cascades d’Ouzoud

Les cascades d’Ouzoud sont une excursion idéale à la journée. Situées à 150km au nord de Marrakech, ce sont les plus grandes chutes du Maroc et on peut meme se baigner. Gare aux singes dans les alentours !

Ait Ben Haddou

Inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco, le village de Ait Ben Haddou est ce qu’on appelle un ksar, un village fortifié d’Afrique subsaharienne. Cette architecture est très caractéristique et a fait l’objet de nombreux tournages (Game of Thrones parmi les derniers).

Ouarzazate et Tizi N’Tichka

Aller à Ouarzazate est une belle mais longue journée. Il faut tout d’abord passer le col de Tizi N’Tichka (à 2260 m, et il fait froid). Quant à Ouarzazate, on connait tous un peu ! C’est en fait le lieu de nombreux tournages tel que Asterix et Obélix, Gladiator ou Laurence d’Arabie. D’ailleurs la ville abrite les studios de cinéma Atlas où sont exposés des milliers de décors et costumes. Un détour par sa Kasbah est mérité.

Les plus du voyage

  • l’architecture arabo-mauresque enchanteresque
  • la proximité avec la France
  • la nourriture marocaine, exquise

Les moins

  • il faut aimer marchander
  • il faut aimer être…sollicité !

Liechtenstein

Séjour de quelques minutes dans ce mini-pays…

Le sais tu ? Le Liechtenstein est l’un des plus petits pays au monde, qui vient tout juste de fêter ses 300 ans. Sur 25km de long, il abrite 11 communes dont la capitale est Vaduz.

Evidemment, je ne te demande pas de consacrer un séjour à ce pays. Mais si tu traverses les Alpes, tu le traverseras forcément. A l’Ouest, se trouve la Suisse Orientale, à l’Est, l’Autriche et le Voralberg.

D’ailleurs voici quelques faits intéressants à savoir sur le pays :

  • Le Pib est 2 fois plus important que celui de la Suisse (et pourtant la Suisse est un pays riche), l’un des PIB les plus hauts au monde.
  • Il n’y a aucune gare, ni aéroport et pas de maternité, pas d’armée non plus. Le pays a passé un accord avec la Suisse pour bénéficier de ses infrastructures (la monnaie est d’ailleurs le Franc Suisse)
  • Un taux de chômage inégalable, autour de 1,5%

Que voir dans ce mini pays ?

Le château de Vaduz surplombe la capitale. Construit au 12ème siècle, il est encore à ce jour, la résidence principale de la famille princière du pays, il ne visite donc pas. A savoir, aucun contribuable du pays ne participe aux dépenses de la famille princière qui s’autofinance à 100%. Le prince a un rôle important puisqu’il peut donner son veto sur n’importe quelle loi proposée.

Dans le centre ville de Vaduz, il te faut visiter le Kunst Museum (ou la Hilti Art Foundation). Avec une architecture contemporaine, le musée ne date que des années 2000, pour autant il s’est constitué une collection d’œuvres assez importantes comme des Picasso, Giacometti ou  Botero.

Kunstmuseum

Pour une si petite capitale, tu pourras tomber sur beaucoup de musées : le musée national du Liechtenstein ou le musée du timbre entre autre…

musée national

Plus au sud, tu peux voir le château de Gutenberg. Situé dans la ville de Balzers, ce vrai château médiéval a aussi permis de découvrir des restes du néolithique. La vue sur le Rhin est exceptionnelle depuis ses 70m de hauteur.

Malbun est, elle, située dans les montagnes. C’est la seule et unique station de ski du pays. A 1600m d’altitude, mais au pied des Alpes, l’enneigement est quasi assurée tout le temps ; l’été le lac de Gaenglese permet aux habitants de s’y reposer.

Un court article pour un petit pays, pour résumer si tu passes par la Suisse ou l’Autriche, n’hésite pas à mettre un pied au Liechtenstein !

Suisse Alémanique

Séjour à la frontière de 4 pays en juillet 2020

La Suisse parait petite sur une carte, et pourtant il y a tant de choses à faire. A travers un road-trip entre l’Allemagne et l’Autriche, voici le récit du détour par la Suisse germanophone ou appelée plus communément la Suisse Alémanique.

La Suisse, c’est en fait 26 cantons et pas moins de 4 langues officielles. On connait bien la Suisse pour ces montagnes, dont certains sommets atteignent des hauteurs incomparables, mais ce n’est pas tout ! Les lacs et leurs rives, les villes-musées, la gastronomie réputée sont autant de choses à voir et à tester…

Comment y aller ?

Par avion : en Suisse Alémanique, je précise, le principal aéroport est Zurich, desservi par les transports en commun pour se rendre dans le centre-ville. Certains vols sont possibles sur Bâle-Mulhouse, l’aéroport se situant à la frontière mais du côté Français.

En voiture : de France, le mieux serait certainement d’arriver en Suisse en voiture. Attention : vignette obligatoire à acheter à la frontière pour voyager dans ce pays. 40CHF en 2020 (soit environ 39 euros). Pas donnée pour quelques jours mais valable 1 an.

Les transports en commun sont aussi chers en Suisse : un exemple à Bale pour faire quelques stations depuis l’hôtel, le ticket était à 3,5 CHF l’aller… Ne parlons pas des frais de parking…Premièrement, il faut avoir un disque de stationnement sur soi…quelques zones sont possibles avec le disque gratuitement dans un délai imparti. Sinon, c’est le parking public, une moyenne de 3CHF par heure, avec une machine ne prenant pas la carte la plupart du temps….

Adresses à retenir

Etant donné la mauvaise réputation de la Suisse (réputation bien vérifiée) des tarifs élevés pratiqués, lorsque nous avons été proches de la frontière, nous avons toujours essayé de dormir / manger de l’autre côté, pour éviter de payer cher…

A Bale

Hôtel Carathotel,, Weil am Rhein : situé en Allemagne à la frontière suisse, cet hôtel est un bon plan prix. Chambres un peu vieillottes mais très bon petit déjeuner et parking gratuit (proche de la Suisse, c’est une notion importante…)

L’East West Hotel, Bale : Sur le Unterer Rheinweg, les quais qui longent le Rhin, endroit idéal pour s’arrêter boire un verre pour le coucher du soleil (un peu cher toutefois)

Underer Rheinweg

En Suisse Orientale

Hôtel Holiday Inn Express, Singen : et oui encore une trouvaille en Allemagne, hôtel situé dans le centre de Singen, petit-déjeuner offert et parking derrière l’hôtel. Confort simple mais bien. Proche des chutes du Rhin et du Lac de Constance

A Zurich

Hôtel Crowne Plaza, Zurich : un des meilleurs choix, de supers prix le week end pour cet hôtel qui la semaine accueille plutôt hommes d’affaires. Chambres confortables et spa récent (piscine, sauna, hammam et jacuzzi,) inclus dans le prix

Swiss Chuchi, Zurich : dans le restaurant de l’hôtel Adler, situé dans la vieille ville de Zurich, les spécialités suisses t’attendent. Une lubie certes en plein été, mais nous voulions absolument une fondue Suisse, celle qui se mange moitié-moitié, moitié fromage des montagnes (particulièrement de l’Appenzeller très proche) et moitié vacherin ; 29 CHF la fondue, possible de la prendre en individuel.

la fondue moitié moitié

Que voir, que visiter ?

Bale

Bale ou Basel en allemand est une ville à la frontière de 3 pays, la Suisse, l’Allemagne et la France. Traversée par le Rhin, Bâle regorge de trésors, pas moins de 30 musées dans la ville. D’ailleurs, un proverbe Suisse dit souvent « Genève montre ce qu’elle n’a pas et Bale ne montre pas ce qu’elle a ». Sans qu’on le sache vraiment, elle est pourtant la 2ème ville du pays.

Au milieu de Bale, coule le Rhin. Pour le traverser, quoi de mieux que de tenter une traversée en Fähri, une barque accrochée à un long câble. Sinon le fameux Mittlere Brucke (pont du milieu) conviendra mieux à d’autres. Construit dans un style médiéval au 13ème siècle, il a permis aux 2 archevêchés, celui de Besançon et celui de Mayence séparés par l’eau de les réunir en une seule et même ville.

Traversée en fahri

Mais la vraie tradition ici est de nager dans le Rhin. Oui, oui, l’eau est tellement propre qu’elle en est transparente. L’été, les Balois se laissent descendre le long du fleuve, avec pour seul objet un sac bouée.

Des 2 côtés du Rhin, on trouve le Petit Bale et le Grand Bale. Côté Petit Bale, la promenade le long du Rhin, la Otterer Reinweg, est très agréable car piétonne. En fin de journée, il fait bon assister au coucher du soleil sur le Rhin.

De l’autre côté, dans le Grand Bale, c’est la ville médiévale. Balade toi dans les rues de la ville pour découvrir quelques merveilles.

Incontournable, la Munster est l’un des plus beaux édifices de la ville avec un toit de tuiles vernissées et son grès rose. Le Parvis est fort agréable mais la petite terrasse à l’arrière permet une belle vue sur le Rhin. Ne manque pas juste à côté la toute petite porte qui mène aux 2 cloîtres gothiques. A noter que la cathédrale est le tombeau du fameux théologien Erasme.

Sur la Marktplatz (place du marché), la place principale de la ville, le Rathaus (hôtel de ville) impose avec son rouge ocre. La cour intérieure est tout aussi belle.

Entre la Marktplatz et le Munsterplatz, tu peux te balader à travers les rues Augustinerstrasse pour voir l’église Saint-Martin ou Freie Strasse, rue commerçante.

Dans la trentaine de musées que dénombre la ville, il y a quelques perles à noter. Le musée le plus important est surement le Kunstmuseum. Le musée le plus riche et le plus fréquenté de Suisse héberge plus de 3000 œuvres, immanquable donc lors d’un week-end à Bale.

Kunstmuseum de Bale

Le Puppenhausmuseum est le musée de la poupée, par ailleurs le plus grand d’Europe à ce sujet. Il y a aussi le Musée du papier, construit dans des anciens moulins à vents.

A l’orée de la ville, existe également le musée Tinguely, du nom du sculpteur fantasque, avec plus de 70 sculptures animées. Pour se donner une idée, voici la fontaine Tinguely dans le centre-ville. Toutes les sculptures manoeuvrant mécaniquement donnent un coté féerique à la fontaine. Pour info, il est aussi à l’origine de la fontaine devant le centre Pompidou.

Tinguely Brunnen

Winterthur

Winterthur n’est qu’à une vingtaine de kilomètres de Zurich, elle est la 6ème ville du pays, et fait partie de ce qu’on appelle triangle d’or financier avec Bale et Zurich. Avec son centre médiéval, elle accueille tant des touristes que des hommes d’affaires. Marktgasse, la place principale aligne les maisons colorées datant du 15ème siècle. Pas forcément toutes dans un style identique, la place regroupe l’essentiel des magasins et restaurants.

Marktplatz

Petit passage par l’église principale la Stadtkirche, construite en 1500 également avec 2 tours et des gargouilles assez particulières. Il fait bon flâner sur la place devant. Les Suisses appellent cette ville la ville des musées, pas moins de 16 musées dans cette ville. Parmi les plus importants, citons le Am Statgarden ou le Kunstmuseum.

De l’autre côté de la voie de chemin de fer, se trouve le Technorama, des anciennes usines réhabilitées s’étendant sur 16ha, où l’on trouve également pléthores de bars, restaurants et boutiques de designers.

Les Chutes du Rhin

Pas aussi hautes que les Chutes Victoria, et moins puissantes que les chutes du Niagara, les Chutes du Rhin sont pourtant les plus importantes d’Europe. Larges de 150m et hautes de 23m, elles sont belles et bien situées en Suisse.

Il est préférable de s’y rendre tout d’abord coté rive droite car l’accès y est très bien fait. Le coût d’entrée est de 5CHF et l’on descend au pied des chutes par un long parcours parsemé d’escaliers (ou l’ascenseur). En bas, des balades en bateaux sont faisables pour s’approcher un peu plus. On peut même s’arrêter sur le rocher au milieu et être au parfait centre des chutes.

En traversant le viaduc du chemin de fer, tu peux passer de l’autre côté et ainsi les admirer d’un autre coup d’œil. Longtemps dénigrées du fait qu’elles empêchaient le commerce navigable le long du Rhin, elles sont désormais un point important du tourisme en Suisse.

Schaffhausen

Située en Suisse Orientale, ce petit bout de Suisse oublié car enclavé dans le land allemand de Bade Wurtemberg, Schaffhausen est un passage très souvent emprunté par les touristes allemands en quête de sud… La ville s’est développée grâce aux Chutes du Rhin, quelques kilomètres plus loin qui obligent le commerce navigable à décharger dans cette dernière ville.

Charmante ville en bord de Rhin, son centre y est fort agréable. Encorbellements, façades peintes, tout est réuni pour passer une belle ½ journée dans cette ville animée.

En son centre se trouve le Munot, une imposante forteresse datant du 16ème siècle, accessible uniquement par un petit escalier, le tout entouré de vignes (ici on produit quantités de vins blancs type Riesling ou Sylvaner). D’en haut, une vue sur la ville et le Rhin plutôt sympathique. Tous les soirs, à 21h, le gardien qui y vit encore sonne la cloche, qui signifiait à une époque la fermeture des portes de la ville.

N’hésite pas à te balader sur Fronwagplatz, la place principale rectangulaire de la ville, mais aussi dans les rues de Vordergasse et Vorstadt pour admirer les fameuses façades dont certaines sont des vraies allégories (de la mythologie par exemple) ou d’autres avec des styles plus rococos.

Depuis Schaffhausen, il est possible de remonter jusqu’au lac de Constance en naviguant sur le Rhin.

Appenzell

Proche de l’Autriche, dans la vallée de la Sitter, le canton d’Appenzell a pour originalité d’être divisé en 2 demi-cantons, la scission ayant eu lieu en 1597 lors de la Réforme. Paysages vallonnés et très verdoyants, on se sent vraiment ici dans les Alpes. Le village et ses environs prêtent vraiment aux randonnées. L’hiver, le village est plus que charmant lorsqu’il se recouvre de son manteau blanc…

Appenzell est un village très coloré dont les maisons rappellent une tradition toujours très respectée ici. Par exemple, dans ces ½ cantons, on vote encore à main levée. La tradition n’a pas que du bon, c’est l’un des derniers (demi) canton à avoir autoriser le vote aux femmes, en 1991.

Appenzell est un village connu pour…l’Appenzeller, le fromage ! Il est assez dur de trouver des fromageries qui ouvrent peu au public mais quoi de mieux que de s’arrêter dans un restaurant déguster une fondue à l’Appenzeller…

Saint Gall

La ville de Saint-Gall toujours située en Suisse Orientale est une ville de taille moyenne, une situation bien privilégiée à la frontière de 4 pays. Jusqu’il y a peu, la ville était très appréciée pour son patrimoine textile et sa réputation pour le tissu brodé. La ville doit aussi son nom à un moine irlandais, Gallus, s’installant ici en 612 en créant le monastère bénédictin où se trouve aujourd’hui le couvent.

Ne manque donc pas le site abbatial de Saint Gall, inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 1983, il est le symbole de la ville avec la cathédrale et ses 2 tours. A quelques pas, la bibliothèque est à visiter car sa collection est unique avec ses 130 000 volumes dont 1650 incunables.

Dans la ville de nombreux oriels (les fenêtres en encorbellement) sont présents, imaginés par les maisons de corporations de l’époque.

Zurich

Première ville de Suisse, Zurich est la ville de la finance par excellence : et pourtant avec sa situation en bord de lac elle a tout de même un beau centre-ville ancien à offrir.

Coté rive gauche de la Limmat, le fleuve qui se jette dans le lac, tu es dans la vieille ville. Au centre, la Banhoffstrasse, la rue commerçante, la traverse de part en part.

Au détour de certaines rues, tu pourras voir la Sankt Peter Kirshe dont la tour possède le plus grand cadran d’horloge du monde, mais aussi la Lindehof, une place qui surplombe le fleuve avec ses 90 tilleuls (unique espace vert de la ville) ou encore le sympathique quartier de Schipfe dont les ruelles médiévales bordant la rivière rappelle Bale.

Quelques mètres plus loin, la Fraumunster, autrefois couvent de femmes vaut le coup d’œil intérieur pour ses vitraux, œuvres de Marc Chagall et Augusto Giacometti (cousin du sculpteur).

Côté rive droite cette fois, tu es dans le quartier de Niederdorf. Lieu favori des touristes et habitants, c’est l’une des parties les plus animées car piétonne, avec des boutiques, restaurants etc…

Sur le Limmatquai qui longe la rivière, tu pourras te balader également et monter les marches qui te mènent à la Grossmunster. Cette église protestante du 11ème siècle est l’une des plus imposantes de Suisse. Cet article ne résume qu’une petite partie de la Suisse, en l’occurrence la partie germanophone. La Suisse regorge d’autres secrets à explorer qui feront objet d’autres articles dans le futur.

Cet article ne résume qu’une petite partie de la Suisse, en l’occurrence la partie germanophone. Chutes du Rhin, Triangle d’Or, les Alpes et tant d’autres à citer. Mais la Suisse regorge d’autres secrets à explorer qui feront objet d’autres articles dans le futur.

Les plus du voyage

  • Voir les plus grandes chutes d’eau d’Europe
  • Se baigner dans le Rhin
  • Tout est si propre partout !

Les moins

  • Les prix bien trop élevés